Les opportunités criminelles…

Posté par jacques LAUPIES le 14 mars 2012

 

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une réalité qui dépasse l'entendement

Nous vivons une époque ou les politiques et plus encore tout un panel de commentateurs, éditorialistes et autres intellectuels chargés d’informer, susceptibles d’être des éducateurs de la jeunesse ou des masses dites populaires, se querellent à propos de révolutions, sociales ou nationales, de coups d’état , en comptant les morts, les torturés, les soldats ou les civils tués à cette occasion.

 Depuis la révolution française qui elle-même fait évidemment débat sur les cruautés, les exactions qui ont pu être commises, d’autres évènements historiques, d’autres révolutions ont généré (notamment par la contre-révolution qui a suivi) des meurtres et tueries de toutes sortes. Les plus souvent évoqués sont ceux qui ont revêtu la forme du génocide, sans doute la forme criminelle la plus abjecte ou on élimine sur des bases ethniques ou raciales.

 Certains estiment également que des éliminations systématiques à partir d’une appartenance sociale, nationale ou les victimes ne sont que des personnes supposées défendre un régime, refuser  la perte de leur statut de classe, sont de moindre portée. Ils prétendent ainsi qu’il faut savoir vaincre ceux qui résisteraient à tout ordre nouveau, d’égalité et de justice et que se priver de cela peut conduire à maintenir  l’ordre ancien basé sur l’exploitation (le goulag, la révolution culturelle en Chine; la révolution khmers, en sont de sinistres exemples)

 Ainsi on introduit la notion de bien ou de mal avec évidemment le sentiment que le bien (dont chacun se prévaut) autorise l’éradication du mal.

 Et vas y que je disserte sur la terreur et le massacre des vendéens qui n’était en fait que le résultat de leur refus d’accepter la République, laquelle bien sur avait beau jeu d’expliquer que les féodaux faisaient crever de faim le peuple et l’engageait dans des guerres pour se partager les terres de la planète. Sans oublier la  collaboration avec l’étranger au détriment du réflexe patriotique.

  Et vas y que je disserte sur les exactions commises sur des prélats et des bourgeois  par des communards, issus d’un peuple affamé et usé par des guerres inutiles, lesquel avait beau jeu d’expliquer qu’il défendait la liberté et l’égalité face à la collaboration avec l’ennemi

 Et vas y que je disserte sur les procès et l’épuration de bon nombre de collaborateurs par des résistants issus d’hommes et de femmes pour qui l’oppression et l’occupation nazie était insupportable au point de mettre en cause leur propre vie.

 Et vas y que je disserte sur ces exactions des  révolutionnaires algériens  qui après huit ans de luttes pour  le droit de leur peuple à des droits et à la dignité dont les avait privés le colonialisme.

 Depuis l’antiquité, en fait depuis que les hommes entretiennent des rapports d’exploitation et se sont éloignés des temps primitifs ou prévalaient, hors la solidarité interne des clans, la dispute des territoires de chasse, les guerres, les conflits de toutes sortes prennent des tournures criminelles. Ce n’est pas nouveau et ce n’est pas fini à une époque ou la dispute porte sur des richesses énergétiques, des territoires de productions agricoles ou industrielles et surtout des forces de travail à bas couts.

 Nous venons de vivre les révolutions arabes. Le conflit syrien fait pleurnicher beaucoup de dignitaires et la encore chacun recherche ou est le bien ou est le mal. Et l’on voit de gauche ou de droite des personnalités choisir leur camp au sempiternel principe des « droits de l’homme » que tout le monde accommode à sa sauce.

 Le Drame est que tous oublient ou font semblant d’oublier que l’incendie à des causes profondes qu’il faut aller chercher dans les injustices dont sont victimes des classes et parfois des peuples entiers. Un réflexe salutaire si l’on veut éviter de se trouver un jour en position de victime d’un massacre quels qu’en soient les instigateurs. Et cela peut arriver plus vite qu’on ne le pense, avec la bénédiction de toutes sortes de prophètes.

 Aucun des exemples précités n’a échappé à cette règle qui a toujours pour fondement l’exploitation de l’homme par l’homme. Aucun de ces exemples n’est exempt de la cruauté, même inégale, entre les parties opposées. Aucun de ces exemples n’est exempt de massacres d’innoccents.

 Les jeunes devraient être avertis, y compris dans notre « douce France » qu’ils courent le risque d’un de ces cataclysmes  s’ils n’entendent pas ce que d’évidence nous explique l’histoire pour peu que l’on y introduise une analyse de classe.

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Sarkozy à Villepinte : « un discours anti-social qui le condamne à perdre » (Pierre Laurent)

Posté par jacques LAUPIES le 13 mars 2012

 

Cet après-midi à Villepinte, Nicolas Sarkozy a ignoré les grandes urgences sociales du pays : logement, salaires, emploi et école n’ont pas une seule fois été évoqués.

Et quand le chef de l’État a parlé du social, c’est pour fustiger les chômeurs, les immigrés et les syndicats. Il a même réussi le tour de force de faire huer les chômeurs, alors que ce sont des travailleurs victimes des politiques de licenciements.

