Comment s’y reconnaitre entre les ultra gauches, les gauches réformistes, les centres de n’importe quoi et de tout, les droites et leurs extrêmes

Posté par jacques LAUPIES le 12 août 2017

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Bord de mer

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Extrait documentaire sur Maillol F5

Quand on examine les différentes sensibilités de gauche dans notre pays, au moment où l’on va célébrer le centenaire de la révolution d’octobre en Russie, point n’est besoin d’être grand clerc pour constater, sans évidemment faire des comparaisons mécaniques, que nous retrouvons, face au besoin de transformation révolutionnaire de la société française, les mêmes comportements politiques qu’un certain Lénine condamnait.(Dans « Que faire » et « La maladie infantile du communisme »)

Le contexte est aujourd’hui bien différent. La France a connu des transformations économiques, politiques et sociales qui résultent de luttes populaires importantes parfois payantes, dans un monde bouleversé lui aussi par ces luttes, libéré du colonialisme mais toujours soumis aux lois de la mondialisation capitaliste dans ses formes nouvelles. Cela a été provoqué de manière exponentielle par les progrès scientifiques et technologiques.

Mais ce contexte laisse en présence des couches et catégories sociales qui peinent à se retrouver dans le conflit de classe mondial qui oppose une poignée de dominants aux peuples du monde entier.

Sans quoi comment expliquer que la traduction politique du rapport entre 1 % des possédants contre 99 % de la population exploitée et victime mondialement  du système, se traduise par un conflit politique qui met en opposition globalement et au mieux, cinquante pour cent de la population contre un cinquante pour cent autre. Il serait temps que les stratèges politiques qui usent et abusent de leur soi disant attachement à l’intérêt du peuple et s’en veulent les représentants nous expliquent pourquoi les « meilleurs » d’entre eux récoltent environ 10 % des suffrages et que les abstentionnistes atteignent les 50 %

Cela signifie que les ultra minoritaires que sont les exploiteurs ont les moyens de gagner la bataille idéologique qu’ils mènent, armés des théories du libéralisme et appuyés par les forces de l’obscurantisme que l’on connaît bien malgré qu’en leur sein des éléments progressistes tentent de résister. Le rôle des religions est édifiant de ce point de vue mais la diversion politique est encore plus puissante puisqu’il se trouve des organisations politiques, de droite et de gauche (réformistes ou conservatrice), et parfois même prétendant être au centre, pour rallier dans la plupart des pays la moitié des suffrages exprimés. Ce qui ne met pas à l’abri l’autre moitié des divisions internes et comme le souligne l’article ci dessous d’égarements profitables aux conservateurs.

Pas étonnant que les « contre révolutionnaire » trouvent leur démarche de démolition de tout progressisme facilitée. Plus étonnant que parmi les déclarés « révolutionnaires » il en est qui ont plus de plaisir à frapper leurs semblables que ceux qu’ils prétendent combattre.

Chroniques Latines

Les chroniques Latines de Jean Ortiz portent un regard loin des clichés sur les luttes de libération du continent sud-américains… Toujours un oeil vif sur l’Espagne et les enjeux sous-jacents du quotidien…

 

Delcy Rodriguez (au milieu) a été choisie comme présidente de l'Assemblée constituante du Venezuela vendredi 4 août.

Juan Barreto, AFP
Jean Ortiz
Vendredi, 4 Août, 2017 – 23:24

Venezuela. « Ensemble ! » s’égare

Lorsque le vent souffle en sens contraire, commencer à lâcher un peu, c’est souvent capituler beaucoup. « Ensemble ! » vient de publier ce 4 août un communiqué effarant, à charge quasi totale, contre le président Maduro et son gouvernement bolivarien.

On dirait ce texte repris aux médias « chiens de garde ».
Le déséquilibre de ce communiqué ne peut qu’inquiéter. Il ne s’agit même pas d’un renvoi dos-à-dos, mais d’une accusation en règle contre l’une des parties qui serait la principale responsable de la « répression des opposants », des « violences contre les manifestants », etc. Les manifestations de l’opposition donnent lieu aujourd’hui à de véritables émeutes, fomentées par des groupes violents. Les images tournent en rond dans les médias et réseaux sociaux, le plus souvent attribuées aux chavistes, alors qu’il s’agit de « guarimbas », sortes d’insurrections urbaines. La gravité de la crise, les affrontements, créés par la droite et l’extrême-droite, sont mis, essentiellement, sur le dos du Président Maduro. L’élection d’une Constituante, présentée comme une « pseudo-constituante », ne condamne pas l’Etat de droit, et ne fait pas du Venezuela une dictature. La possibilité de convoquer des élections constituantes, qualifiées par « Ensemble ! »  de « farce électorale », de « nouveau coup de force », est inscrite dans l’actuelle Constitution.
Cela nous chagrine qu’« Ensemble ! » s’érige en donneuse de leçons au chavisme, même si ce dernier a commis et commet des erreurs. Pas un mot sur le bilan démocratique et social depuis 1999 (les Missions sociales, éducatives, sanitaires, les Communes Socialistes, les Conseils Communaux …). Certes, la mort de Chavez peut avoir désaxé certains aspects du processus de libération ; mais le projet global reste le même, entravé, saboté par la droite et l’extrême-droite nationales, revanchardes, prêtes à tout pour récupérer quelques privilèges perdus.
Quant au « caudillisme » en Amérique latine, c’est une vieille antienne, usée jusqu’à la corde. Le Venezuela n’a pas l’exclusivité du « caudillisme », ni de la rhétorique ultra-gauche.
Nous avons mené tant de combats, noué tant d’amitiés, avec les camarades d’ « Ensemble ! » que de voir leur organisation se tirer une balle dans le pied, emboîter le pas aux Etats-Unis et à l’Union Européenne, nous peine profondément. Le Venezuela fait d’abord face à une guerre non déclarée de l’impérialisme nord-américain. Derrière la crise, même si ce n’en est pas la seule cause, la main des Etats-Unis est de plus en plus visible. Ne nous trompons pas d’adversaire, camarades. Ceci dit en toute fraternité. Se tromper de cible principale peut affaiblir notre combat commun en France. « Un peu d’internationalisme éloigne de la patrie, mais beaucoup y ramène » (Jean Jaurès). La solidarité ne saurait être aveugle, certes, mais la conditionner à des contingences nationales, c’est lâcher beaucoup, face à nos adversaires de classe, là-bas comme ici.

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A Tarascon : décès du Docteur René Tarbouriech

Posté par jacques LAUPIES le 11 août 2017

C’est hier soir que j’ai appris le décès du Docteur René Tarbouriech.

Nul doute que l’ensemble de la population de notre ville est émue et frappée par cette disparition. Longtemps René Tarbouriech y a exercé. Il était devenu mon médecin traitant en 1960 puisque exerçant notamment la fonction de médecin du personnel SNCF à une époque ou le nombre de familles de cheminots dépassait largement la centaine et venait s’ajouter à un nombre important de patients qui fréquentait son cabinet. Ses multiples fonctions professionnelles  en avaient fait un de ces personnages incontournables de notre cité.

