Vacances pour tous ?

Posté par jacques LAUPIES le 21 juillet 2011

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Le phénomène d’exclusion des vacances pour une grande partie de la population n’est pas nouveau mais il s’accentue.

 

Trois jours passés dans une vallée des Cévennes viennent confirmer à la fois les immenses possibilités qu’il y aurait d’offrir des séjours et un tourisme de qualité dans cette région désertée par les vacanciers.

 

Les amateurs de solitude, de détente loin des lieux de gros afflux tel sur les côtes de la Méditerranée, même s’ils étaient  plus nombreux à vouloir savourer cette recherche de tranquillité, peuvent se rassurer : il y a de la place, même pour eux, sans que soit altérée leur recherche de calme !

 

Enfin ! De la place c’est beaucoup dire car d’évidence s’il leur venait à l’idée d’aller partager ces lieux pittoresques, il se pourrait bien qu’ils manquent d’hébergements.

 

Mais qui oserait se risquer dans des investissements en pareils endroits où, même en pleine saison ;nous avons vus des restaurants fermés sur une route pourtant splendide, bien aménagée, reliant Alès à Florac, deux importantes agglomérations du Languedoc Roussillon..

 

Mais la raison de ce marasme que nous ont confirmé quelques petits hôteliers est que les « gens n’ont pas d’argent et que nous, commerçants, croulons sous les charges ». J’ai tenté de leur expliquer que c’était surtout le manque de pouvoir d’achat qui était la cause de leur malheur plutôt que le fisc ou les organismes sociaux.

 

D’évidence la responsabilité est portée d’abord sur les charges sociales et bien entendu le sempiternel  refrain sur « ceux qui reçoivent des aides sans rien faire». De quoi rassurer  les pécheurs de voix qui même s’ils ne croient pas à cette mise en accusation des assistés sociaux, enfoncent le clou de la division entre français, en  rendant coupables rémiste et autres bénéficiaires d’allocations diverses.

 

Rares sont ceux qui évoquent une solution possible. Par exemple développer une grande politique d’aide à la personne pour des vacances et un tourisme social s’appuyant sur des équipements capables d’accueillir ces millions d’enfants ou de familles totalement démunies et condamnées à rester chez elles. Parallèlement inciter  les familles plus aisées en leur offrant une hôtellerie de qualité à des coûts raisonnables.

 

Les deux hôtels que j’ai visités, non étoilés, sans doute surbookés en cette période estivale, offraient des chambres à 50/60 € la nuit,  avec un prix des repas avoisinant les 20 €. Autrement dit pour un couple 140 € jour. 

 

Peu satisfaisants pour une clientèle habituée à une hôtellerie plus performante ces prestations sont inaccessibles pour les familles à revenus modestes. 

 

On peut certes rétorquer que la saison hivernale n’est pas propice à une rentabilisation de telles installations. Bien entendu l’argument est de poids car l’on sait que des équipements ouverts quatre mois de l’année nécessitent un entretien et une maintenance  coûteux.

 

C’est pourquoi la formule de centre de vacances engagée par le secteur social du tourisme en coopération avec les comités d’entreprise ou (et) les municipalités aurait du être poursuivie dans le cadre d’une réponse du droit aux vacances pour tous. L’état pouvant jouer un rôle de soutien notamment par un appui  (exonération de la TVA, participation aux financements, coordination des projets, etc.). Mais nous assistons au contraire depuis les années 80 à des abandons  en ce domaine.

 

Le coût des investissements trouverait un retour dans l’amélioration de l’emploi saisonnier et même permanent  et les retombées économiques profiteraient aux populations de ces régions.

 

Il s’agit là d’un choix qui, bien que compatible avec le développement des résidences secondaires, n’a pas la même portée économique et sociale. D’autant qu’il n’est pas rare de voir dans les sites touristiques ces résidences  fermées 11 mois sur 12 et parfois plus, ce qui n’est ni plus ni moins qu’un gaspillage de moyens énorme  et répond seulement  à une sorte de vision égoïste des loisirs et des vacances.

 

En rentrant chez moi j’écoutais « France Culture » ou l’on dissertait sur le bonheur et il en ressortait pour la plupart des personnes interrogées que le bonheur passe d’abord par la possibilité à chacun d’avoir les moyens de vivre des instants de repos, sans stress et en ayant confiance en l’avenir.

 

Les vacances ça pourrait aider à cela…

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C »est un peu long mais instructif…

Posté par jacques LAUPIES le 16 juillet 2011

http://humanite.fr/16_07_2011-les-agences-de-punitions-476418

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14 Juillet d’Eva joly…

Posté par jacques LAUPIES le 15 juillet 2011

Dernière trouvaille politico-médiatique : le débat sur le défilé militaire du 14 juillet !

A vrai dire, et n’y voyez aucune  prétention de ma part, en regardant le « beau spectacle » à la télé ce jeudi matin je m’étais promis de dire ce que j’en pensais ici. Et rappeler que les chars sur les Champs Elysées avec en préliminaire les militaires curieusement pour certains dans une tenue plutôt deuxième empire que première république, n’étaient pas la meilleure façon de traduire les idées en accord avec la prise de la Bastille. 

Evidemment mes   états d’âmes sur la question n’auraient certainement pas été perçus au-delà  des quelques dizaines de visiteurs qui  consultent ce blog quotidiennement. Je dois donc remercier Eva Joly de m’avoir prêté  main-forte dans ma démarche qui à tout de même quelque chose à voir avec ce qu’elle a dit.

Grandement conscient que dans ce pays tout est fait pour mettre en exergue tout ce qui peut faire dévier le débat politique de son contenu économique et social, domaine qui intéresse les français bien plus que tout le reste, je cèderai donc tout de même au piège d’une diversion.

