La vérité est révolutionnaire dit-on !

Posté par jacques LAUPIES le 15 mai 2017

 

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S’il fallait clarifier la situation, cela est fait ! La droite, sous couvert d’une pseudo recomposition qui ne se voulait ni de droite ni de gauche, se trouve aux rênes du pouvoir.

Les électeurs socialistes qui ont rêvé de sauver la République en votant Macron  au premier et dont je connais quelques irréductibles dans ma ville, éternels trompés de la politique, seront satisfaits de se trouver le cul entre deux chaises ! Ils ne sont pas les seuls à s’être fait piéger sous les directives d’un PS local (dans la circonscription) qui a soutenu sans réserve la politique de Hollande laquelle a conduit à cette situation ubuesque.

Certes un grand nombre d’électeurs de gauche se sont exprimés en faveur de Hamon dont les hésitations à rejoindre la gauche anti austérité ont réduit une volonté unitaire large que nous communistes n’avons cessé de préconiser, un peu seuls il faut bien le dire. N’oublions pas que les dirigeants de la France Insoumise n’ont pas cru déployer tous les efforts nécessaires pour ce rassemblement qui aurait certainement permis de placer Jean Luc Mélenchon au deuxième tour, que nous avons soutenu et que nous soutenons cependant à Marseille.

Dans notre ville  nous allons déployer tous les efforts pour que le candidat se réclamant de la FI (donc de JLM) batte l’extrême droite dont la position menace sérieusement l’élection d’un candidat républicain !

Ce choix a été fait pour marquer notre volonté unitaire et éviter la dispersion des forces de gauche.

J’ajouterai que pour ce qui concerne notre ville dans laquelle nous nous trouvons partie prenante d’un regroupement à gauche (placé en deuxième position des possibilités d’élargissement existent et c’est avant tout cela que nous voulons protéger et développer !

La vérité est révolutionnaire dit-on souvent ! Mais chacun à la sienne et nous pensons que nous devons dire la nôtre !

 

Le député-maire de droite Édouard Philippe nommé Premier ministre

avec afp
Lundi, 15 Mai, 2017
Humanite.fr

Le député-maire Les Républicains du Havre, Édouard Philippe, a été nommé Premier ministre par le président de la République Emmanuel Macron, a annoncé lundi le secrétaire général de l’Élysée.

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En nommant un Premier ministre de droite après cinq ans de quinquennat socialiste, Emmanuel Macron, qui a défini son mouvement La République en marche! comme « et de droite, et de gauche », abat la première carte de sa « recomposition politique » et lance un défi à LR avant les élections législatives. À 46 ans, Edouard Philippe, élu de droite et fidèle d’Alain Juppé, devient le plus jeune chef de gouvernement depuis Laurent Fabius en 1984.
Énarque de la promotion Marc-Bloch (1997), maître des requêtes au Conseil d’État, maire du Havre depuis 2010 et réélu au premier tour en 2014, Édouard Philippe est un proche de longue date d’Alain Juppé, dont il fut le secrétaire général à la tête de l’UMP (devenue LR) de 2002 à 2004. Il a également été membre du cabinet d’Alain Juppé lors de son passage au ministère de l’Écologie en 2007, avant de devenir directeur des affaires publiques du groupe nucléaire Areva (2007-2009).
Élu député de Seine-Maritime en 2012, Édouard Philippe, qui devient le 23e Premier ministre de la Ve République, ne se représente pas aux législatives de juin.
La passation des pouvoirs avec l’actuel locataire de Matignon, le socialiste Bernard Cazeneuve, va suivre en milieu d’après-midi.  La composition du reste du gouvernement, qui devrait comporter d’autres personnalités de LR et du MoDem de François Bayrou, devrait être dévoilée mardi, avant le premier Conseil des ministres du quinquennat programmé mercredi.

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Sont ils des Bonobos ?

Posté par jacques LAUPIES le 15 mai 2017

En dépit des convictions, de la volonté affichée de vaincre l’adversaire de classe, se manifeste une fois de plus  le repli sur soi, l’idée que l’on peut vaincre seul. Un phénomène politico-social qui paralyse le développement de nos sociétés.

Les candidats à l’élection présidentielle nous ont offert ce spectacle où chacun, même persuadé qu’il ne pourra y parvenir, laisse entendre que si on lui accorde une préférence qui le placera en position de force il sera le meilleur pour imposer son autorité, sa loi. Du coup disparaît toute idée de compromis. Le compromis c’est pour plus tard, à l’issue d’un combat de coqs. Pour l’heure il faut être devant, le premier si possible. Pour cela on utilise la stupidité des non dominants dont on  instrumentalise la faible influence.

Pas un seul des candidats en présence n’a échappé à cette tentation : Le Pen avec Dupont d’Aignan, Macron avec Bayrou et dans une certaine mesure Mélenchon avec  tout ce qui était exploitable : verts, extrême gauche, voire PCF ! Quant à ceux qui  pouvaient bénéficier d’appuis sensibles (genre Fillon côté réac et Hamon côté Social Démocrate) il n’ont pas su ou pu le faire. Je suis le panache blanc, suivez moi, je deviendrai votre roi.

Au fond ces personnages qui revendiquent le pouvoir pour faire le bonheur d’une classe, d’une catégorie se comportent comme ces primates qui, dans la jungle eux, ont au moins le mérité de rechercher la domination pour leur propre compte et n’y mêlent aucune complicité.

Et cela bien entendu, n’est hélas pas que l’apanage de qui a la prétention de nous régenter au plus haut niveau de l’état. On retrouve à tous les niveaux de nos institutions ce comportement auquel ne peuvent parfois pas échapper les prétendants les plus inspirés par la noblesse du dévouement au service de la collectivité.

On aura vu tout cela depuis ces derniers mois : toute une bande de vieux Bonobos qui se disputent la suprématie sans omettre les jeunes qui sont à l’affut des femelles et de la faute du dominant.

