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Nucléaire 2 – et si on le nationalisait ?

Japon. La CGT et le PCF demandent plus de transparence

16032011

 

Il y a peu de jours nous avons donné un point de vue personnel sur la question du nucléaire. en indiquant que ce choix implique par delà la décision politique  un réflexion philosophique pour mieux se situer sur la position que doit prendre l’humanité pour développer et garantir son processus de développement.  Nous allions jusqu’à évoquer une gouvernance mondiale dans le cadre de la socialisation des moyens de production en parlant de socialisme. Cela n’est évidemment pas pour demain étant donné l’état des rapports sociaux et de production dans un monde dominé par le libéralisme.

Par contre dans un pays comme la France cela est parfaitement réalisable en nationalisant le nucléaire afin d’obtenir dans la transparence le contrôle de la production de cette énergie et les garanties de sécurité pour, non seulement la population de notre pays mais pour celle de la planète. La proposition du PCF et de la CGT que nous publions ci dessous va dans ce sens. Rien ne garantit que si cela avait été le cas au Japon, le pire aurait été évité, mais il est clair que lorsque l’intérêt général dépend des intérêts privés on est en droit de se poser des questions. Encore que le public n’est pas à l’abri d’un manque de transparence lui non plus. D’ou la necessité de former, d’informer et de faire s’exprimer les citoyens.

Et ceux qui réclament à “la faveur” de la catastrophe japonaise la suppression du nucléaire même par étape devraient semble-t-il exiger que ce secteur soit d’abord extrait du secteur privé. Peut-être cela aiderait à une régflexion plus mesurée que de faire voter dans l’immédiat des français sous l’effet de l’émotion.

 Paru ce mercredi 15 mars dans l’Humanité l’article ci dessous :

Europe Écologie-les Verts demande un référendum ; la CGT et le PCF réaffirment leur exigence d’une maîtrise publique.

En France, le débat sur l’avenir de la filière électronucléaire s’est poursuivi hier. Le député européen d’Europe Écologie-les Verts (EELV), Daniel Cohn-Bendit, et la secrétaire nationale de ce parti, Cécile Duflot, ont réclamé un référendum sur la sortie du nucléaire. Réagissant sur LCI, le député PS Jack Lang a déclaré ne « pas (être) contre », mais estime : « Encore faut-il que spécialistes, experts, responsables politiques puissent en discuter solidement et sérieusement… » Dans l’immédiat, l’ancien ministre a invité à « un peu de calme, un peu de responsabilité », car « c’est un sujet trop grave pour que ce soit source d’affrontements entre politiciens ».

De son côté, la CGT énergie a apporté dans un communiqué son « soutien au peuple et aux travailleurs » japonais. Le syndicat, qui rappelle que par le passé les industriels du nucléaire japonais « ont déjà tenté de minimiser » des incidents, estime que « l’information et la transparence doivent être de mise dans un secteur aussi sensible ». Une exigence valable, bien entendu, pour la France. La CGT juge enfin que la situation au Japon « renforce sa conviction et ses revendications afin que la filière nucléaire soit consolidée, avec un véritable contrôle démocratique, par la maîtrise publique et un statut de haut niveau des travailleurs du secteur ». Dans un communiqué, le PCF formule des exigences similaires de transparence. Il exige l’audition par le Parlement de l’Autorité de sûreté nucléaire et de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire. « L’acceptabilité sociale de la filière nucléaire nécessite que celle-ci reste plus que jamais dans le domaine public qui doit garantir la transparence, (…) la qualité de réalisation des installations et de leur exploitation », écrit le PCF.

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