Train de la relance » : Fillon au service minimum

Posté par jacques LAUPIES le 3 février 2009

François Fillon a dévoilé à Lyon le plan de relance en détaillant les 1000 chantiers à venir et leur mode de financement.

Las, cette opération de communication qui consiste à mettre en scène 18 ministres dans un TGV promptement rebaptisé « train de la relance » montre déjà ses limites.

Aux participants de l’immense journée de mobilisation professionnelle du 29 janvier, le Premier ministre oppose une fin de non-recevoir en se contentant d’une vague invitation « à se serrer les coudes ». Les 2,5 millions de manifestants apprécieront.

Oubliées les revendications de hausses de salaire, de défense de l’emploi, du pouvoir d’achat ou encore de défense du service public, réformes indispensables pour permettre le redémarrage d’une économie désormais entrée en récession. Le Premier ministre écarte d’emblée ces propositions et choisit de « garder le cap ». Pour François Fillon, le train de la relance, c’est le service minimum.

Parti communiste français

lundi 2 février 2009

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Un sondage encourageant pour le « Front de gauche »

Posté par jacques LAUPIES le 2 février 2009

Un sondage réalisé par l’IFOP se lit comme un encouragement à la démarche engagé par le PCF et le Parti de Gauche, le nouveau parti de Mélenchon ainsi que l’appel de Politis, pour la constitution d’une liste réunissant les hommes et les femmes de gauche qui ont pour l’Europe une autre ambition que la voie tracée du libéralisme en crise.

L’enquête porte sur les élections au Parlement européen du 7 juin prochain. Une liste rassemblant la plupart des forces de gauche hostiles au traité de Lisbonne recueillerait 14,5% et se retrouverait en troisième position derrière la liste PS (22,5) et UMP (25,5). Au passage, une telle liste dépasserait celle du MODEM (14) et de très loin la liste Europe Ecologie avec Daniel Cohn-Bendit et José Bové (7).

Evidemment cette prévision ne porte que sur une hypothèse puisqu’à ce jour la LCR/NPA et Lutte ouvrière expriment malheureusement plus que des réticences à une participation à un front de gauche aux européennes.

Pour autant, le niveau des intentions de vote laisse supposer que la possibilité offerte aux cotoyens de faire avancer par le bulletin de vote des propositions concrètes pour une autre orientation européenne et d’élire des hommes et des femmes qui en seront les promoteurs dans l’enceinte du Parlement européen suscite un intérêt dans l’electorat de gauche. Le responsable de l’IFOP voit un « début de dynamique » d’autant plus que « nous sommes aujourd’hui à un point zéro de la campagne ». La disposition des forces en présence est inconnue des Français, le débat n’a pas commencé. La démarche du front de gauche a été particulièrement sous médiatisée. Dans de telles conditions, les 14,5% sont un bon départ.

Une réédition de la dynamique de la campagne du Non de gauche lors du référendum de 2005 n’est pas à exclure, toujours selon l’IFOP.

Alors que la crise frappe durement les salariés dans toute l’Europe et que les dirigeants de l’UE n’hésitent plus à transgresser des règles qu’ils présentaient aux peuples comme intangibles, le débat sur l’Europe sort du registre des sujets tabous. La victoire du NON au TCE, qui paraissait improbable quelques mois auparavant, a montré que les électeurs bien informés pouvaient changer la donne. L’appel lancé par les communistes en octobre 2008 en faveur d’un rassemblement de forces d’accord sur une logique de rupture avec l’eurolibéralisme correspond à l’attente de millions d’électeurs de gauche.

L’engagement du Parti de gauche dans ce mouvement le conforte comme le conforteront tous ceux et celles qui s’ agrégeront. Mais plus que le casting, c’est le contenu des propositions qui est l’essentiel. L’une des leçons de ce sondage, c’est précisément que la confusion ne semble pas paer. L’addition de personnages aussi médiatiques que Cohn-Bendit et Bové ne suffit pas pour livrer un message politique clair et cohérent.

Commentaire :

Ce sondage est intéressant et prouve que la gauche, qui veut autre chose qu’une Europe au service des financiers et des grandes firmes, peut bousculer la vie politique française dominée par les dirigeants actuels dont pour l’instant les orientations du PS ne semblent pas vouloir se distinguer dans ce domaine précis et essentiel de la politique extérieure.