Bien que depuis ce temps là, passées les 80  je ne le rencontrais que peu souvent mais j’avais toujours plaisir à le saluer et à apprécier sa gentillesse. 

Je m’associe très sincèrement à tous ceux qui sont attristés et présente mes condoléances à sa famille en l’assurant de toute ma sympathie 

 

 

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Des fous ?

Posté par jacques LAUPIES le 10 août 2017

Des fous ! C’est ce qui vient à l’esprit quand on nous présente ces deux personnages qui soit sont complètement débiles et l’on se demande qu’est ce qu’ils font à la tête d’un état, soit incarnent la volonté réciproques de forces importantes qui les soutiennent et se pose la question des intérêts en jeux qui motivent leur comportement.

On ne voit pas comment on pourrait évacuer l’idée que ces joutes orales dissimulent d’inquiétantes préoccupations d’influence géopolitique qui hantent les forces du capitalisme militaro-industriel et financier des Etats-Unis. Ces forces ne peuvent évidemment être conduites qu’à remettre en cause les régimes existants dans certains pays frappés d’instabilité économique et politique qui contestent cet impérialisme américain lui-même, quels que soient la nature du système politique choisie par ces pays (d’essence nationaliste, communiste ou tout simplement progressiste mettant en cause le libéralisme)

Nous voudrions des analyses plus détaillées qui aident à comprendre le fond de ces dangereux comportement !

 

Bombe atomique. Trump et Kim Jong-un écartent l’ONU

 

Jeudi, 10 Août, 2017
L’Humanité
Sur l’écran, un expert de la télé sud-coréenne montre la distance entre la Corée du Nord et l’île américaine de Guam. Jung Yeon-Je/AFP<br /><br /><br /><br />
 
Sur l’écran, un expert de la télé sud-coréenne montre la distance entre la Corée du Nord et l’île américaine de Guam. Jung Yeon-Je/AFP
 

Alors que les Nations unies ont adopté une série de sanctions contre Pyongyang, les dirigeants des deux pays, par leurs déclarations, s’enferment dans un dangereux face-à-face.

Les mots sont lourds de sens dans la bouche de Donald Trump qui, le 7 avril dernier, a fait tirer 59 missiles sur l’armée syrienne et, le 15 avril, fait larguer sur l’Afghanistan la bombe la plus puissante jamais utilisée depuis l’attaque de Nagasaki en 1945. Mardi, le président des États-Unis a déclaré que Kim Jong-un, qui souhaite que la Corée du Nord acquière l’arme atomique, « a proféré des menaces bien trop graves. Il leur sera répondu par le feu, la colère et, franchement, avec une puissance telle que le monde n’en a jamais vu ». Dans la foulée, l’agence de presse du régime nord-coréen KCNA a informé que Pyongyang envisage d’envoyer une fusée balistique « sur les zones situées autour de Guam ».

L’armée des États-Unis dispose de bases militaires dans cette colonie américaine du Pacifique, peuplée de 160 000 habitants et distante de 3 300 kilomètres de la péninsule coréenne. À rebours de son ministre des Affaires étrangères, Rex Tillerson, qui s’est voulu apaisant, jugeant que la situation n’avait pas « évolué de manière dramatique », Donald Trump a choisi hier de jeter à nouveau de l’huile sur le feu, fanfaronnant : « Mon premier ordre en tant que président a été de rénover et moderniser l’arsenal nucléaire. Il est maintenant plus fort et plus puissant que jamais. »

Cette montée des tensions intervient après que le Washington Post a, lundi, cité dans un article un rapport de la communauté du renseignement des États-Unis en date du 28 juillet, qui « estime que la Corée du Nord a produit des armes nucléaires qui peuvent être embarquées sur des missiles balistiques » et révèle qu’un rapport japonais juge que Pyongyang est désormais entré dans la « phase finale de son programme nucléaire ». Les spéculations vont bon train sur le fait que la Corée du Nord soit parvenue à développer une bombe atomique miniature. De nombreux experts atomiques estimaient pourtant, hier, que Pyongyang était encore loin d’avoir franchi ce cap technologique.

Sur le plan diplomatique, les vociférations de Trump sont désastreuses

Aux États-Unis, les déclarations de Donald Trump ont fait tout sauf l’unanimité. Ainsi, le représentant démocrate Eliot Engel a déclaré que « la sécurité de l’Amérique est basée non seulement sur la force de notre armée, mais aussi sur la crédibilité de notre commandant en chef ». John McCain, sénateur et figure importante du camp républicain, estime, lui, que des menaces telles que les a prononcées Donald Trump ne doivent pas être proférées à la légère. « Il faut être sûr de pouvoir faire ce que vous avez dit que vous feriez », a-t-il dit.

Or, quelle pourrait être une réaction de la part des États-Unis ? Un bombardement des installations nucléaires nord-coréennes est hasardeux, selon les experts militaires. Même si le système de défense antiaérien est obsolète, il n’est pas sûr que certaines installations nord-coréennes passent entre les mailles du filet, faute d’être identifiées par les services de renseignements.

Sur le plan diplomatique, les vociférations de Trump sont désastreuses. Elles dessaisissent l’Organisation des Nations unies (ONU), qui avait pris en charge le dossier. Samedi, de nouvelles sanctions ont été approuvées contre la Corée du Nord à l’unanimité du Conseil de sécurité. Même Pékin, allié de Pyongyang, a voté, et Wang Ming, ministre des Affaires étrangères, a assuré que « la Chine va assurément appliquer la nouvelle résolution à 100 % ». Il faut dire que les récentes activités de la Corée du Nord inquiètent. Après avoir procédé à six explosions nucléaires l’an dernier, Pyongyang a testé à deux reprises, courant juillet, des missiles intercontinentaux. Si Pyongyang clame être en capacité d’atteindre l’ouest des États-Unis, la fiabilité des engins est encore contestée.

Donald Trump s’enferme dans un tête-à-tête mortifère qui n’est pas sans plaire à Kim Jong-un, qui réclame de pouvoir parler d’égal à égal avec Washington et a, jusqu’ici, refusé le cadre de discussion « à six » proposé par Pékin (Corée du Nord, Corée du Sud, Chine, Japon, Russie, États-Unis). « La partie chinoise appelle toutes les parties à continuer sur la voie d’une résolution pacifique de la question nucléaire dans la péninsule coréenne, et à éviter les paroles et actions susceptibles d’intensifier les contradictions et d’aggraver la situation », a déclaré, hier, le ministère des Affaires étrangères dans une déclaration. Ce n’est pas le chemin qui est pris. À plusieurs reprises, ces derniers mois, Pékin s’est offert comme médiateur, invitant Washington à éloigner du Sud-Est asiatique sa marine, omniprésente au prétexte d’épauler son allié japonais, à stopper le déploiement du bouclier antimissiles Thaad.

