Préparer un Congrès l’esprit libre et présent

Posté par jacques LAUPIES le 9 juillet 2018

Je soutiens personnellement le texte « Pour un manifeste communiste du 21e siècle » 

Un Congrès c’est avant tout fait pour définir des orientations en fonction d’un bilan mais aussi d’une critique (positive ou négative) des directions. Ces dernières n’ont plus le pouvoir  statutaire de bloquer l’élection des Secrétaires des instances fédérales, pour ce qui est des directions nationales, et locales pour ce qui est des fédérations, comme c’était le cas encre dans les années 70 et avant, ou l’on remettait en cause  l’exercice démocratique à la base. 

Un Congrès c’est avant tout fait pour définir des orientations en fonction d’un bilan mais aussi d’une critique (positive ou négative) des directions. Ces dernières n’ont plus le pouvoir  statutaire de bloquer l’élection des Secrétaires des instances fédérales pour les directions nationales et locales pour les instances fédérales comme c’était le cas encre dans les années 70 et avant, et de remettre en cause ainsi l’exercice démocratique à la base. 

Toutefois cela ne règle en rien les attitudes « suivistes » et parfois l’indifférence de certains adhérents qui accordent leur confiance et leur soutien à des orientations passées ou dépassées alors qu’ils ne cessent de s’interroger sur leur réalisme et leur justesse.

Que dire de cela sinon qu’un congrès  nécessite un travail personnel de réflexion du militant lequel doit être la base de son apport dans le cadre collectif. 

Récemment j’ai eu l’occasion d’échanger quelques idées avec deux  militants de la JC. Moment rare et précieux quand on a soixante ans d’écart d’âge. Tous deux me sont apparus proches de la vision que le peux avoir de mon parti. Ou l’inverse si vous préférez car l’on a beaucoup plus à apprendre des jeunes qu’on ne le croit souvent ! L’un d’eux, non adhérent et à qui je demandais pour quelles raisons, m’a en substance répondu : « A quoi ça servirait je ne serais pas entendu ! »

J’ai tenté de le convaincre qu’il avait tort de croire cela, d’autant que par expérience, je pense que rien n’est plus vrai que de le proverbe : « les absents ont toujours tort ». Plus même, selon les circonstances, être minoritaire ne signifie pas que nos conceptions resteront lettre morte ! Loin s’en faut !

Car, s’il faut garder l’esprit libre, il faut être présent dans tous les combats. Cela vaut dans la vie familiale, sociale, politique et idéologique. D’ou l’importance de défendre la démocratie en tous lieux et en tous temps !

 

 

Quatre textes en lice pour le congrès du PCF

Dimanche, 8 Juillet, 2018
Outre le projet adopté par son Conseil national début juin, trois textes d’orientation ont été déposés vendredi. Tous seront soumis au vote des adhérents du PCF début octobre.
Sur quelles bases se jouera le congrès du PCF en novembre ? Ses adhérents auront à livrer la réponse lors d’un vote début octobre. Ils se prononceront sur l’un des quatre textes d’orientation désormais en lice après le dépôt officiel vendredi des textes dit « alternatifs » au projet adopté par le Conseil national de la formation le 3 juin dernier (Lire Pour son congrès le PCF met toutes les options sur la table). 
« Trois textes ont été déposés et ont rempli les conditions requises (réunir au moins 300 signatures répondant à des critères géographiques, NDLR) », a annoncé Yann Le Pollotec, à la tête de la commission en charge d’assurer « la transparence des débats ».
Parmi ceux-ci, figurent « Pour  un manifeste du Parti communiste du 21esiècle » emmené notamment par le député André Chassaigne, l’économiste Frédéric Boccara ou encore les initiateurs, comme Marie-Christine Burricand ou Hervé Poly, d’un texte qui avait obtenu 12,87 %, lors du dernier congrès en 2016 (51,2 % pour celui du conseil national). Ensemble, ils affirment vouloir répondre à une « question essentielle : Faut-il continuer dans l’effacement, dans une pratique du coup par coup, dans une stratégie illisible, et dans le manque d’ambition et d’incarnation ? Ou construisons-nous collectivement la voie d’un renouvellement politique profond ? ». 
Également en lice, les initiateurs du texte « Se réinventer ou disparaître. Pour un printemps du communisme » n’ont pas tardé à réagir. Il s’agit de « proposer une profonde transformation » visant notamment à « adopter une stratégie de rassemblement de toutes les forces de la gauche antilibérale dans un « Front commun » », assure l’historien Frédérick Genevée, dans un communiqué co-signé notamment par la députée Elsa Faucillon. Cette orientation, déjà soumise au vote en 2016 à la veille de la présidentielle et des législatives avait réuni 23,68 % des voix.
Le dernier texte sur la ligne de départ, « Reconstruire le parti de classe, donner la priorité au rassemblement dans les luttes »,  emmené notamment par Emmanuel Dang Tran, affirme, lui, vouloir rompre « avec 25 ans de stratégie de ‘’mutation-effacement-liquidation’’ ». Sous le même titre, le contenu ayant toutefois été actualisé, il avait recueilli 6,86 % des votes en 2016. 
En revanche, le texte en préparation initié par le dirigeant de la Riposte Greg Oxley s’est, avant le jour du dépôt, transformé en « contribution » et ne sera donc pas soumis au vote. Il n’est pas parvenu à réunir les conditions requises du fait, assurent ses partisans, d’une alliance avec l’économiste Bernard Friot avortée tardivement.

