Pétition. Rendez l’argent aux Grecs !

Posté par jacques LAUPIES le 13 octobre 2017

 

Jeudi, 12 Octobre, 2017
Humanite.fr
Pétition. Rendez l’argent aux Grecs ! dans POLITIQUE
J’appelle à ce que la France donne l’exemple et rétrocède les sommes qu’elle s’était engagée à verser à la Grèce. On ne peut pas accepter de s’enrichir sur le dos de nos partenaires européens en difficulté. Je demande à toutes les institutions européennes de peser en faveur de la restitution de ces sommes à la Grèce. Les citoyens ne peuvent accepter cette spoliation qui ne profite qu’aux banques et aux marchés financiers. Construisons un mouvement pour réclamer justice ! Patrick Le Hyaric, Directeur de l’Humanité, Député européen.
Depuis des années, le peuple Grec est placé dans d’incommensurables souffrances prétendument pour rembourser une dette dont il n’est en rien responsable. 
Pendant ce temps, la Banque Centrale européenne et le fond monétaire international remplissent leurs caisses à partir des frais financiers qu’ils accumulent grâce à cette dette.
En effet, la banque centrale vient de gagner 7.8 milliards d’euros grâce aux intérêts des bons du Trésor grec qu’elle détient et le FMI a amassé un pactole de  2.5 milliards d’intérêts sur les prêts qu’il a concédé à Athènes. En 2013, ces deux institutions avaient pourtant accepté un système de redistribution afin que ces sommes soient reversées à l’Etat Grec.
 
Cela n’a jamais été appliqué. En 2015, Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des finances a fait rompre ce pacte avec de multiples complices et, non content d’appliquer la pire des saignées aux grecs, a décidé de  garder sa part des profits financiers générés par cette dette, en représailles de l’élection d’Alexis Tsipras sur le mandat de renégocier le montant de la dette de son pays. Les autres pays européens, dont la France, ont malheureusement fait de même.
Ceci représente un manque à gagner de plus de 10 milliards au budget de la Grèce. Cela représente les deux tiers des dépenses de santé de la Grèce (14 milliards en 2015 selon Eurostat), dans un pays qui est dans une situation de crise sanitaire.
J’appelle à ce que la France donne l’exemple et rétrocède les sommes qu’elle s’était engagée à verser à la Grèce. On ne peut pas accepter de s’enrichir sur le dos de nos partenaires européens en difficulté. Je demande à toutes les institutions européennes de peser en faveur de la restitution de ces sommes à la Grèce. Les citoyens ne peuvent accepter cette spoliation qui ne profite qu’aux banques et aux marchés financiers.
Construisons un mouvement pour réclamer justice ! Signer la pétition
 
Patrick Le Hyaric
Directeur de l’Humanité
Député européen
 
 
Cette pétition sera remise à:
Banque Centrale Européenne
Emmanuel Macron
Député de l’Eure
Bruno Le Maire
Chancellor of Germany
Angela Merkel
Wolfgang Schäuble
Conseil Européen
Fond Monétaire International

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Rendre par la coopération ce que le colonialisme a pris par la violence

Posté par jacques LAUPIES le 12 octobre 2017

Le peu que j’ai connu de l’Afrique au travers de voyages axés sur la coopération en matière de tourisme, sans grande portée pour ma culture politique, m’a cependant permis de constater combien nous sommes défaillants en matière d’aide aux peuples africains. 

La France dispose en Afrique d’un influence positive considérable pour au moins deux raisons : le recours quasi général à la langue française et dans une certaine mesure la pénétration des valeurs républicaines dans les société africaines dans leur diversité.

Mais cela bien entendu a été négativement contre carré par la démarche conquérante à caractère économique fondée sur l’exploitation du travail et le pillage des richesses par les anciennes puissances coloniales mais aussi dans le présent et le futur des pays comme les Etats Unis  ou la Chine.

La décolonisation a trop souvent abouti à l’émergence de castes locales, de bourgeoisies qui se sont constituées et entrent dans ce jeu que l’on a appelé néocolonialisme.

Se prépare si nous s’y prenons garde la naissance de forces que nous ne pourrons contenir si nous persistons dans ce refus ou cette insuffisance d’aide et de coopération. Beaucoup d’hommes politiques en parlent dans notre pays. Mais il y encore bien loin de la coupe aux lèvres…

Je vous laisse car précisément une émission, que je ne voudrai pas rater sur Arte, traite des rapports que les intellectuels de ces pays d’Afrique et du monde entier entretiennent avec nous.

Cela compensera la déprogrammation des « particules élémentaires » pour rendre hommage à Jean Rochefort dont évidemment la prestation dans le film « Le mari de la coiffeuse » est pleine de charme.  Tiens on annonce « Huis clos » ca va nous faire coucher tard !

Le Mari de la coiffeuse     Résultat d’image pour jean paul sartre huis clos

 

Burkina faso. Thomas Sankara, la possibilité d’une Afrique émancipée

 

Rosa Moussaoui
Jeudi, 12 Octobre, 2017
L’Humanité
Haute Volta. Ouagadougou. Le 06/08/1983<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />
Manifestation de soutien à Sankara<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />
Credit:Archives Jeune Afrique-REA

 

Le 15 octobre 1987, à Ouagadougou, une expérience révolutionnaire exaltante prenait fin dans le vacarme des kalachnikovs. Le président du Burkina Faso, Thomas Sankara, était assassiné avec douze de ses compagnons.

Il refusait de voir l’Afrique croupir dans la condition d’« arrière-monde d’un Occident repu ». Cet engagement lui a coûté la vie. Le 15 octobre 1987, lors du coup d’État perpétré par son « frère » Blaise Compaoré, le président du Burkina Faso, Thomas Sankara, était assassiné par un commando de militaires du régiment de la sécurité présidentielle. Sur le certificat de décès officiel de cet homme de 37 ans qui redoutait, quelques semaines auparavant, « une mort violente », on peut lire cette invraisemblable mention : « mort naturelle ». Dans le fracas des kalachnikovs, un nom, encore un, venait s’ajouter à la longue liste des révolutionnaires d’Afrique éliminés avec la complicité des capitales occidentales : Patrice Lumumba au Congo, le combattant de l’indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert Amilcar Cabral, Ruben Um Nyobé, Félix Moumié et Ernest Ouandié au Cameroun, l’opposant marocain Mehdi Ben Barka et tant d’autres… Thomas Sankara était lucide sur toutes ces possibilités anéanties. « Une fois qu’on l’a accepté, ce n’est plus qu’une question de temps. Cela viendra aujourd’hui ou demain », prédisait-il.