La Corée du Sud se trouve, elle aussi, écartée des discussions. Pourtant, son nouveau président, Moon Jae-in, exige que, désormais, Séoul siège à la table des négociations, alors que les conservateurs précédemment avaient jusqu’alors choisi de laisser les mains libres aux États-Unis sur ce dossier.

journaliste

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Venezuela. Un test de la loyauté de l’armée

Posté par jacques LAUPIES le 10 août 2017

 

Pierre Barbancey
Mercredi, 9 Août, 2017
L’Humanité

L’attaque d’une caserne militaire à 180 km au nord de Caracas, dimanche, par un commando paramilitaire vise à sonder l’attitude des militaires et de leur hiérarchie.

L’attaque menée dimanche par un commando paramilitaire contre une base de l’armée nationale vénézuélienne, située à 180 km au nord de Caracas, montre que le Venezuela est sous la menace directe d’une déstabilisation. Ce jour-là, un groupe d’hommes armés ont fait irruption dans la base militaire à Valencia. Deux assaillants ont été tués, un blessé et sept capturés, alors que le reste des attaquants s’est enfui non sans avoir dérobé un stock d’armes. Trois militaires vénézuéliens ont été blessés, dont un grièvement.

Le chef de ce commando, l’ex-capitaine Juan Caguaripano Scott, qui a pu s’échapper, n’est pas un inconnu. Il a été radié de l’armée en 2014 après une tentative de soulèvement contre le pouvoir. Il s’était alors réfugié au Panama puis aux États-Unis. Il est maintenant activement recherché au Venezuela, de même que son bras droit, Jefferson Gabriel Garcia, lui aussi ancien militaire vénézuélien. Sans doute pour les aider dans leur fuite, l’opposition a appelé, mardi, à barrer des routes à travers le pays pendant six heures.

Avec l’aide financière et matérielle de gouvernements étrangers

Par ailleurs, lundi, les sites Internet du gouvernement, de la Cour suprême ou encore du Parlement ont été la cible d’une cyberattaque. Un groupe de hackers a revendiqué l’opération, appelant à descendre dans la rue et à soutenir les militaires ayant attaqué la base. Le 27 juin, déjà, un ancien membre de la police scientifique, Oscar Lopez, avait dérobé un hélicoptère et, avec plusieurs hommes, avait lancé des grenades sur le siège de la Cour suprême, pour, disait-il, « libérer au plus vite notre peuple de ce gouvernement corrompu ».

De son côté, le ministre de la Défense, le général Vladimir Padrino Lopez, accompagné des principaux chefs militaires du pays, a martelé : « Ayez la certitude que nous pouvons compter sur une force armée nationale bolivarienne unie dont le moral est au plus haut. » S’exprimant devant des centaines de soldats il a réaffirmé que « l’attaque terroriste » de dimanche était l’œuvre de « mercenaires payés depuis Miami par des groupes d’extrême droite ».

Au lendemain de l’installation de l’Assemblée nationale constituante, tout indique que de multiples opérations sont en cours, sans nul doute avec l’aide financière et matérielle de gouvernements étrangers. Même le député français, de droite, Claude Goasguen, peu connu pour ses penchants révolutionnaires, qui dénonce le régime « illégal » et « dictatorial » de Nicolas Maduro, a dit, sur Franceinfo, les doutes qui l’assaillaient : « Ça rappelle un peu le début des incidents au Chili, en espérant que ça ne termine pas pareil. Les Américains ont beau dire qu’ils n’y sont pour rien… Le Venezuela étant ce qu’il est : la proximité avec les États-Unis, sa puissance pétrolière… », ajoutant : « On ne peut pas ne pas imaginer que la CIA est pour quelque chose, quand même, dans ce qui va se passer au Venezuela. » Un français approximatif pour dire qu’il n’y aurait rien d’étonnant à considérer la main de services de renseignements extérieurs.

De fait, l’attaque perpétrée dimanche laisse penser qu’il s’agit d’un test. Personne ne peut croire qu’une poignée de paramilitaires pourrait renverser le gouvernement, qui plus est à 180 km de la capitale ! Il s’agissait très probablement de voir comment réagirait l’armée vénézuélienne et si des divergences ou des défections ne se feraient pas jour. L’opposition a toujours appelé l’armée à se désolidariser du gouvernement, preuve qu’elle attache de l’importance au comportement de ce pilier de l’État. Et l’Agence France Presse (AFP), dans ses premières dépêches publiées dimanche, laissait planer l’idée, sans aucune information allant dans ce sens, d’une insurrection au sein même de la base militaire. L’opposition a créé un gouvernement parallèle qui pourrait s’installer dans la région de Tachira, à la frontière avec la Colombie, base arrière de groupes paramilitaires colombiens d’extrême droite.

Les officiers de haut rang fidèles à la mémoire d’Hugo Chavez

Il est évidemment difficile d’apprécier l’état d’esprit qui prédomine dans l’armée. Au sein de l’état-major, selon nos informations, les officiers de haut rang restent fidèles à la mémoire d’Hugo Chavez, mais que pensent-ils du président Maduro ? On sait aussi que, contrairement à ce que racontent ou omettent la plupart des médias internationaux, nombre de militaires ont été arrêtés ces derniers mois, coupables d’avoir tiré et tué des opposants qui manifestaient. On sait également que certains membres de l’armée, impliqués dans des affaires de corruption, voire de narcotrafics, sont emprisonnés, générant une certaine amertume parce que, selon certains officiers, nombre de civils tout aussi pourris n’ont pas encore été inquiétés.

Dans un tel contexte, il faut certainement s’attendre à de nouvelles attaques armées, informatiques ou diplomatiques contre le Venezuela, à l’heure où se met en place une commission Vérité et Justice dont l’un des buts est de permettre le dialogue entre les différentes parties. À l’évidence, ce n’est pas le souhait d’un certain nombre de pays, à commencer par les États-Unis, ceux de l’Union européenne et ceux du Mercosur qui ont suspendu le Venezuela.

L’ONU DÉNONCE UN « USAGE EXCESSIF DE LA FORCE »

« Depuis le début des manifestations en avril, on constate une tendance évidente à l’usage excessif de la force à l’encontre des manifestants, a déclaré le haut-commissaire aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, dans un communiqué. Plusieurs milliers de personnes ont été placées en détention arbitraire, beaucoup auraient été victimes de mauvais traitements et même de torture. » Selon l’agence de l’ONU, les forces de sécurité et les milices progouvernementales seraient responsables de la mort d’au moins 73 manifestants antigouvernementaux sur les 124 décès recensés lors des manifestations. Quid des 51 autres personnes tuées ? Le communiqué de l’ONU mentionne simplement : « Certains groupes de manifestants ont également eu recours à la violence, avec des attaques signalées contre des agents de sécurité. Huit policiers ont été tués dans le contexte des manifestations. » Des dizaines de civils ont également subi les assauts de groupes de manifestants organisés et ont été tués. Zeid Ra’ad Al Hussein a exhorté toutes les parties à « prendre les mesures nécessaires à un véritable dialogue politique ».

grand reporter

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Connaitre l’histoire pour qu’elle ne se répète pas dans ses aspects les plus horribles !