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Disparition. Claude Lanzmann, les idées au risque de l’image

Posté par jacques LAUPIES le 8 juillet 2018

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Légende calée par le haut ulputpamet il iriliqputpat, sllamet il iriliqputpat, sllamet il pat. Ero. Photo Crédit photo
Vendredi, 6 Juillet, 2018

Le cinéaste et journaliste, disparaît à l’âge de 92 ans. Le réalisateur de Shoah était un homme d’engagements et de controverses.

Claude Lanzmann. Prononcer son nom, c’est susciter en écho une déflagration : Shoah, œuvre d’une vie qui doit se lire comme un tout. Un film terrible sur l’anéantissement des juifs d’Europe, sur l’extermination, sur la radicalité de la mort. Le réalisateur de cette œuvre fondatrice en était hanté. « Un requiem pour six millions d’âmes », titrait l’Humanité lors de sa sortie, en avril 1985. C’est de la mort que parlent les personnages de Shoah. Pas d’échappatoire. Les protagonistes juifs sont des déportés particuliers. Des hommes qui tous appartenaient aux commandos spéciaux et se trouvaient à la dernière étape du processus. Le titre même est un non-titre, un non-nom créé pour faire acte de nomination. Et un acte inaugural de l’historiographie de l’événement. Un événement à la lettre, innommable, selon Claude Lanzmann. Le film fut une quintessence de ce qu’il avait tourné jusque-là. Il en assumera toujours la charge et les conséquences. Et les nombreuses polémiques, dont celle qui devait opposer farouchement l’auteur de Shoah à Steven Spielberg. Lanzmann n’avait guère apprécié la Liste de Schindler. Au-delà des vices et vertus d’un film que nous ne tenons pas à défendre, Claude Lanzmann a toujours affirmé qu’aucune image reconstituée, encore moins une fiction, n’était capable de représenter l’Holocauste. Il voyait dans ces tentatives des parangons d’obscénité. L’interrogation fit retour lors de la sortie du film le Fils de Saul, du cinéaste hongrois Laszlo Nemes. Sélectionné à Cannes en 2015, il y obtenait le grand prix et apporte à nos yeux aux assertions de Claude Lanzmann un démenti qui n’éteint pas les questionnements.

Shoah , un bouleversant documentaire

Du tournage titanesque de Shoah, des douze années de travail acharné, naîtront quelque 350 heures d’images, un film de 9 heures et 10 minutes, et une arborescence qui produira de nombreux fleurons. Le plus récent, les Quatre Sœurs, est actuellement dans les salles de cinéma après une diffusion télévisée. Ces centaines d’heures d’interviews tournées au milieu des années 1970 avec des témoins et survivants des camps de la mort, Claude Lanzmann les appelait ses « trésors ». Après Un vivant qui passe (1997) viendra en 2001 Sobibor, 14 octobre 1943, 16 heures, qui retrace le meurtre d’officiers nazis par des déportés juifs, épisode bouleversant de la Shoah, seule révolte victorieuse dans un camp d’extermination. Puis, en 2010, le Dernier des Injustes, film dans lequel le cinéaste rend justice à Benjamin Murmelstein, le dernier doyen des juifs du ghetto de Theresienstadt. Avec les Quatre Sœurs, il reprend le portrait de quatre femmes rescapées d’Auschwitz, du camp de Lodz ou encore du camp de Sobibor.

