Sommet européen : lettre de Pierre Laurent au président de la République : « Ne signez pas ! »

Posté par jacques LAUPIES le 28 juin 2012

Mots clés : union européenne,           Banques,           angela merkel,           croissance,           europe,           pierre laurent,           austérité,

Monsieur le président de la République,

Le sommet européen des 28 et 29 juin auquel vous vous apprêtez à participer est d’une extrême importance. L’Union européenne, toujours dans la tourmente, « doit être réorientée », comme vous l’avez souligné dans votre campagne électorale. L’élaboration de mesures nouvelles, rompant avec les logiques d’austérité qui s’avèrent chaque jour plus injustes et plus désastreuses, demeure un impératif pour sortir durablement de la crise.

C’est aussi le premier sommet où vous engagerez la parole et la politique de la France. Il s’agit maintenant de traduire, dans les actes, le changement pour lequel les Français vous ont élu.

À l’occasion de votre discours le 22 janvier au Bourget, vous avez pris l’engagement de « renégocier le traité européen, issu de l’accord du 9 décembre », c’est-à-dire le traité élaboré par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. Cinq mois plus tard, le respect de cet engagement paraît plus nécessaire que jamais.

Les Français ont décidé de tourner la page de la politique de Nicolas Sarkozy. Il serait donc incompréhensible que nos politiques budgétaires continuent à être dictées par ce traité, et pire, qu’elles soient soumises à un contrôle accru de Bruxelles au mépris de la démocratie parlementaire et de la souveraineté populaire.

Nos concitoyens ont déjà été floués après leur « non » au TCE en 2005. Aujourd’hui, le maintien en l’état du Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) serait un nouveau déni de démocratie.

Ensuite, et surtout, les développements de la crise au sein de l’UE montrent qu’aucun assainissement de la situation financière des États membres ne sera obtenu en s’entêtant dans la voie actuelle.

Sans une politique de relance construite sur de nouveaux modèles de développement, sans dégager nos grands choix d’investissements de la dépendance et des injonctions de rentabilité des marchés financiers, la sortie de crise fuira comme la ligne d’horizon au fur et à mesure des prétendues avancées de la coordination économique européenne. Celles-ci, au contraire, tendent à transformer l’Europe en champ clos dominé par les grands groupes, comme l’ont souhaité dans une récente tribune les PDG de Telecom Italia, Axa et Siemens.

Ce qui se profile à l’ouverture du sommet européen nous inquiète au plus haut point.

Le pacte budgétaire, ou TSCG, sortirait intact du Sommet. Il serait le seul texte considéré comme contraignant, et donc, avec les Mécanismes européens de stabilité qui conditionnent l’octroi de fonds au respect des injonctions du traité budgétaire, le seul soumis à ratification des États.

À la demande d’Angela Merkel, le « pacte de croissance » que vous avez souhaité lui adjoindre ne figurerait que dans un protocole annexé aux conclusions du Sommet. Il n’aurait aucune valeur de contrainte et sa portée réelle serait en tout point contredite par les mesures imposées par le Pacte budgétaire. Cela ne conduirait probablement qu’à un nouveau gâchis de fonds. Le carcan de l’austérité serait resserré, rien ne serait changé sur les points décisifs, ni la mutualisation de la dette, ni le rôle de la Banque centrale européenne (BCE). L’Union bancaire dont il est question ne changerait rien aux critères actuels du crédit. En France, l’investissement public de l’État, comme celui des collectivités locales, serait étouffé.

Si tout cela se confirmait, vous devez la vérité aux Français. Rien ne vous oblige à entériner de telles conclusions.

Je comprends parfaitement, monsieur le président, qu’un changement d’orientation des politiques européennes ne se décrète pas. Il se négocie. Et la chancelière Merkel résiste à cette réorientation, et marchande même, en contrepartie de la moindre concession, une part de domination plus grande encore. La France n’est pas obligée de céder.

Nous ne sommes pas les seuls, au Parti communiste français, au Front de gauche, à nous inquiéter.

Quatre dirigeants d’organisations de jeunes socialistes en Europe (de France, d’Autriche, d’Espagne et d’Allemagne) vous ont demandé solennellement, dans une tribune publiée il y a une semaine, de rejeter ce pacte budgétaire. Pour leur part, Bernadette Ségol et Ignacio Fernandez Toxo, deux principaux responsables de la Confédération européenne des syndicats (CES), ont à leur tour mis en garde sur « le contenu de la croissance et les moyens de la relancer », sur la dégradation des conditions sociales dans l’Union et sur la mise en péril du cadre démocratique européen, soulignant explicitement : « Nous ne croyons pas que les réformes structurelles du marché de l’emploi créent de l’emploi et encore moins de la croissance. »

Je vous le demande par conséquent : ne signez pas les conclusions du sommet si elles devaient en rester là. Rendez publiques ces décisions et ouvrez le débat dans le pays et en Europe sur ses limites. Ne forcez pas le train de la ratification du Pacte budgétaire au Parlement français, comme a décidé de le faire Angela Merkel devant le Bundestag dès le 29 juin.