L’Europe sera ce que les peuples en feront. Le problème n’est pas de remettre son existence en cause mais bien de la construire autrement dans l’intérêt de ceux qui travaillent et non de ceux qui les exploitent.

La Section du Parti Communiste de Tarascon entend répercuter localement les initiatives unitaires nationales. Leur réussite dépend avant tout de notre force et nous ne saurions trop appeler les jeunes et tous ceux qui en comprennent la nécessité à rejoindre nos rangs.

communiste13150@hotmail.fr

 

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La manif du 29 à Arles

Posté par jacques LAUPIES le 29 janvier 2009

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Un belle manifestation en rangs serrés à laquelle avient appelé à participer tous les syndicats et même des partis politiques, notamment le Parti Communiste, le nouveau Parti de la Gauche. On notait aussi la présence du Parti Socialiste.

Leur présence était significative dans une manifestation qui par delà les aspects revendicatifs, concernant l’emploi et les salaires, posait la question des responsabilité de la crise et en particulier de son origine essentielle qui est l’utilisation de l’argent à des fins spéculatives et non productives.

La question donc de l’utilisation des richesses produites, de la rémunération prioritaire du travail, source de développement économique, à l’inverse  du capital,  était dans tous les esprits.

Cela interroge sérieusement les partis politiques présents et par delà ceux qui se contentent d’observer, voire de soutenir un pouvoir qui s’incrit dans la logique du système capitaliste.

Cela pose pour les plus conscients le problème de l’Union, d’un front commun entre toutes les forces républicaines du pays. Sans cela point de perspectives à long terme car un mouvement social tel qu’il s’annonce, aussi puissant soit il ne peut espérer que si on lui propose une alternative politique.

Celle-ci est possible sur la base d’un certain nombre d’objectifs de gouvernement capable de renverser la situation. Cela n’est possible que si à l’appui de ce mouvement social les partis, de gauche en particulier, se proposent de les mettre en oeuvre.

Les dérives libérales de dirigeants du Parti socialiste, les réticences de l’extrême gauche (LCR, Lutte ouvrière et autres) à s’engager dans la voie d’un rassemblment majoritaire pour gouverner ne sont pas de nature à répondre aux aspirations  de la population. Le Parti de la Gauche créé par Jean Luc Mélenchon semble vouloir s’inscrire dans une démarche unitaire, au moins en tous cas pour les élections européennes qui vont conduire les français à choisir entre europe libérale et europe sociale. Quant au Parti Communiste qui, depuis belle lurette, déploie des effortss pour le rassemblement à gauche, il ne souffre d’aucune ambiguïté à ce sujet.

Il représente encore dans le pays, aux élections locales, 9 % des voix (troisième force politique) et dispose d’une presse et d’un groupe de députés et de milliers d’élus dans les collectivités territoriales. Son affaiblissement relatif, ne suffit pas au pouvoir en place qui favorise toute initiative pouvant le concurrencer et ainsi voudrait bien le voir disparaitre.

Mais il est un fait sur lequel la droite ne manque pas de s’inquiéter malgré les apparences (« on va continuer les réformes » dixit Sarkosy) :  le ras le bol grandit. Cela ne saurait être sans effet sur les différents courants de la gauche qui sont placés devant une lourde responsabilité : laisser se développer un libéralisme économique (dénomination douce du capitalisme)destructeur et dangereux pour l’avenir de notre pays.

Cela pose à ces derniers l’obligation de s’entendre sur des thèmes que n’ont pas manqué de soulever les organisations syndicales. Le Parti Communiste ne cesse de clamer cela. Cela n’est pas sans effet mais il importe que la jeunesse et les ouvriers en particulier le rejoignent.

A Tarascon il y a un grave danger de liquidation des entreprises et d’ appauvrissement général de l’économie dans cette ville. Comment peut on y mettre un terme sans la mobilation et l’union telle que ce parti la  suggère. Tarascon n’est pas seule dans cette situation. car bien entendu la crise est générale mais, plus que toute autre ville, elle a laissé le champs libre à une droite qui est bien mal placée pour freiner l’hémorragie des emplois.

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Tous à la manifestation du 29 janvier !

