REGARD SUR L’ACTU #17 : législatives, La Poste, Corbyn, bac philo, école, Négar Djavadi

Posté par jacques LAUPIES le 18 juin 2017

 

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Sans commentaire ! un article destiné aux ânes qui ne veulent pas boire. A lire ! Merci l’Huma

Posté par jacques LAUPIES le 18 juin 2017

 

Kohl, le chancelier qui fit chanter l’Europe

Vendredi, 16 Juin, 2017
Humanite.

Le défunt chef de l’état germanique a imposé une réunification de son pays puis une construction de la zone euro aux strictes conditions monétaristes des Konzerne, les grands groupes ouest-allemands, à l’origine des terribles déséquilibres européens actuels.

L’avalanche de célébrations dévotes que suscite dans les milieux les plus autorisés du continent, la disparition de l’ex chancelier Helmut Kohl, mort vendredi 16 juin à l’âge de 87 ans, ne doit rien au hasard. Si ce n’est le contenu des oraisons, leur enflure est à la mesure du rôle historique joué par le personnage. Voilà un homme qui aura unifié l’Allemagne et se sera propulsé illico comme le principal architecte de l’Europe telle qu’elle fonctionne. Et donc aussi …des travers les plus terribles qui l’affectent désormais. Jusqu’à ces déséquilibres de plus en plus patents qui la menacent de… dislocation.
Kohl « l’européen » aura commencé par jouer très «perso» dans la conduite de l’unification allemande. Il préféra la brutalité de l’annexion pure et simple de l’ex RDA à la République fédérale à la convocation d’une assemblée constituante, comme le souhaitaient pourtant les manifestants qui ont fait chuter  le régime autoritaire et étatiste de l’ex RDA en 1989. Pour mener rapidement à bien cette «Kohlonisation», selon le terme que n’hésita pas à employer alors l’écrivain Günter Grass, il dégaina l’arme monétariste. Il permit ainsi aux Siemens, Thyssen, Bayer et autres Volkswagen de prendre quasiment du jour au lendemain  le contrôle de toutes les richesses économiques de l’Est. 
L’union monétaire interallemande, le passage brutal au Deutsche Mark, allait provoquer une vague de faillites et pousser dans la misère et le chômage près de la moitié de la population des « nouveaux Länder » de l’Est.
En pleine cohérence avec cette logique, Kohl « l’européen » mit ses partenaires de l’UE devant le fait accompli. Usant à nouveau de l’arme monétariste il leur imposa de co-financer, de fait, une « unification allemande» dont le coût explosait compte tenu de l’extension rapide du chômage. La hausse brutale des taux d’intérêt au sein du système monétaire européen conduisit les « partenaires » à absorber, comme les salariés et les citoyens « ordinaires » de son pays, une bonne partie du choc. 
Kohl « l’européen » fit chanter l’Europe: ou bien, fit-il comprendre en substance, l’Allemagne unifié largue les amarres de l’Union Européenne, ou bien celle ci accepte toutes ses conditions dans la mise en œuvre de sa future monnaie unique. Après une longue nuit de négociations à Maastricht en 1992 il l’emporta sur toute la ligne avec le lancement du processus d’union monétaire intereuropéen qui devait conduire à la création de l’euro. 
Soumis , le président, François Mitterrand, vendit bruyamment au public français la réussite de l’arrimage du navire allemand au projet européen alors qu’il accepta en réalité toutes les conditions d’une construction dominée par les intérêts des Konzerne, les grands groupes ouest-allemands.
C’est cela qui est à l’origine aujourd’hui des funestes déséquilibres intereuropéens.  C’est cela qui alimente les nationalismes alors même que coopérations et solidarités européennes sont plus nécessaires que jamais. 
N’est ce pas le chantage de Kohl « l’européen » que reprend, ce jeudi 15 juin, avec la même opiniâtreté, Wolgang Schäuble, le ministre des finances d’Angela  Merkel – personnage d’ailleurs longtemps considéré au sein de la CDU comme le dauphin de l’ex chancelier – en ne lâchant quasiment rien à l’euro-groupe sur la restructuration de l’insoutenable dette grecque dont un « aménagement » a été au mieux envisagé pour… 2018.
Isolé, Schäuble a pu s’imposer en profitant une nouvelle fois de la soumission des dirigeants européens et singulièrement de la pusillanimité du nouveau ministre français de l’économie, Bruno Lemaire. 
Pourtant ce nouvel épisode grec fait apparaître de façon toujours plus criante le besoin de refondation du projet européen. Il y va de l’intérêt de tous les peuples, tous pénalisés par le monétarisme germanique, y compris les salariés allemands dont les syndicats sont aux avant-postes du combat anti-austéritaire. L’Europe ne pourra survivre que si elle se libère du vieux chantage de Kohl «l’européen.»
Journaliste

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Intérêt personnel et intérêt général à mettre sous protection de la loi

Posté par jacques LAUPIES le 17 juin 2017

Des hommes politiques, battus aux élections, traitent les électeurs d’ingrats quand ce n’est pas de moutons qui ne comprennent rien à la vie politique. A l’inverse des électeurs généralisent la  décadence des politiques, selon eux tous corrompus. Du coup les élus, dont la grande majorité se voit ainsi stigmatisée alors qu’elle est généralement peu suspecte d’abuser du bien public.

Pas bon ça, pour la démocratie ! car si l’on ne croit plus en l’honnêteté des élus et par voie de conséquence des partis politiques qui les investissent, il ne reste plus qu’à fuir les urnes. Si le peuple renie ce pouvoir il ne reste plus qu’à ceux aspirent à le prendre d’user de son renoncement. Et c’est ce qui est en train de se passer !