Claude Lanzmann était né en 1925 à Bois-Colombes, dans une famille d’origine juive originaire d’Europe de l’Est. En 1943, engagé auprès des Jeunesses communistes, il est interne en hypokhâgne au lycée Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand, y organise la résistance avant de rejoindre le maquis. Son père est l’un des chefs locaux des Mouvements unis de la Résistance (MUR). À la Libération, il reprendra ses études à Paris, puis à Berlin, où il sera lecteur de philosophie. L’année 1952 marque un tournant d’importance. Claude Lanzmann rencontre Sartre et Simone de Beauvoir. Il s’engage dans le combat pour l’indépendance de l’Algérie et compte au nombre des signataires du « Manifeste des 121 » qui, en 1960, dénonce la répression coloniale.

En 1986, il dirige les Temps modernes

Avec la même ardeur, il avait défendu la création de l’État d’Israël et prendra fait et cause pour le pays comme en témoigne en 1994 le film Tsahal. Son film Pourquoi Israël devait marquer en 1972 ses débuts de cinéaste. De Sartre, il reçut un véritable choc par la lecture des Réflexions sur la question juive. L’antisémitisme n’avait pas pris fin avec la guerre. Claude Lanzmann entreprend en 1952 un exigeant travail de journaliste dans la revue les Temps modernes, que Sartre avait fondée en 1945. Il en devient le directeur en 1986, après le décès de Simone de Beauvoir, maintenant le lien étroit entre les essais et la littérature.

Avec Simone de Beauvoir, il avait partagé sept ans d’amour et près de quatre cents lettres. Une existence de chair à laquelle Claude Lanzmann donnera corps en 2008 dans son livre le Lièvre de Patagonie, Mémoires qui restituent son approche personnelle des déjà longs temps alors traversés. « Un travail de vérité » qui mène de ses vies amoureuses à ses découvertes de la Chine, de la Corée du Nord, de l’amour encore avec une jeune infirmière de ce pays. Une relation clandestine et furtive sous le joug de la police de Kim Il-sung en 1958. Comme en d’autres lieux, il fera retour sur les traces et, en 2015, le film Napalm en restituera le récit. Grand cinéaste, écrivain, journaliste, intellectuel enthousiaste, Claude Lanzmann avait connu, en 2017, l’épreuve du décès de son fils de 23 ans, Félix. Il se disait « contre la mort » et savait que la sienne pouvait survenir d’un instant à l’autre. D’admirations en controverses, on peut reprendre à son endroit ce que lui-même disait de Sartre : Claude Lanzmann, c’est une œuvre, c’est un tout

J’ai regardé sur Arte le film de Claude  Lanzmann, pas le début mais a partir du  moment des témoignages recueillis en Pologne au sortir de la messe. Que dire ? Pas de mots ! Ces trois  peut-être : est ce possible ?

Est ce possible tant d’indifférence, d’aveuglement, passé et peut-être encore à venir ?

Qui de près ou de loin peut encore frayer avec ceux qui encore portent le germe de la haine, du racisme ?

A moins qu’ils soient de grands imbéciles ! Et c’est leur concéder beaucoup d’indulgence.

 

 

 

 

 

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Les communistes ça existe encore. Faisons le savoir !

Posté par jacques LAUPIES le 7 juillet 2018

 

 

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Fleurissons nos vies

 

Habitué à regarder l’émission « C dans l’air » j’attends  désespérément que dans le débat consacré ce jour à la politique intérieure  ou sont citée la plupart des organisations politiques, soit évoquée l’existence du Parti Communiste ?

S’il arrive, ici ou là, que sur nos plateaux de télévision apparaissent (et ce n’est que justice) quelque député ou sénateur communiste essentiellement sur la chaine parlementaire leur apparition sur les chaînes publiques se raréfie et lorsque se manifeste l’un  ou l’une, d’eux ou d’elles, cela se fait généralement hors des heures de grande écoute. 

Bien entendu la part qui devrait leur revenir en tant que groupe  d’opposition de gauche à l’assemblée ou au sénat est accordée à la France Insoumise.

Le résultat est que peu à peu les français sont ancrés dans deux idées très nuisibles : le PCF n’existe pas ou, s ‘il existe, il est à confondre avec la FI de Mélenchon.

Mais après tout les orientations majoritairement prises par les communistes au fil des années ne sont pas étrangères à cette situation. Personnellement cela m’a toujours inquiété, même si, par discipline j’ai toujours œuvré pour les respecter.

Evidemment, nombre de décisions à prendre localement m’ont conduit avec les camarades de ma section à ne pas suivre des orientations sujettes à interprétation douteuse -  formulées ou pas – qui auraient pu nuire à notre influence.