Sinon, vous le savez, nous ne ratifierons pas ce texte. Nous appellerons tous les parlementaires de gauche à en faire de même. Nous inviterons les Français à manifester leur opposition à une ratification contraire à votre propre engagement de renégociation.

Une autre voie est possible. Nous proposons que la France prenne l’initiative d’« Etats généraux de la refondation européenne » pour porter, notamment :

la réorientation du statut et des missions de la BCE, pour moduler le refinancement des banques privées afin d’encourager les investissements qui programment plus d’emplois et de formation, et de pénaliser les crédits aux spéculateurs, 

la création d’une banque publique européenne axée sur le développement social, écologique et solidaire, financée par la création monétaire de la BCE, la taxe sur les transactions financières et une part du budget communautaire, et chargée de soutenir l’essor des services publics, d’investissements publics socialement efficaces et de projets industriels novateurs et créateurs d’emplois,
la relance par l’élévation des standards sociaux et écologiques en Europe. »

Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français,

COMMENTAIRE

Jacques Laupies

Outre le reférendum sur la constitution européenne qui a provoqué le rejet des français dont Sarkosy n’a tenu aucun compte, voilà maintenant un Président socialiste mis au pied du mur de l’Europe de la finance. Le détruira-t-il pour favoriser l’ouverture vers une Europe sociale ou les moyens seraient mis pour le développement et la croissance ?

On en doute un peu ! Mais ce Président qui ne veut rien changer à ses objectifs électoraux dont certains d’ailleurs énonçaient malgré tout un changement de cap européen se trouve confronté à un partenaire allemand qui évidemment soutient la poursuite d’une politique libérale et n’a que faire de la solidarité avec les peuples victimes cette politique.

On retrouve là l’éternel choix à faire entre ceux qui exploitent  et des exploités que l’on divise à l’échelle internationale comme l’on divise dans une entreprise pour s’assurer de nouveaux profits.

(a suivre)

Paris, le 27 juin 2012.

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Chassaigne: «Nous attendons des mesures fortes en matière de répartition des richesses»

Posté par jacques LAUPIES le 27 juin 2012

Budget

Mots clés : salaires, pouvoir d’achat,           pcf,           pouvoir d’achat,           smic,           andré chassaigne,

André Chassaigne (PCF), président du groupe GDR 
à l’Assemblée nationale.

 

Dans l’Humanité de ce mercredi, André Chassaigne, député PCF du Puy-de-Dôme et président du groupe GDR 
à l’Assemblée nationale, estime très insuffisants les 2% d’augmentation du Smic au 1er juillet et attend beaucoup de la prochaine conférence sociale.

« Le signe donné par une augmentation si limitée du Smic à 2 %, mais équivalente en réalité à 0,6 % si l’on tient compte de l’inflation depuis la dernière augmentation, n’est pas suffisant. Je crois que quand on qualifie ce coup de pouce de « pichenette », le terme est juste. Je mets au regard de cette augmentation la réalité du quotidien, celui des travailleurs pauvres. »

Chassaigne: «Nous attendons des mesures fortes en matière de répartition des richesses» dans POLITIQUE 2012-06-27chassaigne-portrait

Il suffit d’échanger avec le Secours catholique, les Restos du cœur, le Secours populaire, où des salariés au Smic nous disent aujourd’hui qu’ils n’ont pas assez de revenus pour vivre décemment. Ça doit être terrible pour eux. Ce n’est pas au niveau des espoirs qu’ils ont aujourd’hui ! Il faudra prendre des mesures pour une nouvelle répartition des richesses qui permette véritablement de développer le pouvoir d’achat, de maintenir les services publics plutôt que d’aller vers une sorte de nouvelle RGPP contre laquelle nous avons lutté.

Ce que nous attendons, c’est d’abord le résultat de la conférence sociale. Il sera important de mesurer ce qui en émergera en termes de propositions qui devront être déclinées en textes législatifs. Si la posture politique est celle d’une simple résignation, ce ne sera pas satisfaisant. Nous attendons des mesures fortes en matière de répartition des richesses, avec une politique de fiscalité audacieuse, qui s’attaque aux plus gros revenus.

Les sommes colossales qui désertent la rémunération du travail au profit de celle des actionnaires doivent être mises à contribution. Et il faut encore s’attaquer aux traités européens, notamment celui de Merkel et Sarkozy qui aboutit à l’austérité et non à une politique qui réponde aux besoins des gens.