A qui donc  profite de cette déliquescence? A la finance et au capital, aux grandes firmes commerciales et industrielles, maitres de l’économie et de l’exploitation du travail, possédant tout :  entreprises de production, main mise sur l’éducation, la formation et l’information. Disposant d’un ancrage  parmi des couches sociales moyennes (supérieures et inférieures) ils vont prendre à l’assaut le dernier obstacle à leur domination totale : l’état républicain, déjà en dégradation, mais insuffisamment docile ! 

Ils n’ont même pas besoin du totalitarisme latent capteur de désespérance et qui paralyse la prise de conscience populaire, divise les exploités et leur offre de chimériques perspectives d’un autre âge. Ils en font l’ennemi du moment, le laissant s’organiser en armée de réserve réactionnaire dont les officiers et sous officiers sont en cours d’instruction pour le pire, sans en avoir même conscience pour certains, usant d’imposture en se parant de patriotisme, de pseudo laïcité, de protection sociale.

Déjà coupables de modéliser la société à leurs besoins ils vont aggraver son état !

Ce qui est scandaleux et irrite, y compris les partis et élus qui depuis des lustres, avec leur politique on fabriqué la catastrophe économique sociale et la décrépitude culturelle que nous connaissons, serait d’après eux l’apparition d’une sorte d’ingratitude. Comme si leur complaisance avec le système méritait la moindre reconnaissance.

Hormis les malins de droite (et il y en a bon nombre) qui font de la politique un moyen de défense d’intérêt personnel ou de classe et  de possible « ascension » sociale, il y a aussi ceux qui sont attachés aux « vertus » du libéralisme par conviction, croient en la réussite qui hisse à un niveau élevé et font de la liberté d’entreprendre leur profession de foi, en opposition à la nécessaire planification démocratique prenant en compte l’intérêt collectif. Non seulement pour consommer mais aussi pour produire. Des conceptions respectables qui ne résistent pas à l’expérience et conduisent aux guerres et hélas moins souvent aux révolutions.

Hormis les malins de gauche qui font de la politique un moyen de défense de leur intérêt personnel et de leur réussite sociale, il y a ceux qui croient  au partage, à plus d’égalité et donc de liberté, pensent que l’intérêt général prévaut sur l’intérêt particulier.

Pour les uns et pour les autres existe cette contradiction entre l’intérêt individuel et collectif. Une opposition que même les plus altruistes ne peuvent pas dépasser aussi facilement qu’on le dit car solidaires, ils sont aussi en concurrence et héritiers de civilisation qui n’ont pas éradiqué les cupidités, les jalousies, aui naissent des inégalités.

Tous les règlements, toutes les lois, toutes les « moralités » visant à rendre à la société plus équitable dans le partage des richesses, sont utiles mais n’ont que des effets relativement limités, dès lors que n’est pas remis en cause le contrôle du  pouvoir par les dominants.

Les communistes, dont l’idéal se confond avec la recherche du partage, peuvent-ils être meilleurs que les autres ? Eux aussi ont besoin de règles et de lois pour éviter que cet idéal soit instrumentalisé à des fins de convoitises personnelles. Ils ne peuvent aussi aisément échapper à ce « réflexe naturel » de défense de leur personne, cependant contrebalancé par celui de l’altruisme face à la souffrance d’autrui.

A mon sens, rien de naturel dans tout ça si ce n’est, au fil de l’évolution de l’humanité, et peut-être bien plus avant, d’une adaptation que génère la sélection naturelle. Mais, dès lors que la pensée humaine nait et se perfectionne, avec l’usage de l’outil en particulier, nait la culture qui affirme et renforce l’exigence de solidarité laquelle  très tôt a permis à notre espèce de s’imposer parmi les autres.

Une marche en avant bourrée d’obstacles dont le principal est bien la naissance de la propriété des moyens de production (hommes et femmes compris) qui provoque l’aliénation du travail, ce cancer dont on ne se guérit toujours pas et dont la dimension planétaire peut conduire à notre propre disparition.

La meilleure thérapie est donc de se libérer de ce mal ne peut donc se retrouver que dans de nouvelles lois régissant à la fois la répartition et l’utilisation des richesses et les libertés individuelles : « La loi doit protéger la liberté publique et individuelle contre l’oppression de ceux qui gouvernent » (déclaration des droits de l’homme de 1793)

Comment cela peut il se faire si le peuple souverain se prive de son expression la plus élémentaire, celle du suffrage universel ?

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On peut comprendre que sur la 16ème circonscription la hauteur du débat, comme en témoigne la présentation des options des deux candidates (LREM et FN) dans la Provence d’hier, ne passionne pas les foules et que ceux qui sont préoccupés par les grandes questions qui demain devront mobiliser le parlement ne retrouvent pas leurs petits. Plus même il semble que sur une question aussi importante que les regroupements de communes l’une et l’autre se gardent bien d’évoquer  les risques qu’encourt la population privée de son pouvoir de contrôle par les élus de proximité.

De quoi inciter l’électeur à rester chez lui, à moins qu’il ne soit passionné par un égal attachement à la tradition tauromachique émanat des dires des deux candidates ? Mais, exceptée une poignée de bobos irresponsables, qui peut raisonnablement s’opposer à la tradition camarguaise et ses liens avec la tauromachie espagnole.

Quant aux  grandes questions sociales (pouvoir d’achat, santé et sécurité sociale), à l’économie, à l’Europe, silence radio ! Ne parlons pas de ce qui fâche !

Veut on élire des députés ou des élus locaux porteurs de revendication plus par opportunisme que par conviction ?

 

Législatives. Face aux projets Macron, des députés pour résister

 

Kareen Janselme, Lionel Venturini, Julia Hamlaoui
Vendredi, 16 Juin, 2017
L’Humanité

Régressions des droits sociaux, de la démocratie et des libertés… le programme concocté par le président de la République est lourd de dangers. Dimanche, il s’agit de conquérir des sièges à l’Assemblée pour s’y opposer.