Le « Che africain » rêvait de devenir médecin

L’assassinat de ce dirigeant charismatique a bouleversé tout un continent, brisant l’espoir d’émancipation auquel il avait su donner corps au Burkina Faso, cette Haute-Volta rebaptisée par lui « Pays des hommes intègres ». Fils d’un combattant de la Seconde Guerre mondiale converti au catholicisme sous les drapeaux, Thomas Isidore Sankara était destiné par les siens au séminaire. Lui rêvait de devenir médecin. Il rejoint finalement, par un concours de circonstances, le PMK, le Prytanée militaire du Kadiogo, à Ouagadougou. Baccalauréat en poche, il intègre une formation d’officier à l’Académie militaire d’Antsirabe, à Madagascar. La Grande Île est alors en pleine effervescence révolutionnaire, une expérience déterminante pour le jeune Sankara. De retour au pays, il s’emploie à organiser politiquement cette jeune génération d’officiers formés à l’étranger, qui jugent étouffant le carcan d’une armée toujours encadrée par des anciens de la coloniale. Des officiers comme Henri Zongo, Boukary Kaboré, Jean-Baptiste Lingani prennent part à cet activisme clandestin au sein de l’armée. À l’occasion d’une formation militaire au Maroc, en 1976, Thomas Sankara se lie d’amitié avec Blaise Compaoré. Tous ensemble, ils forment le Regroupement des officiers communistes qui jouera un rôle de premier plan dans le déclenchement de la révolution démocratique et populaire, en 1983. Sankara, lui, prend la tête du Centre national d’entraînement commando à Pô, à 150 km au sud de la capitale.

En 1983, il devient président de la Haute-Volta

Depuis l’indépendance, la Haute-Volta n’a jamais vraiment connu la stabilité politique. Civils ou militaires, les régimes se succèdent, tous plus ou moins autoritaires. Le 7 novembre 1982, un nouveau coup d’État porte au pouvoir Jean-Baptiste Ouédraogo, un médecin militaire. Deux mois plus tard, à la faveur d’un rapport de forces favorable au camp progressiste au sein de l’armée et du fait de sa popularité grandissante, Thomas Sankara devient premier ministre. Sa faconde, ses ardeurs révolutionnaires, la visite que lui rend Mouammar Kadhafi ne sont pas du tout du goût de l’Élysée. Guy Penne, le « monsieur Afrique » de François Mitterrand, est dépêché à Ouagadougou. Le premier ministre est aussitôt limogé et mis aux arrêts. Début d’une insurrection populaire qui ouvre la voie aux militaires. Le 4 août 1983, les commandos de Pô, emmenés par Blaise Compaoré, prennent Ouagadougou, avec l’appui de civils. Thomas Sankara devient président de la Haute-Volta. Il appelle aussitôt la population à former des Comités de défense de la révolution (CDR). C’est le début d’une expérience révolutionnaire aussi éphémère qu’exaltante, nourrie par un profond désir d’indépendance. Sankara est épris de paix, de justice sociale, féministe convaincu, écologiste avant l’heure, anti-impérialiste. En quatre ans seulement, fait inédit, il a réussi à faire accéder un pays du Sahel à l’autosuffisance alimentaire. Très lié au monde rural, il n’hésitait pas à s’en prendre frontalement aux féodalités. Ses objectifs ? « Refuser l’état de survie, desserrer les pressions, libérer nos campagnes d’un immobilisme moyenâgeux ou d’une régression, démocratiser notre société, ouvrir les esprits sur un univers de responsabilité collective pour oser inventer l’avenir. Briser et reconstruire l’administration à travers une autre image du fonctionnaire, plonger notre armée dans le peuple par le travail productif et lui rappeler incessamment que, sans formation patriotique, un militaire n’est qu’un criminel en puissance. » Pourfendeur de la dette odieuse qui maintient les ex-colonies dans une position d’assujettissement aux ex-métropoles, Sankara veut guérir son pays de la dépendance aux « aides » extérieures. « La dette ne peut pas être remboursée parce que, d’abord, si nous ne payons pas, nos bailleurs de fonds ne mourront pas, soyons-en sûrs. Par contre, si nous payons, c’est nous qui allons mourir. Soyons-en sûrs également ! » lance-t-il à la tribune de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), à Addis-Abeba, le 29 juillet 1987, en appelant à « produire en Afrique, transformer en Afrique et consommer en Afrique ». Au Burkina Faso, de nouveaux circuits de distribution sont créés pour favoriser les productions locales et les fonctionnaires sont priés de se vêtir du Faso dan fani, l’habit traditionnel taillé dans des cotonnades burkinabées. Dès 1983, des tribunaux populaires révolutionnaires sont institués pour juger les responsables politiques accusés de détournement de fonds publics et de corruption. Les peines consistent le plus souvent dans le remboursement des sommes indûment perçues et les fonctionnaires encourent la suspension ou la radiation. Dans les domaines de l’éducation, de l’environnement, de l’agriculture, de la réforme de l’État, de la culture, de la libération des femmes, de la responsabilisation de la jeunesse, les programmes se succèdent à un rythme effréné, suscitant parfois des dissensions avec les syndicats et jusque dans le camp révolutionnaire. Sur la scène internationale, Sankara s’impose très vite comme une grande voix du continent africain et, au-delà, des peuples opprimés ou maintenus sous tutelle. Il est franc, convaincu, intransigeant. À l’automne 1986, lorsque François Mitterrand lui rend visite à Ouagadougou, il n’hésite pas, scène mémorable, à critiquer devant les caméras ses complaisances avec le régime d’apartheid en Afrique du Sud. Le vieux socialiste français esquive en saluant « le tranchant d’une belle jeunesse ». L’implication des réseaux françafricains dans l’élimination de Thomas Sankara ne fait aucun doute. À l’époque, régnaient sur le « pré carré » des personnages aussi interlopes que Jacques Foccart, rappelé par Jacques Chirac après son retour à Matignon. La plaque tournante de ces manœuvres françafricaines ? La Côte d’Ivoire, sur laquelle règne encore le vieux Félix Houphouët-Boigny…

Trente ans après l’assassinat de Thomas Sankara, à l’heure où les puissances impérialistes resserrent leur emprise politique, économique et militaire sur le continent pour perpétuer son pillage, le legs du dirigeant burkinabé reste plus précieux que jamais. « Il laisse en héritage un immense espoir pour l’Afrique. Celui de parachever la décolonisation pour permettre aux peuples de conquérir droits, progrès et liberté », résume Dominique Josse, responsable Afrique du PCF.