Posté par jacques LAUPIES le 28 janvier 2009

Le jeudi 29 janvier aura lieu une vaste mobilisation syndicale unitaire. Ce sera l’occasion pour les salariés de montrer leur détermination.

La droite a reculé sur le lycée ; elle est hésitante sur le travail du dimanche. Ce qui est nouveau en cette rentrée, c’est qu’on assiste à une prise de conscience large que la gravité de la crise appelle de nouvelles avancées sociales et démocratiques.

Les organisations syndicales portent la mobilisation pour les salaires, les services publics, l’avenir de la poste, qui sont autant de luttes offensives.
La journée du 29 janvier va donc être une étape extrêmement importante et le PCF va y contribuer, en tant que force politique, dans les manifestations.

 PARTICIPEZ AU DEPART COLLECTIF A TARASCON A 9 H 30 DEVANT LA GARE POUR ALLER MANIFESTER A ARLES A 10 H 30

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Démarche unitaire pour les européennes

Posté par jacques LAUPIES le 25 janvier 2009

Deux délégations du Parti Communiste Français et du Parti de Gauche, conduites respectivement par Marie-George Buffet et Jean-Luc Mélenchon se sont rencontrés au siège du PCF. Il s’agissait de la première rencontre depuis la déclaration commune des deux partis le 18 novembre dernier qui affirmait déjà leur volonté d’impulser aux élection européennes de juin prochain des listes unitaires de toutes les forces de gauche attachées à la construction d’une autre Europe démocratique et sociale.

Les deux partis ont réaffirmé tout d’abord cette volonté. Unir, inlassablement, dans le respect de chaque partenaire, pour construire un « Front de Gauche pour changer d’Europe » tel est l’objectif des deux formations afin que l’ensemble des groupes et forces politiques de gauche susceptibles de participer à ce front puissent y prendre toute leur place. Dans ce cadre, ils ont décidés de démarches conjointes à l’égard des organisations de gauche concernées.

Lors de ces rencontres le Parti Communiste Français et le Parti de Gauche soumettront à la discussion un premier texte permettant de définir les bases de la plate-forme commune pour ces élections et la constitution d’un « Comité de Liaison » permettant à chacun d’être partie prenante à égalité de ce rassemblement.

Les deux formations ont également annoncé la tenue de premiers meetings d’ampleur régionale qui seront pareillement ouvert aux forces et personnalités qui souhaiteront s’associer à cette démarche : Montpellier le 5 février, Marseille le 10 février, Douai le 21 février.

Le principe d’un meeting national à Paris début mars a été arrêté et sera soumis aux différents partenaires. Composition des délégations : Parti de Gauche : Jean-Luc Mélenchon, Eric Coquerel, François Delapierre, Marc Dolez, Pascale Le Neouannic, Corinne Morel-Darleux, Danielle Simonet PCF : Marie-George Buffet, Pierre Laurent, Lydie Besnoit, Jean-Marc Coppola, Olivier Dartigolles et Francis Parny

Parti communiste français et Parti de Gauche Paris, le 23 janvier 2009.

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obama on t’attend

Posté par jacques LAUPIES le 23 janvier 2009

Devant le phénomène Obama qui incontestablement marque une profonde transformation des mentalités aux Etats Unis, il ne faut pas oublier de raisonner en terme de classe, ce qui trop souvent se passe dans nos têtes soumises aux pressions médiatiques. Le lobby militaro industriel américain et le capitalisme en général disposent d’une grande et énorme puissance dont il n’est pas sur que le nouveau Président (fut-il noir) se débarrassera comme cela,  si tant est qu’il en eut envie. L’impérialisme américain qu’il ne faut pas confondre avec le peuple américain contribue au développement des inégalités dans le monde. Même si la sordide prison de Guantanamo disparait, et qui ne peut s’en féliciter, cela ne constitue qu’une goutte d’eau dans l’océan des méfaits de cet impérialisme.

 Communiqué du PCF

Barack Obama est devenu, aujourd’hui, le 44ème Président des Etats-Unis d’amérique.

Aujourd’hui, à Washington, c’est une page de l’histoire du monde qui s’est écrite. Après l’émotion qui a fait frissonner le monde le 4 novembre dernier, cette investiture porte désormais un poids d’une toute autre nature : la responsabilité de ne pas décevoir les attentes de dizaines de millions de personnes qui, américain ou non, ont placé des espoirs en Barack Obama.