Àl’image des premiers pas du gouvernement d’Édouard Philippe, les projets d’Emmanuel Macron ont de quoi inquiéter. Les droits sociaux, démocratiques et même les libertés pourraient être sérieusement écornés si le programme du chantre de la « modernité », porteur de toutes les vieilles lunes libérales, n’est pas entravé par la future Assemblée. Face à la vague de la République en marche qui s’apprête à déferler sur l’Hémicycle (avec plus de 400 sièges promis par les projections des instituts de sondage), 61 % des sondés souhaitent que « le second tour rectifie le premier, en apportant une majorité de députés favorables à Emmanuel Macron moins importante qu’attendu », selon une étude Elabe pour BFMTV. Un vœu qui, s’il se réalise, pourrait offrir une marge de manœuvre moins étroite à l’opposition pour faire face à de nombreux projets néfastes.

1. Affaiblissement démocratique du parlement

Il n’est « pas possible, pas souhaitable, car ce serait un hold-up », qu’une majorité trop large sorte des urnes. En campagne, le candidat Macron pointait lui-même, comme ici à Angers en février dernier, le danger pour la démocratie d’une Assemblée monochrome, ou peu s’en faut. À l’heure d’engranger peut-être, dimanche, une majorité confortable, le président a moins d’états d’âme à voir un Parlement à sa main. Ses projets de réforme du travail parlementaire parlent pour lui, à commencer par la réduction d’un tiers des députés. Flattant l’air du temps d’élus trop bien traités, le passage de la représentation nationale au Palais Bourbon de 577 élus à 385 s’accompagnerait d’une réduction drastique du temps législatif à trois mois par an au lieu de six, « pour légiférer et porter les lois du gouvernement. […] Le reste du temps, on doit le consacrer au contrôle parlementaire ». Sans que les moyens de ce contrôle aient été définis. Le chef de l’État souhaite en parallèle que la procédure accélérée d’examen des textes devienne la règle, en contradiction flagrante avec le désir affiché de revitaliser la vie parlementaire. Le droit d’amendement des députés se trouverait ainsi sérieusement écorné, puisque ceux rejetés en commission n’auraient plus le droit d’être présentés dans l’Hémicycle. Pour couronner le tout, échaudé par le souvenir des débats lors de l’examen des lois Macron et El Khomri, passées en force à coups de 49-3, l’actuel chef de l’État défend le recours aux ordonnances, une simple formalité pour lui, avec un groupe de députés pléthorique pour voter les deux lois, d’habilitation et de ratification, nécessaires. Chaque député En marche! élu s’engage à signer un « contrat avec la nation », obligation déguisée de voter les textes du gouvernement. En fait, une charte volontairement imprécise pour ne susciter aucune remarque, mais véritable blanc-seing au gouvernement.

2. Salariés, fonctionnaires et retraités en première ligne

S’il obtient une large majorité, le gouvernement obtiendra facilement la validation de la loi d’habilitation à légiférer par ordonnances sur la réforme du travail, qui sera examinée en Conseil des ministres le 28 juin. Au programme : l’inversion de la hiérarchie des normes avec des accords d’entreprise qui primeront sur les accords de branche, c’est-à-dire la multiplication de négociations à la carte sur la durée du travail, voire sur le contrat de travail, mais aussi le plafonnement des indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif, le référendum d’entreprise à l’initiative de l’employeur pour contourner les syndicats, la fusion de toutes les instances représentatives du personnel (IRP). Autre réforme annoncée dans la foulée pour bousculer notre « modèle social », la suppression des cotisations salariales sur l’assurance-maladie et l’assurance chômage, qui sera effective dès le 1er janvier 2018 pour, soi-disant, « redonner du pouvoir d’achat » aux salariés. Cette suppression sera financée par une hausse de la CSG. Un mini « gain » pour les salariés, mais une maxi-contribution pour les retraités modestes et moyens qui ont déjà souffert du gel des pensions et d’une hausse de leur fiscalité.

Emmanuel Macron n’en oublie pas pour autant les fonctionnaires. En campagne, il a promis de ne pas remplacer 120 000 départs en retraite d’agents publics. Le nouveau président n’a jamais caché sa vision du statut, qu’il n’estime aujourd’hui plus « adéquat », les services publics eux-mêmes représentant un « coût » trop important… Si le nouveau ministre de l’Action et des Comptes publics a de suite voulu déminer le terrain en recevant d’emblée les syndicats, il a confirmé le chiffre de 120 000 suppressions de postes et a laissé entendre que la valeur du point d’indice (base de la rémunération) ne serait pas augmentée cette année. Enfin, le nouveau gouvernement va s’occuper des plus fortunés, avec une attitude bien plus favorable : l’ISF (impôt sur la fortune) ne concernera que le patrimoine immobilier. La fiscalité des revenus du capital va être allégée avec pour résultat des impôts réduits de plus de la moitié pour le haut du panier. Le patron le mieux payé du CAC 40 pour 2016, selon le classement de Challenges, doit s’en féliciter. Avec un total de près de 10 millions, le PDG du groupe Carrefour a obtenu une augmentation de 38 % de sa rémunération grâce à l’attribution d’actions de performance.

3. Menaces sur les libertés individuelles et collectives

Si on pouvait lire dans le programme présidentiel d’Emmanuel Macron que « la sécurité est la première de nos libertés » – ce qui en dit déjà long –, pas de trace en revanche du projet de loi qui doit être présenté en Conseil des ministres, mercredi prochain, et qui vise à transposer dans le droit commun l’état d’urgence (après une nouvelle prorogation prévue pendant l’été). Assignations à résidence, perquisitions administratives, fermetures de lieux de culte ou de réunion, interdictions de cortèges… le tout, selon le projet révélé par le Monde, confié au ministère de l’Intérieur et aux préfets, sans intervention du juge judiciaire.