Ne croyez pas que j’en oublie les enjeux de classe qui sont une tout autre affaire et dont la solution n’a quant au fond, rien à voir avec ces comportements venus du plus lointain de nos société primitives !

Non j’ai voulu simplement évoquer un phénomène qui précisément pourrait bien ramener les dominés que nous sommes à ne plus être dupes de ces singeries d’un autre âge !

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On pourrait multiplier les exemples à foison

Je regrette très profondément les décisions prises samedi par la France insoumise (Pierre Laurent)Je regrette très profondément les décisions prises samedi par la France insoumise (Pierre Laurent)

 

 

Présent dimanche á la fête de l’Humanité organisée par les communistes du Tarn au pays de Jaurès à Carmaux, Pierre Laurent a réagi aux décisions prises la veille par France insoumise:

 

« En lançant jeudi au gymnase Japy à Paris la campagne nationale des communistes pour les  élections législatives, j’ai renouvelé mon appel à une dynamique unitaire large sur tout le territoire national rassemblant tous ceux qui ont soutenu la campagne de Jean-Luc Mélenchon. Le jour même à Marseille, les communistes des Bouches-du-Rhône ont rendu public un geste fort de rassemblement en retirant leurs candidats dans la circonscription où Jean-Luc Mélenchon sera candidat et dans trois circonscriptions face à la menace du FN. Dans tous les départements, les communistes ont présenté des offres de rassemblement qui permettraient de présenter des candidatures communes dans des dizaines de circonscriptions, multipliant nos chances d’élire des députés. Or, samedi, c’était au tour de La France insoumise de lancer sa campagne et d’investir ses candidats.

 

Je regrette très profondément que les décisions prises par la France insoumise aient ignoré nos appels au rassemblement, à l’exception de quelques unités. Cette décision est totalement contradictoire avec l’objectif affiché d’élire une nouvelle majorité capable de refuser les injonctions d’alignement du nouveau président Emmanuel Macron, et assez forte pour faire barrage aux prétentions de la droite et de l’extrême-droite.

 

La concrétisation de l’espoir né le 23 avril dans le vote Mélenchon et l’avenir d’une gauche nouvelle ne se trouvent pas dans une formation unique qui prétendrait faire le vide autour d’elles, mais dans un rassemblement fidèle à nos objectifs d’une VIème République, où diversité, respect mutuel et intervention citoyenne s’additionnent pour forger une union durable et un projet solides. 

 

Les candidats soutenus par le PCF- Front de gauche continueront de faire campagne la main tendue  et restent disponibles jusqu’au terme du dépôt des candidatures le 19 mai pour toute entente ou retrait réciproque qui permettent d’avancer vers les victoires souhaitées. Ici, à Carmaux, n’oublions pas ces mots de Jaurès: la véritable richesse, c’est celle qui ne diminue pas si on la partage  ».

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

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Législatives. Jean-Luc Mélenchon « Nous sommes candidats partout avec un objectif : gouverner le pays »

Posté par jacques LAUPIES le 14 mai 2017

 

 COMMENTAIRE PERSONNEL

Puisque a été prise la décision de ne pas présenter de candidature du PCF dans le 16ème circonscription nous allons tout naturellement soutenir le candidat de la France Insoumise. Et si en notre qualité de communiste nous avons un programme à défendre nous nous devons de bien connaître celui du candidat de ce mouvement. Si nous nous devons de répondre à quelques interrogations qui peuvent naitre de nos différences programmatiques avec la France Insoumise, il importe néanmoins de reprendre avec force les aspects essentiels sur lesquels nous sommes d’accord.

Il importe pour nous de rassembler et d’accroitre le score réalisé par Jean Luc Mélenchon dans nos villes, notamment Arles Miramas et Tarascon  qui nous place en seconde position derrière le FN et donc en capacité de le battre au second tour avec un rassemblement bien plus large de tous les républicains. Il faut se préparer à cette éventualité.

D’évidence apparaît le besoin de convaincre tous les démocrates que,  s’il y a un vote utile ce sera bien celui en faveur de la candidature émanant du vote Mélenchon, dont d’évidence les communistes ont été les principaux instigateurs !

Une nouvelle majorité, opposée au projet de Macron de la droite et de l’extrême droite, est possible. Ce sera la seule façon de bloquer les projets désastreux de ces partis qui osent annoncer à notre peuple un peu plus de difficultés et de souffrance avec l’appui de la plupart des médias.

Un perspective s’ouvre pour des millions de français qui n’en peuvent plus du chômage et des bas salaires. Mobilisons nous, mobilisons les !

Tel est le prix du succès !

 

APRES LE  PCF LES INSOUMIS LANCENT LEUR CAMPAGNE
Julia Hamlaoui
Samedi, 13 Mai, 2017
Humanite.fr

La France insoumise est officiellement entrée en campagne pour les législatives lors de sa convention nationale, ce samedi 13 mai 2017 à Villejuif dans le Val-de-Marne.

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La France insoumise (FI) a réuni samedi à Villejuif plus de 1000 de ses candidats, titulaires et suppléants, et directeurs de campagne, selon les organisateurs, pour la deuxième convention nationale du mouvement consacrée au lancement de la campagne des législatives. Après les prises de parole de personnalités investies par FI pour le scrutin de juin, comme l’humoriste Gérald Dahan, la championne du monde de kick-boxing Sarah Soilihi ou encore le réalisateur de Merci patron ! François Ruffin, le fondateur du mouvement, Jean-Luc Mélenchon a prononcé un discours d’une heure, entre bilan de la présidentielle et entrée en campagne.

« Nous sommes candidats partout avec un objectif : gouverner le pays, constituer une nouvelle majorité », a-t-il d’emblée lancé répétant ensuite à plusieurs reprises : « nous ne sommes pas là pour une personne, ni même pour 577, mais pour un programme », l’Avenir en commun qu’il a défendu lors de l’élection présidentielle dont le résultat sera, selon lui, « un nouveau point d’appui ».