Il y a un rêve que Thomas Sankara n’a pas accompli. Un an tout juste avant son assassinat, à l’occasion d’une visite officielle en Union soviétique, il est invité à la Cité des étoiles où sont formés et entraînés les cosmonautes. La découverte d’une capsule Soyouz, des stations Saliout et Mir lui font grande impression. Il s’incline devant la statue de Youri Gagarine, signe le livre d’or, puis, avant de partir, déviant du protocole, interpelle ses hôtes. Il raconte : « J’ai dit non, ce n’est pas tout camarade, attendez ! C’est très bien, nous sommes contents. Nous vous félicitons, c’est un progrès scientifique. Et quand tout cela sera au service des peuples, ce sera vraiment un bienfait. Mais moi, je voudrais vous demander une chose… Deux places. Il faut que vous prévoyiez deux places pour former des Burkinabés. Nous aussi, nous voulons aller sur la Lune… On veut aller là-bas ! Donc, la coopération doit commencer. Et nous sommes sérieux. Nous voulons envoyer des gens sur la Lune. Ainsi, il y aura les Américains, il y aura les Soviétiques, quelques autres pays… Mais il y aura aussi le Burkina. »

Journaliste à la rubrique Monde

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Contre le démantèlement du rail : Les communistes de Tarascon soutiennent la position de ceux de Miramas

Posté par jacques LAUPIES le 11 octobre 2017

Les cheminots de Tarascon et la population sont évidemment concernés par ces atteintes successives au réseau ferroviaire. Notre Section locale du PCF souscrit totalement à l’alerte que nous transmets la Section PCF de Miramas.
D’autres menaces pèsent sur l’avenir économique de notre région. A Tarascon ne parle-t-on pas de « fermer » l’usine de Fibre Excellence au prétexte que les pouvoirs publics ne soutiendraient pas les aménagements nécessaires pour combatte les nuisance de cette entreprise.
Décidément il est grand temps que non seulement agissent les organisations syndicales mais avec elles toute la population. Ce qui implique également de prendre position sur le plan politique.
NOUS SOMMES A CE JOUR ORGANISATION ET ELUS LES SEULS A LE FAIRE. C’EST TOUT A NOTRE HONNEUR MAIS POUR L’EFFICACITE LES TRAVAILLEURS LES PLUS CONSCIENTS DOIVENT SE JOINDRE A NOUS.
Il ne suffit pas de pleurnicher dans son coin quand tombe le chômage et sombre le service public ! Il faut se battre ET SE DOTER d’un Parti fort pour cela.
Fermeture brutale du triage SNCF de Nimes !
Qu’en est il pour celui de Miramas ?
 
bonjour 
 
Vous trouverez ci joint une expression concernant le Triage de Miramas, notre voisin de Nimes est dans la tourmente; Celui de Miramas préocupant ! 
 
Le gouvernement organise en ce moment les assises de la mobilité pour lutter contre les bouchons, le réchauffement climatique, la pollution…. et dans le meme temps les Wagons Fret SNCF sont remplacés par des camions…. 
 
Pour le Collectif des Cheminots
marcel Almero
 
La section du Parti Communiste
MIRAMAS
Gaetan Fernandez1
Publié par la Section PCF de Miramas
La Direction SNCF vient d’annoncer la fermeture totale et définitive du triage SNCF de Nîmes à compter du 12 déc. 2017 ! Ce sont 100 emplois de cheminots qui sont menacés, un coup dur pour nos voisins gardois. L’Etat et la Direction SNCF sacrifient l’emploi et le Service Public Ferroviaire: un drame économique, environnemental et sécuritaire. Cette situation va contraindre les entreprises utilisatrices du ferroviaire à se tourner vers la route augmentant le nombre de camions ou à délocaliser leur production.
200 cheminots manifestent à Miramas contre la fermeture du Triage de Nîmes avec la CGT En France il ne reste plus que 5 triages à « la gravité », les plus performant, ils sont en fin de vie et dépérissent ! Sur Miramas, les installations sont vieillissantes et nécessite un investissement conséquent, une remise à niveau pour continuer à produire, à trier les wagons en qualité et en sécurité.
*C’est quotidiennement que les services d’entretien interviennent pour maintenir le fonctionnement du Triage. Selon la CGT, 2 installations sur 6 de « freinage automatique » sont condamnées, amputant la capacité de tri de 20% ! Selon les 1ères estimations de la direction SNCF, la réfection complète du triage couterait entre 17 et 19 Millions d’€. La Direction SNCF y réfléchit mais ne veut pas investir ! En mars dernier, lors d’un débat public organisé à Miramas par les Cheminots Communistes, Sylvie Charles, Directrice générale du transport ferroviaire de marchandises à la SNCF, a affirmé que « Miramas était un élément essentiel pour le développement de Fret SNCF sur notre territoire, et même en Europe » on n’en demandait pas tant !
Pour autant, sans une intervention « citoyenne » il est à craindre que Fret SNCF veuille réduire son utilisation (c’est à dire une rénovation partielle des capacités de triage), voire arrêter carrément l’activité ! LA FERMETURE DU TRIAGE DE MIRAMAS SERAIT DRAMATIQUE SUR LE PLAN : ECONOMIQUE : le développement de l’industrie et du Port de Marseille serait grandement péjoré. ECOLOGIQUE : nos concitoyens subiraient encore plus les nuisances des camions, bouchons, et accidents en sachant que la Métropole Marseillaise détient le « pompon des villes » les plus polluées, les plus congestionnées… SOCIAL : 200 emplois de Cheminots seraient directement menacés, sans compter les emplois indirects.
Il faut dégager des moyens financiers pour rénover, moderniser et développer le réseau ferré et les triages de Fret. A plusieurs occasions les collectivités locales (ville de Miramas, Département), Organisations Syndicales, associations, chargeurs, GPMM, CCI… ont reconnu ou admis l’importance incontournable du Fret ferroviaire et du Triage de Miramas. Il faut aujourd’hui dépasser les constats, les déclarations d’intentions.
Face à ce constat accablant, le député PCF des Bouches du Rhône Pierre Dharreville a saisi le gouvernement par une question à l’Assemblée Nationale sur la situation du Triage de Miramas et relancé le Préfet sur l’urgence d’organiser une table ronde sur l’avenir du Triage de Miramas en lien avec l’activité portuaire et industrielle comme l’ont demandé dans une lettre commune,
Jean Marc Coppola Conseiller Municipal de Marseille et Frédéric Vigouroux Maire de Miramas.Cette table ronde doit se tenir sans attendre, Le Fret Ferroviaire et le Triage de Miramas sont à un seuil critique, il y a urgence à intervenir pour préserver l’avenir et pour mettre en oeuvre une autre politique des transports.
Selon le président démissionnaire de SNCF Réseau « il y a un sujet plus grave que la situation financière de la SNCF : c’est l’état dégradé du réseau ferroviaire français… un patrimoine national en danger, non pas les lignes TGV mais les 20.000 à 25.000 kilomètres de lignes les plus circulées (sur 30.000 km), qui, pendant 30 ans, n’ont pas bénéficié des investissements de renouvellement requis ». Des aveux tardifs, mais tout est dit !
Quand nous arrivons à un âge moyen des voies SNCF de 33 ans, soit le double de l’Allemagne ! Nous pouvons dire, sans surenchère, que le Réseau Ferré Français arrive à un seuil critique ! Pour assurer la sécurité, la direction SNCF baisse la vitesse de circulation des trains. Cela représente 4.000 kilomètres de voies où la circulation doit être ralentie c’est-à-dire trois fois plus qu’il y a cinq ans. L’image ci-contre est saisissante, un Cimetière de locomotives réformés à perte de vue, dont des dizaines en état de rouler, dans la gare de triage de Sotteville-lès-Rouen.
Les cheminots dénoncent depuis 2015 un gaspillage organisé d’argent public. L’État actionnaire ne fait rien et favorise la route, les camions !
Le 9 Oct-2017
COLLECTIF DES CHEMINOTS
SECTION DE MIRAMAS