Dans tous les cas il s’est agi de ne pas engager nos instances locales dans l’effacement mortifère qui aurait pu l’être – et l’a été – lorsque nous l’avons subi 

A l’heure ou se prépare un Congrès, avec des échéances électorales proches, le moment est venu de réaffirmer que nous sommes placés devant au moins trois impératifs :

- exposer clairement nos programmes à court terme en les liant étroitement à notre objectif fondamental de « dépassement » nécessaire du capitalisme.

- nous positionner et être présents dans les luttes et les consultations électorales en tant que communistes. Imposer ainsi notre visibilité !

- et surtout privilégier la reconstruction d’un parti capable d’assurer ces objectifs en mettant en œuvre un plan de renforcement rigoureux et doté de moyens pour reconquérir les territoires et les lieux de travail (entreprises notamment) Car sans parti fort et structuré nos paroles resteront des paroles !

Le document « POUR UN MANIFESTE DU PARTI COMMUNISTE DU XXIe SIECLE » que je soutiens personnellement et qui à cette heure à recueilli 1267 signatures mérite de ce point de vue d’être consulté :

http://manifestecommuniste2018.fr/

Le texte issu du Conseil National n’a été voté que par 49 de ses membres sur 91 votants et 168 membres. L’unité des communistes exige un texte beaucoup plus audacieux, cohérent et clair, pour un congrès vraiment extraordinaire. C’est pourquoi, dans notre diversité et pour sortir le PCF de l’effacement et de l’immobilisme, nous proposons une autre base commune de discussion. Pour rassembler elle propose des réponses pour fonder un véritable débat sur les questions de fond (bilan, orientation nouvelle, changement de direction) très mal traitées dans le texte proposé par la direction.

  • Après le vote des 4 au 6 octobre, ce texte de base commune, s’il est adopté, sera amendé jusqu’au congrès.

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Ecoutez bien…

Posté par jacques LAUPIES le 6 juillet 2018

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Laurent Brun évoque les luttes des cheminots et le rôle du PCF

Posté par jacques LAUPIES le 6 juillet 2018

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Constitution. Face au tollé sur la Sécurité sociale, la majorité opère un repli stratégique

Posté par jacques LAUPIES le 6 juillet 2018

 

Constitution. Face au tollé sur la Sécurité sociale, la majorité opère un repli stratégique dans POLITIQUE
Vendredi, 6 Juillet, 2018

Après l’émotion suscitée par la une de l’Humanité sur la suppression de la Sécurité sociale dans la Constitution, la majorité a battu en retraite. Édouard Philippe évoque « une incompréhension », mais l’exécutif compte bien s’attaquer au financement de la Sécu.

Il s’agirait juste d’un terrible malentendu… La majorité a consenti, hier, à faire machine arrière à la suite de la levée de boucliers suscitée par la suppression de la référence à la Sécurité sociale dans la Constitution. « J’ai lu l’Humanité. J’ai bien vu que l’interprétation qui en était faite ne correspondait pas à l’intention du législateur », nous a répondu, jeudi, Richard Ferrand, à l’occasion d’une conférence de presse de la majorité sur la réforme des institutions. « Je me suis dit que, quand on est mal compris, il y a deux manières de faire. Soit critiquer les journalistes. Soit revoir sa copie afin que ne subsiste pas de malentendu », a ironisé le président du groupe LaREM, avant d’annoncer l’abandon de cet amendement.

Fait rare sous le quinquennat Macron, la majorité a donc battu en retraite, même si elle compte réattaquer le financement de la Sécurité sociale par d’autres moyens. Le tollé a été si unanime – même le président du Sénat, Gérard Larcher, s’en est ému – que le premier ministre lui-même s’est engagé à « lever tous les malentendus ». « Il ne s’agit de mettre en cause la Sécurité sociale en aucune façon », s’est défendu, jeudi, Édouard Philippe devant le Sénat, interrogé par la présidente du groupe communiste Éliane Assassi.

Les principaux syndicats ont immédiatement réagi

En effet, mercredi, la une de l’Humanité, qui titrait « Le jour où ils ont décidé d’effacer la Sécurité sociale », a eu un effet viral sur les réseaux sociaux, provocant de multiples réactions politiques et syndicales. Notre journal rendait public un amendement du rapporteur général de la commission des Affaires sociales, Olivier Véran, adopté en commission des Lois, et passé complètement inaperçu. Pourtant, celui-ci prévoyait de remplacer dans la Constitution le mot « Sécurité » par le mot « protection ».