Enfin une diversion qui appelle quand même que l’on s’y attarde un peu !

De  mon premier 14 juillet célébré,  je devais avoir 9 ou 10 ans (1945 ou 46) j’ai un souvenir très particulier parce que précisément  j’en fus un acteur direct : mobilisé par mon institutrice pour défiler coiffé d’un bonnet phrygien et d’une culotte rayée que je ne suis pas prêt d’oublier, pour ensuite danser la carmagnole sur une scène dressée en plein cœur des arènes de Nîmes.

Les temps ont changé et il est plus courant d’offrir pour célébrer le spectacle de porte-drapeaux septuagénaires, certes respectables au titre d’exécutant, mais pour beaucoup rescapés de quelque guerre coloniale dont la quatrième république s’est accommodée.

A préciser qu’avec l’Afghanistan, la Libye, et  qui sait quoi demain, la relève sera assurée.

Qu’évidemment les hommes politiques, de nombreux bords, pensent qu’il y a lieu d’associer l’armée à la célébration du 14 juillet, instituée depuis 1919 peut se comprendre. Certains par conviction d’autres peut-être par crainte ou bien les deux à la fois.

Si l’armée doit servir la République et être honorée en conséquence, il parait cependant qu’elle doit bien être située dans ce rôle. Dire, comme l’a fait le Premier Ministre, que l’armée défend les valeurs de la République alors qu’elle obéit à un gouvernement qui exprime et défend toujours les intérêts de classe évidents est tout aussi  aberrant que de considérer qu’elle serait, « par nature » à écarter et à effacer d’une manifestation dont le peuple souverain est par essence le fondement.

Eva Joly a donc bien raison de rappeler que le 14 juillet doit prendre une autre allure qu’une célébration militaire qui soit dit en passant peut avoir des allures belliqueuses aux yeux d’autres peuples, même lorsque ces derniers disposent d’armements et d’écoles militaires très largement aussi sophistiqués que les nôtres mais ne l’affichent pas. Pour les autres il serait de bon ton qu’ils aménagent leurs célébrations militaires d’un autre temps.

Curieusement les médias ont fait état d’une opposition unanime à l’idée exprimée par Eva  Joly. Certains et certaines s’en prenant à des origines,  marque détestable d’une xénophobie à peine dissimulée.  

Mais rien sur les réactions du PCF, à moins qu’il n’y en ait pas eu à l’heure ou j’écris.

Mais si il y en a une, les rédactions, hormis l’humanité, ne l’auraient-ils pas reçue ? Je la publie évidemment !

Celle qu’exprime Jean Luc Mélenchon et que je publie ci-dessous également me parait toutefois sérieuse en prise avec les réalités de notre nation. Mais cela intéresse-t-il les journalistes au point qu’ils préfèrent la taire ?

Défilé du 14 juillet : communiqué de Jean-Luc Mélenchon

Le 14 juillet est avant tout l’anniversaire de la grande Révolution de 1789. Le défilé militaire rappelle à toute puissance étrangère ce qu’il lui en couterait de s’en prendre à la France et à sa République.

Un défilé citoyen, à la suite du défilé militaire, serait une belle démonstration pour dire à l’oligarchie et à la finance internationale que la première force de dissuasion de la France c’est son peuple

Défilé: le PCF déplore la « polémique » alors que 6 soilsldats sont morts en Afghanistan

Le PCF a estimé vendredi que le défilé militaire du 14 juillet avait perdu « depuis bien longtemps sa raison d’être », mais déploré que « la polémique » fasse passer « au second plan les six nouveaux décès de soldats » français en Afghanistan dans « une guerre qu’on n’aurait jamais dû faire ».

« Il y a bien longtemps que le défilé du 14 juillet a perdu sa raison d’être: celui de la rencontre d’un peuple et de son armée dans la célébration des valeurs de la République: Liberté, Égalité, Fraternité », affirme le Parti communiste dans un communiqué. Selon lui, « sa conception est pour le moins à revoir ».

Mais « pour autant, la polémique qui se développe sur la nécessité ou non de maintenir une manifestation militaire lors de la Fête nationale a pour conséquence de faire passer au second plan les six nouveaux décès de soldats, morts pour une guerre qu’on n’aurait jamais dû faire, celle d’Afghanistan », déplore-t-il.

« C’est tragique. Surtout en pensant aux prochains drames et souffrances que peuvent connaître notre armée et les familles des soldats engagés dans des opérations pour des motifs souvent troubles », ajoute le PCF.

« La priorité est de s’en prendre à toutes ces guerres inutiles dont le plus souvent on tait le nom. La France doit s’engager au plus vite dans un processus de désarmement. Le combat pour un monde plus pacifique, désarmé, a tout à y gagner », affirme-t-il.

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Notre belle époque ?

Posté par jacques LAUPIES le 15 juillet 2011

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Ne le regarde pas ainsi il ne fait que nous prendre en photo !