COMMENTAIRE

Cher camarade Chassaigne

Bon courage

 

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Le coup de pouce du SMIC : « un sévère coup de froid »

Posté par jacques LAUPIES le 26 juin 2012

Le coup de pouce du SMIC qui avait été promis se révèle être un premier et sévère coup de froid pour toutes celles et ceux qui attendaient autre chose qu’une valorisation à peine supérieure à celles des années précédentes.
Face à la crise et aux politiques d’austérité, en réponse aux attentes populaires pour une amélioration concrète des conditions de vie, le gouvernement avait, avec une vraie hausse du salaire minimum, la possibilité d’agir efficacement dans trois directions.

La première porte sur la question salariale. Elle est au cœur, depuis le 6 mai, du changement attendu en terme de justice sociale. La seconde s’inscrit dans l’indispensable rupture avec l’austérité qui nourrit la crise à l’échelle européenne en brisant la croissance que le Président de la république appelle pourtant de ses vœux. La troisième s’inscrit dans la nécessite d’en finir avec les dogmes néo-libéraux qui font du « cout du travail » la cause des déficits commerciaux de la France. En réalité, ce sont les « coûts en capital » qui minent l’efficacité productive: en 2010, les charges d’intérêts payés aux banques et les dividendes versées aux actionnaires par les sociétés ont atteint 309 milliards d’euros.

Augmentation légale déduite, les smicards pourront s’offrir une place de cinéma à tarif réduit pour rêver à une autre vie.

Les calculs les plus savants ne feront en rien disparaitre une réalité : le salaire minimum est une grande conquête sociale qui, après 5 années de Sarkozysme, méritait bien autre chose que ce 2% qui apparait aujourd’hui comme un renoncement.

Une hausse du SMIC à 1700 euros brut est parfaitement soutenable à condition, comme le proposent le PCF et ses partenaires du Front de gauche, d’instaurer un salaire maximum dans les entreprises publiques et privées et de réduire l’écart entre le plus bas et le plus haut salaire de manière à ne pas dépasser.

COMMENTAIRE

Jacques Laupies

Décidément la justice sociale peine à émerger dans cette foutue société ou se cotoient des richesses provocantes et des pauvretés exaspérantes. Donner 6 € de plus chaque mois à des foyers qui au fil des jours sont conduits à supporter des augmentations que bizarrement les statistiques d’évolution des prix, semblent superbement ignorer, relève de l’insulte.

Je suis de ceux qui font leur marché hebdomadairement. Il ne me semble pas que les fruits et légumes que nos diététiciens nous recommandent de consommer, autant que les produits laitiers et les viandes bénéficient de la même modération de hausse que le SMIC. Du côté des loyers, du gaz, de l’électricité, des carburants on sait ce qu’il en est.

Je me demande comment les techniciens de l’Insee et tous ceux qui fixent les règles de calculs de nos consommations peuvent aboutir à cette conclusion que les prix évoluent de ce quelque pour cent et demi qui pousserait la générosité patronale à en accepter un demi de plus.

Madame PARISOT, Messieurs les Ministre et Gouvernement en charge de décider, pour qui nous prenez- nous ?

Ah ils doivent bien rigoler tous les bourges, et même les bobos, qui dans une seule de leur sortie se tapent un gueuleton de 50 à 500 € par tête en famille le WE, se paient une paire de godasses de 150 à 1500 €, un costard ou une robette de 500 à 5000 €, un appart dans le 16eme, le 17ème ou ailleurs entre 3000 et 30000 €.

Ah ils devraient bien trouver comme des c… en lisant cela – si seulement ils le lisaient – ceux qui à la veille des élections me disaient :  »les patrons ne pourront pas supporter le héritages SMIC à 1700 € » et en conséquence je voterai socialiste ou ces autres qui pensaient que voter FN allait les sortir de leur RSA (vu qu’on allait virer les travailleurs Roumains qui viennent lui piquer son travail à lui fils d’immigré magrhébin), ou cet autre retraité qui doit tout ce qu’il a aux luttes sociales de 36, de 46 ou de 68, désolé à la pensée que le départ de Sarkozy  allait ruiner la France

(Eh oui ! Il y en a quand même presque un sur deux – votant - qui a continué à croire en lui, passe pour ces « petits riches » qui consomment les héritages familiaux et se prennent pour les grands riches qui consomment le travail des autres, mais être retraité à 1500 € par mois, ce n’est tout de même pas le Pérou !)

Mais tout ce monde, qu’appauvrit autant le fait divers appeurant et médiatisé que les savantes paroles de l’imbécilité servile (ou de l’intérêt) de journalistes et autres « intellectuels fabriqués » et dépendants du fric, et le ramolissement idéologique général qui en découle, tout ce monde se prépare à de dures épreuves dont la moindre pourrait bien être l’autodestruction d’une économie mutilée et la pire, si l’on n’y prend garde, l’utilisation extrême de la destruction guerrières.