 

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Paris. Des milliers de fonctionnaires battent le pavé pour défendre leur mission de service public

Posté par jacques LAUPIES le 11 octobre 2017

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En Arles aussi…

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Mobilisation. Fonctionnaires : le public montre l’exemple de l’unité syndicale

Posté par jacques LAUPIES le 10 octobre 2017

 

Sébastien Crépel et Pierric Marissal
Mardi, 10 Octobre, 2017
L’Humanité
Les salaires, l’emploi et la disette imposée aux services publics sont au cSur du mal-être des fonctionnaires. Loïc Venance / AFP<br /><br /><br />
Les salaires, l’emploi et la disette imposée aux services publics sont au coeur du mal-être des fonctionnaires. Loïc Venance / AFP
 

Les neuf organisations de fonctionnaires font front commun aujourd’hui contre l’austérité XXL qui mine les salaires et les services publics. Alors que les convergences sociales se cherchent, d’autres secteurs se joignent aux agents publics.

La soi-disant augmentation du pouvoir d’achat des agents publics annoncée hier par le premier ministre correspond à « l’augmentation normale de la masse salariale » globale, compte tenu, entre autres, des recrutements d’agents effectués en 2017 qu’il faut bien rémunérer, et non de mesures de salaires pour 2018. « Le gouvernement se trompe en ne raisonnant qu’en moyenne et en masse salariale, contrairement à l’approche par niveau des fonctionnaires eux-mêmes qui intègrent leur situation individuelle », réplique d’ailleurs le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, cité par les Échos. Quant à la CSG, des annonces similaires ont déjà été faites précédemment, sans traduction dans les faits.

Cette tentative de ruser avec le mouvement déclenché par les neuf syndicats de fonctionnaires (CGT, FSU, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, Unsa, Solidaires et Fédération autonome) en dit surtout long sur l’inquiétude du gouvernement, impuissant à déminer les colères sociales qui s’expriment les unes après les autres, et qui pourraient bien finir par s’agréger les unes aux autres.

À l’échelle de la fonction publique, c’est ce qui devrait se produire dès aujourd’hui, même en l’absence de consensus intersyndical contre la réforme du Code du travail. « Il se peut que dans les cortèges certains veuillent ajouter d’autres mots d’ordre, s’en prendre de manière plus générale aux ordonnances », concède ainsi Luc Farré, secrétaire général de l’Unsa fonction publique, qui ne pousse pas pour sa part dans ce sens. Chaque profession fera surtout part de son malaise particulier, qui traduit le ras-le-bol commun d’années de politiques d’austérité que les premières mesures du quinquennat d’Emmanuel Macron n’ont fait qu’amplifier (voir les témoignages en pages 6 et 7). « Avant la grande manifestation parisienne, il est prévu des initiatives sectorisées, au moins en Île-de-France, témoigne Jean-Marc Canon, secrétaire général de la CGT fonctionnaires. Ce sera vrai pour l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), la recherche publique, Pôle emploi ou encore le ministère de la Culture », avant que ces mobilisations convergent dans le même cortège contre le gel des rémunérations, la hausse de la CSG, la suppression prévue de 120 000 postes en cinq ans, le rétablissement du jour de carence en cas d’arrêt maladie… « Je n’ai pas de souvenirs d’autant d’attaques en quelques mois », reprend Jean-Marc Canon. « Depuis l’arrivée de ce gouvernement, on parle de la fonction publique en termes de coûts et jamais comme un investissement », renchérit Bernadette Groison, son homologue de la FSU, particulièrement bien implantée chez les enseignants, qui s’annoncent très mobilisés aujourd’hui (lire ci-dessous).