 

  • Dans la ville déserte

  • L’esprit s’est envolé

  • Et c’est en pure perte

  • Que je veux le trouver

  • Dans le temps d’autrefois

  • Il y avait des lumières

  • Eclairées par les joies

  • Des enfants qui espèrent

  • Des espoirs de bonheur

  • Se dressaient dans les luttes

  • Nous n’étions pas  sans peur

  • Mais nous avions un but

  • Aujourd’hui  la peur saigne

  • Le malin le sait bien

  • Espérant que son règne

  • Se prolonge demain

  • Et les fils qui n’ont rien

  • Dans les rues se déversent

  • Pissant comme des chiens

  • Sous les feux d’une herse

  • Et les fils qui ont peu

  • Dans des cages s’enferment

  • En allumant des feux

  • Qui éjectent leur sperme

  • Et les fils qui ont tout

  • Dans le monde s’en vont

  • Pour nous faire des coups

  • De mondialisation

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L’exception confirmerait-elle la règle ? ( ci dessous lu dans l’Huma)

Posté par jacques LAUPIES le 14 juillet 2011

L'exception confirmerait-elle la règle ? ( ci dessous lu dans l'Huma) dans POLITIQUE imanePhoto : Pierre Pytkowicz

Sociétéhumanite dans POLITIQUE le 11 Juillet 2011

Avoir vingt ans dans les quartiers 1/9

Une fille des cités à l’assaut de la gendarmerie

Les séries d’été de l’Humanité

 

C’est un petit bout de femme de pile un mètre soixante. La taille minimale requise pour entrer dans la gendarmerie nationale. Depuis à peine un an, Imane (prononcez Imen) Assidi officie au fort de Rosny-sous-Bois, plus précisément dans le centre technique et scientifique de la gendarmerie nationale. À peine âgée de vingt-deux ans, Imane compte déjà plusieurs vies. Mariée, divorcée… Débrouillarde, elle a eu aussi plusieurs métiers : aide-soignante dans le sud de la France, puis à Paris, auxiliaire de puériculture, commerciale, chef de rayon chez Maxim’s à Roissy, jusqu’à atteindre ce rêve de stabilité si convoité par 90 % des jeunes : un CDI comme agent immobilier. Mais non. Imane explique qu’avec son « sale caractère », il lui fallait « un truc autoritaire, cadré ». Ce sera la gendarmerie nationale. Jamais elle n’y avait songé, même si sa mère le lui suggérait de temps à autre : « Il n’y a qu’eux qui arriveront à te gérer. »

« À force, on s’y fait 
et on aime ça » !

Par défi, elle s’inscrit au concours en juillet 2010, passe les tests et les réussit. Et, pour ne pas « rater une expérience », elle décide d’y aller. Le 4 octobre 2010, elle troque son petit bureau de commerciale pour une place à l’école de gendarmerie de Chaumont : « J’étais perdue, je ne connaissais rien de ce milieu. » Trois mois de stage intensif. Beaucoup craquent en cours de route. Imane, elle, avec son mental d’acier et son « sale caractère de merde », précise son lieutenant, tient bon. Les pompes, les tractions, les réveils intempestifs à 3 heures du matin dans le froid, les entraînements dans la boue et la neige, les cours de droit de 18 heures à 22 heures… rien ne la déstabilise. Et même, « à force, on s’y fait et on aime ça » !

Franche du collier, le débit rapide, la jeune femme de vingt-deux ans a gardé ces petites intonations de banlieusarde, statut qu’elle revendique fièrement. Fille d’immigrés tunisiens, Imane est la petite dernière d’une famille de quatre enfants. C’est à Limeil-Brévannes, dans un appartement HLM de la cité de la Hêtraie, qui jouxte la ville de Boissy-Saint-Léger, qu’elle a grandi. Élevée par sa mère, femme de ménage dans de grands hôtels parisiens pendant quinze ans, Imane lui voue une admiration sans bornes. Sans elle, pas d’énergie, pas de force pour avancer. De son enfance, elle garde de bons souvenirs avec en cours de route une cassure de taille, la mort de son père. « J’avais sept ans. J’étais persuadée qu’il allait revenir. Ma mère a tout fait pour m’aider. Elle m’a acheté un chat. Je suis même allée voir un psychologue. Elle l’a payé alors qu’on ne devait pas rouler sur l’or », se souvient-elle, émue. La vie reprend le dessus, malgré tout. Au rythme des activités et des engagements associatifs de sa mère Najia.

On n’est pas là pour faire la loi ou juger les gens

« C’était incroyable. Elle faisait des couscous pour 50 personnes. Elle a créé une association de femmes tunisiennes pour les aider à sortir de l’isolement. Pour les accompagner dans les démarches administratives. Elle récupérait toutes les lunettes que les opticiens jetaient pour les envoyer en Tunisie. Un jour, on a même réussi à trouver une ambulance et à l’envoyer là-bas ! » Imane n’a jamais ressenti le manque. Subitement, une émotion l’envahit. Elle s’arrête net. Puis explique que, au fond, elle ne s’était jamais posé la question : « Je m’en rends compte maintenant, mais ma mère a tout fait pour qu’on ne manque jamais de rien. Chaque été, on partait un mois en vacances en Tunisie, à Thala, dans le village d’origine de toute ma famille maternelle. Franchement, on a eu une éducation exemplaire. »

Seule élève gendarme de sa promo à être « issue de l’immigration », Imane affronte les allusions racistes de certains. « Les racistes sont des gens qui ne sont pas cultivés, ni ouverts. Ils ne lisent pas, ne connaissent pas l’histoire de leur pays. Moi, je la connais. Et pour moi, le savoir est une arme. Je suis musulmane, arabe et française, et tout ça coule dans mes veines sans problème. » Là encore, ce goût pour l’histoire qu’Imane décrit, elle le doit à sa mère : « C’est une femme très intelligente, elle adore la politique, l’histoire, elle aime le débat. C’est sa passion et elle nous l’a transmise. »

En janvier 2011, en pleine révolution tunisienne, Imane, la petite banlieusarde, endosse l’uniforme. Ce qui ne l’empêche guère de vivre pleinement, à distance, avec sa famille, un bouleversement historique. « C’était magnifique, incroyable. Il était grand temps que le peuple se révolte. On était scotchés à la télévision. » Bizarre de vivre ces moments comme gendarme ? « Non, je me sens très tranquille. Au début, mes copines du quartier n’ont pas compris. Mais elles s’y sont faites. Puisque je reste la même ! » Et pourquoi la police ? « Parce que les gendarmes sont plus respectés, surtout dans les cités. Ils sont mieux perçus et c’est normal parce qu’ils ont une éducation militaire, ils ont l’honneur. On doit donner l’exemple. Quand on a quelqu’un en garde à vue, on ne le présume pas coupable mais innocent. On n’est pas là pour faire la loi ou juger les gens. À la gendarmerie, tout est dans la cohésion. »

Imane n’a pas l’intention de s’arrêter en si bon chemin. Déterminée qu’elle est à devenir militaire de carrière, à passer des concours pour intégrer les brigades du contrôle aérien ou les douanes… Et compte bien ainsi relever le niveau de mélanine de la gendarmerie nationale.