Dire que j’écris ça en vacances…Je vous le dis, Messieurs les décideurs, vous pouvez vous les mettre quelque part vos 6 euros de coup de pouce ! 22 € au total ? Pas étonnant que Parisot jubile. Et encore ? Elle trouve que ça fait trop cher pour les entreprises qui ainsi vendront moins et fermeront plus.

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Pierre Laurent à la Mutualité

Posté par jacques LAUPIES le 23 juin 2012

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Nicolas Hulot : « J’ai voté pour Jean-Luc Mélenchon au premier tour de la présidentielle »

Posté par jacques LAUPIES le 22 juin 2012

Mots clés : europe écologie les verts,           front de gauche,           jean-luc mélenchon,           présidentielle 2012,           nicolas hulot,      

 Interrogé, ce matin, sur BFMTV et RMC, le président de la Fondation pour la Nature et l’Homme et candidat à la primaire écologiste pour la présidentielle contre Eva Joly avoue qu’il n’a pas accordé sa voix à Europe Ecologie-Les Verts lors du premier tour de l’élection présidentielle mais au candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon : « J’ai trouvé plus de conviction » chez lui.

« Je n’ai pas voté Eva, non pas par réaction mais parce que dans le discours de Mélenchon, j’ai trouvé plus de pédagogie sur ces sujets, sur la régulation de la finance, sur la planification écologique, et je l’ai trouvé plus performant sur ces sujets ». S’il a choisi Mélenchon, c’est parce que, d’après lui,  Europe Ecologie-Les Verts a manqué de cette « pédagogie » qu’il apprécie  chez le leader du Front de gauche : « Je pense que souvent les écologistes ont ce travers de  s’adresser prioritairement à ceux qui sont déjà convaincus, à se flatter  entre eux ».

Pendant la campagne présidentielle, l’ancien candidat à la primaire avait dit « bravo » à propos du programme de planification écologiste de Jean-Luc Mélenchon car « la planification écologiste est très importante dans la mesure où l’on va vers la raréfaction des ressources naturelles »

COMMENTAIRE

Cette prise de position de Nicolas Hulot aurait été probablement encore plus bienvenue s’il l’avait exprimée pendant la campagne électorale. Mieux vaut tard que jamais ! Et l’on ne peut évidemment que s’en féliciter venant d’un homme qui ne ménage pas sa peine pour défendre ses convictions écologiques.

Il serait grand temps que le public fasse de la planification écologique un objectif prioritaire…et ne dissocie pas cette perspective de la lutte contre le capitalisme qui me semble être une entrave considérable au respect de la planète.

Dans une société ou l’on ne consomme que sous l’effet des modes et des publicités qui n’engendrent que des productions inutiles, voire destructrices, qui privent les hommes les plus démunis et les plus pauvres en premier lieu, de biens indispensables à leurs besoins essentiels (nourriture, habillement, logement, culture et éducation, soins, sécurité, etc.) il conviendrait d’enfinir avec les logiques de profits.

Des logiques qui conduisent à des surracumulations de la richesse produite dans les mains de quelques-uns, lesquels accélèrent le pillage de la terre.

Les dégats sont considérables, d’autant que chacun de nous par la pression économique mais également par une stupidité ambiante, devient de fait le complice de ce massacre organisé d’une nature qu’il faudrait maitriser intelligemment en la protégeant.

Il faut nous émanciper de ces comportements qui font le « bonheur » des cumulards sans « morale » mais soyons également réactifs face à nos consommations nécessaires ou secondaires, à la gadgétisation qui envahissent boutiques et marchés tout cela parce que vendre n’importe quoi c’est fabriquer n’importe quoi, gaspillages et pillages à la clef.

La profusion de produits inutiles, jetés sur le marché des « compensations névrotiques » met le consommateur autant que celui qui produit ou distribue dans une situation précaire et accélère le processus d’exploitation mondialisée du travail.

Il serait grand temps de se ressaisir et d’exiger au plus haut niveau, mais aussi au plus bas, des comportements cohérents, de désintoxiquer toute une société qui prend le risque de crever de son imbécilité économique qui engendre l’imbécilité politique.

Rompre avec ce cercle vicieux mes chers amis, je vous le dit une fois de plus, c’est une affaire de conscience, écologique mais aussi de classe ! Et la conscience ne vient pas nécessairement du ciel ou de je ne sais quelle obscure révélation, elle vient des hommes qui sont en prise avec les réalités.

Nicolas Hulot est de ceux là ! Le Front de Gauche est porteur collectivement d’un projet ! Et nous dans notre petit coin, même lorsque nous adhérons ou soutenons le Front de Gauche ?