Posté par jacques LAUPIES le 9 août 2017

 

Le « Théma » de Arte était ce mardi en soirée consacrée aux bombardements  nucléaires des deux villes japonaises de Nagasaki et Hiroshima. Et en particulier au fameux procès de Tokio  qui exonéra  l’Empereur du Japon de la principale responsabilité des différentes guerres et des atrocités commises en leur nom.

Personnellement les explications et analyses formulées dans les deux documentaires ne m’ont pas étonné car, bien qu’ayant moins de 12 ans à cette époque, je lisais la presse communiste et surtout, entendait autour de moi force commentaires sur ces évènements qui mettaient plus qu’en doute  le bien fondé de l’utilisation de l’arme nucléaire par les Etas-Unis. Tout autant que la mise hors de cause de Hiro Hito dont les responsabilités ne peuvent-être éludées dans les différentes  agressions et guerres conduite par les dirigeants japonais.

Des réalités historiques qu’il est bon de connaître et qui ne font pas des dirigeants américains de l’époque nécessairement des héros libérateurs aux mains propres. A ce moment là naissait la « guerre froide » que certains de nos jours s’obstinent à considérer comme un affrontement nationaliste entre Etats Unis et URSS  hors des enjeux tels que la lutte, à l’échelle planétaire,  des classes populaires pour leur émancipation et les luttes de libérations nationales, contre le colonialisme des pays occidentaux.

De quoi faire réfléchir sur le monde actuel et en comprendre les contradictions économiques et les conflits émergeants dangereusement !

Image illustrative de l'article Hirohito

Plusieurs historiens critiquent cette décision d’exonérer l’Empereur et la famille impériale de poursuites criminelles[37]. Selon l’historien John W. Dower, « La campagne menée à bien pour absoudre l’Empereur de sa responsabilité à l’égard de la guerre ne connut pas de limite. Hirohito ne fut pas seulement présenté comme étant innocent de tout action formelle qui aurait pu le rendre susceptible d’une inculpation comme criminel de guerre, il fut transformé en une sorte d’icone sainte ne portant même aucune responsabilité morale pour la guerre »[38]. Selon Herbert P. Bix, « Les mesures réellement extraordinaires entreprises par MacArthur pour sauver Hirohito d’un jugement comme criminel de guerre eurent un impact persistant et profondément distordant dans la compréhension des Japonais à l’égard de la guerre perdue », Immédiatement à son arrivée au Japon, (le brigadier-général) Bonner Fellers se mit au travail pour protéger Hirohito du rôle qu’il avait joué pendant et à la fin de la guerre », et « permit aux principaux criminels de coordonner leur version des faits afin que l’empereur échappe à une inculpation  (source Wikipédia)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Hirohito

 

Résultat d’images pour procès de tokyo

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Tribunal_militaire_international_pour_l%27Extr%C3%AAme-Orient

 

Pour un monde dénucléarisé (3/5). Hibakusha, force de vie

Par Philippe Rio Président de l’AFCDRP-Maires pour la paix France, maire de Grigny
Mercredi, 9 Août, 2017
L’Humanité
En 2015, Yoshiteru Kohata, 86 ans, survivant à la bombe de Nagasaki, pose avec un portrait pris quand il était au collège. T. Hanai/Reuters<br /><br /><br />

En 2015, Yoshiteru Kohata, 86 ans, survivant à la bombe de Nagasaki, pose avec un portrait pris quand il était au collège. T. Hanai/Reuters
 

Cette semaine, Philippe Rio, président de Maires pour la paix France, tient une chronique depuis les commémorations des bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki.

Mais quèsaco « Hibakusha » ? Un super-héros du dernier manga japonais ou un vénérable dignitaire spirituel shintoïste ? Rien de tout cela… Quoique.

Littéralement, c’est un survivant de la bombe atomique d’Hiroshima et de Nagasaki.

Ils et elles sont moins de 200 et ont une moyenne d’âge de 81 ans.

Les Hibakushas sont ce que les rescapés des camps d’extermination sont à l’Holocauste. Les Hibakushas sont les survivants de cet holocauste atomique. Ce sont les survivants d’une autre solution finale.

Si comparaison n’est pas raison, force est de constater des parcours communs de vie.

Victimes les uns et les autres, d’abord du déni reposant sur l’incompréhension face à une horreur encore inconnue.

Ensuite, victimes d’une relégation sociale et mémorielle,voire discriminés lorsque la page de l’après-guerre doit être vite tournée.

Ils et elles ont, par leur détermination, sans cesse œuvré à être des passeurs de mémoire. Des témoins dotés d’une force de vie remarquable.

En témoigne Mme Satsuko Matsuo, 11 ans le 9 août 1945. Seule survivante d’une famille de sept personnes. Elle décrit la lumière blanche, le boum, la pluie noire, les brûlures, l’inconnu des effets de la radiation, les cultures devenues des terrains nus. Pour finir, elle dit avec force : « Je ne veux plus voir cela. Il ne faut jamais recommencer la guerre. L’arme nucléaire est l’arme du diable. »

L’ONG Peace Boat, avec le soutien de Maires pour la paix et d’Ican France, s’arrêtera à Bordeaux le 28 septembre et permettra à des jeunes de comprendre l’histoire terrible de ces personnes, qui seront, nous l’espérons, les dernières à avoir vécu l’horreur atomique.

No more Hiroshima.

No more Nagasaki (1).

(1) Plus jamais d’Hiroshima. Plus jamais de Nagasaki.

 

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La honte d’être français…

Posté par jacques LAUPIES le 8 août 2017

 Les actions menées pour la défense des migrants se heurtent à des lois interprétées négativement pour eux et il est clair qu’en ce domaine comme bien d’autres la bataille juridique n’est pas facile. 

Ce qui importe le plus est de faire prendre conscience à la population de notre pays que le droit d’asile est tout simplement bafoué et que cela constitue pour la France et  pour nombre de pays européens, un comportement honteux d’autant que la plupart des situations politiques, économiques et sociales dans les pays des demandeurs ont à voir avec les relations de pillage et d’exploitation que nous avons entretenu avec eux et entretenons encore sous la pression et la domination des intérêts financiers de grands groupes commerciaux et industriels.