Imane Assidi a grandi au milieu du quartier de la Hêtraie, à Limeil-Brévannes (Val-de-Marne). Avec son caractère bien trempé, la jeune femme a trouvé son équilibre sous l’uniforme.

Mon coup de gueule. Je ne supporte pas qu’on dise que les jeunes des cités sont des racailles ou des cas sociaux. Les gens ne savent pas de quoi ils parlent. J’ai beau être gendarme, je reste banlieusarde. Je suis fière de dire d’où je viens. Quand on dit qu’il y a de la drogue dans les cités, pourquoi on ne dit pas qu’il y en a autant dans les beaux quartiers ? Il y a un double traitement. Je trouve ça profondément injuste.

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Election piège à cons ?

Posté par jacques LAUPIES le 13 juillet 2011

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Choisir c’est connaitre…alors mes amis un petit effort  !

Personne n’a oublié le slogan de 1968 « élections piège à cons » Disserter sur lui eut été un excellent sujet de baccalauréat. Mais on n’en est pas là.  Je ne m’y hasarderais qu’avec beaucoup de précautions car comme tout slogan celui ci porte en lui des effets contradictoires dont il faut se méfier. Cependant je trouve que c’était un des slogans les plus significatifs d’une époque. J’irai même jusqu’à dire qu’il l’est encore plus aujourd’hui. 

La démocratie ne peut se passer de l’expression populaire au suffrage universel. Tout le monde en sera d’accord même ceux qui pensent le contraire secrètement ou non. Il y en a !  Un peuple qui ne le peut n’a comme issue que la révolution. Comme les pouvoirs en place craignent la révolution ils s’accommodent du suffrage universel. Sagesse de leur part. Mais voila ce n’est pas parce que tout le monde a le droit de voter que la démocratie va pour autant bien se porter. En 1968, comme aujourd’hui, elle souffrait d’une maladie que le général De gaulle, homme respectable s’il en fut, lui avait inoculé. Comme ces médicaments qui,  pour vous soigner, vous tuent un peu plus  bien qu’ils aient eu parfois un effet thérapeutique incontestable. 

Il faut dire qu’après Pétain qui lui avait infligé un sacré poison, la démocratie française vivait dans une époque revigorante mais souffrait de quelques cancers qu’elle avait peine à éradiquer : entre autre des guerres coloniales et comme toujours des riches toujours plus riches. La réparation de ces cancers n’avait point besoin ni du système électoral a deux tours ni de l’élection d’un Président au suffrage universel à la même sauce avec de surcroit blocage sur deux candidatures. Mais après tout les français se sont prononcés à 80 % favorablement.

Difficile de dire que notre pays comportait une telle majorité de cons. Je dois dire d’ailleurs que j’en faisais moi-même partie, pour bien marquer que je ne prétends pas à la science infuse ! Bref dix ans plus tard, et ainsi fort de quelques années de réflexion, je faisais le constat que le slogan a du vrai puisque les élections qui suivirent furent une déroute pour le mouvement ouvrier. La situation a finalement peu évolué  sur ce plan là et le piège à cons a bien fonctionné puisque il s’est refermé, au sein même de la gauche, sur ceux qui ont confondu dans un même élan gauche caviar et gauche « cerise » pour que nous aboutissions à ses aspects multicolores que nous connaissons. Sans omettre que le piège fonctionne à merveille avec un électorat « populaire » qui s’égare dans les flaques de toutes les droites, dont certaines ont un effet de marécages sans issue. 

Je sais, je sais, ce que vont dire les puristes de la politique : « quel mépris pour le peuple que de l’insulter ainsi » Non messieurs c’est du respect, car c’est lui reconnaitre sa toute puissance mais également l’incapacité dans laquelle il se trouve pour exercer ses droits : voter c’est choisir. Choisir c’est connaitre. Connaitre c’est savoir. Savoir c’est apprendre. Apprendre c’est recevoir un enseignement, des informations, c’est aussi vivre et savoir vivre et en comprendre le sens. Tout cela s’appelle lutter pour forger ses idées. 

Tant que l’éducation ne pénètrera pas au plus profond du peuple il ne sera apte qu’à la soumission ou à la révolte. Il ne saura tirer parti des consultations électorales que dans les mêmes conditions, soit soumis au chantage des puissants, soit emporté par des élans sans perspective.  Evidemment taxer un peuple ainsi, même en distinguant les cons de ceux qui ne le seraient pas, ne met pas ces derniers à l’abri de l’erreur.

L’exagération de langage que la jeunesse de 68 ne s’est pas privée d’utiliser, n’était que l’expression de son exaspération, mais sa prise en compte ne pouvait déboucher que sur un drame. Et il ne faut pas regretter que ce peuple disposât  à l’époque d’un Parti communiste capable d’analyser la capacité à aller au-delà de l’élection proposée par le général De Gaulle. Le piège avait deux fermetures : l’élection ou l’aventure. Il a bien fallu choisir entre les deux ! La situation est pire aujourd’hui sous des airs de liberté d’information : avec sondages sinon trafiqués mais progressivement conditionnés, débats permanents à la télé sur des thèmes politiciens faisant fi des programmes proposés, exploitation des faits divers et autres évènements pour détourner l’opinion, etc. 