La vidéo du discours de Jean-Luc Mélenchon

Balayant les critiques à propos des « parachutages », alors que lui-même se présente à Marseille (Bouches-du-Rhône), Jean-Luc Mélenchon a estimé que « nous sommes continuellement des parachutés : personne ne choisit où il est mis au monde ». Il a également tenté d’évacuer les « polémiques » à propos de la signature de la charte que FI exige de ses candidats, en partie source du désaccord pour les législatives avec le PCF qui refuse de se présenter sous l’unique étiquette de ce mouvement. C’est « la garantie pour nos électeurs que ce pour quoi ils votent sera respecté par ceux qu’ils ont élus », a plaidé Jean-Luc Mélenchon envoyant au passage une pique au député Front de gauche qui a voté contre le mariage pour tous. « La condition numéro un que nous posons, à quelques exceptions près, à ceux qui veulent faire équipe avec nous c’est qu’ils déposent leur candidature en tant que France insoumise », a-t-il également insisté. Ces « exceptions », qui n’ont pas eu à signer la charte exigée  des autres candidats FI, concernent la député communiste sortante Marie-George Buffet, la porte-parole d’Ensemble !, Clémentine Autain, le député écologiste Sergio Coronado, la députée réunionnaise Huguette Bello et le journaliste François Ruffin, a listé l’animatrice du comité électoral de FI, Martine Billard. Une liste auxquels s’ajoutent les députés communistes sortant ayant parrainé Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle, a annoncé son directeur de campagne, Manuel Bompard.

Du « pour » le programme de la France insoumise et du « contre » Macron

L’ex-candidat à la présidentielle a également fait du nouveau président Emmanuel Macron, le « seul interlocuteur politique » valable. Et de dessiner les thèmes d’une campagne que le fondateur de la France insoumise souhaite « nationale » : contre la casse du code du travail par ordonnances, contre la réduction du nombre d’élus au parlement, contre le grand carénage de 19 centrales nucléaires, contre le Ceta ou encore les 50 milliards d’économie budgétaire… autant de projets dans les cartons du président En Marche !.

Au-delà de la constitution d’une force d’opposition, Jean-Luc Mélenchon a engagé les électeurs qui s’étaient porté sur sa candidature à voter en juin pour permettre une « cohabitation » : « Votez aux législatives pour la France insoumise. On n’a pas envie de devoir être «contre». On veut enfin pouvoir être «pour» ».

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Au sommaire de l’émission du 11 mai, Patrick Le Hyaric : Emmanuel Macron, les dangers de l’ubérisation, la fin de l’Obamacare aux Etats Unis, les savoirs-faire des artisans exilés, les premiers invités de la fête de l’Humanité.

Posté par jacques LAUPIES le 13 mai 2017

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Réunion des communistes

élargie à tous ceux qui souhaitent soutenir notre action  :

MARDI 16 MAI A PARTIR DE 17 H 00

au siège 35, RUE MONGE A TARASCON

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Dans la 16ème circonscription : aux insoumis de battre le FN (avec notre appui comme de bien entendu) ?

Posté par jacques LAUPIES le 12 mai 2017

 

 DANS LE 13, le PCF LANCE UN APPEL AU RASSEMBLEMENT

Depuis des mois, les communistes s’engagent pour rassembler les forces disponibles à gauche. C’est pour cela qu’ils ont choisi de soutenir Jean-Luc Mélenchon, à l’élection présidentielle, et cherché à élargir le rassemblement pour disputer le deuxième tour.

Depuis quinze jours, ils s’activent pour que la formidable dynamique qui s’est exprimée à la présidentielle se concrétise aux élections législatives.

Nous ne voulons pas laisser les mains libres à Emmanuel Macron pour mener une politique de casse sociale, qui débuterait par le démantèlement du code du travail par ordonnances.

Nous ne voulons pas laisser le Front national s’ériger en opposition. Nous voulons incarner l’alternative, l’espoir de notre peuple dans un véritable changement. Nous voulons être utiles, être à la hauteur des attentes populaires, et de la formidable promesse du 1er tour.

Nous refusons le gâchis de la division, nous ne nous y résignons pas. Le résultat de l’élection présidentielle nous confère d’importantes responsabilités.

Face à l’extrême droite notamment mais aussi pour créer les meilleures conditions de victoire pour contrer Emmanuel Macron, il y a urgence.

Dans les Bouches-du-Rhône, le Parti communiste prend ses responsabilités comme partout dans le pays. Malgré l’absence d’accord national, que nous continuons de proposer, en particulier à la France insoumise, nous avons décidé de retirer sans attendre quatre de nos candidats dans quatre circonscriptions pour faire la preuve que notre volonté ne se paye pas de mots.

Parmi ces circonscriptions, figure la 4ème, à Marseille, où Jean-Luc Mélenchon a décidé de se présenter. Nous le ferons aussi dans la 3ème circonscription, à Marseille, pour contribuer à faire échec au maire FN ainsi que dans la 9ème, à Aubagne-La Ciotat, et dans la 16ème, à Arles-Miramas-Tarascon, pour que la droite et l’extrême droite soient battues.

Nous le faisons aussi avec une grande ambition de conquête dans notre département, où plusieurs députés notamment communistes peuvent être élus pour représenter notre peuple et lui permettre de se faire entendre à l’Assemblée nationale. Partout où nous nous présenterons, ce sera pour incarner le meilleur rassemblement possible à gauche pour gagner Nous appelons chaque force à prendre ses responsabilités à gauche pour permettre une bonne représentation des idées de progrès social, démocratique et écologique. Partout, les communistes sont mobilisés pour mettre fin aux politiques d’austérité et aux politiques libérales, pour rendre la politique utile à nos vies. Faisons-nous entendre aux législatives. Faisons entrer le peuple à l’Assemblée nationale !

Fédération PCF13 280 rue de Lyon 13015 Marseille

contact@pcf13.fr

On verra plus tard pour les commentaires !

 

Réunion des communistes

élargie à tous ceux qui souhaitent soutenir leur action  :

MARDI 16 MAI A PARTIR DE 17 H 00

au siège 35, RUE MONGE A TARASCON.