Trop de citoyens européens  sont encore sous l’influence  de forces conservatrices et réactionnaires qui les maintiennent dans un état d’indifférence, voire d’hostilité à l’égard de ces populations, fussent-elles en migration économique ou politique (menacées dans leur vie même) Il faut donc combattre cette tentation que parfois, même les catégories les plus pauvres, les plus exploitées de nos pays, ont de les rejeter ou pour le moins de  ne pas être solidaire d’eux !

Sans entrer dans des querelles idéologiques, il faut savoir que nous sommes porteurs de valeurs à caractère tant religieux que laïque, dont il faudrait se souvenir et mettre en avant pour que le cœur autant que la raison triomphe de cet égoïsme vers lequel les pouvoirs successifs tentent de nous orienter !

 

Cédric Herrou condamné

Mardi, 8 Août, 2017
Humanite.fr
La honte d'être français... dans POLITIQUE
La cour d’appel des Bouches-du-Rhône a condamné, ce mardi 8 août, l’agriculteur à quatre mois de prison avec sursis pour avoir aidé des migrants.
 Le 19 juin, huit mois de prison avec sursis avaient été requis à l’encontre du fondateur de La Roya Citoyenne, pour aide à l’immigration clandestine de migrants à la frontière franco-italienne, à Aix-en-Provence.
 
« C’est le rôle d’un citoyen en démocratie d’agir quand il y a une défaillance de l’Etat« , a déclaré Cédric Herrou en pénétrant dans la salle d’audience, devant laquelle l’attendaient une trentaine de militants. Avant que la court rende son arrêt, le militant s’etait déclaré « toujours confiant dans les actions que nous menons et un peu déçu de l’incompréhension de la Justice« .
 
Cédric Herrou a été jugé pour avoir véhiculé et hébergé des migrants clandestins qui transitaient par la vallée de la Roya (Alpes-Maritimes), où il habite. Comme lui, des centaines d’habitants de cette vallée viennent en aide à ces hommes et femmes venus du Soudan, d’Erythrée ou du Nigeria et qui ont traversé l’enfer de la Libye et la Méditerranée pour arriver là.
 
Voir le film mis en ligne par le collectif Roya Citoyenne suite à la mise en garde à vue de Cédric Herrou, le24 juillet alors qu’il suivait des demandeurs d’asile en train jusqu’en gare de Cannes afin d’être témoin d’éventuelles interpellations illégales et violations de leur droit. Un court-métrage qui démontre les violations des droits des demandeurs d’asile qui se sont vues interpeller et reconduits à la frontière au mépris de leurs statut de demandeur d’asile, sans examen de leur demande, sans accès à des interprètes ni à leurs avocats.

 

Image de prévisualisation YouTube

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Deux films qui donnent à voir !

Posté par jacques LAUPIES le 8 août 2017

 

Paradis Amers
   

 

Hugo est furieux de déménager à Mayotte où ses parents sont mutés. L’adolescent a du mal à s’adapter : les bidonvilles, la chaleur, le fait d’être Blanc et riche sur une île où la majorité est noire et pauvre. Mais Hugo commence à s’attacher à Zaïnaba, une cam

 

Regarde les hommes tomber

 

Regarde les hommes tomber

 

La chaine « ARTE » donne à voir souvent d’excellents films réalisés généralement en Europe. 

Ce jour après « ¨Paradis amer » dans l’après midi et « Regarde les hommes tomber »  en soirée, nous avons été particulièrement bien servis.

Le premier nous plonge dans un réel familier avec la description d’une adolescence confrontée à une société qui nous est présentée bien défaillante et malade en de nombreux points. Trois générations victimes d’un monde qui semble marcher sur la tête en perte de valeurs que finalement porte en lui cet adolescent, rebelle, combatif et plein d’une sensibilité face à des ainés prisonniers de modes de vie dont la stupidité nous est rappelée tout au long du film.

Des personnages bien campés qui vivent dans des environnements dont on nous rappelle les incohérences : depuis la course à la consommation jusqu’au terrible constat de mondes ou règne l’obscurantisme, l’égoïsme et disons le la bêtise.  Avec ce retour vers un passé plus lointain incarné par un vieux pépé dont la mort semble rétablir les vrais bons sentiments. Si cela était toujours ainsi !

Le second film, d’une intensité psychologique, qui semble plus forte et oppressante, évoque également cette confrontation de générations, finalement leur besoin de rencontre et de communication, avec trois acteurs magnifiques : Jean Yanne, Jean Louis Trintignant et Mathieu Kassovitz. L’intrigue se déroule dans un univers relativement glauque il y a plus de vingt ans et cependant très actuel, évoquant nos craintes et nos regrets existentiels avec cependant un espoir : celui d’en finir avec notre aliénation sociétale, bien que dépendante de notre aliénation sociale !

A vos jeunes qui trop souvent perdent du temps à regarder des programmes et émissions abêtissante recommandez ces deux films. Et bien d’autres qui attestent que le cinéma et la télé peuvent – être utiles  pour peu qu’on se donne la peine de vouloir mieux nous connaître dans un évident divertissement, ce qui n’est pas négligeable.

 

 

 

Mondialisation. Après les taxes, le Luxembourg fait cadeau de l’espace

Thomas Lemahieu avec Marion Devauchelle
Lundi, 7 Août, 2017
L’Humanité
Pour Planetary Resources, l’une des multinationales qui s’implantent au Luxembourg, «	la vision, c’est d’étendre l’emprise de l’économie dans l’espace	». Ted S. Warren/Sipa/AP<br /><br /><br />
Pour Planetary Resources, l’une des multinationales qui s’implantent au Luxembourg, « la vision, c’est d’étendre l’emprise de l’économie dans l’espace ». Ted S. Warren/Sipa/AP
 

Le grand-duché vient d’accorder aux multimilliardaires du Web le droit de poursuivre leurs rêves de domination les plus fous : s’approprier des matériaux sur des corps célestes et transformer un peu plus l’Univers en marchandise.

La folie du projet n’a d’égale que la rapacité de ses promoteurs. Depuis le 1er août, le Grand-Duché du Luxembourg, État membre fondateur de l’Union européenne sur le papier et champion de la concurrence fiscale entre les pays du continent dans les faits, dispose d’un cadre légal qui doit permettre aux entreprises privées d’aller, en toute sécurité juridique, exploiter les minerais, l’eau, les hydrocarbures ou les gaz sur les astéroïdes ou sur les autres corps célestes. Votée mi-juillet à la quasi-unanimité par la Chambre des députés, la nouvelle loi crée unilatéralement un droit national à « l’exploration » et à « l’utilisation des ressources spatiales ». Après le scandale LuxLeaks, qui avait révélé au monde l’étendue des accords d’optimisation fiscale élaborés par les Luxembourgeois au bénéfice des multinationales, voici un nouveau coup de poignard contre toute idée de coopération à l’échelle internationale.