L’élection devient un piège plus grand dans lequel tout un peuple sombre de diverses manières : pour trente pour cent et parfois plus en n’allant pas voter, pour trente pour cent en se perdant dans des oppositions douteuses, pour un autre trente pour cent en deux courants qui  depuis un demi siècle se partagent le pouvoir avec des appellations différentes. 

Cela ne laisse mathématiquement parlant que dix pour cent que peuvent récupérer les authentiques révolutionnaires au sens ou l’on peut définir un vrai changement plaçant l’intérêt général au dessus de tout. Bref,  sociologiquement parlant, l’inverse du rapport objectif entre le peuple travailleur et celui qui magouille et sert une minorité d’exploiteurs. Cela fait vingt pour cent de personnes qui y voient clair, chacun de son côté bien sur! Deux pôles opposés qui, très sommairement dit, se partagent en deux parties égales en nombre  mais pas en moyens.

Evidemment on peut toujours en conclure que nos étudiants de 68 ne se trompaient guère dans leur vision de la démocratie ! Heureusement il y avait quelque ange gardien pour éviter le pire. Il n’est un secret pour personne que cela manquerait aujourd’hui. Indignés ou pas ils en auraient grand besoin si l’esprit révolutionnaire les pénétrait ! 

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L’insulte comme reconnaissance

Posté par jacques LAUPIES le 11 juillet 2011

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solitude

Ma plus grande déception et tristesse est de voir combien de personnes que j’ai estimées, et parfois tout naturellement aidées, dans leur pauvre vie difficile, retourner leurs échecs contre moi et plus généralement contre le Parti auquel j’appartenais et appartiens encore.

On appelle cela cracher dans la soupe et j’en croise ainsi quelques uns au hasard de mes sorties quotidiennes. Pour d’autres je les ai perdus de vue. Il y a ceux à qui j’adresse la parole ou bien qui me l’adressent et qui du moins en façade s’excuseraient presque de leurs détours, d’autres se justifient avec les arguments que l’adversaire politique déploie, d’autres enfin qui dans le dos utilisent l’invective et la haine, sans oublier ceux qui crachent par terre !

Ces derniers qui fort heureusement font exception, fouillent les poubelles, s’imprègnent de leur odeur nauséabonde à force d’y chercher quelque raison de soigner leur propre frustration. Le plus grave est que parfois ils ne se rendent pas compte que rien n’est plus salissant que de salir.

On nous abreuve d’une campagne contre la solitude. J’eus préféré que ce fut pour la solidarité et, à y être, pour la vraie solidarité celle que l’on institue, non comme le charitable aide le miséreux, mais comme exercice d’un droit où chacun joue son rôle et garde sa dignité.

Des notions bien étrangères à celui qui fait l’objet de l’article ci dessous, qui de surcroit se dit historien. Dommage cela l’appellerait à un peu plus de modération de langage. Et s’il en est capable, à un peu plus de respect enver qui lui a  ^robablement sauvé la vie.

La chronique médiatique par Frédéric Durand (Journal l’Humanité)

Atlantico sombre dans l’incontinence verbale

Ne leur dites pas qu’ils sont proches de l’UMP, ils ne 
le supportent pas. Les responsables du site d’informations Atlantico.fr, fine fleur réactionnaire de la Toile, qualifient même de « fantasme » une telle assertion. La double page que nous leur avions consacrée dans notre journal le 1er juin (Atlantico, la droite digitale contre-attaque) dernier nous avait d’ailleurs valu un coup de fil tout rouge de leur directeur de la rédaction, Jean-Sébastien Ferjou, le jour de la publication. À vrai dire, pour vouloir faire du journalisme sans payer de journalistes, le site fait appel à des contributeurs de tout poil, plutôt brossés à droite, et met joyeusement en ligne les pires inepties. Un journalisme de consommation pour temps de cerveau réduit accoste avec ce nouveau Titanic de l’information. Et la bêtise conduit inexorablement à la haine. Ainsi cette diatribe ahurissante à propos du Parti communiste et de Jean-Luc Mélenchon :

« Le grand parti n’hésita pas. Telle une vieille pute défraîchie, ne trouvant plus de client sur le trottoir qu’elle arpente, il se jeta, gratuitement, dans les bras du premier venu, pas regardant sur la chair avariée qui se proposait. Ce fut un nommé Jean-Luc Mélenchon qui bénéficia de cette dernière étreinte. » Ces mots qu’on peut lire sur Atlantico, pour franchir sans vergogne la limite qui sépare le débat d’idée de la pure calomnie, nous disent plus encore. Ils exhalent des parfums maurrassiens et rappellent cette littérature haineuse que de fines plumes trempées dans du vinaigre réservaient aux juifs dès la fin du XIXe siècle.

Accablante ironie, l’auteur du pamphlet, l’historien Benoît Rayski, connaît depuis longtemps la famille communiste. « Un jour, sous la seule protection de sa carte d’identité, une jeune femme vivant à Lyon dans la clandestinité prenait par la main un petit garçon qu’il s’agissait de conduire à Grenoble où il trouverait un asile plus sûr. Le petit garçon c’était Benoît Rayski, la jeune femme c’était moi… », elle c’est Nelly Feld, résistante communiste, qui fut ensuite journaliste à l’Humanité. Benoît Rayski se plaît à polémiquer depuis plus de trente ans avec le PCF, il le fit autrefois avec plus de talent. Souhaitons en tout cas que son dernier jugement sur le « grand parti, ployant sous le poids de l’âge et de ses pêchés », qui « devint petit, tout petit, rabougri et voûté » ne finisse par qualifier mieux que toute autre chose sa propre littérature.