Nicolas Hulot :

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Quelques objectifs de travail proposé par le PCF

Posté par jacques LAUPIES le 19 juin 2012

Dans son rapport introductif au Conseil National du PCF, Pierre Laurent après avoir analysé les précédentes élections et leur résultat fait les propositions suivante :

« Sans attendre, nous proposons :

- d’organiser, avec nos partenaires, les 25 et 26 août à Grenoble un grand rendez-vous d’été du  Front de gauche, ouvert à toutes celles et ceux qui se sont investis dans la démarche de ces derniers mois .

- de tenir l’université d’été du PCF les 31 août, 1er et 2 septembre aux Karellis en invitant tout particulièrement les jeunes qui nous ont rejoint, les élus et les animateurs du parti à y participer.

- de travailler à associer dans la durée toutes celles et ceux qui, non membres d’un des partis du Front de gauche, souhaitent en être des militants à part entière. Le Front de gauche s’affirme comme une construction originale, associant des partis et des militants non encartés. Les assemblées citoyennes, les réseaux de travail thématiques, les fronts de lutte sont déjà des espaces pertinents à développer.

- de faire de la Fête de l’Humanité des 14,15,16 septembre une grande fête pour l’avenir du journal, qui a joué ces derniers mois une fois de plus un rôle crucial, et qui fait face à de nouveaux défis avec son déménagement imposé et les lourds dangers qui pèsent sur le pluralisme. D’en faire une grande fête de la jeunesse, de la mobilisation citoyenne, du débat à gauche, avec les communistes et le Front de gauche . La diffusion du bon de soutien est maintenant la priorité de notre activité militante pour tout l’été. Le premier rendez-vous national aura lieu le 27 juin prochain. »

Tous ceux qui nous ont accompagnés dans les campagnes électorales sont concernés et nous proposons de les retrouver dès cet été pour agir ensemble.

A bientôt…

8

 

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Déclaration de Pierre Laurent

Posté par jacques LAUPIES le 18 juin 2012

 Les premières estimations, ce soir, confirment le basculement de l’Assemblée nationale à gauche. La page du pouvoir sarkozyste en France est définitivement tournée mais le parti de l’ancien président sauve un nombre substantiel de sièges. Il ne fait aucun doute que la droite saura s’en servir pour multiplier les obstacles au changement dans notre pays. L’entrée du FN dans l’hémicycle qui reste heureusement circonscrite est un signal d’alarme supplémentaire.

 A gauche, le Parti  socialiste parvient à son objectif et dispose à lui tout seul d’une majorité absolue. Le Front de gauche aura moins de députés malgré un gain en nombre de voix et en pourcentage mais les conditions semblent ce soir réunies pour la constitution d’un groupe à l’Assemblée. Si cela se confirme, c’est une bonne nouvelle pour la démocratie.

 Force est de constater, cependant, que le mode de scrutin et l’inversion du calendrier électoral dénaturent la portée des élections législatives et déforment le paysage de l’Assemblée nationale au profit du bipartisme. A gauche, la majorité
législative est ainsi distordue par rapport à la réalité de la majorité politique de gauche dans le pays. Le PS totalise 65% des voix de la gauche à l’élection présidentielle, près de 70% avec ses alliés aux législatives et obtient plus de 90% des députés de gauche. Le Front de gauche totalise 25% des voix de gauche à la présidentielle, 15% aux législatives et compte moins de 5% des députés de gauche. C’est une anomalie provoquée par une logique institutionnelle implacable qui, de scrutins en scrutin, a permis aux deux plus grosses formations de monopoliser aujourd’hui 90% des sièges à l’Assemblée nationale.

 En dépit de cette injustice, le Front de gauche avec l’influence qui est la sienne dans le pays, avec ses deux groupes au Parlement, ses élus sur le territoire et au Parlement européen, entend être une force d’initiatives et de propositions active et positive pour la réussite du changement dans notre pays.

COMMENTAIRE

Voir article précédent…

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Avant de juger les autres jugeons nous ! (écrit à 16 h 20 le 17 juin 2012)

Posté par jacques LAUPIES le 17 juin 2012

Les partis politiques composant le Front de Gauche vont se réunir au lendemain du deuxième tour des élections législatives pour faire le point sur les résultats des deux élections et tenter d’en tirer quelques conséquences  tant sur le plan de la politique à venir que sur les stratégies à adopter.

Il est fort probable que la réflexion prenne un certain temps et ne soit pas sans mettre en évidence des analyses différentes tant entre ces partis qu’à leur intérieur.

Ce qu’attendent les communistes avec une certaine curiosité  et dans l’immédiat  est une réponse à une participation gouvernementale ou non.