« Cela prépare la fin de l’universalité de la protection sociale à la française. Le gouvernement veut détruire notre système de haut niveau financé par la cotisation pour ouvrir la porte au modèle anglo-saxon », avait alerté le député communiste Sébastien Jumel, suivi mercredi par les Insoumis, qui estimaient, eux aussi, qu’il serait « dangereux de minorer l’importance de ce changement sémantique, véritable changement de paradigme social ». Pour le député FI du Nord Adrien Quatennens, « ça avait commencé avec le financement de la Sécurité sociale au début de la mandature, quand on avait demandé plus de 4 milliards d’économies à la Sécurité sociale, le basculement des cotisations vers la CSG et là, donc (ça continue) dans la Constitution ». « Notre modèle social est bien trop important dans la vie de chacun pour prendre le risque de le réformer en catimini au détour d’un amendement, en séance de nuit, sans débat et sans l’annoncer aux Français-es », regrettait de son côté le député socialiste Boris Vallaud.

Les principaux syndicats s’étaient également insurgés. « C’est dangereux ! » avait réagi Jocelyne Cabanal pour la CFDT, quand la CGT dénonçait « une modification de grande portée qui risque de changer la nature même de la Sécurité sociale » et qui « prépare à la remise en cause du financement de la maladie, mais aussi du chômage et s’inscrit dans le projet de réforme des retraites envisagé pour 2019 ». FO évoquait même « une faute historique ». « Institutionnaliser la mort de la Sécu, ce n’est pas possible, ça s’arrête tout de suite ! » s’agaçait, jeudi matin, Pascal Pavageau dans la matinale de France Inter.

Une heure plus tard, ses vœux étaient presque exaucés. « Presque », car si la majorité a reculé sur la suppression du terme « Sécurité sociale », elle compte bien continuer à s’attaquer à son financement par d’autres moyens en présentant un nouvel amendement. Pas de quoi calmer la colère du député LaREM Olivier Véran, qui fulminait hier, dans la salle des Quatre Colonnes, après avoir été désavoué par sa majorité. « Il est totalement faux de dire qu’on supprime la Sécurité sociale de la Constitution. La modification ne concerne pas la Sécu, mais la loi de financement de la Sécurité sociale », a-t-il affirmé pour sa défense. Une demi-vérité. En effet, la Constitution fait neuf fois mention de la Sécurité sociale. Son amendement proposait de supprimer huit occurrences, qui touchent la loi de financement. Mais c’est bien là que le bât blesse (voir ci-contre).

Le nouvel amendement d’Olivier Véran est attendu au tournant

En supprimant tout projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), l’objectif du gouvernement est de remettre en cause le système actuel qui repose sur des droits financés par des cotisations, c’est-à-dire par le travail, et non par l’impôt. « Il n’existe pas actuellement de définition juridique du périmètre de la protection sociale, contrairement au terme de “Sécurité sociale” qui inclut une notion de redistribution, entre actifs et retraités, entre personnes bien portantes et malades… » rappelle la CGT. « La Sécurité sociale n’est pas soumise à la concurrence, la protection sociale, si ! » alerte le syndicat. Ce que Richard Ferrand a finalement admis, jeudi, à demi-mot : « Il s’agit juste de se donner une marge de manœuvre pour agir sur toute la sphère sociale, sans risque constitutionnel. » Et si Olivier Véran a été forcé d’abandonner son amendement, un peu trop visible, il compte bien continuer à en pousser la logique dans l’Hémicycle. « Je vais déposer un nouvel amendement qui rétablira le terme “Sécurité sociale” après “loi de financement”, mais qui étendra quand même la loi de financement à d’autres champs que la seule Sécurité sociale au sens strict », a-t-il annoncé. « Nous restons d’autant plus vigilants que les attaques envers la Sécurité sociale se sont multipliées depuis un an et qu’il y a tout à craindre pour son avenir au regard de ce qui a été dit sur les aides sociales ou de ce qui est annoncé sur les retraites », prévenait, jeudi, le député communiste Pierre Dharréville. Le projet de réforme institutionnelle sera examiné mardi dans l’Hémicycle. Autant dire qu’après une telle polémique, le nouvel amendement d’Olivier Véran est attendu au tournant.

 

 

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La Sécu n’est pas tombée du ciel !