Des convergences se cherchent entre colères sociales multiformes

Au cœur du mal-être des fonctionnaires, la question des salaires occupe une place de choix, encore renforcée par la hausse de la CSG de 1,7 point, qui va grignoter un peu plus leur pouvoir d’achat en berne depuis dix ans. « Dans les années 1980, un agent de catégorie A (cadre – NDLR) en début de carrière, comme un enseignant, touchait 2 fois le Smic. Aujourd’hui c’est 1,25 fois le Smic », constate Bernadette Groison, qui chiffre à « 20 % la baisse moyenne du pouvoir d’achat ces dix dernières années ». Quant aux agents du bas de l’échelle, ceux de la catégorie C, « il y a non seulement le risque qu’ils retombent sous le Smic, prévient Jean-Marc Canon, mais pire, si on n’augmente pas le point d’indice d’ici à 2022, la rémunération des agents de la catégorie B tombera également sous le Smic. On parle quand même de cadres intermédiaires de niveau bac+3 ! »

Au-delà, l’appel des cheminots à la mobilisation (CGT et Unsa), voire à la grève (Solidaires et CFDT), aujourd’hui, celui des routiers (CGT), en dépit de l’accord arraché au gouvernement la semaine dernière sur leurs rémunérations menacées par les ordonnances, ou encore le mouvement intersyndical de grève lancé lui aussi aujourd’hui chez Pôle emploi, dont les agents sont majoritairement des contractuels, montrent que des convergences se cherchent entre des colères sociales multiformes. C’était d’ailleurs l’objet de la réunion organisée hier soir à l’invitation de la CGT, et à laquelle devaient participer FO, la CFE-CGC, la CFTC, la FSU, Solidaires, l’Unsa et même la CFDT, dont la direction est, tout comme FO, sous la pression d’une partie de ses militants qui contestent les ordonnances Macron. Si toutes les confédérations n’étaient pas sur la même longueur d’onde avant cette réunion, Laurent Berger évoquant pour la CFDT sa volonté de « peser ensemble sur la réforme de l’assurance-chômage, sur la réforme de la formation professionnelle », Philippe Martinez, pour la CGT, appuyait quant à lui « l’objectif » d’une « grande journée unitaire » pour « fédérer » et « faire converger tous les mécontentements » sociaux. La contestation des ordonnances en formerait alors le cœur, celle-ci étant désormais le fait de deux Français sur trois, selon un sondage Harris Interactive pour LCP (lire ci-contre), 57 % déclarant soutenir les grèves et manifestations organisées contre ces mêmes ordonnances.

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Une espagne unie pour de nouveaux droits…

Posté par laupiesjacques le 9 octobre 2017

Je l’ai déjà dit ici : quelles que soient les attitudes agressives du gouvernement Rajoy,  le peuple doit éviter de tomber dans le panneau des bourgeoisies qui tentent de l’utiliser  en prenant appui sur des courants indépendantistes qui. en Espagne comme dans bien s’autres pays européens’ ont des intérêts de classe à défendre.

 

 

 

Les Espagnols dans la rue pour l’unité du pays

Dimanche, 8 Octobre, 2017
Humanite.fr
Une espagne unie pour de nouveaux droits... dans POLITIQUE
AFP
Alors que Mariano Rajoy n’écarte pas une suspension de l’autonomie de la Catalogne, les anti-indépendantistes descendent dans la rue, dimanche à Barcelone, pour réclamer l’unité de l’Espagne.

Une grande manifestation des anti-indépendantiste sest attendue à Barcelone, dimanche 8 octobre, avec pour mot d’ordre : « Ça suffit ! Retrouvons la sagesse. » Des milliers de manifestants ont déjà battu le pavé samedi en réclamant pour certains « l’unité », pour d’autres « le dialogue ». De son côté, le chef du gouvernement Mariano Rajoy reste ferme.

Le rassemblement de dimanche est soutenu par plusieurs partis politiques anti-indépendance et plusieurs personnalités, comme l’écrivain Mario Vargas Llosa, prix Nobel de littérature, de nationalité péruvienne et espagnole, qui a qualifié l’indépendantisme catalan de « maladie ».
 
Samedi, à l’appel de l’initiative citoyenne « Parlem ? Hablemos ? » (« On se parle ? », en catalan et en espagnol), des dizaines de milliers de personnes, vêtues de blanc, s’étaient rassemblées dans plusieurs villes pour réclamer un « dialogue » entre les Catalans et le reste du pays afin de sortir de la pire crise politique qu’ait connue le pays depuis le retour à la démocratie, en 1977, après la dictature franquiste.
 
Un dialogue que Mariano Rajoy n’envisage pas tant que les dirigeants séparatistes de cette puissante région autonome n’auront pas fait machine arrière dans leur volonté de déclarer l’indépendance.
 
« Ce que je souhaite, c’est que la menace de déclaration d’indépendance soit retirée le plus rapidement possible » car « on ne peut rien construire si la menace contre l’unité nationale ne disparaît pas », a déclaré le chef du gouvernement conservateur au quotidien El Pais.
Et il brandit lui la menace d’une suspension de l’autonomie de la région, une mesure jamais appliquée dans cette monarchie parlementaire extrêmement décentralisée, qui pourrait aussi provoquer des troubles en Catalogne :  »Je n’écarte rien », dit-il au journal qui l’interroge sur l’application de l’article 155 de la Constitution permettant cette suspension.
 
Il lance au passage un appel aux nationalistes catalans les plus modérés, pour qu’ils s’éloignent des « radicaux » de la CUP (Candidature d’unité populaire, extrême gauche) avec lesquels ils se sont alliés pour disposer d’une majorité au parlement catalan.
 
L’impasse qui inquiète l’Europe semble toutefois difficile à surmonter, les dirigeants indépendantistes exigeant eux de discuter du référendum.
La crise a polarisé les Catalans, la moitié des habitants de cette région n’étant pas pour l’indépendance, selon les sondages.
Après des années de discorde entre Madrid et la région, cette crise a éclaté il y a tout juste une semaine avec l’organisation par les dirigeants séparatistes de Catalogne de cette consultation interdite par la justice et par Madrid. Scrutin qui a été émaillé de violences policières dont les images ont fait le tour du monde.
Selon l’exécutif catalan, 2,2 millions de personnes ont voté « oui » à l’indépendance (90,18%), avec une participation de 43%. En vertu de ces résultats, invérifiables, en l’absence notamment de commission électorale, ils envisagent de faire sécession.
 