De quoi provoquer une levée de boucliers, à l’instar de la Ligue des droits de l’homme (LDH), qui fustige des dispositions qui « piétineraient les libertés individuelles et collectives, et nous feraient basculer dans un autoritarisme d’État », rappelant que d’ores et déjà l’état d’urgence est utilisé contre des militants associatifs, syndicaux ou politiques. C’est ce qu’a attesté un rapport d’Amnesty International publié fin mai. L’ONG, après un an d’enquête, y dénonce une restriction disproportionnée du droit à manifester en raison de ces mesures d’exception.Côté liberté de la presse, plusieurs sociétés de journalistes ont fait part de leurs inquiétudes, cette semaine. Dans la foulée, la ministre du Travail a fait mine de rétropédaler en retirant une partie de sa plainte relative à la divulgation des pistes à l’étude pour la future loi travail. Ce recours en justice n’est pas le seul fait d’armes du gouvernement avec le coup de téléphone en « simple citoyen » à Radio France du ministre de la justice, François Bayrou, pour tenter de faire pression lors de la révélation de l’affaire des assistants parlementaires du Modem. Ou encore, selon le compte rendu d’une centrale syndicale qui circule sur les réseaux sociaux, avec la pression du cabinet du ministère du Travail pour que l’organisation respecte « une totale confidentialité », sous peine de voir les informations délivrées par le gouvernement réduite « au minimum ». À cette lumière, l’action dans le précédent gouvernement de l’actuel président apparaît désormais comme un présage : la loi Macron comportait initialement un article, finalement supprimé, sur le secret des affaires visant à sanctionner les lanceurs d’alerte.

 

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Morale pour qui et pourquoi ?

Posté par jacques LAUPIES le 15 juin 2017

 

La morale est pour ceux qui rabâchent ce mot en permanence, le respect de certains principes visant à protéger les autres de comportements qui pourraient  nuire à ces derniers. Elle a donc un double caractère : individuel et collectif. Chacun doit se forger une morale et n’a pas nécessairement besoin que d’autres en dictent le contenu !

Car qui peut prétendre guider nos conduites : les religions, assurément non car elles ne font que produire au nom d’une transcendance, des règles élaborées en fonction de l’évolution des rapports sociaux mais toujours en retard sur l’évolution de ces derniers; les partis politique non plus car tous, reflets d’intérêts de classe, de catégories,i ne peuvent élaborer de règles plus ou moins soumises à ces intérêts; l’état encore moins car  expression, voire au mieux synthèse, d’approches diverses de la moralité, ne peut de ce fait légiférer que sur des règles d’éthique, issues d’une approche scientifique.

Seule la loi, malgré les risques d’imperfection qu’elle encourt peut être invoquée, dans un  état laïque, pour fixer des règles de comportement dans une société. Dès lors que vient faire la « morale » dans l’exigence de probité des individus quel que soit leur rang social ?

à suivre

 

Moralisation. L’exemplarité pour tous, sauf pour les candidats pro-Macron

Lola Ruscio
Mercredi, 14 Juin, 2017
L’Humanité

Le projet de loi « pour la confiance dans notre vie démocratique » est présenté ce matin en Conseil des ministres. Or, de nombreux candidats En marche qualifiés au second tour sont loin de répondre à ces exigences de probité.

Bienvenue dans le monde de Bruno Bonnell, candidat de la République en marche arrivé en tête à Villeurbanne (Rhône) (36,69 %). Ce proche de Gérard Collomb, ex-PDG du numéro 2 mondial des jeux vidéo, possède deux sociétés domiciliées dans le Delaware, petit État américain considéré comme un paradis fiscal, selon les révélations du journal en ligne Mediacités. À cela s’ajoute une « restructuration » de son patrimoine pour échapper au paiement de l’ISF. Il n’est pas le seul des candidats macronistes à la députation à ne pas remplir tous les critères de probité, alors que la promesse d’exemplarité est sans cesse martelée par le gouvernement. Un gage pourtant jugé crucial pour tourner la page des vieilles pratiques politiques, par François Bayrou, le ministre de la Justice, portant la loi « pour la confiance dans notre vie démocratique », alors que le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur des emplois fictifs présumés au Modem.

D’autres candidats sont sous le coup de poursuites judiciaires, à l’instar de Romain Grau, en lice dans la 1re circonscription des Pyrénées-Orientales. Cet ancien camarade de promotion de Macron à l’ENA est ciblé par une enquête préliminaire pour harcèlement moral sur les employés de son entreprise, EAS Industries, société de maintenance aéronautique à l’aéroport de Perpignan. Malgré ce dossier embarrassant, la commission nationale d’investiture d’En marche a décidé de maintenir sa candidature. Une décision qui vaut aussi pour Véronique Avril (2e circonscription de Seine-Saint-Denis, 20,69 %), sous le coup d’une enquête préliminaire pour avoir loué un bien immobilier dans un bâtiment insalubre, à des prix abusifs.

L’ambition du projet de loi revue à la baisse

De telles contradictions ne heurtent pas l’exécutif. Qui n’a pas hésité à revoir à la baisse ses exigences. Dans le projet de loi présenté aujourd’hui en Conseil des ministres, l’obligation de présenter un casier judiciaire vierge pour se présenter devant les électeurs, promise pendant la campagne présidentielle, a été remplacée par l’absence d’une peine d’inéligibilité de dix ans. Cette sanction s’appliquera dorénavant en cas de « corruption », « fraude fiscale », « déclaration mensongère », « favoritisme » et « détournements de fonds publics ». Cette mesure pourrait s’appliquer à Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires, visé par une enquête préliminaire du parquet de Brest sur des soupçons de favoritisme envers sa compagne dans une juteuse opération immobilière. Une affaire qui n’a pas fragilisé le candidat, arrivé en tête dans la 6e circonscription du Finistère (33,9 %).