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Lancement de la campagne des communistes

Posté par jacques LAUPIES le 12 mai 2017

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Législatives. Désaccord entre la France insoumise et le PCF

Posté par jacques LAUPIES le 11 mai 2017

Julia Hamlaoui avec aurélien soucheyre
Jeudi, 11 Mai, 2017
L’Humanité

En 48 heures, la porte s’est refermée sur un accord PCF-FI en vue des législatives. « Il n’y aura pas d’alliance », a tranché hier Jean-Luc Mélenchon. Au regard des enjeux, les communistes ont choisi eux de continuer de « tendre la main ».

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Avant la crise des 48 dernières heures, la semaine précédente, déjà, la température était montée de quelques degrés avec un communiqué de la France insoumise annonçant que celle-ci porterait plainte contre le PCF en cas d’utilisation de l’image de Jean-Luc Mélenchon.

Mais, au-delà de ces épisodes, ces frictions traduisent une visée stratégique différente dans un paysage politique en pleine recomposition. Pour Jean-Luc Mélenchon, il s’agit de faire de la France insoumise l’unique force propulsive à gauche. En la matière, le député européen revendique la comparaison avec le président En marche ! : « Je fais des choses comparables avec Emmanuel Macron en voulant casser les anciens partis. Nous voulons mettre de l’ordre et mettre fin aux petites manœuvres. Nous avons une seule étiquette », a-t-il développé hier. Un message qui fait écho à son lancement de campagne en février 2016 : « Moi, je propose ma candidature, c’est le peuple qui va en disposer, je ne demande la permission à personne, je le fais hors cadre des partis. Je suis ouvert à tout le monde, les organisations, les réseaux, mais les citoyens d’abord », disait-il alors sur TF1. Depuis, les responsables de la FI répètent que leur mouvement est « un cadre de large rassemblement ». De son côté, le PCF mais aussi Ensemble ! ont décidé de soutenir la candidature Jean-Luc Mélenchon, mais sans rejoindre son mouvement. Le PCF plaidant pour rassembler dans un même mouvement « et le peuple et les forces de gauche », en rupture avec la politique libérale du quinquennat écoulé. « La France insoumise a eu cette intuition que, pour faire entrer le grand nombre dans le jeu, on ne peut pas faire seulement avec les forces existantes. Mais je ne pense pas qu’on pourra faire totalement sans », ajoute, pour sa part, Clémentine Autain, la porte-parole d’Ensemble !. Regrettant de ne pas avoir été invitée à la table des négociations, mais citée par Jean-Luc Mélenchon parmi la poignée de candidats investis par la France insoumise sans avoir signé sa charte, elle continue d’estimer nécessaire dans l’immédiat de « faire élire un maximum de députés ».

Charte, campagne et discipline de vote

Cette divergence conduit à une mésentente sur le cadre d’un éventuel accord national. Tous les candidats doivent accepter une « campagne nationale sur un programme national », « l’Avenir en commun », a à nouveau expliqué hier le responsable de la campagne législative de la FI, Bastien Lachaux, à l’occasion d’une conférence de presse. « C’est pour ça que la campagne de la France insoumise sera nationale, avec une charte graphique unique sur l’ensemble du territoire, un programme commun à l’ensemble des candidats, un mot d’ordre commun, “la Force du peuple” et un logo commun, le “phi” de la France insoumise », a-t-il. À ces conditions, la FI a régulièrement répété que ces candidats devaient être signataires d’une charte qui comprend notamment le label commun, une association de financement unique (avec possibilité de reversement) et la discipline de vote. « La bannière FI n’est pas commune c’est le nom de l’une des forces » en présence, estime Olivier Dartigolles. Le porte-parole du PCF, qui regrette le climat de « brutalité et de violence », estime également que « le score obtenu à la présidentielle est le résultat de forces dont le PCF, ses élus et militants » qui ont mené campagne. Et de rappeler que le PCF avait accepté que l’Avenir en commun soit le socle de la future majorité : « Nous partageons l’écrasante majorité de ces propositions dont beaucoup ont été piochées dans notre travail commun de 2012, l’Humain d’abord. évidemment, certains sujets font débat, c’est normal. » Pas assez clair pour Jean-Luc Mélenchon qui a argué hier de divergences, comme sur le nucléaire.

Quels candidats à Ivry, Grigny et Montreuil ?

C’est avec l’intention de pallier à cette difficulté, explique-t-on place du Colonel Fabien, que le PCF a proposé à l’issue du premier tour un accord national « sous une bannière commune », estimant qu’avec quatre candidats réunissant de 19,5 à 24 % « une majorité n’est acquise pour personne ». « Ils ont refusé un accord national dans le cadre de FI. Puis proposé des désistements réciproques. Puis une autre bannière nationale. Puis de nouveaux des désistements », a balayé Manuel Bompard. Exit donc l’accord national.

Quant à un accord plus restreint de désistements réciproques, il s’est heurté aux velléités de la France insoumise d’imposer ses candidats, en particulier dans les trois villes communistes d’Ivry, de Montreuil et de Grigny. « Il aurait été possible en élargissant le nombre de circonscriptions concernées, de faire élire Alexis Corbière (le porte-parole de FI, candidat à Montreuil, NDLR) dans un grand nombre d’entre elles, en particulier à Paris », souligne Olivier Dartigolles. La page est-elle définitivement tournée ? Telle semblait être la volonté de FI hier. « Nous avons investi plusieurs candidats issus du PCF. Nous espérons que cela va continuer. Hier soir Stéphane Peu, candidat PCF à Saint-Denis, a annoncé qu’il signera la charte de la France insoumise. Nous pensons qu’il y en aura d’autres dans les prochains jours », a annoncé Manuel Bompard, hier. De son côté, Pierre Laurent déclarait dans l’après midi : « Nous allons entrer en campagne nous-mêmes, mais en tendant toujours la main à un accord local ou national. Chaque fois que ce sera possible nous avancerons vers cet accord ».