De timides gestes d’apaisement sont pourtant apparus en fin de semaine, du moins localement quand le préfet, principal représentant de l’Etat en Catalogne, a présenté des excuses au nom des forces de l’ordre vendredi pour les violences policières qui ont émaillé le référendum interdit de dimanche, faisant au moins 92 blessés et scandalisant l’opinion.
 
Le président régional Carles Puigdemont a lui annoncé qu’il repoussait son intervention devant le Parlement catalan, prévue lundi. Les séparatistes envisageaient d’y prononcer une déclaration d’indépendance unilatérale. Pour la nouvelle séance prévue mardi à 18h00 locales (16h00 GMT), l’ordre du jour porte simplement sur la « situation politique », laissant planer le doute.
 
Mais les parlementaires opposés à l’indépendance ont cependant dit se méfier des véritables intentions de M. Puigdemont. Le report de l’annonce pourrait servir à « gagner du temps », notait samedi le quotidien catalan La Vanguardia. Car les dirigeants catalans savent qu’une « République catalane » serait en effet automatiquement exclue de l’Union européenne.
 
 
Signe de l’inquiétude qui agite les milieux économiques, plusieurs très grandes entreprises, dont les banques centenaires CaixaBank et Banco de Sabadell, ont déjà décidé de transférer leurs sièges sociaux hors de Catalogne, qui compte 7,5 millions d’habitants et représente 19% du PIB espagnol.

 

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Les bourdes d’utilisation de vocabulaire inapproprié.

Posté par jacques LAUPIES le 8 octobre 2017

Sonia Nour ferait-elle partie de ces jeunes « politiques » qui, à l’image de l’un des plus célèbre d’entre eux, Président de la République, ne mesurent pas la portée de leurs petites phrases ? En ce cas les  amateurs de renouvellement des têtes qui croient que la jeunesse est porteuse d’idées nouvelles, originales et de qualité y seront pour leurs frais.

Tout simplement parce que sortent des mots inappropriés de la bouche de cette élite politique nouvelle, fut elle de gauche. Des mots qui parfois trahissent l’ambiguïté de leurs convictions !

En l’occurrence l’utilisation du mot « martyr » sans précaution, même pas celle des guillemets, pour qualifier des terroristes fait passer l’intention de défendre la cause féminine au second plan. Se trouve ainsi posée la question du statut de « combattant » du terroriste : assassin, criminel ou simplement soldat ?

On peut comprendre que la plupart des hommes ou femmes politiques concernés par l’engagement à leur côté de la « fautive » ait été saisis d’une réaction très critique  Il pourrait en effet paraître irresponsable, dès lors que la « bourde » a été commise, de se taire face à tous ceux qui s’en font des gorges chaudes.

Pour autant on n’a pas répondu à la manière dont on doit qualifier des personnages  qui au fond ne sont que des fanatiques mais surtout pas des martyrs.

Quant à Sonia Nour il conviendrait qu’elle reconnaisse que sa formulation  était hasardeuse et pour le moins une erreur !

Elle se différencierait de cette pléiade de personnage qui n’ont aucune raison de revenir sur des mots ou expressions dont on ne nous fera pas croire qu’ils ne les utilisent pas en connaissance de cause ! Vous voyez de qui je peux parler en ce temps ou on ne sait plus tourner sa langue sept fois dans sa bouche…

Ce qui est extrêmement grave quand on représente un courant de pensée et à fortiori l’état d’une nation !

 

 

Paru dans « Le Monde »

L’affaire Sonia Nour, révélatrice du malaise dans la gauche militante

C’est un message sur Facebook qui a tout déclenché. Lundi 2 octobre, au lendemain de l’attentat de la gare Saint-Charles, à Marseille, où Ahmed Hanachi a tué deux jeunes filles de 20 ans à coups de couteau, Sonia Nour, collaboratrice à la mairie (PCF) de La Courneuve (Seine-Saint-Denis) a écrit : « Quand un martyr égorge une femme et poignarde une autre là ça fait du bruit. Terrorisme, du sang, civilisation Bla Bla Bla… Par contre que le terrorisme patriarcal nous tue tous les deux jours on l’entend moins votre grande gueule. »

Très vite, Gilles Poux, le maire de la ville, a estimé que l’ancienne membre de la direction de l’UNEF – elle faisait partie du bureau national au début des années 2010 – avait dépassé la ligne rouge. Il a condamné le message et suspendu Mme Nour de ses fonctions. « Ces propos qui minimisent et banalisent des actes de terrorisme d’une sauvagerie inouïe ne méritent que la condamnation », a écrit l’édile. Marie-George Buffet, députée PCF de Seine-Saint-Denis, a aussi critiqué les propos de Sonia Nour dans un message publié sur Facebook, avant de le retirer.

« Sous la pression de la fachosphère »

Mme Nour a par la suite essayé de se justifier, en affirmant qu’elle voulait dénoncer les violences faites aux femmes. Sans vraiment convaincre : « En France, nous avons l’équivalent d’un Bataclan [89 morts sur les 130 victimes des attentats du 13 novembre 2015] chaque année pour les femmes. Meurtres de masse par étranglement, coups, coup de fusil, poignard… par des hommes. En quoi le crime dit “islamiste” serait plus atroce que le crime de femmes par leur conjoint ou ex… ? » Elle prend soin de préciser également que « le mot martyr ne veut pas dire “le juste” » et qu’elle l’emploie « dans le sens psychanalytique du terme ».

Lire aussi l’enquête :   Le lent délitement de la maison UNEF

Plusieurs personnes sont venues à la rescousse de Sonia Nour. Parmi elles, des anciens camarades de l’UNEF qui dénoncent une « cabale ». Ils rappellent l’engagement de Mme Nour contre « les systèmes de domination en faisant un lien utile et nécessaire entre classe, race et genre ».

 

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Bonaparte prépare-t-il Napoléon ?

Posté par jacques LAUPIES le 7 octobre 2017

La grande bourgeoisie ne peut jamais trop s’accommoder  des libertés. Il lui faut trouver les moyens de réduire la part des richesses consacrées au travail, qu’elle a souvent du se voir imposée sous l’effet des luttes sociales. Cela pour maintenir  et élever ses taux de profits qu’inexorablement le système tend à abaisser.