Pour ceux qui y sont opposés l’entêtement du Président de la République à dire : j’ai été élu sur la base d’un programme que j’ai proposé aux français et je m’en tiendrais là, justifie leur attitude. Ceci pour la simple raison qu’ils considèrent que ce faisant le PS ne créera pas les conditions d’un changement de nature à répondre à leurs aspirations et donnera à la droite recomposée la possibilité de revenir aux affaires, comme l’on dit si justement d’ailleurs pour ce qui la concerne !

Pour d’autres qui ne me semblent pas du tout majoritaires au sein du PCF autant que du Front de Gauche, il serait normal que nous puissions  relayer à l’intérieur du gouvernement, ce que nous ferons à l’assemblée nationale, la volonté de millions d’électeurs qui se sont prononcés sur les propositions défendues par Jean Luc Mélenchon avec pour fondement le programme « l’humain d’abord » et que la aussi nous pourrions éventuellement peser pour ou contre les choix présidentiels.

Même si ma préférence va à la première solution je crois que finalement le débat n’est pas là et que ce qui compte c’est de continuer à raisonner en terme de rapport de force non au sein des instances parlementaires et gouvernementales mais  dans la population. Et comme ce rapport de force ne nous est pas favorable, de nous attacher beaucoup plus à le transformer en notre faveur que de le compromettre dans un système devenu dangereux pour la démocratie et les institutions républicaines et sociales de ce pays.

Mais cela requiert certaines conditions que je résumerais ainsi :

-       Agir au plus près de la population, avec  un contact permanent, débarrassé des illusions que provoquent les attentes « clientélistes ». Répondre bien sur au droit de chacun en lui faisant prendre conscience que ce droit peut s’améliorer par  son action citoyenne.

 -       Rassembler le plus largement possible tous les partis, toutes les organisations, tous les citoyens pris individuellement sur la base de nos propositions (qui bien entendu seront adaptées, mises à jour en fonction des évolutions politiques et notamment de l’attitude gouvernementale)

 -       Débattre et rapidement nous organiser sous des formes nouvelles et originales de manière à ce que soient cordonnées les formations, les informations, les débats et les actions indispensables, au plus près des besoins exprimés par la population.

 -       Œuvrer pour que le front de Gauche reste un mouvement fort de l’union de tous dans le respect des particularités de chacun, qu’il s’imprègne du concept de parti révolutionnaire dans lequel prévaut l’idée de « désaliéner (libérer) le travail et la richesse produite » pour favoriser « le bien commun (service public notamment) dans le domaine économique, social et culturel »

 Cela ne peut se faire sans abattre les « l’esprit de chapelle», les « égos démesurés », autant de comportement qui génèrent les décisions mal élaborées, les actions anarchiques. Cela nécessite le débat démocratique,  des responsables élus, de l’esprit d’initiative mais aussi de la discipline dans l’action.

La principale leçon de ces différents scrutins n’est pas seulement leur caractère « illégitime » (bipartisme dominant des médias qui lui sont acquis, désaffection de l’électorat) mais aussi et surtout notre organisation insuffisante pour en limiter  voire en enrayer les effets dévastateurs.

Avant de regarder les autres regardons-nous !

Avant de juger les autres jugeons nous ! (écrit à 16 h 20 le 17 juin 2012) dans POLITIQUE P1000211-300x225

les bastilles se prennent...mais à certaines conditions

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Précieuse Humanité

Posté par jacques LAUPIES le 16 juin 2012

Précieuse Humanité dans POLITIQUE P1000188-300x225

Cadenas sur un pont de Paris : combien ferment nos têtes ?

Ecrire pour écrire n’est pas dans mes habitudes. Je dirai même que ce qui me gène le plus c’est d’être obligé de me contenter d’un sujet par jour par manque de temps et sans doute de facilité d’expression.

J’ai fait le choix de  récupérer si possible quotidiennement, une information sur l’Humanité et de la commenter. Bien entendu la plupart de ces commentaires et des articles qui les suscitent ont trait à la politique.

Mais hélas les questions abordées ne représentent qu’une goutte d’eau dans l’océan de celles qui nous interrogent chaque jour.  Avoir un journal qui les aborde de manière engagée et conforme à une méthode de pensée  que nous partageons pour l’essentiel est d’un grand secours dans une société qui fonde majoritairement,  d’une manière très différente, sa vision du monde.

Bien sûr il n’y a pas une limite franche entre l’approche qu’ont des intellectuels et (ou) militants communistes des pensées et actions qui parcourent le monde, de celle des intellectuels d’autres sensibilités.

Les faits, les réalités rapprochent  parfois les points de vue. Les différences résultent plus, comme dans toute analyse, d’une prédétermination que dictent les intérêts particuliers de chacun, en tant qu’individu isolé mais aussi en tant que membre d’un groupe dépendant d’une classe.