Posté par jacques LAUPIES le 5 juillet 2018

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La Sécurité Sociale est une  institution arrachée par le monde du salariat, classe ouvrière en tête, grâce aux exigences de la CGT réunifiée, puissamment organisés au lendemain de la libération  Ce qui permit au Ministre communiste Ambroise Croizat de la mette en place avec sous sa responsabilité le haut fonctionnaire Pierre Laroque. 

Elle était en construction et a peine mise en place que déjà, la propagande d’un patronat pour partie affaibli par la collaboration avec l’ennemi, se faisait entendre

Mais la volonté populaire l’emportait et entrainait les sociaux démocrates (PS) ainsi que les démocrates chrétiens (MRP) et gaullistes à emboiter le pas d’un parti communiste qui;  à l’époque, représentait le quart des électeurs et pouvait, dans les élections qui on suivi se targuer d’être le premier parti de France.

C’est dans cette période  que commençait à se développer une contestation, un travail de sapes fondés sur l’idée que les salariés devant cotiser cela amoindrirait leurs revenus et sur le « petit » patronat (artisanal notamment) qui refusaient de s’intégrer au système. Comme le font les enfants je captais ces discussions dans la famille, pourtant acquise au vote communiste dans sa majorité, où l’on discutait de tout cela en évoquant le régime général, celui des mineurs et des cheminots, avec parfois de « petites » oppositions qui marquaient les différences de situation sociale mais aussi les héritages « idéologiques »

Je pourrais donner des exemples : celui des cousins agents de maitrise plutôt influencés par le patronal des mines et des forges (dans le bassin minier d’Ales) issus de la mouvance socialiste, celui des ouvriers d’usine et mineurs, les plus nombreux, farouchement communistes dans cette région, qu’incarnait mon grand père, celui des gens de maison, employés par la petite bourgeoisie nîmoise, des ouvriers de petites entreprise de la métallurgie plus isolés et qui avaient l’œil moins éclairé sur le sujet, sans doute à cause de leur isolement professionnel. Que sais-je encore : l’opérateur de cinéma, délégué de la CGT pour le personnel des salles de la ville, le réfugié espagnol parce que capitaine dans l’armée républicaine contre Franco, le coiffeur protestant, l’ouvrier catho, tous deux « descendus des Cévennes, l’agent immobilier un tantinet réactionnaire bousculé par son fils militant communiste très actif, etc.

De quoi faire un roman tout ça !

Mais tout ce monde qui fourmillait autour de moi, pris parfois vivant dans ses contradictions de classe ou de catégorie, après avoir survécu dans une tourmente ou un petit nombre s’était battu contre l’occupant nazi, voulait mieux vivre et la faisait savoir. 

Le portrait de Staline était encore placardé dans les locaux de l’UJRF (Union des Jeunesses Républicaines de France) ! Cela faisait débat comme d’ailleurs la Sécu mais pas dans les mêmes termes et ni pour les mêmes raisons ! Et la Sécu se construisait !

« Costards cravates » qui gouvernez, arrêtez de la démolir, sinon c’est l’histoire qui vous démolira !

C’était une époque. Jeunes les manuels scolaires ne disent pas tout !

 

 

 

Représentation de Pierre Laroque, directeur général de la Sécurité sociale, et du communiste Ambroise Croizat, ministre du Travail, à l’occasion des 70 ans de la Sécu. Nicolas Tavernier/REA

Représentation de Pierre Laroque, directeur général de la Sécurité sociale, et du communiste Ambroise Croizat, ministre du Travail, à l’occasion des 70 ans de la Sécu. Nicolas Tavernier/REA

Modèle social. La Macronie veut supprimer la Sécu de la Constitution

Les députés LREM ont voté en commission des Lois la transformation de la « sécurité sociale » en « protection sociale ». L’objectif est de rompre avec la doctrine du « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins » et de brader la solidarité publique.

Un mot, dans une Constitution, ça compte énormément. Les fondamentaux d’un pays peuvent être balayés en s’attaquant à quelques lettres. La Macronie s’y emploie : elle a décidé de supprimer toute référence à la Sécurité sociale dans la Constitution. Comme si de rien n’était, la commission des Lois a profité du chantier de la réforme constitutionnelle pour faire disparaître l’un des piliers de notre République et de notre modèle social de la loi fondamentale. L’amendement 694 en question a été adopté en catimini, dans la nuit de jeudi à vendredi. Défendu par le député Olivier Véran (LREM), il s’attaque au moindre article, phrase et alinéa de la Constitution faisant référence à la Sécurité sociale, pour remplacer le mot « sécurité » par le mot « protection ».