Un pan de la loi Bayrou porte aussi sur les activités de conseil des parlementaires, jusqu’ici autorisées à condition de créer son entreprise au plus tard la veille de l’élection, comme l’avait fait François Fillon et sa société privée 2F Conseil en 2012. Le texte prévoit, à ce stade, l’interdiction pour les parlementaires de commencer ce type d’activité dans l’année précédant le scrutin, y compris pour les avocats. Une activité pratiquée par un nombre important de candidats macronistes qualifiés au second tour. Benjamin Griveaux, en tête du scrutin dans la 5e circonscription parisienne et porte-parole de la République en marche, est associé chez Audiens Conseil, un cabinet en recrutement de cadres et de dirigeants auprès de grands groupes et de PME. Ce membre de la garde rapprochée de Macron est d’ailleurs pressenti pour prendre les rênes du groupe parlementaire de la majorité présidentielle. Dans les autres profils à scruter : Florian Bachelier (8e circonscription d’Ille-et-Vilaine, 40,94 %) est depuis six ans président d’Avoxa, un cabinet d’avocats qui vend ses services auprès de clients privés et publics, notamment dans le domaine du droit fiscal. Et propose des solutions en matière « d’optimisation patrimoniale », « établissement de déclarations fiscales et personnelles (impôt sur le revenu, ISF) », « gestion des contrôles fiscaux et négociations avec l’administration fiscale »… Dans un autre registre, Isabelle Voyer (6e circonscription de l’Hérault, 24,72 %) préside depuis 2012 un cabinet de conseil dans l’environnement, Enviropolis, après avoir été consultante dans l’industrie pétrolière.

L’interdiction totale des activités de conseil n’est pas une piste proposée par le garde des Sceaux, au motif que le Conseil constitutionnel la juge contraire à la loi fondamentale. Pour Nicole Borvo Cohen-Seat, chargée des institutions au PCF, la priorité est « de prohiber » ces activités de conseil pour prévenir tout conflit d’intérêts. Et de préconiser aussi la mise en place d’une institution indépendante auprès de laquelle les parlementaires déclarent « régulièrement l’ensemble de leurs activités financières, y compris familiales ». Une ambition loin du projet de loi Bayrou, qui prévoit pour l’instant que les chambres fixent seules les règles en matière de lutte contre les conflits d’intérêts. Et ce, au nom de la séparation des pouvoirs. « Le risque, c’est de voir des parlementaires se protéger entre eux, alerte Charlotte Girard, candidate de la France insoumise dans l’Essonne. La meilleure manière d’éviter de telles dérives, c’est de permettre aux citoyens de pouvoir révoquer les élus », plaide la coresponsable du programme l’Avenir en commun.

Les journalistes s’inquiètent pour la liberté de la presse

« Le nouvel exécutif a-t-il un problème avec la liberté de la presse ? » Des sociétés de journalistes, dont la Société des personnels de l’Humanité, se sont ainsi interrogées, hier dans une tribune, s’inquiétant de « signaux extrêmement préoccupants ». « Face à la liberté d’informer, le nouvel exécutif fait le choix de la tentative de pression, de la répression judiciaire et du procès d’intention », dénoncent-elles. En cause, la tentative de pression sur Radio France du garde des Sceaux, François Bayrou, au moment des révélations sur des soupçons d’emplois fictifs d’assistants parlementaires européens au Modem et la plainte initiée par la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, pour « vol, violation du secret professionnel et recel » après la révélation des pistes étudiées par l’administration pour la nouvelle loi travail.

 

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Législatives. La gauche au défi de mobiliser l’électorat populaire

Posté par jacques LAUPIES le 14 juin 2017

Photo : Michel Le Moine/Divergence-images<br /><br />

 

Avec plus de 80 candidats encore en lice pour le second tour des législatives, le PCF et France insoumise ont appelé, hier, malgré leurs divisions, à élire un maximum de députés pour combattre la politique d’Emmanuel Macron

 

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Elections législatives second tour / déclaration du PCF

Posté par jacques LAUPIES le 13 juin 2017

 

Le second tour de l’élection législative de dimanche prochain 18 juin revêt aujourd’hui une importance nouvelle suite au bouleversement politique du 1er tour. L’urgence est à la mobilisation face aux candidats d’Emmanuel Macron, des Républicains qui cherchent à installer une majorité libérale écrasante et ceux du FN, qui continuent à faire prospérer leurs idées de haine, de racisme et d’exclusion.

Après le premier tour, nous devons faire face à deux risques majeurs.

Le premier concerne la démocratie dans notre pays. En effet, les candidats d’Emmanuel Macron qui, dans le contexte d’une abstention historique, ont obtenu moins de voix qu’au premier tour de l’élection présidentielle, pourraient obtenir 80 % du nombre de sièges à l’Assemblée nationale, 90 % avec les Républicains.

La diversité politique de notre pays serait ainsi effacée et notamment celle de la gauche qui avait réuni 9 millions de voix autour des candidatures de Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon.

Le deuxième risque est qu’Emmanuel Macron et son premier ministre issu des rangs Républicains s’appuient sur cette anomalie démocratique pour amplifier les politiques libérales et d’austérité et pour emmener notre pays vers une casse sociale généralisée.

Face à ces deux menaces, l’urgence est d’élire dimanche prochain 18 juin, partout où ils sont présents au second tour, en Métropole et en Outre Mer, des députés communistes et Front de gauche, des députés de la France insoumise et d’autres forces de gauche, qui sont prêts, aux côtés des forces sociales, à combattre la casse du Code du travail par ordonnances, la hausse de la CSG, la diminution drastique du nombre des fonctionnaires, la remise en cause des services publics, comme des moyens des collectivités territoriales, la restriction de nos libertés publiques, l’amplification des politiques de soutien à la finance.

La victoire de ces candidat-e-s de gauche et de progrès social est possible.