Ce qui caractérise l’Humanité, pour ce qui me concerne, et sans doute ne suis-je pas le seul, c’est cette présence quotidienne qui aide, sans pour autant m’inféoder à son discours, à forger un point de vue.

L’Humanité, journal menacé dans son existence par les conditions qui sont faites à la presse écrite mais également par l’évolution des techniques nouvelles de communications, n’est évidemment pas le seul quotidien dans une situation de précarité.

De plus la ligne rédactionnelle de ce journal, engagé dans les combats politiques aux côtés de la gauche radicale et plus particulièrement du PCF, même si elle constitue un soutien à sa diffusion ne manque pas de susciter des hostilités chez des adversaires, voire des concurrents qui supportent  mal l’existence du quotidien de Jaurès et verraient d’un bon œil sa disparition.

D’une manière générale, je n’ai pas de chiffres mais je le pense, elle est achetée majoritairement par des adhérents du PCF, des sympathisants et probablement par bon nombre de personnes que motive la politique ou même le syndicalisme.

La vente militante est, ou a été, certainement un atout important dans sa diffusion.

Mais en restant dans ces domaines classiques de la diffusion il y a probablement un manque à gagner considérable, car si chaque communiste, et actuellement si chaque adhérent d’un parti du Front de Gauche, avait le réflexe de s’abonner ou d’être abonné, d’acheter quotidiennement, non seulement le journal s’en porterait mieux mais l’adhérent ou le militant acquerrait une culture politique correspondant à son engagement et à sa réflexion.

Ainsi se trouverait allégée la nécessité de ce débat permanent entre militants, sans lequel il est impossible d’éclairer son entourage, sans lequel sauf à avoir acquis une grande expérience politique (est-elle toujours suffisante ?) il est difficile d’appréhender soi-même des évènements que les médias interprètent à l’avantage de l’adversaire de classe.

Ce sont la des banalités que l’on répète depuis des décades au sein du PCF.

Et si le journal existe encore c’est bien parce que ces questions sont soulevées mais force est de constater que le souci du maintien en vie du journal devient parfois si préoccupant  que l’on voudrait le régler une bonne fois pour toute.

Alors à vous tous qui prétendez défendre l’intérêt général contre l’intérêt particulier, qui de Rousseau à Marx êtes attaché profondément prendre le parti du peuple qui travaille, en un mot vous républicains lisez et soutenez ce journal.

Et peut-être plus, contribuez à sa diffusion !

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Prisons : « Nous sommes actuellement dans une situation explosive »

Posté par jacques LAUPIES le 14 juin 2012

Dans un entretien accordé à l’Humanité.fr, Marie Crétenot, juriste à l’Observatoire international des prisons (OIP), revient sur la proposition du Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) et sur l’urgence de la situation carcérale en France.

L’Humanité.fr. Comment réagissez-vous à cette proposition de Jean-Marie Delarue concernant l’amnistie de certaines peines d’emprisonnement « légères » ?

Prisons : « Nous sommes actuellement dans une situation explosive » dans POLITIQUE m.cretenot_0

 

Marie Crétenot. Je pense que cette déclaration doit être prise comme un appel à l’égard du gouvernement sur la situation des prisons françaises, et je partage son constat. Les établissements carcéraux sont saturés, la surpopulation carcérale a encore atteint des niveaux records… nous sommes dans une situation explosive, et il est urgent d’agir. Car le risque est de voir ces mauvaises conditions carcérales entraver les processus de réinsertion et augmenter les risques de récidives. L’amnistie ciblée peut être une solution, pourquoi pas ? Mais il est nécessaire que le gouvernement se penche sur le problème et qu’il donne une orientation.

L’Humanité.fr. Qu’attendez-vous du nouveau gouvernement ?

Marie Crétenot. Bien que les premières réactions officielles soient opposées au rétablissement de l’amnistie, cette déclaration est un appel au gouvernement de poursuivre sur sa lancée. Lors du projet de loi du 27 mai 2012 présenté à l’Assemblée, qui proposait la création de 24 000 places supplémentaires en milieu fermé, la gauche parlementaire s’y était vivement opposée. Agrandir le parc carcéral ne résoudra pas le problème. La preuve : depuis les années 1990, on assiste à une augmentation de la surpopulation carcérale, alors qu’on ne cesse d’augmenter la taille des prisons. Ce qu’il faut modifier, c’est la loi pénale.

L’Humanité.fr. Selon vous, quelles sont les mesures nécessaires ?