Alors que tout semble avoir été dit sur la force du symbole, que les superlatifs paraissent éculées à force de qualifier l’élection du premier Président noir de toute l’histoire des Etats-Unis, sonne désormais l’heure des réalités.

Aux Etats-Unis en 2009, la réalité, c’est une crise économique, sociale et politique sans précédent, c’est un pays engagé dans deux guerres et dont le rôle sur la scène internationale est largement discrédité.

C’est à partir de cette réalité que des millions d’hommes et de femmes aspirent massivement, dans le monde entier, à de profonds changement. Barack obama répondra-t-il à ces attentes ? Il le déclare lui-même aujourd’hui, la priorité de son mandat sera de servir les intérêts des Etats-Unis. On est pourtant en droit d’attendre des ruptures importantes concernant la politique internationale des Etats-Unis, qu’il s’agisse de l’Afrique, du Moyen-Orient, ou même de l’environnement.

Le monde entier a résonné à la seule évocation du mot changement. Aujourd’hui, l’investiture de Barack Obama marque la mise à l’épreuve de la réalité des nombreuses promesses formulée pendant la campagne du Sénateur de l’Illinois. Mais bien au-delà, la puissante aspiration au changement qui s’est exprimée dans le monde comme en France, doit conduire chacun à s’interroger sur les réponses à formuler pour être à la hauteur de cette espérance.

Parti communiste français

Paris, le 20 janvier 2009

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L’Histoire révisée (Communiqué PCF)

Posté par jacques LAUPIES le 21 janvier 2009

On peut s’interroger sur les motivations du Président Sarkozy de vouloir créer un musée de l’Histoire de France pour « renforcer l’identité nationale ».
On savait que l’Histoire et sa transmission étaient au cœur des préoccupations de la droite : on a découvert le candidat UMP à la Présidentielle vilipendant mai 68, puis le chef de l’Etat nous présentant un front Populaire délesté des luttes et conquêtes sociales. Plus récemment on a assisté à une célébration de Guy Môquet choisissant sciemment la figure du héros national au mépris et détriment du résistant et militant communiste.

Aujourd’hui il semble que Nicolas Sarkozy veuille pousser plus loin son désir de réécriture et d’utilisation de l’Histoire. Jusqu’à nous faire oublier celle du mouvement ouvrier et de la gauche pour mieux nous intégrer à son libéral populisme ? Jusqu’à nous faire accepter un modèle de société « pacifiée » et sans conflits pour mieux contenir toute velléité de rupture à sa politique ?

Il est certain que c’est là l’un de ses objectifs avoué.

A nous de faire de l’héritage des Lumières, de la Révolution Française, comme des résistances et combats pour le progrès social et la démocratie un bien collectif qui demeure et s’accroisse. Le PCF s’engagera dans ce sens.

Marie-Pierre VIEU, Membre du Comité exécutif national du PCF

Paris, le 13 janvier 2009.

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Les propositions du Parti Communiste Français

Posté par jacques LAUPIES le 19 janvier 2009

Un plan d’urgence pour combattre la crise :

12 janvier 2009

Cela fait maintenant trois mois que Nicolas Sarkozy prétend combattre la crise, et même refonder le capitalisme, et cela fait trois mois que les conséquences de la crise s’aggravent de jour en jour, que les vagues de licenciement déferlent, que le pouvoir d’achat dégringole.

Les perspectives de croissance et de chômage pour 2009 sont alarmantes.

Des dizaines de milliers de milliers d’intérimaires jetés comme des kleenex ces derniers mois à la rue n’ont aucune perspective.

Des dizaines de milliers de salariés de la filière automobile, cloués au chômage technique, viennent de passer les fêtes dans l’angoisse.

Des milliers de PME sont en rupture de trésorerie.

Dans le secteur public, le gouvernement a fermé à double tour les portes de l’embauche. Alors que la crise démultiplie les besoins sociaux, l’hôpital public, l’éducation nationale et l’université, le secteur du logement et du bâtiment sont au point de rupture.

Les collectivités locales sont asphyxiées. Et partout, le pouvoir d’achat est berne, tirant toute la demande vers le bas.