Le premier article de la loi luxembourgeoise sur les ressources spatiales est on ne peut plus explicite : « Les ressources spatiales sont susceptibles d’appropriation. » Le reste du texte décline le cadre, ultra-souple, et les conditions, très minimales, de cette « appropriation » : les entreprises devront disposer de bureaux au Luxembourg ; elles auront à recevoir l’agrément ainsi qu’une permission écrite par le ou les ministres en charge de l’Économie et des activités spatiales ; ces entreprises pourront ensuite mettre la main sur des ressources spatiales et les commercialiser. Détail piquant dans un pays où c’est précisément l’absence de régulation et de transparence qui a permis la fortune générale : les autorités luxembourgeoises promettent que les règles « ayant trait à l’agrément et à la surveillance » des activités spatiales des multinationales sont « largement inspirées de celles applicables au secteur financier ».

Tout corps céleste devient une « opportunité de marché »

Avec sa superficie équivalante à celle des Yvelines ou du Rhône, avec un nombre d’habitants égal à celui de la Somme ou des Côtes-d’Armor, le grand-duché décide, pour le monde entier – et loin des exigences émergentes sur les « communs » –, que tous les biens au-delà de l’atmosphère sont potentiellement privatisables, qu’ils ne sont rien que des marchandises qui peuvent alimenter les profits des entreprises mises sur pied par les multimilliardaires des industries numériques (lire page ci-contre). Vertigineux, le chemin a été balisé déjà par l’administration américaine de Barack Obama : en 2015, les États-Unis ont adopté une loi sur les ressources spatiales du même tonneau, réservant juste l’accès aux agréments aux boîtes américaines. Comme le revendique Planetary Resources, l’une des multinationales qui s’implantent au Luxembourg, dans ses slogans aux accents un brin millénariste, « la vision, c’est d’étendre l’emprise de l’économie dans l’espace ». Dans cette même veine, tout corps céleste devient une « opportunité de marché ».

Selon les autorités luxembourgeoises, qui se basent sur le droit de la mer et dépeignent, par analogie, les futurs excavateurs de l’espace en pêcheurs de poissons et crustacés, les traités internationaux interdisent certes de planter un drapeau ou de revendiquer sa souveraineté sur un astéroïde, mais ils permettent tout à fait une exploitation de leurs ressources. Dans sa propagande officielle, le Luxembourg parle d’une « doctrine juridique majoritaire », qui, selon ses lobbyistes et ceux des grands acteurs du futur marché, autoriserait l’extraction et l’appropriation spatiales. Vice-premier ministre du Luxembourg chargé de l’économie qui rêve parfois à voix haute de voir le luxembourgeois, le patois germanique local, devenir « la langue officielle de l’espace », Étienne Schneider manie le distinguo avec doigté pour mieux ringardiser le cadre actuel : « La législation internationale existante a été adoptée dans les années 1960 quand l’extraction minière dans l’espace était de la pure science-fiction, argumente-t-il. Aujourd’hui, certains peuvent prétendre que ces règles interdisent une quelconque appropriation de l’espace ou des corps célestes, mais pas des matériaux qui peuvent y être découverts. »

Le raisonnement est plus que douteux, en vérité (lire notre entretien page 6) : le traité de l’espace (1967) et le traité sur la Lune (1979) – que le Luxembourg ne prend pas en considération car il ne l’a pas signé – proscrivent toute exploitation mercantiliste des biens au-delà de la couche atmosphérique. Dans un pas de deux qui exclut la privatisation, le droit actuel renvoie à la propriété collective de l’espace, « patrimoine » et « apanage de l’humanité tout entière ». Et l’un des objectifs avec l’entrée vigueur de la loi luxembourgeoise, c’est précisément de faire exploser ce droit, le grand-duché prétendant vouloir négocier un accord multilatéral ainsi que des traités bilatéraux avec les grandes puissances spatiales (États-Unis, Russie, Chine, Japon…) pour permettre de transformer l’espace en nouvel eldorado. Derrière les envolées lyriques de ses zélateurs, le New Space – cette conception privatisée de l’exploration spatiale, abandonnée par des États sous cure d’austérité aux mastodontes des industries numériques – n’assure à ce stade aucune rentabilité. Le gouvernement luxembourgeois saute allègrement les étapes pour imaginer que, dans 80 ou 100 ans, il sera possible de faire le plein pour les satellites grâce aux matières premières des astéroïdes ou, à plus long terme encore, d’extraire sur les corps célestes des matériaux ultraprécieux ou simplement épuisés sur la planète Terre, puis de les expédier ici…

Foin d’hypocrisie ! Derrière ces résultats plus que hasardeux et cette rentabilité hautement improbable à très long terme, le Luxembourg ne cherche pas à faire avancer l’humanité dans son ensemble. L’objectif du grand-duché est d’abord de paraître moins dépendant de la mono-industrie financière et bancaire, tout en continuant, derrière la façade étoiles, paillettes et bling-bling de la conquête spatiale, à engranger le capital : alors que les actifs bancaires dans les banques du petit pays représentent déjà 200 fois son PIB, le Luxembourg peut espérer accueillir, grâce au pont d’or qu’il leur fait (prise de participations dans le capital, prêts avantageux, exonérations fiscales, aides à la recherche et au développement, etc.), des dizaines de start-up du secteur spatial émanant du cercle des patrons transhumanistes qui ont fait fortune dans l’informatique. « Le Luxembourg fait de l’investissement direct, il prête, il fournit du capital, à travers différents mécanismes financiers, se réjouit l’une des figures du secteur. Ce n’est pas ce qui risque d’arriver avec le gouvernement américain. » Selon Marc Baum, membre de Déi Lenk (« La Gauche ») et l’un des seuls députés au Parlement luxembourgeois à avoir voté contre la loi sur l’appropriation privée des ressources spatiales, ce projet vise à construire une « nouvelle niche économique », histoire de « diversifier une économie trop dépendante du milieu financier ».

Les ressources spatiales ne seraient accessibles qu’aux super-riches

Mais, en fait, comme les résultats risquent de se faire attendre longtemps, indique-t-il, l’objectif premier n’est pas de favoriser la recherche scientifique mais d’attirer le capital américain au Luxembourg. Dans l’immédiat, c’est donc simplement de la propriété intellectuelle, du transfert de capitaux… Bref, du dumping fiscal dans son plus simple et désolant appareil, loin des récits fantasmagoriques sur l’exploration spatiale… Le cynisme est à son comble quand le Luxembourg assure vouloir mettre en place une « économie circulaire » alliant numérique, transports et énergies renouvelables… Car la rentabilité des matériaux extraterrestres est indexée sur un plan différent pour le reste de la planète : pour que les ressources spatiales deviennent plus lucratives, il faudra que l’humanité échoue à développer des modes de production et de consommation soutenables. Et, quoi qu’il en soit, ces ressources spatiales ne seront accessibles qu’aux super-riches, qui, seuls, pourront payer leur prix extrêmement élevé après déviation d’un corps céleste pour le placer dans la bonne orbite, envoi d’un engin sur un astéroïde, forage éventuel, extraction, transport vers la Terre, etc. « Tout cela va totalement à l’encontre de toute transition écologique, regrette encore Marc Baum. Cela accentue l’idée qu’il y aurait un accès sans fin aux ressources… C’est tout à fait contradictoire, cette idée d’une croissance économique sans limites ! »