Deux lancements de campagne séparés

Pierre Laurent lancera la campagne nationale des législatives du PCF lors d’un grand meeting au gymnase Japy, à Paris, ce jeudi 11 mai à 19 heures (retransmis en direct sur pcf.fr), avec l’ambition de « renouveler en profondeur l’Assemblée nationale en faisant entrer des députés représentant vraiment le peuple (…). Nos candidats, dont près de 70 % n’ont aucun mandat électif, sont à l’image de cette France du travail ». De son côté donc, la France insoumise organise, elle, une convention nationale de ses candidats ayant validé sa charte samedi à Villejuif (Val-de-Marne). Jean-Luc Mélenchon devrait officialiser sa candidature à Marseille. Selon les chiffres de la France insoumise, la moyenne d’âge de ses candidats est de 41 ans, dont 90 % ne se sont jamais présentés et 63 % ne sont pas membres d’un parti politique.

 

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Soyez d’abord vous mêmes, même s’il vous en coûte ! Et mèfi !

Posté par jacques LAUPIES le 10 mai 2017

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La Camargue est  un pays de taureaux pas de vache à lait…

 

Et voilà, nous y sommes un coup  de plus ! Dans quoi ? Tout simplement dans une tentative d’user, ici par des adversaires, là par des partenaires, d ‘une constitution que certains disent pourtant vouloir abattre. Par souci d’efficacité diront-ils, alors qu’en réalité il profitent de cette opportunité pour tenter d’obtenir l’hégémonie que le système mis en place donne aux « grands partis » (qu’ils sont loin d’être !)

Une constitution qui donne la possibilité à un homme ne représentant au départ que lui-même (du moins c’est ce que l’on tente de nous faire  croire) de s’octroyer une représentativité populaire en regroupant diverses forces, plus ou moins opportunistes, certaines directement ou non manipulées par la classe dominante, de museler des millions d’électeurs en ne leur laissant d’autre possibilité que de se voir imposer  par la suite un compromis mortifère !

Il suffit qu’un tribun bien rodé ou un débutant bien encensé, certes soutenus par des courants politiques faciles à débusquer,de droite ou de gauche, soient assez talentueux pour se rallier des partis, des transfuges de tout poil et moult opportunistes, et il devient monarque. Et si ne n’est pas son intention la cour qui l’entoure se chargera de lui rappeler qui l’a fait roi : une cour « droitisante », « centrisante » et même gauchisante pourvu que le bourgeois y trouve son compte !

Tout aussi coupables de la supercherie sont ceux qui savent et se laissent piéger. Il y a certes les cocus qui savent et ceux qui ne savent pas. Ils seront les innocents aux mains vides !

Un analyste me disait un jour: « soyez vous d’abord avant de vous consacrer aux autres ». Je dois dire que la vie m’avait déjà appris que c’était de bon conseil mais il faut bien dans une société sortir de temps à autre de son égo. Cela est bien naturel quand on est convaincu, que produit des rapports  sociaux, notre égo est fait de tout ce que autres nous apportent. Mais comme on dit chez nous « mèfi » (attention)

Evidemment ce parler marseillais je l’ai appliqué plusieurs fois, pas avec les adversaires eux on sait qui ils sont mais avec les alliés qu’il est moins aisé de deviner. En 1981 je n’ai pas voté Mitterrand au second tour, histoire de freiner son ardeur hégémonique. Au premier tour la question ne se posait pas puisque Marchais était candidat. Ai-je eu tort ou raison au second ? L’histoire a répondu mais au bout du compte avant de s’en prendre à l’allié regardons nous nous même ! Je dois dire tout de même que le discours léniniste de François Mitterrand à Beaucaire devant un parterre à 90% de sympathisants communistes m’avait tout de même un peu préoccupé et paru quelque peu insolite, sachant d’où venait le révolutionnaire de ce jour là.

En 2012 je me suis opposé au choix de Mélenchon dès le premier tour ce qui ne veut pas dire que je n’ai pas compris notre dilemme après le résultat désastreux de Marie George Buffet en 2002. Tout comme je ne l’ai pas choisi comme candidat en 2016. Mais discipliné dans un parti qui me parait-être de loin le plus sérieux et conforme à ma volonté  de transformer les rapports sociaux d’exploitation en rapports sociaux de coopération, j’ai fait tout mon possible pour lui permettre d’obtenir le meilleur résultat en essayant d’être convaincant avec les électeurs communistes parfois très réservés et d’autres carrément hostiles !

En  politique il faut à la fois faire face  à l’immédiat en tenant compte de la situation économique  et sociale présente et se livrer  en même temps à une réflexion pour la transformer utilement. C’est un exercice très difficile et ceux qui tranchent facilement quand un choix est à faire sont bienheureux.

Mais il y a tout de même quelques principes à respecter : être soi et convaincre de sa propre réflexion, donc établir une force autour de soi pour peser sur ceux qui n’ont pas la même vision de la société à construire ou qui, lorsque c’est le cas, ne partagent pas notre stratégie pour y parvenir. C’est ce que l’on appelle établir les rapports de force. Rien n’est plus dangereux que de se diluer dans une mélasse unitaire avant que l’heure ne sonne.

Nous sommes mal, car avoir tout fait pour l’union, s’être mouillé pour un candidat qui vient à la télé vous traiter de menteur, ce doit être dur à avaler !

Espérons que nos électeurs auront le temps de se faire à cette nouvelle conjoncture et d’ores et déjà battons nous pour cette candidature communiste que j’appelle de mes vœux sur Tarascon. Cet après midi j’ai discuté de cela avec trois personnes qui m’ont indiqué être prêtes à adhérer au PCF.

Et encore une fois soyons nous même et montrons bien que nous n’avons rien à voir avec les pantalonnades auxquelles nous assistons !

Ce n’est pas quelques peaux de banane qui nous dérangeront. D’où qu’elles viennent !