Les annonces gouvernementales ne sont susceptibles ni de prévenir les conséquences à venir de cette crise et ni de traiter ses racines.

1) Les marges de manœuvre financières dégagées depuis l’automne par les différents plans gouvernementaux – 428 milliards au total, pas mal pour un pays dont les caisses étaient soit disant vides – sont pour l’essentiel promises à reconstituer les capacités de crédit du système financier sans changer un iota aux critères d’utilisation de cet argent. Or tant que le crédit servira à soutenir les rendements financiers contre l’emploi et les salaires, la situation continuera à empirer.

2) Le plan de relance proprement dit soumis la semaine dernière par le gouvernement à l’Assemblée nationale est gravement insuffisant : tous les experts reconnaissent qu’il est l’un des moins ambitieux des pays capitalistes et que son impact sur la croissance sera très faible . Et surtout il ignore totalement la relance du pouvoir d’achat et de la consommation (moins de 4 milliards d’euros en comptant large sur les 26 milliards annoncés), qui demeure pourtant l’un des plus sûrs moyens de tirer la croissance économique.

3) Et de surcroît, le gouvernement poursuit une politique de « réformes » qui a des effets dépressifs extrêmement graves sur l’investissement et l’emploi public. Même quand les besoins éclatent au grand jour de manière dramatique comme pour l’hôpital, le gouvernement nie ces besoins. Et dans ce cas précis, pour justifier le maintien du projet loi Bachelot , il engage même une scandaleuse campagne de stigmatisation de l’hôpital public et de culpabilisation de ses personnels, comme on l’a vu hier avec les propos du secrétaire national à la santé de l’UMP dans le Journal du Dimanche. Le dicton n’a jamais été aussi approprié : quand on veut tuer l’hôpital public, on dit qu’il a la rage. C’est totalement irresponsable !

Dans ces conditions, l’échec d’hier sera celui de demain.

La prétendue relance Sarkozy n’aura pas lieu. La politique gouvernementale continuera à être une politique de l’échec. C’est une situation dangereuse pour les salariés, pour l’ensemble du monde du travail, pour le pays. Le Part communiste est totalement décidé à combattre cette politique. C’est pour nous la priorité des priorités. Notre Conseil national vient d’appeler à la mobilisation maximum en ce sens. Il a également décidé, à la suite de premières propositions avancées par ses parlementaires la semaine dernière, de verser au débat public national des propositions pour un véritable « plan d’urgence pour combattre la crise ». Avant d’en dire un mot, je veux dire que le constat qui est le nôtre est de plus en plus partagé dans le pays. La mobilisation syndicale unitaire du 29 janvier et la plate-forme commune signée par tous les syndicats sont des signes qui ne trompent pas. A gauche, le ton semble lui aussi plus combatif et nous nous en félicitons, après avoir été parfois bien seuls à appeler à la riposte ces derniers mois.

Le Parti communiste appelle donc ses militants à être de toutes les ripostes, et à y porter des choix politiques alternatifs.

Nous tiendrons donc trois journées de mobilisation nationale les 22, 23 et 24 janvier pour faire éclater la vérité sur les dangers des prétendues mesures gouvernementales, pour organiser l’action avec les salariés, pour populariser nos propositions.

Nous serons présents durant ces trois jours dans tout le pays devant des dizaines de sites touchés par les suppressions d’emplois, devant des sièges de grandes banques, devant des grands centres commerciaux.

Le 24 janvier sera un temps fort sur la question de la santé et de la situation hospitalière. Nous voulons nous adresser largement aux usagers et les appeler à dire, aux côtés des personnels, « non au krach hospitalier, des moyens pour la vie, retrait de la loi Bachelot ! ». Nous éditons pour cela un quatre pages à plus d’un millions d’exemplaires. Au lendemain des ces trois journées, nous poursuivrons notre mobilisation durant la semaine de la mobilisation syndicale unitaire du 29 janvier, à laquelle nous apporterons tout notre soutien. Afin de favoriser les convergences, nous nous proposons également de rencontrer dans la prochaine période les formations politiques de gauche, les organisations syndicales, les associations avant d’échanger avec elles sur la situation et les actions à envisager.