« Cela prépare la fin de l’universalité de la protection sociale à la française. Le gouvernement veut détruire notre système de haut niveau financé par la cotisation pour ouvrir la porte au modèle anglo-saxon. Non content de s’attaquer aux territoires et à la démocratie avec cette réforme, l’exécutif cherche à faire péter le socle de la Sécurité sociale. à la veille d’une réforme des pensions et des retraites, c’est ouvrir une boîte de Pandore pour le modèle social français », s’indigne le député Sébastien Jumel (PCF). Comme souvent, ce n’est pas comme cela que la majorité a présenté les choses. Passée maîtresse dans l’art de travestir les mots, les idées, les concepts et même les valeurs, elle a encore bluffé à tour de bras. Olivier Véran a expliqué sans rire que son amendement « vise à étendre le champ de la loi de financement de la Sécurité sociale », un peu comme on ferme des hôpitaux pour « garantir l’accès aux soins ». Le député, soutenu par le rapporteur Richard Ferrand, a même argumenté avoir « besoin de cette modification constitutionnelle pour (…) intégrer demain le risque dépendance au sein de la protection sociale ». Mais pourquoi remplacer le mot « sécurité » par « protection » ? Et ce alors même que l’actuelle rédaction de la Constitution n’interdit en rien une prise en charge de la dépendance par la Sécu ?

Le travail de sape a démarré fin 2017

Sans doute parce qu’il faut parfois modifier le nom des choses pour les détruire : le gouvernement prépare depuis des mois l’enterrement maquillé de la Sécurité sociale. Son travail de sape a démarré dès le premier projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). Fin 2017, le budget de la Sécu était amputé de 4,2 milliards d’euros, dont 1,2 milliard rien que pour l’hôpital public déjà exsangue. « Alors même que patients, soignants et gestionnaires nous alertent sur l’état critique des services, votre budget organise une catastrophe industrielle qui aboutira à une Sécurité sociale suffisamment indigente pour que ceux qui en ont les moyens s’en détournent et que ceux qui n’ont pas le choix la subissent », dénonçait alors Adrien Quatennens (FI).

En plus de ces coupes drastiques – tant pis si l’espérance de vie en bonne santé diminue et si un Français sur deux renonces à se soigner faute de moyens –, le gouvernement avait bouleversé le mode de financement de la Sécu, supprimant les cotisations maladie et chômage, et augmentant la CSG. Soit la fin du « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins », qui faisait tout le sens de la création d’Ambroise Croizat. Depuis, l’assurance-chômage a elle aussi été dénaturée. Et la réécriture constitutionnelle voulue par l’exécutif constitue « une condition indispensable à la création d’un système universel de retraite à points, distinguant les droits contributifs et les éléments de solidarité », s’alarme Catherine Perret, du bureau confédéral de la CGT. En somme, la boucle est presque bouclée. « Ça y est. Ils l’ont fait. Ils ont réussi à absorber la loi de finances de la Sécurité sociale dans la loi de finances tout court. C’est le graal de tous les dirigeants du Trésor depuis Raymond Barre. Et c’est un ancien inspecteur des finances, Macron, qui le fait. Cela montre à quel point sa politique date du giscardisme », mesure Frédéric Pierru. Le docteur en sciences politiques, sociologue et chargé de recherche au CNRS y voit un changement de paradigme : « Le but est de stabiliser la part des dépenses sociales par rapport au PIB. C’est purement budgétaire. On passe d’une logique de droits associés au travail à une logique de solidarité qui passe par l’impôt. »

Dès lors, les droits sont officiellement soumis aux aléas économiques. Plus rien n’est tenu. « Imaginons une crise qui baisse mécaniquement les recettes de l’État : les pensions diminueront automatiquement. Pour les dépenses de santé, vivra-t-on ce qu’ont vécu les Anglais il y a peu ? Des opérations ont dû y être annulées car les budgets étaient tous dépensés », prévient Frédéric Pierru, qui considère que le « privé lucratif » pourra « s’engouffrer » dans l’espace laissé. Un retour à avant 1945. Olivier Véran ne s’en émeut pas. Pour lui, les « défis sociaux et sanitaires auxquels nous sommes confrontés ne sont plus ceux de l’après-guerre ». Pourtant, comme le rappelait Fabien Roussel (PCF) lors du dernier PLFSS, « la Sécu, d’une incroyable modernité, a été mise en place dans une France en ruines. Nous sommes aujourd’hui dans une France riche. Nous avons donc les moyens de garantir la santé gratuite pour tous, à 100 % ». L’objectif du gouvernement est tout autre. Mais sa réforme constitutionnelle est encore loin d’être votée.