Marie Crétenot. Tout d’abord, revenir sur cette proposition de loi mise en place par la droite parlementaire, qui comprend également de porter le nombre de détenus à 80 000 d’ici 2017. Nous sommes encore à quelques mois de son vote, et il est possible d’y remédier. Il faut aussi comprendre que le recours systématique à l’emprisonnement aggrave les risques de récidives. Certaines sanctions soumises au principe d’aménagement des peines mettent des mois à aboutir. Parfois, il s’agit d’un manque de moyens. Au lieu de se tourner vers des solutions alternatives (bracelet électronique, détention en milieu ouvert…), elles aboutissent à des incarcérations qui peuvent avoir l’effet inverse de celui escompté. Ainsi, il arrive que des peines d’emprisonnement soient appliquées un ou deux ans après  les faits. Dans ce cas, la sanction ne signifie plus rien, car entre-temps la personne condamnée a pu changer ou modifier ses conditions de vie. Incarcérer quelqu’un qui a trouvé du travail, construit un foyer… plusieurs mois après l’infraction, c’est prendre le risque de le désocialiser.

Propos recueillis par Charlotte Helias

COMMENTAIRE

Jacques Laupies

La prison n’est certainement pas le meilleur moyen pour réinsérer le condamné et pour prévenir la récidive. Pour peu que l’on ait cotoyé des délinquants en milieu carcéral, cela est d’une évidence criante. Surtout en ce qui concerne la petite délinquance qui frappe la plupart du temps des jeunes, livrés à eux-mêmes, sans formation et surtout sans perspective d’emploi.

La prison est une jungle ou les humains se fixent des règles, des principes de vie, qui découlent de leur passé marqué souvent par une réaction de révolte contre l’injustice sociale dont ils sont victimes. Ces règles vont résulter aussi de tout ce que peut générer de négatif la fréquentation de leurs semblables en situation d’enfermement mais également en cotoyant ceux qui sont installés dans une attitude de marginalité, qu’ils considèrent comme étant la seule solution à leur vie, voire à leur survie.

Pour ces derniers d’ailleurs il n’y a pas de fatalité dans leur engagement et ils méritent tout autant que les primo-délinquants d’être pris en considération, c’est à dire de se voir traités dans la perspective d’une réinsertion.

Cette orientation est souvent admise et mise en avant par la justice elle-même et tous ses auxiliaires.

Or il apparait que bien des établissements pénitentières pour ne pas dire tous, même lorsqu’ils sont modernes, et malgré cela, ne règlent aucunement  les conséquences des promiscuités génératrices de rejet global d’une vie sociale nouvelle « honnête », d’autant, qu’à la sortie, l’absence de ressources et de travail et le regard général que porte souvent la population sur l’ancien détenu sont entachés de toutes sortes de préjugés négatifs.

La punition par l’enfermement fait courir de gros risques de récidives et sauf quand il s’agit de protéger la société, voire l’individu sanctionné, on devrait s’attacher à d’autres formes de punition.

Outre donc la nécessaire remise en cause de l’enfermement excessif et généralisé, se pose avec acuité la suppression des formes qu’il revêt et qui font apparaitre des éléments supplémentaires de punition. Cela va du travail peu mémunéré jusqu’à des conditions de consommation de nourriture, de  produits divers, soumis à la gestion privée et marchande de « l’hébergement ».

Je n’évoquerais pas les humiliations que peuvent subir les détenus tant d’ailleurs de la part de l’administration que de leurs semblables. Elles peuvent varier d’un lieu à un autre mais il serait incomplet de dire que parfois apparaissent des réactions de solidarité et de fraternité que les humains savent retrouver, et même découvrir, par delà les transgressions qu’ils ont pu commettre,

J’ai même vu des détenus frappés de courtes peines d’emprisonnement, incarcérés dans un réel état de délabrement physique et psychologique, être rééquilibrés. Mais ce sont là des exceptions qui confirment la règle.

Comme le souligne l’interview, plutôt que de s’obstiner à construire des prisons dans la perspective de recueillir 80000 détenus, le gouvernement devrait envisager de concevoir l’emprisonnement comme un recours ultime pour sanctionner la petite délinquance et investir dans la prévention et la réinsertion. A l’heure ou l’on parle d’économies, peut-être serait-ce là le moyen d’en faire !

Comment également ne pas évoquer la douleur de ceux qui sont, ou se considérent, victimes plus que coupables.

En définitive le concept de prison dépend ce celui que l’on a de l’homme et de l’humanité ! C’est bien ce qui nous différencie de ceux qui voient dans la prison la forme la plus élaboré et incontournable de la punition.

Mais sur cette question comme sur tant d’autres évoquées par ailleurs ne retrouve-t-on pas toujours le refus par certains de considérer l’être humain en tant qu’être social en lui opposant celui d’être animal qui ne peut fonctionner que par le dressage. La prison, même enjolivée de tout un arsenal éducatif, restera l’antithèse des moyens d’insertion.

Alors réduisons autant que faire se peut son usage !

 

 

 

 

 

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