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

Je regrette profondément le refus des dirigeants nationaux de France insoumise (Pierre Laurent)

 

Dans un communiqué publié hier soir, le directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon, Manuel Bompard, annonce la rupture unilatérale par la France insoumise des discussions entre nos deux formations politiques. Cette rupture, ni moi, ni la direction du PCF, ne l’avons ni décidé, ni souhaité. Ceux qui affirment le contraire mentent et cherchent à se dédouaner de leurs responsabilités.

Hier encore, devant le risque que je sentais grandir, j’ai lancé un nouvel appel, le troisième en quinze jours, pour que nos discussions aboutissent sans délai à un accord large et national permettant d’aller ensemble à la bataille des élections législatives avec une candidature commune dans le maximum de circonscriptions. Je sentais grandir le risque puisque nos interlocuteurs écartaient depuis déjà dix jours toute possibilité d’un accord national qui n’aurait pas lieu sous la tutelle unique de la France insoumise, poussant ainsi à la multiplicité des candidatures issues des diverses forces ayant soutenu Jean-Luc Mélenchon, et à la division des électeurs réunis par son bulletin de vote le 23 avril. Depuis, nous en étions réduits à des discussions rabougries comme peau de chagrin, concernant une poignée de circonscriptions, 26 exactement sur 577 lors de la dernière discussion de lundi. Nous les poursuivions tout de même, avec la volonté d’aboutir à un accord pourtant insuffisant mais dont nous espérions qu’il envoie un signal unitaire positif. Le communiqué de France insoumise rompt cette dernière discussion. C’est irresponsable.

 

Les élections législatives s’annoncent en effet cruciales. Si Emmanuel Macron a été élu, la majorité parlementaire n’est acquise pour personne. Nous pouvons donc la disputer aux forces du libéralisme et de l’extrême-droite, fort des sept millions et demi de voix recueillies par Jean-Luc Mélenchon le 23 avril. Nous pouvons ensemble empêcher Emmanuel Macron d’avoir les mains libres pour casser le Code du travail, nous pouvons battre ses candidats et ceux la droite dans de très nombreuses circonscriptions, barrer la route à l’entrée massive de députés Front national au Parlement après avoir barré la route de l’Elysée à Marine Le Pen. La meilleure chance de victoire que nous pouvons nous donner, c’est l’union maximale des forces qui ont permis le résultat du 23 avril, en conjugant leurs forces, tout en respectant leurs différences. C’est cette méthode que nous n’avons cessé de proposer pour les élections législatives, en rassemblant tous nos candidats sous une bannière commune respectueuse de tous, membres ou non de la France insoumise. Pourquoi refuser cette proposition de bon sens ?

 

Je regrette profondément le refus des dirigeants nationaux de France insoumise, qui privilégient manifestement sans le dire un intérêt de recomposition partisane à la possibilité d’une ample victoire les 11 et 18 juin prochains. Ce choix est périlleux pour la défense des intérêts populaires. Mais rien ne nous détournera du cap choisi. Je renouvelle mon appel, car l’union des forces capables de reconstruire une gauche nouvelle, profondément réinventée comme nous avons commencé à le faire avec le Front de gauche puis dans cette année 2017, n’est pas un choix de circonstance électorale, c’est un choix de fond et durable. Et je demande aux candidats que nous avons investi d’entrer en campagne partout, en maintenant la main tendue et ouverte à tout accord qui permettra localement ou nationalement de dépasser cette situation.

 

Notre ligne de conduite reste la même. Nous avons voté Jean-Luc Mélenchon pour ouvrir la voie à un nouvel espoir. Après avoir battu Marine Le Pen, conscient des combats qui nous attendent face à Emmanuel Macron, nous voulons aujourd’hui concrétiser cet espoir et cette force dans les élections législatives en rassemblant le maximum de voix et de forces à gauche , et en faisant élire le maximum de députés qui les porteront dans les combats à venir. Nos candidates et candidats, issus dans toute la France du monde du travail, travailleront à faire entrer cette force populaire à l’Assemblée nationale.

 

C’est sur ces bases que je lancerai demain à 19 h au gymnase Japy à Paris la campagne nationale de nos candidats pour les élections législatives.

Pierre Laurent
Secrétaire national du PCF

 

Législatives. La France insoumise annonce la fin des négociations avec le PCF

Julia Hamlaoui
Mardi, 9 Mai, 2017
Humanite.fr

La France insoumise a annoncé mardi soir par voie de communiqué de presse que les négociations étaient rompues avec le PCF pour les élections législatives, alors que depuis plusieurs jours des échanges avaient lieu pour trouver à défaut d’un accord national, un accord de désistements réciproques.

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« Pierre Laurent a décidé de rompre les discussions sur les candidatures aux élections législatives », a écrit, mardi soir dans un communiqué, Manuel Bompard, directeur de campagnes de FI, affirmant « prendre acte » que «  la direction du PCF a  lancé la campagne de tous ses candidats sous le sigle du PCF, membre d’un « Front de Gauche » pourtant aujourd’hui inexistant ».
« C’est très surprenant et incompréhensible alors que les échanges se sont poursuivis par téléphone et après notre conférence de presse de cet après-midi », déplore-t-on dans l’entourage du secrétaire national du PCF.  Quelques heures plus tôt, celui-ci  a de nouveau appelé, devant la presse, « avec gravité et colère » , à un accord pour mener « non dans quelques circonscriptions, mais le plus largement et nationalement possible  la bataille (des législatives, NDLR) sous une bannière commune ».
Renvoyant  la responsabilité de cette rupture au PCF, citant un numéro de janvier du supplément « Communistes » de l’Humanité, Manuel Bompard estime que de longue date la direction du PCF a rejeté un accord au niveau. La France insoumise indiquait alors qu’un tel accord devait se nouer sous le label FI et avec la signature de sa  charte pour l’ensemble des candidats. Des conditions refusées par le PCF. « Nous ne rejoindrons pas la France insoumise » a réaffirmé mardi Pierre Laurent sans exclure un accord. « La grande diversité de ses candidatures fait d’ores et déjà de la France insoumise un cadre de large rassemblement », ajoute en retour Manuel Bompard à son communiqué. Au-delà de cette question les tensions des derniers jours ont également porté sur le nombre de circonscriptions concernées et la répartition de celles-ci.
Pour l’heure, les deux formations  ont prévu, chacune de leur côté, une initiative de lancement de campagne. Le PCF donne rendez-vous à Paris pour un meeting au Gymnase Japy jeudi soir, et la France insoumise organise une convention nationale samedi à Villejuif.