L’histoire de la sécurité sociale

S’il existe depuis le Moyen Âge des caisses d’assistance ou de secours mutuel, essentiellement gérées par des corporations, il a fallu attendre la fin de la Seconde Guerre mondiale, en 1945, pour voir apparaître un projet porté par Pierre Laroque, directeur général de la Sécurité sociale, et le communiste Ambroise Croizat, ministre du Travail, d’après le programme du Conseil national de la Résistance. La « Sécu » telle qu’on la connaît aujourd’hui était née : un système « visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se les procurer par le travail », financé par les cotisations des employeurs et des salariés, et géré paritairement par les syndicats de travailleurs et les organismespatronaux.

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Européennes. Liêm Hoang Ngoc suspend sa participation à la France insoumise

Posté par jacques LAUPIES le 4 juillet 2018

 

Liêm Hoang Noc « ne figure pas dans les premières places parce qu'il a déjà un autre mandat », explique Manuel Bompard, le coordinateur de la France Insoumise. Photo : Louisa Gouliamaki/AFP

Liêm Hoang Noc « ne figure pas dans les premières places parce qu’il a déjà un autre mandat », explique Manuel Bompard, le coordinateur de la France Insoumise. Photo : Louisa Gouliamaki/AFP

Européennes. Liêm Hoang Ngoc suspend sa participation à la France insoumise

Lundi, 2 Juillet, 2018

La liste FI pour les élections européennes doit être soumise à un vote interne jeudi mais les « socialistes insoumis », non contents des choix en cours, ont annoncé ce lundi la suspension de leur participation au mouvement.  

 

La liste France insoumise pour les européennes suscite de vifs débats au sein du mouvement. Si 70 noms ont été proposés début juin (9 places sont réservées à des « candidatures d’ouverture »), leur ordre de classement n’est pas encore public. Initialement programmé pour le 28 juin, le comité électoral de FI (composé de représentants de ses différents « espaces » et d’insoumis tirés au sort) a reporté la publication de cette liste ordonnée et l’ouverture du vote des insoumis à jeudi prochain. Et pour cause, des dissensions internes se font entendre sur les noms placés en position éligible. Ce lundi, les « socialistes insoumis » (ex Nouvelle Gauche Socialiste), l’une des composantes de « l’espace politique » de FI, ont « suspend(u) leur participation » au mouvement. « Nous constatons que la liste de candidats éligibles en voie d’être proposée écarte les candidats les plus compétents pour mener le très dur combat qui s’annonce sur le terrain spécifique et fondamental de la politique économique », écrivent-ils dans un communiqué regrettant l’absence de leur chef de file, Liêm Hoang Ngoc, en haut de la liste. Les soutiens de Sarah Soilihi ont eux envoyé une lettre au comité électoral pour que la championne de kickboxing figure également dans le top 10, selon le JDD. « Elle incarne parfaitement l’énergie et la combativité de la jeunesse et des plus précaires », arguent-ils.

Le journal dominical faisait aussi état d’une capture d’écran d’un mail interne comprenant les 10 premiers noms retenus et brièvement publiée sur les réseaux sociaux, suscitant des critiques notamment sur le nombre de membres du PG qui y figurent. « Cela n’a aucune réalité concrète car le travail du comité électoral continue », a balayé lundi, lors d’une conférence de presse, Manuel Bompard, coordinateur FI, défendant une liste composée en fonction de critères de « diversité sociale, politique et thématique ». « Le comité électoral n’a pas fait l’objet de tension, a-t-il ajouté. Au contraire, c’est un travail qui s’est fait dans une ambiance très cordiale et avec un grand sens des responsabilités.» Quant au cas de Liêm Hoang Noc, Manuel Bompard, qui refuse de dévoiler la liste avant jeudi, reconnaît qu’il « ne figure pas dans les premières places. Pour une raison simple : le comité électoral a jugé que les candidats qui avaient déjà un autre mandat – c’est son cas– ne devaient pas y figurer. C’est un critère garant d’une forme de renouvellement politique. On peut comprendre que cela ne lui convienne pas mais cette décision me paraît disproportionnée », commente-t-il.

 

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« Le problème, ce ne sont pas les réfugiés, c’est la politique de l’Europe » 28 juin 2018

Posté par jacques LAUPIES le 3 juillet 2018

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A propos de libéralisation à tout poil…

Posté par jacques LAUPIES le 3 juillet 2018

 

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