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La rémunération des élus

Posté par jacques LAUPIES le 7 juillet 2011

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La fonction d’élu est parfois assez mal considérée et il convient de rappeler que dans une démocratie elle est évidemment incontournable. Sinon c’est le retour à la tyrannie à tous les niveaux institutionnels.

 

Mais voilà elle est soumise à des travers qui souvent la discréditent !

 

Je ne parlerai pas de la récente « élection »de Christine Lagarde au FMI qui pourrait paraitre comme le sommet d’une démocratie planétaire. En réalité il s’agit d’une nomination savamment discutée entre des puissances politico-financières. Son salaire n’a pas grand-chose à voir avec cela.

 

Je ne parlerai pas de notre Président de la République dont l’élection relève à la fois dans un premier temps, du choix de sa candidature, sorte de nomination politico financière aussi, qu’efface le spectacle médiatique organisé de telle sorte que même l’opposition dans ce qu’elle pourrait avoir de sincère et de réellement transformateur, se voit impliquée.

 

Ces deux fonctions sont bien rémunérées comme le démontre les émoluments accordés à Christine Lagarde, quelque 30000 € net d’impôts par mois. Mais évidemment se pose la question de leur position dans le milieu ou elles existent ? Et alors… posons là ! Mais elle est posée et admise puisque le candidat du Front de gauche s’est prononcé pour une hiérarchie de 1 à 20. A quelque chose près Christine est dans le coup et le Président Nicolas aussi. On ne les diminuera pas !

 

Je ne vous parlerai même pas des Ministres qui ne souffrent pas de fins de mois difficiles et de surcroit parfois se paient des vacances aux frais de la princesse (ou d’un quelconque homme d’affaire en mal de contrats commerciaux juteux)

 

Je ne vous parlerai pas des Députés ou Sénateurs car pour la plupart d’entre eux la tache est lourde et les frais conséquents. De plus certains  (cherchez-les) reversent une part de leurs émoluments à leur Parti ou doivent se doter de collaborateurs qui ne travaillent pas pour rien.

 

 Mais voila que de temps à autre  on les assimile aux privilégiés que sont souvent les actionnaires de multinationales et leurs dirigeants, histoire de dédouaner ces derniers. Méfions nous de ce parallèle !

 

Je ne vous parlerai pas de ces dizaines de conseiller régionaux ou généraux ou municipaux, tellement près de nous qu’on voudrait les faire disparaitre et qui reçoivent également des émoluments liés à leur fonction.

 

Comme me disait une de mes relations qui ne sait plus à quel saint (élu) se vouer: on supprime tout pour faire des économies  car à trois ou quatre on peut faire le boulot. Avec des employés et des fonctionnaires bien sur. Cela il ne me l’a pas dit parce que dans sa famille quelques  uns de ses proches avaient précisément, grâce à un de ces élus de son clan,  dont il regrette aujourd’hui le surnombre, bénéficié de quelques emplois, sinon fictifs, mais bien peu utiles et si mal tenus que cela était pire. Tant que le système lui profitait il s’en accommodait bien !

 

Il y a toujours des dérives n’est ce pas ? Mais doit-on axer la bataille politique sur la question de la rémunération des élus ? Ou des politiques qu’ils proposent ?

 

L’élu dans toute société démocratique est particulièrement dans la nôtre doit faire face à d’importantes responsabilités. S’il est issu d’une catégorie aux faibles revenus il ne va pas pouvoir s’y consacrer pleinement sans un soutien et un statut qui lui permette en temps et financièrement d’exercer sa fonction.

 

Plus grave cela laisserait cette fonction seulement accessible à ceux qui en ont les moyens et fausserait donc la représentation  des plus démunis !

 

Que le contrôle de l’usage qu’ils font de leur influence, des pressions qu’ils peuvent subir, que leur rémunération soit parfaitement rigoureuse par rapport à la fonction. Que même il en soit rendu compte ? D’accord !

 

Donc le principe d’une rémunération ne peut être mis en cause. Simplement il doit se faire sur la base de la responsabilité assurée et en aucun cas ne doit être mis en comparaison avec les rémunérations à caractère privé qui elles ne doivent pas être non plus illimitées dans leur montant et doivent être contrôlées.

 

Faire un cheval de bataille de la rémunération des élus est donc délicat et dangereux. Tout aussi dangereux que celui qui s’en prend aux limites d’âge.

 

 Je ne suis ni pour des émoluments  à la Agon (l’Oréal)  ou à la Margerie (Total) ni à la Riboud (Danone, qui perçoivent de 600 à 1000 fois le RSA environ, car c’est proprement scandaleux, injuste et même provoquant. Je considère qu’un rapport de 1 à 20, à la rigueur peut être toléré, dans le contexte actuel.

 

Concernant l’âge et la filiation prévalant dans nombre de transmission de charge d’élu, nous sommes là au cœur d’un problème qui s’il est corrigé pose la question d’une organisation sociétale  ou domine la succession de père ou mère en fils ou fille. Donc du poids familial dans cette organisation !

 

Bonjour aux politiques qui se hasarderont sur ce terrain. Même lorsqu’il s’agit du fils de Sarkosy !

 

Seule la prise en compte de l’intérêt général, du service public,  par la lutte contre l’aliénation du travail, pour une répartition équitable des richesses produites, et des fiscalités plus juste solutionnera. La hiérarchie des salaires et des revenus en général en découlera.