Nous appelons les électrices et les électeurs de gauche, qu’ils aient voté ou qu’ils se soient abstenus au premier tour, à se mobiliser autour de ces candidatures et à permettre ainsi l’élection de femmes et d’hommes de terrain, qui ont toujours combattu les politiques d’austérité, et les injustices. Des femmes et des hommes qui ont inlassablement été du côté de l’Humain d’abord face aux puissances de l’argent. Des candidat-e-s qui n’ont jamais renoncé à leurs valeurs et à leurs engagements.

Des femmes et des hommes sur lesquels les citoyens continueront de pouvoir s’appuyer

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Elections législatives : première réaction

Posté par jacques LAUPIES le 12 juin 2017

 

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Elections législatives : première réaction

Sur notre circonscription pas de surprise ! Le mouvement  enregistré au plan national se manifeste également au plan local et régional par l’apparition du parti présidentiel. Comme nous l’avons souvent répété la disparition du PS est largement compensée par le transfert sur la candidature LREM.

Ne cherchons pas ailleurs et nul doute que les dirigeants locaux du PS et les têtes pensantes de ce parti, déjà fortement ancrées sur ce territoire dans une démarche de centre gauche, y ont contribué. En sont évidemment victimes les électeurs fidèles de ce parti qui se sont pliés à cette opération à façade moderne qui n’est autre chose qu’une manipulation dont ils seront demain une fois de plus les victimes.

Nous n’avons donc pas à regretter notre soutien au candidat de, la France Insoumise, Gérard Geron  qui fait un score plus qu’honorable (15.85 %) sur cette circonscription, malgré un taux d’abstention très fort dont il est quasi certain qu’il est la première victime, d’autant que son bon score a souffert d’une certaine ambiguïté – c’est le moins que l’on puisse dire – de la part des forces de la gauche dite  »radicales ».

Quant au PS, malgré l’appui bien peu efficace – et assurément  résultat d’une mauvaise farce, à laquelle se sont complus des élus communistes - il s’effondre (5.82 % sur la circonscription et 6.89 % sur Arles, 2.38% à Tarascon) la social démocratie n’est pas pour autant morte et se trouve mêlée fortement au sein de LREM aux côtés d’une fraction de la droite et du centre. Nul doute que les regards vont se porter, pour les opportunistes vers la nouvelle mouture macroniste.

Il suffit de constater qui représente Macron à Tarascon  un ancien secrétaire de Section PS, pour bien saisir la nature de l’opération.

L’épouvantail FN va être le prétexte de tout ce beau monde pour se faire élire avec l’appui du parti LR. Cela nous prépare gentiment de quoi redonner à l’extrême droite de nouvelles ailes tout en faisant digérer aux salariés, aux retraités leur future perte de pouvoir d’achat et du coup, à tuer le petit commerce local (qu’il soit oriental, comme l’entend le FN, ou pas) sans mettre la mise en coupe du code du travail. Et poursuivre une politique étrangère à gros risques.

Je serais presque tenté, comme Henri Guaino, d’avoir quelques hoquets lorsque je vois  une petite bourgeoisie locale (bardée du qualificatif  de « républicain ») entrainer dans son sillage des électeurs socialistes se précipitant de charybde en Scylla.

Notre parti communiste paie cher électoralement son honnêteté à l’égard du peuple qu’il entend éclairer, plutôt que de se livrer à un populisme à la mode et se laisser aller à se soumettre à des visions politiques à courte vue, nées de la pression idéologique médiatisée de la grande bourgeoisie nationale ou internationale

Mais, non exempt de défauts,  d’erreurs stratégiques, ce parti demeure un élément indispensable de réflexion et d’action pour transformer notre société et en finir avec la domination  des oligarchies économiques et financières. Il a besoin d’exister en tant que tel et doit s’enrichir de ceux qui sont au cœur de l’exploitation : salariés de condition modeste et moyenne dont essentiellement les ouvriers, du soutien des intellectuels, chercheurs, enseignants, artistes, dont il ne saurait se priver, enfin de ceux qui souffrent le plus : chômeurs et précaires, souvent marginalisés et s’excluant de la vie politique.

Une grande phase de réflexion s’impose à ce sujet.

Elections législatives 1er tour: Déclaration de Pierre Laurent

 

Pierre Laurent

 

Les résultats du premier tour des élections législatives, s’ils étaient confirmés par le second tour dimanche prochain, placeraient l’avenir du pays dans une situation extrêmement difficile, sous la menace d’une Assemblée nationale dominée par les députés d’En Marche ! et leurs appuis venus des Républicains. Un tel résultat plongerait des millions de nos concitoyens dans une véritable « gueule de bois » démocratique.

 

La mobilisation est nécessaire au second tour pour empêcher ce hold-up institutionnel contre le pluralisme politique de notre pays, et pour résister aux mauvais coups programmés par le gouvernement d’Emmanuel Macron.

 

Le nouveau record d’abstention est alarmant pour notre démocratie. C’est le premier échec d’Emmanuel Macron. C’est la conséquence de la présidentialisation aggravée de notre vie politique qui dévalorise un peu plus, à chaque quinquennat, l’élection de l’Assemblée nationale. Et c’est l’échec de tous ceux qui poussent à cette présidentialisation forcenée, construisant une représentation politique dans laquelle la majorité des citoyens se reconnaît de moins en moins.

 

Nous demandons instamment qu’Emmanuel Macron et le gouvernement ré-ouvrent, sans attendre le lendemain du second tour, le débat sur le changement de nos institutions : l’instauration de la proportionnelle à toutes les élections, qui, seule, permet de refléter la richesse et la diversité politiques du pays, ainsi que celle d’un nouveau calendrier électoral, pour redonner à l’élection législative et au Parlement toute leur légitimité et leur importance dans la vie démocratique de notre pays.