LE GRAND-DUCHÉ VEUT CHAMBOULER LE DROIT ACTUEL

Selon le traité de l’espace (1967), aucun pays ne peut proclamer sa souveraineté sur un corps céleste. Ce traité ne couvre pas la question des ressources spatiales. Pour le Luxembourg, qui se base sur les arguments des lobbyistes américains et de quelques conseillers comme les Français François Laurent et Jean-Jacques Dordain, cela signifie que l’exploitation, l’extraction et l’appropriation par des entités privées seraient possibles. Le traité sur la Lune (1979) concerne, lui, la question des ressources spatiales. Il interdit également la perturbation de l’équilibre des écosystèmes sur la Lune et des corps célestes. Le Luxembourg n’a pas signé ce traité, tout comme les grandes puissances spatiales, mais la Belgique, l’Autriche, les Pays-Bas et une dizaine d’autres États seulement l’ont ratifié, la France l’ayant signé, mais jamais ratifié. Pour le Luxembourg, ce traité sur la Lune peut être piétiné allègrement car il n’a eu que « 17 signataires ». Le grand-duché considère qu’il n’interdit pas l’exploitation des ressources lunaires, ce qui est exact, mais le Luxembourg omet juste de préciser que cette exploitation est permise aux seules fins scientifiques. Dès lors, le grand-duché prétend, mais contre l’évidence, offrir un cadre juridique stable pour les « mineurs de l’espace ».

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Venezuela. Le peuple a voté oui à la paix…

Posté par jacques LAUPIES le 7 août 2017

 

 

Angèle Savino
Jeudi, 3 Août, 2017
Humanite.fr
ils sont « la deuxième force électorale» de Caracas : Tamayba lara, candidate, Andy Hernandez, militant, Rigel Sergent et Oliver Rivas, également candidats, portent les propositions des « Chavistes rebelles ».
ils sont « la deuxième force électorale» de Caracas : Tamayba lara, candidate, Andy Hernandez, militant, Rigel Sergent et Oliver Rivas, également candidats, portent les propositions des « Chavistes rebelles ».
Photo : Angèle Savino

Ils veulent faire revivre le chavisme populaire et relancer la révolution bolivarienne. Les candidats du mouvement du “chavisme rebelle” *n’ont pas été élus à la Constituante. Mais ils savourent la victoire de la paix…tout en rappelant à ses devoirs le président Maduro. Reportage à Caracas le soir du 30 juillet.

Caracas(Vénézuela), correspondante.

La place Bolivar est remplie de joie. Les militants du “chavisme rebelle” arrivent dans le centre historique de Caracas après une longue journée électorale. La foule danse au rythme d’une célèbre salsa : « Nous voulons la paix, nous ne voulons pas la guerre. Pourquoi se battre ? Nous allons nous unir et chanter pour la paix ».

Elias Jaua, le président de la commission présidentielle de l’Assemblée Nationale Constituante (ANC), arrive sur scène : « Nous avons répondu à l’oligarchie de Bogota qui a une dette envers nous : elle a trahi Simon Bolivar et l’a expulsé de sa Patrie. Nous, les Bolivariens, nous avons vaincu ceux qui ont détruit la Grande Colombie. » L’ancien ministre des affaires étrangères s’adresse indirectement au président colombien Juan Manuel Santos, le premier à ne pas reconnaître les résultats, la veille du scrutin. Il a été suivi par ses homologues péruviens et panaméens. Mais les mouvements sociaux du continent se sont mobilisés. Ils ont lancé il y a deux semaines la campagne « Venezuela, cœur de l’Amérique ».  

Les résultats sont annoncés par la présidente du Conseil National Électoral : plus de 8 millions de personnes ont voté « oui » à la paix. « Nous devons construire la prochaine génération de la révolution bolivarienne et rénover le chavisme. Nous sommes heureux de cette victoire politique internationale », témoigne Oliver Rivas, qui s’est présenté sur la liste territoriale de Caracas. Aucun des candidats du « chavisme rebelle » n’a été élu, la campagne électorale était trop courte. Rigel Sergent, militant du mouvement des habitants, a parcouru plusieurs quartiers populaires dimanche 30 juillet : « la mobilisation était importante, les plus pauvres continuent de soutenir la révolution. C’est la première fois que nous participons à une élection, nous sommes la deuxième force électorale à Caracas. Beaucoup de ceux qui ont gagné ont été ministres ou gouverneurs ».

«La mobilisation était importante. Les plus pauvres continuent de soutenir la révolution.» Rigel Sergent, Candidat.

« Le socialisme se conquiert en luttant, courage Président, le peuple ne renonce pas », s’exclame la foule, lorsque Nicolas Maduro apparaît : “Nous sommes préparés pour la paix, et aussi pour supporter la guerre, répond le chef d’État. Vous savez que 150 centres électoraux ont été assaillis par les paramilitaires. Mais le peuple rebelle a été courageux. 500 personnes ont traversé le fleuve Torbes, dans l’État frontalier du Tachira pour aller voter, car la route principale était bloquée.”

C’est l’heure de l’autocritique. Les militants du chavisme rebelle s’approchent de la scène avec une immense banderole, et répètent le refrain de leur campagne “Face aux défis, le peuple est rebelle”. Le Président reconnaît que ses partisans sont nombreux à demander d’accélérer la lutte contre la guerre économique. Oliver, Rigel, Tamayba et leur camarades interrompent le Président : « Coup de gouvernail, coup de gouvernail !  ». Silence. Nicolas Maduro les écoute. Puis il reprend : « Je vous jure que je vais lutter pour que nous corrigions nos erreurs ».

Tamayba avait 21 ans le 20 octobre 2012. Elle n’oubliera jamais le discours historique de Chavez sur l’élargissement du pouvoir communal. « Nous sommes organisés en assemblée permanente territoriale pour apporter nos propositions à l’ANC. Nous ne croyons pas au coup de baguette magique, il n’existe pas de recette pour construire le socialisme. Nous devons organiser et construire une constituante populaire. Ici, il existe un peuple organisé, des conseils communaux, des conseils étudiants et de travailleurs. La seule issue à la crise, c’est plus de révolution ! »

Face à la statue de Simon Bolivar, le président Maduro conclue son discours: “Souvenons-nous des héros Indiens Guaicaipuro, Tupac Katari, Tupac Amaru, et des commandants Fidel et Chavez, qui nous accompagnent dans cette étape de renaissance du chavisme populaire.