Un plan d’urgence pour combattre la crise

1) Première urgence : sécuriser l’emploi

Ce n’est pas aux salariés de payer la crise des marchés financiers. Les actionnaires veulent éponger leurs pertes et redresser au plus vite leurs rendements en licenciant, en écrasant le pouvoir d’achat, et en empochant les aides publiques. C’est au contraire à eux de mettre la main à la poche. Il faut mettre à contribution les profits et les dividendes, et mettre sous protection les salaires et l’emploi. Ne pas le faire, c’est handicaper encore toute possibilité de relance, car c’est l’emploi et non les dividendes qui crée la richesse.

Nous proposons donc :
- la suspension immédiate de tous les projets de suppressions d’emplois.
- la convocation, là où des problèmes se posent, de tables rondes quadripartites directions d’entreprises-Etat-élus-syndicats pour examiner des solutions alternatives aux politiques actuelles de réduction d’emplois ou de chômage technique . Les contre-propositions issues de ces tables rondes devraient être examinées prioritairement par les banques et les pouvoirs publics dans le cadre de l’utilisation des 428 milliards d’euros dégagés au nom de la relance.
- la mise à contribution des profits, des dividendes versés aux actionnaires, et la réduction des intérêts payés aux banques avant toute autre mesure. C’est le sens de la proposition de loi Bocquet déposée au Parlement.
- l’utilisation de crédit à taux zéro pour les PME en cas de rupture de trésorerie sous condition de renoncement aux suppressions d’emploi.
- des mesures de taxation dissuasive et de conditionnement des aides doivent être également mises en place contre les politiques de délocalisation.

2) Seconde urgence : relever fortement le pouvoir d’achat populaire.

Un relèvement conséquent des salaires, des retraites et des minima sociaux est le plus sûr moyen de la relance du pouvoir d’achat et du soutien à la consommation et à la demande.

Nous proposons donc :
- le relèvement immédiat du SMIC, des traitements de la fonction publique, du minimum vieillesse et des minimas sociaux.
- la convocation dans le premier trimestre 2009 d’une conférence nationale sur les salaires et le pouvoir d’achat, donnant le signal de négociations généralisées sur la revalorisation des salaires et des qualifications.
- une baisse significative de la TVA sur les produits de première nécessité et sur les transports.

3) Troisième urgence : relancer l’investissement

L’investissement public, en premier lieu…

En finir avec les politiques d’écrasement des dépenses publiques et sociales aurait le double mérite de répondre à des besoins criants et de créer les conditions d’une relance intérieure saine.

Cela nécessite pour commencer :
- l’’annulation des programmes massifs de suppression d’emplois publics et de rationnement des budgets publics, notamment dans l’éducation et la santé, qui devraient au contraire être des priorités en temps de crise .
- L’abandon des critères d’austérité du pacte de stabilité et la demande par la France de la renégociation en lieu et place de ce pacte d’un pacte européen pour l’emploi et la croissance.

Nous proposons également sans attendre :
- Le lancement d’un plan national d’investissement dans la santé, dont la situation hospitalière révèle l’urgence absolue, comprenant notamment un plan d’urgence emploi-formation pour pallier le déficit criant de personnels.
- Un plan pluriannuel de construction de logements publics, à loyers modérés, au rythme de 180.000 par an pendant cinq ans pour résorber le déficit accumulé par rapport aux besoins.
- La modernisation du transport ferroviaire, en particulier le lancement d’un plan fret ambitieux , indispensable au plan économique comme au plan écologique.
- La relance d’une grande politique publique de la recherche, à l’inverse du démantèlement actuel.

Cette mobilisation publique nécessite l’adoption de premières mesures fortes engageant la réorientation de la fiscalité avec notamment :
- L’annulation du paquet fiscal de l’été 2007. La modulation immédiate de l’impôt sur les sociétés pour pénaliser les entreprises qui continuerait à donner la priorité aux rendements financiers sur la préservation et la création de l’emploi.
- La baisse de la TVA sur les produits de première nécessité.

Enfin, il convient de mettre en, œuvre au plus vite :
- un plan d’aide exceptionnelle aux collectivités locales, dont l’activité est un élément essentiel de l’économie nationale, et dont l’asphyxie serait une catastrophe, avec notamment le remboursement immédiat de la TVA, la compensation des transferts et une réforme de la taxe professionnelle qui, à l’inverse de la suppression programmée par le gouvernement , dote les collectivités de ressources nouvelles.