La mainmise sur l’appareil politique et médiatique connaît des limites pour appliquer l’austérité et survient la tentation de l’arbitraire.

Nous vivons cela ! Sous ses apparences bon enfant le dirigeant macroniste  cache (à peine) des intentions bonapartistes – le prestige du héros militaire en moins – et quelles que soient les intentions plus ou moins libérales qu’on puisse lui accorder (politiquement) la méfiance s’impose à cet égard.

Le projet de destruction du système de protection sociale, déjà fortement entamé, est là et ne sera  pas stoppé de si tôt. Les batailles électorales avec un système d’élection truqué à la base, mais établi constitutionnellement, risque bien de ne pas suffire à endiguer la vague antisociale d’autant que la bataille des idées met le peuple en situation de pot de terre et la classe dominante dans celle du pot de fer.

La jeunesse à qui l’on propose de s’enrichir devient de plus en plus pauvre, tarde à entrer dans la vie active et une fraction de plus en plus importante , si elle ne réagit pas, sera condamnée à la précarité à vie au risque de se voir traitée de fainéante.

D’autres survivront dans de douces illusions de s’en tirer un peu mieux pour finir avec des retraites de misère à un âge tardif. Comme ces grognards de l’empire pendant que l’empereur, les rois qu’il a fait, ou inversement, auront leur part de rente assurée ! Ouf je ne serai pas là pour voir les dégâts !

Quoique l’overdose me gagne !

 

Bonaparte prépare-t-il Napoléon ?  dans POLITIQUE 330px-Grognards_par_Raffet

« Ils grognaient, et le suivaient toujours »

 

République. Un président qui s’attaque aux piliers de la démocratie

 

Aurélien Soucheyre et Lionel Venturini
Vendredi, 6 Octobre, 2017
L’Humanité
. Thibault Camus<br /><br /><br /><br />

. Thibault Camus

Assemblée nationale bafouée et mise au pas, collectivités locales étranglées afin de ne plus leur laisser aucune marge de manœuvre politique, et entorses à la séparation des pouvoirs et au droit commun composent l’action antidémocratique du président.

Depuis son élection, le président de la République s’attaque avec ardeur à plusieurs piliers de la démocratie. Après avoir considéré que l’élection est « un processus d’un ancien temps », puis défendu que la démocratie « ne se suffit pas à elle-même » et qu’elle souffre de l’absence de « la figure du roi », Emmanuel Macron est passé à la vitesse supérieure. Son projet de réforme du Code du travail par ordonnances est sur le point de détruire nombre de conquis sociaux et démocratiques dans le monde du travail. Celui qui voulait choisir les journalistes chargés du suivi de l’Élysée, et dont le mouvement a sélectionné des candidats plus que dociles aux législatives, s’attaque aussi bien au premier échelon de notre démocratie, la commune, en asphyxiant les collectivités, qu’à la représentation nationale avec un projet à même de soumettre et de bâillonner le Parlement. La séparation des pouvoirs tout comme les libertés collectives ont aussi pris un coup sévère avec l’entrée de l’état d’urgence dans le droit commun.

1 Vers la fin de l’état  de droit et de la séparation des pouvoirs

Pour sortir de l’état d’urgence, il suffirait de faire passer son contenu exceptionnel dans le droit commun… Avec comme corollaire l’idée que les libertés publiques élémentaires sont un frein à la sécurité. C’est ce qu’à décidé Emmanuel Macron, en faisant voter une énième loi dédiée à la « sécurité » et à la « lutte contre le terrorisme ». « Un pas a été franchi », s’est indigné le Syndicat de la magistrature, puisque l’exécutif pourra mener des perquisitions, décider d’assignations à résidence, empêcher la sortie ou l’entrée d’un citoyen dans le pays, en outre, sans décision d’un juge et sur la base de simples présomptions. Cette attaque sans précédent contre la justice et contre la nécessaire séparation des pouvoirs, dans un pays dont l’arsenal pénal antiterroriste est pourtant l’un des plus développés d’Europe, fait entrer la France dans l’ère de l’arbitraire et du soupçon. L’ONU s’en est émue, dénonçant une « normalisation qui menace gravement l’intégrité de la protection des droits en France, dans la lutte antiterroriste et plus largement ». « Nous cédons du terrain aux terroristes, qui veulent justement que l’on renonce à notre État de droit. Ce glissement autoritaire nous fait entrer dans une “démocrature” », déplore le député FI Ugo Bernalicis.

2 Une représentation nationale muselée et aux ordres

Depuis la Révolution française, un bras de fer constant oppose pouvoirs exécutif et législatif. Qui doit prendre le pas sur l’autre ? Le Parlement doit-il être aux ordres du gouvernement, ou l’inverse ? Le pouvoir doit-il être exercé de façon collective, au sein d’une Assemblée souveraine dont les membres sont élus, ou bien doit-il être concentré dans quelques mains ? La Ve République permet déjà au gouvernement de caporaliser une Assemblée phagocytée par la présidentielle depuis l’instauration du quinquennat et l’inversion du calendrier électoral. Macron, en reprenant des arguments d’« efficacité », de « rapidité », en plus d’agiter une vision comptable des institutions, veut aller beaucoup plus loin : réduction du temps législatif à trois mois par an, suppression d’un tiers des parlementaires, et vote des lois en commission. « Il vide complètement de son sens le rôle du député, et lui retire tout pouvoir. En pleine dérive autoritaire de l’ultralibéralisme, il veut des députés qui lui obéissent et ne votent qu’un minimum de lois », dénonce le député PCF André Chassaigne.

3 Des collectivités et une démocratie locales asphyxiées

Macron avait promis un « pacte girondin » aux collectivités locales, censé accroître leur autonomie politique. Mais, en baissant de 13 milliards d’euros les dotations à des collectivités déjà exsangues, il se livre à une austérité toute « jacobine ». La suppression de la taxe d’habitation attaque de son côté directement « l’autonomie financière, et donc le principe de libre administration des communes », prévient l’Association des maires de France, très remontée face aux coups qui pleuvent depuis le début du quinquennat. C’est donc la cellule de base, le premier échelon de notre démocratie, qui est menacée. À force d’asphyxier les communes, le risque de les contraindre à toutes appliquer la même politique de la terre brûlée est réel. Nombre de maires contestent cette mise au pas, en fermant symboliquement mairies et services publics, comme c’était le cas mercredi dans l’Eure (voir notre édition du 5 octobre). Les élus locaux, pour beaucoup bénévoles dévoués à l’intérêt général, acteurs quotidiens au plus près du terrain, s’inquiètent aussi de la volonté de Macron de baisser leur nombre, en plus de renforcer – de façon très bonapartiste – les pouvoirs de contrôle des préfets à leur encontre, alors qu’ils sont sous tutelle du gouvernement et ne sont élus par personne.