 

· Texte complet en espagnol « Golpe de Timón » (PDF) Auteur : Hugo Chavez.

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Grèce. À Tilos, un îlot d’humanité dans un continent cadenassé

Posté par jacques LAUPIES le 7 août 2017

 

PAVLOS KAPANTAIS
Samedi, 5 Août, 2017
Humanité Dimanche
Meisoun, Mohamed et leurs enfants sont arrivés de Syrie en février. Aujourd'hui, Meisoun travaille, souriante et ravie.
Meisoun, Mohamed et leurs enfants sont arrivés de Syrie en février. Aujourd’hui, Meisoun travaille, souriante et ravie.

C’est l’histoire d’une petite île grecque perdue quelque part dans la mer Égée. Avec à peine 500 habitants, Tilos a décidé de devenir le havre de ceux qui ont dû quitter leur patrie pour rester en vie. Reportage.

Maria Kamma, 47 ans, est la maire et l’âme de Tilos. Débordante d’énergie, enthousiaste et pleine d’humour, elle dégage une impression de volonté inébranlable. Élue en 2014, elle a déjà laissé une trace indélébile sur la vie de l’île. Encartée au Pasok (parti socialiste grec) depuis plus de vingt-cinq ans, elle force le respect de tous, même ceux qui pourraient la voir comme une adversaire politique. Les quelques militants de Syriza qui vivent sur l’île la saluent d’un simple « camarade ». Mais tout ce que fait Maria s’inscrit dans la tradition de solidarité des habitants de Tilos.
 

 

Cela fait maintenant sept ans que l’île reçoit un flux de réfugiés plus ou moins constant. Les premiers arrivent en 2010. Parmi eux, Nima, un Afghan de 15 ans à l’époque. Aujourd’hui âgé de 22 ans, il habite toujours à Tilos. C’est Maria qui l’a invité pour qu’il raconte son histoire. En arrivant, ils s’embrassent comme deux membres d’une même famille. Nima a tout de quelqu’un d’heureux. Sourire aux lèvres, il raconte son histoire : en 2010, il arrive à Lesbos depuis la Turquie, puis part pour Athènes. Là, tandis qu’il se cache dans des taudis, il rencontre un autre Afghan qui lui parle d’une île où il « sera accueilli comme s’il était un d’entre eux ».

Au début, Nima voulait aller en Norvège ou en Suède. Mais il a préféré Tilos, « un endroit magique » .

 
Jusque-là, Nima rêvait d’aller en Suède ou en Norvège. Mais, épuisé par son voyage et coincé à Athènes dans une chambre qu’il partage avec 18 autres personnes, il se laisse convaincre et décide de tenter sa chance à Tilos. Les deux compagnons de route y partent le jour même. Dès leur arrivée, ils y rencontrent une autre famille de réfugiés afghans logés chez des locaux. « Au début, je leur demandais de me cacher. Je n’arrivais pas à croire que ma présence ne posait problème à personne. » Quelques jours plus tard, Nima ose enfin sortir et se balader dans le village. Il sera immédiatement pris en charge. Pendant un an, il suivra des cours de grec intensif tout en assistant à quelques cours avec les autres enfants du village.

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Ont ils une idée du degré auquel ils nous emmerdent avec leurs débats ?

Posté par jacques LAUPIES le 6 août 2017

 

Pour qui jette un œil sur la télé et suit les débats politiques, l’image de ceux qui en principe devraient constituer notre élite intellectuelle : journalistes, politologues parfois spécialistes des  questions sur lesquelles nous avons le droit d’être informés, instruits et même éclairés, cette image devient dégradée, pitoyablement insipide, jusqu’ à nous dégoûter de les voir s’agiter en penseurs avertis, alors qu’ils ne sont que des perroquets mis en cage pour nous répéter un même discours.

Est ce la saison estivale et la canicule qui amoindrit leurs analyses ou tout simplement le fait qu’ils ont choisi pour « expliquer » les revers politiques du gouvernement de s’en tenir à rendre responsable un tel ou un tel ( y compris au plus haut sommet de l’état) de s’épancher sur ses erreurs, son manque de discernement, ses fautes de communication pour expliquer sa perte de crédibilité.

Certains de ses éminents « communicants » (débat de ce vendredi et samedi sur LCI dans  « 24 heures en question ») posent la question du pouvoir médiatique et en arrivent à le considérer comme responsable des chutes dans les sondages comme si les politiques anti sociales, les atteintes réalisées ou annoncées au droit sociaux, les mises à l’index de catégories nombreuses telles que les retraités, les fonctionnaires, les étudiants, les élus des communes et autres institutions jugées trop dépensières n’étaient pas à l’origine de la cause profonde d’un rejet qui se généralise.

Ces bavards nous feraient presque croire qu’ils ont tout compris au point de se positionner en conseillers du pouvoir politique en place ou, selon la sensibilité de leur patron de presse, de leur institut bidon, de se présenter en critique incarnant telle ou telle tendance faisant figure d’opposant. Aucun évidemment ne se hasarde à rappeler que des populations entières sont maintenues en état de pauvreté aggravée alors qu’à l’opposé la richesse s’accumule. Il est préférable pour eux de s’étendre sur le soi disant amateurisme des nouveaux élus. 

S’agissant des débats sur les questions internationales on retrouve la même démarche consistant à substituer aux véritables enjeux économiques et géopolitiques le comportement de tel ou tel leader ou chef d’état.

Une pauvreté d’analyse bien entendu acceptée et organisée pour noyer le poisson ! Le plus triste est qu’il existe dans la société des couches et catégories sociales soigneusement constituées au fil des décades et abêties suffisamment pour accepter ce règne de pensée unique. Les trente glorieuse ont fait naître, sous l’effet des idées nées de la résistance, une génération de prolétaires conscients et combattifs dont finalement le capitalisme mondial a eu raison.

S’en sont suivies trente années de dislocation et de transformation des conditions de vie, du positionnement économique dans le système de production, des générations qui se sont succédées au sein même de ce prolétariat, permettant sa manipulation et sa neutralisation : une partie maintenue dans la peur de perdre un statut protégé de salarié, une autre assistée et accédant à la rente illusoire, une autre plus vieillissante mise hors du circuit de la production mais toutes gagnées par les idées du conservatisme et du réformisme. Ce sont elles qui, hélas, permettent la survie d’un système dépassé.

Ce sont elles qui objectivement permettent d’isoler les travailleurs les plus pauvres, les précaires, les chômeurs, de plus en plus marginalisés économiquement et politiquement. C’est sans doute là qu’il faut trouver l’essentiel de cette moitié de population qui s’abstient dans les votes.

De cela les faux culs des plateaux de télé ne vous en parleront jamais.

 

L’anti dote chers lecteurs c’est de lire la presse d’opposition : la vraie

Dans votre hebdomadaire
Du 3 Août au 9 Août 2017
mmen

 

 

 

 

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