…L’investissement privé dans l’industrie et les services, ensuite.

Alors que des moyens d’intervention publique massifs ont été dégagés, 320 milliards pour le plan de refinancement bancaire, 40 milliards pour doter la Société de prise de participation de l’Etat, et 20 milliards pour le Fonds stratégique d’ Investissement, cet argent doit servir une forte relance de l’ Industrie et des services. Les vagues de licenciement massifs actuelles sont d’autant plus inacceptables que les grands groupes maintiennent des niveaux records de taux de profits (99 milliards de profits pour les groupes du CAC 40 en 2007 et 50 milliards de dividendes distribués).

Nous proposons notamment :
- une mobilisation nationale pour la filière automobile , et la mise en place d’une charte pour une industrie automobile durable et créatrice d’emplois en Europe, permettant notamment une lutte efficace contre les politiques de délocalisations et de dumping social et salarial des constructeurs.
- la relance, en lien avec l’effort de construction et de rénovation de logements sociaux, de toute la filière de la construction et du bâtiment. Pour soutenir cette relance du logement social, L’ensemble de l’épargne populaire (Livret A, Livret B, Livret Bleu, LDD [ex Codevi] et LEP) doit être à nouveau intégralement centralisée par la Caisse des dépôts et consignation. Livrer ces ressources, après la crise, aux critères laissés intacts du système bancaire et financier est une aberration. Ce plan de relance public du logement doit notamment accompagner par des prêts bonifiés un plan de réhabilitation pour mise aux normes énergétiques, notamment du patrimoine HLM. Générateur d’emplois, il peut permettre aux organismes HLM et aux collectivités de mettre en place des conventions d’utilité sociale avec les entreprises du BTP assurant un emploi local rendu notamment possible par un plan de formation aux métiers du bâtiment.
- un plan de soutien aux PME, avec notamment l’utilisation de crédit à taux zéro en cas de rupture de trésorerie en contrepartie du renoncement aux suppressions d’emplois.

4) Quatrième urgence : contrôler et réorienter l’utilisation des 360 milliards du plan d’aide aux banques.

Nous avons avancé de nombreuses propositions à l’automne, dont celles, essentielles et pleinement d’actualité :
- de la constitution d’un pôle public et financier, à partir de la Banque Postale, d’Oséo, de la CDC, des caisses d’Epargne et de nouveaux outils d’intervention publiques crées par le gouvernement comme la Société de Prise de Participation de l’Etat qui agit aujourd’hui sans contrôle transparent.
- d’une refondation des missions et du rôle de la Banque Centrale Européenne, dont nous entendons faire une proposition forte dans le cadre de la batille des prochaines élections européennes, d’autant que la fable de l’indépendance de la BCE à l’égard des gouvernements vient de voler en éclat à la faveur de la crise financière.

Nous voulons aujourd’hui attirer l’attention sur les pouvoirs d’intervention nouveaux qui doivent être créés à tous les niveaux pour les salariés, les syndicats, les élus, les populations. Cela doit en particulier les critères d’utilisation des 360 milliards de crédits ouverts aux banques.

Nous proposons donc :
- La création de cellules de crise ou de commissions transparentes, ouvertes aux élus et aux syndicats, dans les départements ou les bassins d’emplois, pour contrôler et batailler sur l’utilisation des milliards d’euros dégagés au nom de plan de relance.

Dans le cadre de nos journées de mobilisation en janvier et par la suite, nous envisageons de saisir à ce propos les préfets et le médiateur du crédit nommé par le gouvernement .

La bataille pour savoir comment est utilisé l’argent du plan de relance et avec quels critères doit devenir une grande bataille publique.

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Hortefeux explose tous les records

Posté par jacques LAUPIES le 18 janvier 2009

Le ministre a dressé hier son cynique bilan de vingt mois d’action : plus d’expulsions, plus de retours volontaires et plus d’immigration « choisie ».