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Les communistes de Tarascon veulent rapidement entrer en campagne…

Posté par jacques LAUPIES le 10 mai 2017

 

 

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Nicolas Koukas, Conseiller Départemental, Adjoint au Maire d’Arles, pressenti candidat des communistes sur la 16ème circonscription. Homme de terrain qui pourrait représenter avec compétences la population de notre région des Alpilles à la Camargue. En tut cas nous en formulons le vœux !

Les communistes de Tarascon qui proposent que des élus communistes représentatifs, de larges couches de la population sur la 16ème circonscription (notamment les adjoints au Maire de Miramas et d’Arles) soient rapidement déclarés candidats. A cette heure nous sommes dans l’attente, en l’absence de réunion des Sections concernées pour ratifier cette proposition et la publier, des déclarations officielles de candidatures. Est ce bien sérieux ? Les candidatures de Gaétan Fernandez , Adjoint au Maire de Miramas et de Nicolas Koukas, Conseiller départemental d’Arles, sont proposées. Nous attendons confirmation ?

En se référant au communiqué publié ci dessous, il apparaît clairement que ces candidats sont à même de représenter en toute légitimité les plus de 20 % d’électeurs qui ont voté Jean Luc Mélenchon dans notre circonscription. Car, dans ces trois villes les plus importantes de cette circonscription, ce sont bien les communistes, souvent seuls, ont porté le candidat de la France insoumise. Je peux en témoigner à Tarascon où nous avons contribué au doublement de voix recueillies en 2012.

Et si les électeurs ne sont pas encore tous conscients, que la personnalité de Jean Luc Mélenchon a un peu effacé cette réalité de travail sur le terrain qui honore les militants communistes, il appartient à ces derniers de faire prendre conscience que nous allons entrer dans une période où la lutte des classes va prendre toute sa dimension. Et qui mieux que ce parti mérite soutien et appui pour mettre en œuvre une politique de progrès économique et social.

En clair les classes populaires et en premier lieu la classe ouvrière vont devoir s’imposer électoralement et dans les luttes sociales pour permettre que  les classes privilégies  et leurs représentants soient chassés du pouvoir politique et médiatique.

Un pouvoir qui  s’emploie à se renouveler sa représentation pour entretenir l’exploitation que permet le système capitaliste. Que ce soit avec les Sarkozy, Hollande et à présent MACRON !

 

Conférence de presse concernant les législatives

Verbatim Conférence de presse – Pierre Laurent – Mardi 9 mai 2017

 

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Conférence de presse concernant les législatives

48 heures après l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République, la bataille des élections législatives bat déjà son plein.

Jeudi 11 mai, à 19 heures, au gymnase Japy à Paris, je lancerai en présence de nombreux candidats soutenus par le Parti communiste la campagne nationale des communistes. Nos ambitions sont claires :
- concrétiser l’espoir ouvert par les 7,5 millions de voix recueillis le 23 avril par le vote Jean-Luc Mélenchon. Nous voulons donner à cette force nouvelle une représentation maximale dans l’Assemblée nationale, pour faire entendre l’exigence d’un nouveau progrès social et écologique pour le pays et refuser les projets libéraux d’Emmanuel Macron ;
- élire le maximum de députés qui refuseront de signer un chèque en blanc au Président pour légiférer dès cet été par ordonnances contre la casse du Code du Travail ;
la présidentielle, à laquelle nous sommes fiers d’avoir contribué avec clarté, barrer maintenant la route à une entrée massive du Front national à l’Assemblée ;
- renouveler en profondeur l’Assemblée nationale en faisant entrer des députés représentant vraiment le peuple, c’est-à-dire des ouvriers, des infirmières, des cheminots, des professeurs des écoles, des employés, des chômeurs, des étudiants, des jeunes travailleurs dans la précarité, etc., des salariés, femmes et hommes à parité, de toutes conditions et de tous métiers, que ni En Marche, ni la droite, ni le FN ne présenteront. Nos candidats, dont près de 70 % n’ont aucun mandat électif, sont à l’image de cette France du travail.

Pour concrétiser ces objectifs, je renouvelle avec gravité et colère mon appel à la France insoumise pour que nous allions, non dans quelques circonscriptions, mais le plus largement et nationalement possible à la bataille sous une bannière commune, qui puisse rassembler France insoumise, le Parti communiste, Ensemble !, les forces citoyennes du Front de gauche, et toutes les forces de gauche et écologistes qui pourraient alors souhaiter se joindre à nous pour mener ensemble les combats qui s’annoncent.
Que cherche-t-on ? La défense d’intérêts de recomposition partisane ou une victoire du peuple qui rebatte les cartes après la présidentielle et redonne une chance à notre peuple de peser sur son avenir? Sans accord national, nous diviserons les électeurs de Jean-Luc Mélenchon du 23 avril, alors qu’ils nous demandent une seule candidature, la plus à même de gagner, dans le maximum de circonscriptions.

C’est la condition de l’élection du maximum de députés et de la mise en échec des tentatives de main mise sur la représentation nationale d’En Marche, de la droite et de l’extrême droite, qui, on le sait, peuvent être facilitées par la logique institutionnelle des mécanismes de la Vème République, contre la volonté de millions et de millions de nos concitoyens.
A ce jour, et alors que la bataille s’engage, cet accord fait toujours défaut. C’est pour nous incompréhensible. J’alerte sur le gâchis qui se prépare. Les discussions entre deux formations n’ont pu porter encore hier soir, malgré nos demandes, que sur un échange de retraits réciproques de candidatures portant sur moins de quinze circonscriptions pour chaque formation sur 577.