 

S’en prendre systématiquement à la rémunération des élus, comme le font certains, même en rigolant, ne sert pas la démocratie et la justice sociale. C’est aller vers un faux problème.

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Affaire DSK : ça commence à puer…

Posté par jacques LAUPIES le 5 juillet 2011

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La volière…

 

Mal à l’aise ils le sont tous sur ce plateau de télé animé par Calvi ce lundi :

 

-          Un avocat représentant Christiane Banon qui aurait subit des « avances excessives » de DSK vient nous exposer les raisons de sa plainte tardive contre lui. Est-il convaincant ?

 

-          Des journalistes ou autres spécialistes en affaire judiciaires qui ont tellement parlé qu’il serait intéressant de recueillir tout ce qu’ils ont dit et qui est démenti par l’évolution et les dernières  révélations  sur ce dossier

 

Evidemment nous sommes dans une partie de ping-pong apparemment pas très agréable pour l’ancien directeur du FMI et qui même innocenté devra faire face à  l’opprobre qui frappe nécessairement toute personne qui se trouve dans sa situation.

 

Un procureur qui dit avoir été trompé par un témoignage douteux et même mensonger cela n’est pas si courant. Et donc à priori favorable à l’inculpé.

 

En général un procureur, dans cette position, se laisse aller et cherche à parer sa défaillance : pressions sur la famille de la supposée victime, voire incitation à trouver de nouvelles  plaintes si elles peuvent étayer l’accusation, recherche de charges, utilisation et instrumentalisation des médias, etc.

 

De nombreuses affaires ont révélé en France que le parquet et les enquêteurs (gendarmerie ou police) étaient fort capables de dépasser les limites de l’objectivité pour ne pas perdre la face. Bien qu’instruites en principe à  charge et à décharge la plupart des accusations subissent le poids de la recherche privilégiée des charges.

 

Voila précisément que pour des raisons plutôt obscures surgit cette nouvelle plainte qui fait l’objet du débat de ce lundi dans « c dans l’air ». Décidemment DSK voit son passé revisité et il est fort à parier que l’on ne va pas le lâcher de si tôt. Ce qui est « intéressant » dans cette affaire c’est qu’apparait très clairement que l’on ne se sort pas facilement des engrenages politico-médiatico-judiciaires.

 

Si en plus, comme le suggèrent  certains, il y avait sinon complot mais piège, les citoyens que l’on conditionne pour avoir peur de tout (des jeunes excités de banlieue, des criminels en série, des escrocs, cambrioleurs et voleurs de tous poils, des violeurs et autres psychotiques, etc.) devraient aussi se préoccuper de la menace que pourrait faire peser sur eux le magistrat ou policier inquisiteur qui ne lâche pas son os. Sans omettre tous ces  paranos qui font vivre la gent des défenseurs de  la veuve et l’orphelin et nourrissent les pigistes  en mal de sujets scabreux.

 

C’est l’arrivée en force des possibilités de régler des comptes par le premier venu. Je l’ai dit et le répète DSK n’incarne pas pour moi la politique dont mon pays à besoin mais sa remise en cause en tant qu’individu, y compris parce qu’il est riche et parait pas être le symbole du désintéressement, n’a pas nécessairement à voir avec ses choix personnels en matière sexuelle.  Mais,  quasi obligatoirement,  il ne pourra se relever des soupçons et accusations qui ont pesé sur lui dans ce domaine, même relaxé ou taxé d’un non lieu. Son intimité étalée sur la place publique, quoiqu’il fasse et dise sera pour les autres un moyen de pression sur le moindre de ses actes.

 

S’il faut porter un jugement, que ce soit sur cette société qui engendre l’injustice d’abord sociale et frappe l’individu.  Des puissants transgressent, certains passent au travers des mailles (le plus grand nombre sans doute) d’autres sont punis et pris en exemple d’une soi disant impartialité de la justice. Cela donne bonne conscience !

 

Bien entendu les pauvres, les miséreux, dans la plupart des cas perdent tout, ils n’ont pas la fortune personnelle, une position sociale forte pour s’en sortir. Comme ils sont soumis dès leur naissance au risque de l’exclusion et des petits délits globalement on ne leur pardonne pas. Et si d’aventure des jugements sont rendus (comme le permet notre justice) pour leur donner une chance de s’en sortir, le chemin reste difficile et n’a rien à voir avec celui de ceux qui sont riches et puissants !

 

En fait tout cela alimente le discrédit qui pèse actuellement sur la « classe » politique. Ce sera peut-être un peu plus d’abstentions, peut-être un peu plus de votes pour les extrêmes et une France gouvernée par une minorité à l’électorat apeuré.

 

A moins qu’il y ait un sursaut républicain ? C’est pour cela que je sors illico afficher pour le Front de Gauche et son candidat Mélenchon, relativement à l’abri de la politique politicienne, comme on dit et surtout porteur d’un programme de nature à inverser les politiques de casse économique et sociale en cours…

 

Oui vraiment ça pue trop ! Svp un peu de déodorant…

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De A à Z…

Posté par jacques LAUPIES le 4 juillet 2011

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Heureux de ne rien entendre ?

 

Les jours passent  et apparait plus clairement le déboussolage politique ambiant autour de moi. Allez soyons plus modeste et tolérant, disons que je me sens dépassé, débordé, impuissant devant la déferlante de ceux qui ne voient pas les choses comme moi.

 

Que ceux d’en haut (comme l’a suggéré autre fois un premier Ministre, puisqu’il évoquait ceux d’en bas) m’apparaissent de plus en plus manipulateurs, parfois avec délicatesse parfois avec une extrême balourdise me parait être dans l’ordre des choses du système. Il en faut pour tout le monde et ça marche !