 

Ce record d’abstention est aussi la marque d’une défiance déjà forte à l’égard du nouveau président de la République, contrairement à ce que veut nous faire croire le déferlement de communication médiatique autour de chaque fait et geste d’Emmanuel Macron : seuls 24 % des électeurs l’ont soutenu au premier tour de l’élection présidentielle et il n’a été élu que par la mobilisation d’une large majorité de femmes et d’hommes qui voulait barrer la route de l’Elysée à Marine Le Pen. Les élections législatives ne témoignent d’aucun élan supplémentaire. Ce sont l’abstention et la division de ses adversaires, singulièrement à gauche, qui amplifient les résultats de ses candidats.

 

La division des forces de gauche se paie en effet très cher. Les forces qui ont soutenu
Jean-Luc Mélenchon, se sont retrouvées en concurrence suite aux décisions de la direction de la France insoumise. Elles en subissent toutes ce soir les conséquences. C’est aussi le cas du Parti communiste dont le résultat national est très bas.

 

La gauche est durement affaiblie et même éliminée dans nombre de circonscriptions. Nous le déplorons, malgré tous les efforts que nous avons déployés pour y remédier.

 

Ce soir, l’urgence est avant tout à la mobilisation pour relever le défi du second tour, face aux candidats de Macron, des Républicains et du FN, pour faire élire les candidats de gauche encore en lice.

 

Les candidats d’En marche !, ou les socialistes rebaptisés « majorité présidentielle », sont porteurs du programme libéral du Président. Les candidats des Républicains ne sont pas des opposants, puisqu’ils veulent en pousser les logiques libérales le plus loin possible. Ni les uns, ni les autres ne sont nos candidats.

 

Nous continuerons aussi à faire barrage, partout où c’est nécessaire, aux candidats du Front national, car nous voulons empêcher leurs idées de haine, de racisme et d’exclusion de continuer à prospérer.

 

Partout où ils sont encore en lice, nous voulons élire dimanche prochain des députés communistes et Front de gauche, des députés d’autres forces de gauche qui sont prêts à combattre aux côtés des forces sociales, la casse le code du travail par ordonnances, la hausse de la CSG, la diminution drastique des effectifs de fonctionnaires, la remise en cause des services publics, comme des moyens des collectivités locales, la restriction de nos libertés publiques, l’amplification des politiques de soutien à la finance.

 

Ces candidats de gauche sont présents au second tour en Métropole et en Outre Mer pour gagner dans plusieurs dizaines de circonscriptions, dont une partie sont des candidats communistes. Ils deviennent ce soir les candidats de rassemblement de toutes les forces de gauche pour gagner.

 

Il ne faut pas laisser le second tour des élections législatives aggraver le fossé démocratique créé. La mobilisation des électeurs de gauche est nécessaire, car c’est grâce à l’abstention massive que la « République En Marche » pourrait obtenir dimanche prochain une majorité absolue et monocolore, qui lui donnerait dès cet été les mains libres pour appliquer sa politique libérale.

 

Les députés communistes et Front de gauche qu’il est possible d’élire dimanche prochain seront un point d’appui solide pour former un groupe, un gage d’espoir pour reconstruire l’avenir et la gauche ; ce sont des femmes et des hommes que vous connaissez, vous savez leur engagement pour vous défendre, proposer un chemin nouveau à notre société, unir les forces nécessaires. Vous pourrez compter sur eux tout au long du quinquennat, dans les luttes comme à l’Assemblée.

 

Nos militants vont se réunir lundi soir, en lien avec notre direction nationale, pour évaluer la situation issue du premier tour dans chaque circonscription et faire pour le second tour les choix les plus rassembleurs en fonction des situations de chaque circonscription.

 

Au-delà du second tour, les communistes prendront toutes les dispositions pour analyser la dernière période, faire le bilan de la situation et prendre de nouvelles décisions pour être à la hauteur des problèmes auxquels notre organisation et l’ensemble de la gauche sont confrontés. A l’évidence, pour ce qui nous concerne, il y a aura beaucoup à repenser en lien avec les adhérent-e-s du PCF, et l’audace devra être au rendez-vous. Un Conseil national de notre parti se réunira à cet effet les 23 et 24 juin prochains.

 

 

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Légalité n’est pas légitimité !

Posté par jacques LAUPIES le 12 juin 2017

Avec 42 % des suffrages obtenus au premier tour de la Présidentielle deux partis auront une cinquantaine de Députés, avec un pourcentage de voix légèrement supérieur, deux autres en ont environ 500.

C’est légal, puisque la constitution le veut ainsi mais c »est illégitime à n’en pas douter !

Il faut tout faire pour  sauver ce qui peut l’être. Le 19 juin va s’engager un débat dans les partis politiques.

Résultats du premier tour

43,49%
VL

Valérie LAUPIES

Front national

 

21,12%
MM

Monica MICHEL

En marche !

 

11,66%
MC

Marie-Pierre CALLET

Les Républicains

 

11,47%
GG

Gérard GERON

La France insoumise

 

4,88%
FV

François VIGNAUD

Divers

 

2,38%
NM

Nora MEBAREK

Parti socialiste

 

2,15%
AG

Alice GREETHAM

Écologistes

 

0,96%
LT

Laura TAMBORINI

Debout la France

 

0,63%
CS

Catherine SIBERT

Divers

 

0,61%
GD

Guy DUBOST

Extrême gauche

 

0,42%
CR

Cyrille RAGONET

Divers

 

0,19%
RM

Rachid MOKRAN

Écologistes

0,05%
JG

Jules-Adrien GRIFFOUL

Divers

 

 Bouches-du-Rhône, circonscription 16 Résultats Législatives 2017

126 018 habitants vivent dans la 1e circonscription des Bouches-du-Rhône. L’âge moyen est de 41.4 ans, et 79 % de la population est diplômée de l’enseignement supérieur.

Le revenu médian est de 17 606 euros annuel, soit plus 10% en dessous de la moyenne nationale.

En 2016, le taux de chômage de cette circonscription était de 30%, soit 0.01% qu’en 2015.

La 1e circonscription des Bouches-du-Rhône affiche une baisse de 0% de son nombre d’habitants sur les 5 dernières années.