Nous poursuivons nos échanges, mais les électeurs et électrices de Jean-Luc Mélenchon, de toute la gauche, la jeunesse, le monde du travail, les quartiers populaires ne comprendraient pas que nous en restions là. Il reste quelques heures pour élargir le périmètre de la discussion et lui redonner l’ambition attendue.

L’incompréhension est grande dans le pays et je la partage. Nous sommes prêts nationalement à tout moment pour avancer et nous avons fait des propositions pour le permettre. Et je demande à tous nos candidats, dans tous les départements, d’entrer en campagne la main tendue, ouverte à tout accord qui puisse débloquer cette situation.
Face aux candidats, à la droite, au FN qui travaillent tous à élargir le rassemblement opéré autour de leur candidat présidentiel, nous ne pouvons offrir à nos électeurs le terrible dilemme de la division.
Je veux lancer un second appel. Si nous avons battu Marine Le Pen au second tour. Le combat continue. Dans 45 circonscriptions où Marine Le Pen a réuni plus de 50 % des voix le 7 mai, j’invite à la mobilisation et à la convergence de toutes les forces démocratiques pour empêcher l’entrée massive du Front national à l’Assemblée nationale. Dans nombre de ces circonscriptions, il est possible de ne pas laisser les électeurs prisonniers d’un second tour droite ou En Marche face au FN.

Nous sommes prêts à la discussion pour créer les conditions d’un rassemblement maximum pour qualifier, dans ces circonscriptions, une candidature porteuse d’un projet de justice, de démocratie et d’égalité.
Enfin, je veux dire que derrière l’énorme opération de com’ lancée par le Président de la République sur le thème du renouvellement et de l’audace, se cache de vieux projets du Medef et des méthodes anti-démocratiques archaïques. Le recours aux ordonnances pour légiférer contre le Code du Travail en contournant la négociation avec les syndicats n’est pas une fatalité. Le Président de la République n’a pas le pouvoir d’enclencher à lui seul cette mécanique. Une loi d’habilitation des ordonnances doit être votée au Parlement.
Nous appelons à la mobilisation sans attendre et nous disons : élisons le maximum de députés qui refuseront une telle loi habilitant les ordonnances et organisons le débat législatif en direct et sous le contrôle du monde salarié, dans le dialogue avec les organisations syndicales.

Nos députés, s’ils sont élus, seront porteurs de propositions pour un Code du Travail du 21e siècle et des droits nouveaux de sécurité d’emploi et de formation pour tous. Nous avons déjà déposé des propositions de loi en ce sens. Nous les verserons au débat de la campagne des élections législatives. C’est ce grand débat national et démocratique que nous voulons, pas un blitzkrieg antisocial durant l’été.

Nous ferons de cette question un enjeu majeur et premier de la campagne législative qui s’annonce.

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« Tout est mis en place pour que ça dégénère »

Posté par jacques LAUPIES le 9 mai 2017

 

Violences policières
Entretien réalisé par Maud Vergnol
Mercredi, 4 Mai, 2016
L’Humanité

Entretien. Gardien de la paix au renseignement territorial, secrétaire général de la CGT police, Alexandre Langlois dénonce une volonté délibérée de « dégoûter les manifestants ». Il raconte les coulisses des violences.

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Comment analysez-vous les violences policières qui ont marqué les dernières manifestations contre la loi El Khomri ?

Alexandre Langlois Tout est mis en place pour que les manifestations dégénèrent. Côté renseignement, on constate depuis une dizaine d’années une double évolution, avec des manifestants beaucoup plus pacifiques qu’avant, mais des casseurs toujours plus violents, organisés de manière quasi paramilitaire. Certains de ces groupes sont identifiés avant qu’ils intègrent les manifestations. Mais aucune consigne n’est donnée pour les interpeller en amont.

Vous parlez d’une « volonté délibérée » que les manifestations dégénèrent. Comment cela se traduit-il pour vous, sur le terrain ?

Alexandre Langlois Prenons l’exemple du 9 avril. En fin de journée, nous savons qu’un groupe de casseurs dangereux vient d’arriver gare du Nord pour aller perturber Nuit debout, à République. Une compagnie de CRS se trouve sur leur passage, prête à intervenir. Mais l’ordre leur est donné par la préfecture de se pousser dans une rue adjacente ! Les collègues leur signalent l’imminence de l’arrivée du groupe de casseurs. Mais ordre leur est confirmé de les laisser gagner place de la République, avec les conséquences que l’on connaît ! Par contre, quand il s’est agi d’aller protéger le domicile privé de Manuel Valls, ce soir-là, cette fois les ordres ont été clairs…

Au-delà des casseurs, comment expliquez-vous les ruptures de cortèges, l’usage systématique de gaz lacrymogènes, voire les brutalités policières gratuites ?

Alexandre Langlois C’est important de rappeler que, dans les manifestations, tous les collègues sur le terrain n’interviennent que sur ordre. Si certaines, comme le 1er Mai, se terminent en « souricière » place de la Nation, c’est que l’ordre en a été donné. Le message qui est passé, c’est « casseurs venez, vous pourrez agir en toute impunité, et manifestants ne venez plus avec vos enfants, car c’est dangereux pour vous ». Et à la fin de la journée, les médias ne parlent que des violences, et surtout plus des raisons pour lesquelles les citoyens manifestent. Le pouvoir politique instrumentalise la police, qui sert de bouc émissaire. Cela permet au gouvernement de faire diversion.

Comment les policiers vivent-ils cette situation ?

Alexandre Langlois Nous sommes épuisés. Les collègues souffrent d’une perte de sens de leur métier. Aujourd’hui, on leur demande du rendement statistique et d’exécuter des ordres qu’ils jugent incompréhensibles ou injustes. La police est déshumanisée. On compte un suicide en moyenne par semaine dans notre profession. À la CGT police, nous défendons l’idée d’une force publique à l’usage du peuple, celle de la déclaration des droits de l’homme de 1789, une « force pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée ».

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