4 L’État aux mains d’experts et de technocrates

Le macronisme est à deux faces. Pile, il entend présenter le visage du rajeunissement générationnel et de l’entrepreneuriat. C’est l’aspect volontiers mis en lumière par le président de la République. Face, il y a l’énarchie des plus classiques. Sept anciens collaborateurs de Macron à Bercy le secondent à l’Élysée. Dans les cabinets des ministres, le pouvoir de décision est resté aux mains de technocrates recyclés des précédentes majorités, quand ils ne sont pas issus d’entreprises du CAC 40 ou directement du Medef. C’est plus sûr pour Macron, assuré d’y trouver des relais fidèles. 26 % des directeurs de cabinet, selon le magazine Challenges, sont passés par le privé, contre 18 % sous Hollande. Le gouvernement Philippe consacre aussi le retour d’anciens des cabinets Chirac et Sarkozy, tels Benoît Ribadeau-Dumas, Franck Morel ou Thomas Fatome. Le rêve de Jean-Pierre Jouyet (l’ex-secrétaire général de l’Élysée, un des parrains politiques de Macron) d’un gouvernement d’experts et de technocrates, imaginé dès 2007 avec le think tank les Gracques, est en passe de se réaliser.

Une presse sous surveillance

Lors d’un déplacement dans une école pour la rentrée des classes, le chef de l’État a reproché aux journalistes de « s’intéresser trop à eux-mêmes et pas assez au pays ». Pourtant, lors de sa visite à Amiens, des journalistes voulaient s’intéresser aux manifestants de Picardie debout, le mouvement initié par le député François Ruffin, qui se mobilisaient à deux pas du président de la République. Interdit, a révélé l’envoyée spéciale de France Info, expliquant tout de go à l’antenne : « Impossible pour les journalistes d’approcher (les manifestants), au risque d’être exclus de la visite présidentielle… »

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Espagne…

Posté par laupiesjacques le 6 octobre 2017

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Ils préparent le temps à coucher dehors…

Posté par laupiesjacques le 6 octobre 2017

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Pas de photo de logement pour illustrer

 

Construire des logements c’est répondre aux besoins de la population mais aussi c’est renforcer notre économie en développant des entreprises dans ce secteur qui évidemment localise les entreprises et crée des emplois source de revenus qui vont faire progresser le pouvoir d’achat et réduire les dépenses de soutien aux chômeurs devenant moins nombreux.

Mais alors pourquoi ne le fait-on pas ? Pur quelles raisons l’état réduit les aides aux communes, met en difficulté les promoteurs sociaux, veut réduire les aides à la personne et sélectionne les aides à la construction en faveur des promoteurs privés  spéculatifs ?

Certains diront  mais cette politique nous l’avons voulue en élisant des individus qui, au fond, ne font que pratiquer la politique qu’ils nous avaient annoncée comme dans d’autres domaines. Sans doute sauf que ces élus ne représentent pas la majorité des français qui se sont exprimés et encore moins la majorité des français en général (tenant compte des abstentions qui battent tous les records)

Comment ne pas être tenté de désobéir à cette légalité illégitime ? Avec de plus de représentant qui ont le culot de nous traiter de fainéant et d’imbécile ! Envers ces gens là on serait enclin de les traiter de petits gamins écervelés si malheureusement on n’était pas convaincus que ce n’est pas une affaire de génération mais de classe.

Ils préparent le temps à coucher dehors…

 

Retrouvez ici l’ensemble des communiqués de presse publiés par les élus du groupe CRC.

Lire la suite  (Sénateurs)

Le logement doit redevenir une priorité nationale !

Baisse du budget du ministère de la Cohésion des territoires -

Par / 29 septembre 2017

Sénatrice et Sénateur du Val-de-Marne, nous savons combien le logement est un sujet important pour les habitant-e-s de notre département. Première dépense des foyers franciliens, il connaît une crise sans précédent.

Nous comptons actuellement 600 000 demandeurs de logements pour seulement 80 000 logements libérés et construits chaque année, avec pour conséquences des familles connaissant des situations financières très difficiles ou même des personnes handicapées qui sont en attente depuis bien trop longtemps.

Dans cette situation, la décision du gouvernement de couper 20% du budget du Ministère de la Cohésion des Territoires est complètement coupée de la vraie vie de nos concitoyennes et de nos concitoyens.

A cette chute des financements, il faut ajouter la volonté de l’exécutif d’imposer une baisse de loyer aux bailleurs sociaux pour compenser la réduction des APL. Les locataires et les citoyen-ne-s vont subir la double peine : moins d’APL et moins de financements pour la construction et la revitalisation du patrimoine social.

Mais la politique du gouvernement est aussi celle du gel du taux du livret A pendant les deux prochaines années, ce qui découragera les Françaises et les Français d’épargner. Epargner ce n’est pas spéculer ! L’épargne participe à la construction de logements sociaux. A toutes ces mesures négatives, il faut ajouter la réduction de 11% du budget de la politique de la ville opérée en juillet, ce qui met en danger la construction de nombreux projets.

Nous nous associons aux nombreux élu-e-s locaux et organismes HLM qui, ce week- end, ont lancé un appel contre toutes ces attaques, car le gouvernement Philippe-Macron fait le choix d’accentuer la crise du logement, d’accroître les difficultés que connaissent déjà de nombreuses familles, et enfin de mettre en danger 300 000 emplois locaux liés à l’immobilier et à la construction.

Nous appelons le gouvernement à revenir sur ces décisions iniques et nous nous mobilisons avec les locataires, élu-e-s locaux, organismes sociaux déterminés à ce que le logement redevienne une priorité nationale.

 

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