 

Résultats du premier tour

28,43%
VL

Valérie LAUPIES

Front national

 

27,00%
MM

Monica MICHEL

En marche !

 

15,85%
GG

Gérard GERON

La France insoumise

 

13,64%
MC

Marie-Pierre CALLET

Les Républicains

 

5,82%
NM

Nora MEBAREK

Parti socialiste

 

2,72%
FV

François VIGNAUD

Divers

 

2,29%
AG

Alice GREETHAM

Écologistes

 

1,54%
LT

Laura TAMBORINI

Debout la France

 

1,03%
GD

Guy DUBOST

Extrême gauche

 

0,74%
CS

Catherine SIBERT

Divers

 

0,50%
CR

Cyrille RAGONET

Divers

0,29%
RM

Rachid MOKRAN

Écologistes

 

0,17%
JG

Jules-Adrien GRIFFOUL

Divers

 

Ce 1er tour des élections législatives 2017, les 43 023 électeurs de la 1e circonscription des Bouches-du-Rhône ont voté majoritairement pour Valérie LAUPIES (Front national) avec 28.43% des voix. Monica MICHEL (En marche !) et Gérard GERON (La France insoumise) arrivent en deuxième et troisième position avec respectivement 27% et 15.85% des voix. 52.52% des habitants de la 1e circonscription des Bouches-du-Rhône se sont abstenus au 1er tour. Les bulletins blancs et nuls représentent quant à eux 1.55% et 0.73%.

 

 

Légalité n'est pas légitimité ! dans POLITIQUE banniere-election-carte_1000_baniere_left
  • Législatives, premier tour. C’est une situation qui ne peut qu’inquiéter au regard de la démocratie et au vu des intentions politiques annoncées, particulièrement sur les questions sociales.

    Élections législatives. Les premières estimations du 1er Tour

    Lorenzo Clément
    Dimanche, 11 Juin, 2017
    Humanite.fr
    Estimations du nombre de députés par formation politique selon des estimations pour France 2.

    Estimations du nombre de députés par formation politique selon des estimations pour France 2.

    Le premier tour des élections législatives est marqué par une abstention record. Un mois après l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République, seule la moitié des électeurs se sont rendus aux urnes.

    Plus de 47 millions d’électeurs sont appelés à voter pour désigner leurs 577 députés, jusqu’à 18H00 GMT. A la mi-journée, la participation atteignait 19,24%, en baisse par rapport à 2012 au même moment (21,06%). L’abstention se situerait dans une fourchette comprise entre 50 et 51%, selon les estimations fournies par quatre instituts de sondage à trois heures de la fermeture des derniers bureaux de vote dans les grandes villes, à 20 heures. Elle atteindrait 50% selon l’Ifop, 50,5% selon Ipsos et Kantar Sofres-onepoint, 51% selon Elabe.
     
    La République en marche d’Emmanuel Macron arrive largement en tête du premier tour des élections législatives, avec 32,2 à 32,9% des voix, devant la droite (20,9 à 21,5%) et le FN, largement distancé (13,1 à 14%), selon les estimations à 20H00 des instituts de sondage. La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon obtient 11% et le Parti socialiste entre 9 et 10,2%, selon les estimations Ipsos-Sopra Steria pour France Télévisions/Radio France, LCP-Public Sénat, France 24, Kantar Sofres-Onepoint pour TF1/RTL/LCI et Elabe pour BFMTV/RMC. Selon une première estimation nationale, le Parti communiste  obitiendrait 3,9% et Europe/Ecologie-Les Verts 3,1%. 
    https://www.lefigaro.fr/elections/resultats/bouches-du-rhone-13/

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Les lendemains qui déchantent…

Posté par jacques LAUPIES le 11 juin 2017

Si cette hypothèse s’avère exacte, à gauche j’attends des explications…Bien qu’ayant la mienne en tête depuis fort longtemps !

 

Les lendemains qui déchantent... dans POLITIQUE

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Demain on tourne la page ! Enfin : une page…

Posté par jacques LAUPIES le 11 juin 2017

 

Ce jour, je ne dis pas où, je me suis trouvé au sein d’un concentré de personnes, militants mutualistes et nombre de salariés de ce mouvement qui règne sur une bonne part de l’assurance de biens et de la maladie. Une économie sociale…tout de même !

Beaucoup de retraités, des actifs aussi, cadres ou employés du tertiaire, j’ai donc pris le temps, autant que j’ai pu d’écouter et d’entendre cette faune particulière  au sein de laquelle domine l’esprit social démocrate et social libéral dans une moindre mesure (je le suppose)

A la veille d’une élection je me suis dit : je vais trouver là des sympathies fortes pour les pseudos « petits nouveaux » qui nous gouvernent. Pas si sûr et si une hirondelle ne fait pas le printemps, la table où je me trouvais, était remplie de sceptiques, même avec ce que je considère comme de « courtes analyses » du genre : « il est quand même fort pour en être arrivé là » en évoquant notre Président.

Timidement l’un des convives lance : « Il a tout de même eu des appuis financiers  importants » et comme je n’aime pas être en reste j’ajoute : « Vous ne croyez tout de même pas qu’il a été privé d’appuis politiques » Deux ou trois de mes voisins acquiescent  et je renchéris : « Sans cela en deux ans on ne refait pas un parti social libéral de droite à composante social démocrate dite de gauche »

Je répète ma phrase du moment : « Vous ne croyez pas qu’on prend les enfants du bon dieu pour des canards sauvage ? » Silence ! On tourne la page ! Demain sera un autre jour.

 

Promenade en bord de Seine

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La République s’envole du pied Gauche…non loin des immeubles haussmanniens

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Les passants se penchent pour voir la seine parfois nombreux parfois dans l’intime

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Le sacré vu de dos

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avec les moyens ou sans : on navigue

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Sens interdit et pigeon à l’ombre

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