 

Que les pouvoirs, financiers, médiatiques, culturels, sociaux même, ne se privent pas de nous prendre pour des imbéciles, même en dosant-, hiérarchisant notre aptitude de résistance à la duplicité pour faire mouche, cela après tout est de bonne guerre.

 

Mais qu’en face, ceux s’en bas, comme disait l’autre, de plus en plus mordent à l’hameçon de l’intox, cela tend parfois à me faire frôler le découragement et la tristesse. Quelques exemples récents qui  prouvent s’il en est besoin que l’entreprise  médiatique de déstabilisation est en route :

 

Madame A ; gardienne de musée, s’offusque de voir son revenu mensuel chuter d’un salaire minimum au minima de pension. En gros de 1300 € à 700 €. Un fils au chômage et qu’il faut aider…alors « qu’elle en connait qui sont aidés et n’en auraient pas besoin ». Il ne lui est pas venu à l’idée que l’augmentation des salaires, des retraites et des pensions seraient mieux que de supprimer les minima sociaux pour rétablir une équité.

 

Madame B, aide-ménagère, se pose en garante de la  protection les personnes âgées, forte de son engagement associatif ayant en corollaire un militantisme qu’elle oppose au « fonctionnarisme » qu’elle voit s’installer avec des entreprises à but lucratif. Grace à elle les enfants ou petits enfants ne peuvent profiter  des personnes qu’elle a pour mission d’aider. Et puis il y a tous ces étrangers qui viennent récupérer des aides et des allocations. Elle aussi.

 

 Madame C, salarié dans un organisme social,  la troisième dit avoir fait un calcul qui démontrerait que les personnes assistées cumuleraient des avantages égaux ou supérieurs à ceux qui travaillent. Elle a fait ce savant calcul avec une collègue de travail qui en est tout aussi scandalisée qu’elle. Bref tout pour les chômeurs  professionnels et rien pour ceux qui travaillent

 

Madame D est caissière d’un magasin Discount et lorsque j’évoque,  devant un ticket de caisse qui ne cesse de marquer des augmentations de prix, ma perte évidente de pouvoir d’achat en 20 années de retraite elle me répond froidement : ce n’est pas les retraites qu’il faut augmenter avec un cinglant regard de reproche (sous entendu d’abord les salaires) Je lui fiche à la figure qu’elle doit, le peu qu’elle a, à ceux qui sont aujourd’hui à la retraite qui en se battant pour eux se sont aussi battus pour elle.

 

Monsieur E est un retraité qui avec son épouse enseignante dispose d’un revenu acceptable et se trouve disserter lors d’un repas entre amis, sur les responsabilités des hommes  politiques, estimant qu’il faut en finir avec les renouvellements de mandat et un vieillissement coupable, selon lui, de leur incompétence voire de leur corruption et par extension de nos malheurs. Virez les élus honnêtes et expérimentés et mettez à la place des jeunes loups à la recherche d’un mandat, et d’un salaire, ainsi tout ira mieux ?

 

Monsieur F quant à lui pense que les grecs sont généralement des corrompus, des incompétents et qu’il ne faut surtout pas leur donner de quoi s’en sortir : « ils n’ont qu’a travailler et se débrouiller » Au passage une rigolade teintée d’homophobie. Homme de gauche il approuve le parlement grec qui veut faire payer les grecs

 

Madame G s’insurge contre le laxisme de la justice et condamne sans appel  tous ces politiques de gauche et de droite impliqués dans des affaires financières ou de mœurs. Jugés pas jugés ils sont coupables et on les protège. Méconnaissance des charges, présomption d’innocence, risque de manipulation médiatique ? Elle ne connait pas !

 

Je pourrais poursuivre avec Monsieur ou Madame H, I, J, k, etc.  Le résultat serait le même !

 

-          Une souffrance

-          La recherche d’un coupable

-          Une argumentation basée sur les apparences, la rumeur

-          Une mise en accusation de proximité (voisin, immigré, élu peu scrupuleux)

-          Absence totale de réflexion sur le système capitaliste, les mécanismes d’exploitation, le rôle des médias et leur dépendance des couches dominantes. L’alienation du travail ? Trop compliqué ça !

 

La « pétainisation » de la société est en marche ! Que leur faudra-t-il pour y voir clair : une guerre, une résistance ?

 

Pas un mot de leur part sur le SMIC à 1600 €, le maintien de la retraite à 60 ans à taux plein, une nouvelle fiscalité plus juste, le contrôle de l’argent et son utilisation a des fins productives, la protection sociale, la santé, l’éducation protégées, garantie, l’arrêt de la guerre en Lybie et Afghanistan. Autant de mesures qui les libèreraient de ce qu’ils laissent entendre : l’abstention et pourquoi pas le vote FN. A moins que la bipolarisation ne les dévore.

 

Mélenchon > ? Le Front de gauche ? Le rôle passé et présent du PCF ? Cela ne leur dit pas grand-chose. Pensez donc à l’heure où Sarko joue les re présidentiables, s’exposant aux foules (quel courage !) où DSK prend des allures de héros victime d’un complot (qui sait ?) où Borloo ratisse large ce qu’il peut pour le donner à Sarko, où Marine fait rêver des émules à sa victoire et ses adversaires (ou amis) à une défaite bénéfique, deux voies de garage opposées, à cette heure là que peut ce militant vieux et non renouvelable pour convaincre sa France Profonde !

 

La voix des Dieux de l’information scribouillée, numérisée, mécanisée, est si puissante, pénétrante qu’il à peur que ses petits enfants, tête baissée sur le i phone, n’entendent ni ne voient plus rien.

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