Créé il y a vingt mois, le ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale n’a pas chômé : il a expulsé de France métropolitaine 45000 sans-papiers.
Brice Hortefeux, qui doit quitter très prochainement ses fonctions, a dressé hier matin le bilan de son activité devant les journalistes et les ambassadeurs, conviés pour l’occasion. Dans une avalanche de chiffres, le ministre a annoncé qu’il avait dépassé tous les objectifs qui lui avaient été assignés.
Les 26000 expulsions exigées en 2008 ? Hortefeux en annonce 29796, soit une hausse de 28,5% par rapport à 2007, un « résultat sans précédent  ». Si l’on ajoute l’outremer (Mayotte et la Guyane dans une écrasante majorité), ce sont 53364 étrangers qui ont été « reconduits à la frontière  » en 2008. La lutte contre les fraudes ? 1562 passeurs et 861 marchands de sommeil arrêtés. La baisse de l’immigration familiale au profit de l’immigration professionnelle ?
Pour la première fois, le nombre de cartes de séjour délivrées pour raison familiale passe sous la barre des 90000 titres, avec 85800 cartes attribuées, soit une baisse de 10 %. Le développement « solidaire  » avec les pays du Sud ?

Huit « accords de gestion concertée des flux migratoires  » signés en vingt mois. Très content de lui, Brice Hortefeux a affirmé que « le véritable changement, la véritable rupture, la véritable nouveauté, c’est que le tiers de ceux qui repartent chez eux le font désormais de manière volontaire  ». Ils seraient 10072 étrangers à avoir bénéficié de ces aides au retour en 2008, soit 204 % d’augmentation par rapport à 2007. Ces chiffres sont contestés par les associations de défense des étrangers qui assurent que la grande majorité de ces « départs volontaires » concernent des Roms roumains et bulgares, donc citoyens de l’Union européenne pouvant revenir à tout moment, parfois même plusieurs fois dans une même année. Ignorant le fond des critiques, le ministre a lancé, sardonique : « Il n’y a pas de bonnes et de mauvaises reconduites, la loi s’applique à chacun, qu’il soit européen ou africain. »

Au niveau européen, justement, le ministre s’est félicité de la signature par les 27 du pacte européen sur l’immigration et l’asile : « L’Europe est, enfin, passée aux actes (…). En matière d’immigration et d’asile, plus rien ne sera comme avant. » Une victoire que le ministre attribue, sans rire, à la popularité de son action. “Nous avons gagné la bataille des idées”, s’est-il félicité, assurant que « les principes qui guident la nouvelle politique d’immigration de la France sont désormais quasi unanimement compris et partagés  ».
C’est faire bien peu de cas des sondages : deux publiés en moins de quinze jours assurent pourtant tout le contraire. Le 30 décembre, 40 % des personnes interrogées par Ipsos pour le Point déclaraient juger défavorablement son action (contre 30 % favorablement). De même, dans le palmarès des ministres dressé, toujours par Ipsos, le 5 janvier dernier, Brice Hortefeux est classé parmi les sept membres du gouvernement « majoritairement impopulaires ». Bizarrement, le futur ex-ministre de l’Immigration, qui se délecte d’ordinaire des chiffres, a vite oublié ceux-là.

Marie Barbier

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Défense de l’école

Posté par jacques LAUPIES le 18 janvier 2009

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté dans toute la France pour protester contre les suppressions de postes, dénonçant « une baisse constante du budget pour l’Education et les universités ».

« L’école n’est pas une charge à réduire, c’est un investissement pour l’avenir », pouvait-on lire sur une large banderole de la fédération de parents d’élèves FCPE d’Ile-de-France, alors que les parents étaient nombreux dans le cortège qui a défilé de République à Richelieu-Drouot.

« En temps de crise, ce serait plus logique de surinvestir dans l’éducation que de désinvestir », a déclaré le président de la FCPE, Jean-Jacques Hazan.

« C’est ce que font les principaux pays de l’OCDE, en particulier les pays du nord de l’Europe, et c’est ce que (le président élu américain) Barack Obama a proposé », a-t-il fait valoir.

« Le principal motif de mobilisation est la question des suppresions de postes (13.500 prévues en 2009). Même si le gouvernement a un peu bougé, nous voulons un moratoire », a souligné le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri.

« C’est un journée intermédiaire avant celle du 29 janvier », qui sera une journée d’actions interprofessionnelle, « mais cela montre que la mobilisation est toujours là », a-t-il ajouté.

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