Quand à l’Europe, ce fut du grand art ! Il a purement menti sur toute la ligne. Nicolas Sarkozy promet une Europe protectrice, alors que le 1er mars, il a signé un nouveau traité européen qui livre l’ensemble des salariés européens aux règles des marchés, de l’austérité et de la mise en concurrence sous domination allemande. Sur ce traité, il ne s’est d’ailleurs pas expliqué une seule fois, préférant là aussi montrer du doigt les immigrés.

On nous avait promis une relance de la campagne de Nicolas Sarkozy, du neuf. C’est en réalité la poursuite de la campagne ultra-droitère dont les Français ne veulent plus.

Ce discours anti-social ne relance pas Nicolas Sarkozy, il le condamne à perdre.

MON COMMENTAIRE de POLITOLOGUE AMATEUR

La comédie continue cependant au point que selon le dernier sondage publié Sarkosy dépasserait Hollande au premier tour, que Marine Le Pen stagnant nous révèle qu’elle a ses 500 signatures dont certains crédules pouvaient penser qu’elle était en danger de ne pas les obtenir. Une Marine qui crie à l’imposture parce que son concurrent en place chasse sur ses terres pendant qu’elle tente de chasser sur celles de la gauche.

Hollande reste sur ses ambigüités (se hasardant à parler ce qui ne coutera rien comme hier des l’ouverture des archives pour les familles des victimes de Karachi) à grand renfort de pub et des moyens dont il dispose sur le terrain : du porte à porte dont il veut être le champion avec ses multiples relais dont on sait qu’ils sont souvent d’origine associative.

Quant à Bayrou, autre outsider en réserve de la droite, il occupe des terrains bien précis ou l’on retrouve ceux qui aiment bien couper la poire en deux, croyant vertueusement en la modération en toute chose. Imperméables qu’ils sont à la dure réalité des affrontements de classe même lorsqu’ils en sont de notoires victimes tels ces étudiants en quête d’avenir, frustrés et convaincus de la supériorité que leur confèrent leurs études, ces cadres en perte de reconnaissance, ces retraités aisés qui oublient trop souvent que leur petit confort relève plus des luttes ouvrières que de leur passivité légendaire.

Il n’est pas un sondage qui ne soit publié sans que ces quatre candidats apparaissent en priorité, quand ce n’est exclusivement, ce qui évidemment est fait pour impressionner le spectateur. Si j’osais je dirais que la bande des quatre est recomposée en précisant toute fois que cela n’est pas venu seul et que des lobbies y contribuent.

Ce n’est pas parce que des électeurs se reconnaissent dans cette quadrette mise en scène, médiatisée, depuis des décades, que les jeux sont faits. Alors qu’en France il est acquis que les idées de gauche sont majoritaires il est pour le moins surprenant que depuis des années les classes dirigeantes et leur arsenal médiatique arrivent imposer cette idée que la gauche c’est 1/3 de supporter de Hollande contre 2/3 de variantes de droite incarnée par Sarko-Le Pen-Bayrou.

Les politologues de service ne sortent évidemment pas de cette présentation, peinant à s’en détacher, omettant qu’il y a un potentiel de 15% qui sont attirés par la gauche de la gauche (selon la formule consacrée) et que Jean Luc Mélenchon a lui seul semble en représenter la majorité des deux tiers.

Un quinze pour cent qui, avec des moyens limités et la quasi ignorance que leur impose les grands médias bénéficie cependant d’un réel soutien populaire sur le terrain. Un soutien qui semble inquiéter les éditorialistes de la pensée unique, au point qu’ils se demandent si la droitisation ou la modération des composantes de  la fameuse quadrette ne vont pas lui être fatales.

De quoi affoler chacune d’elles pour des raisons diverses. Elles ont bien raison car les français sont prêts à soutenir la gauche au deuxième tour et lui assurer une nette victoire. A condition que celle-ci prennent de sérieux engagements de nature à renverser la logique capitaliste et ses pratiques financières. Et chaque point gagné par Mélenchon va dans ce sens.

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Pour Mélenchon, Sarkozy lui « facilite le travail »

Posté par jacques LAUPIES le 12 mars 2012

Mots clés : front de gauche, jean-luc mélenchon, villepinte,

 Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à l’Elysée, a estimé dimanche que Nicolas Sarkozy lui « facilitait le travail » en disant qu’il était possible de se passer de mesures décidées au niveau européen.

Invité de l’émission « C Politique » sur France 5, le candidat du Front de Gauche a d’abord ironisé sur les 70 000 personnes annoncées par l’UMP au meeting de Villepinte du président-candidat. C’était « volontairement très théâtralisé » avec ce « meeting d’un million de personnes dans une salle de 37 000 sièges! », a-t-il lancé, mettant de côté le « numéro pour exciter la foule » sur les étrangers devant un « ramassis de réactionnaires qui vocifèrent de joie » à ces paroles.

Mais « il s’est passé un évènement politique », a-t-il poursuivi, et Nicolas Sarkozy par son discours « me facilite le travail ». « Il est le président en exercice », « sa fixette c’est les étrangers, c’est Schengen » et « il dit +l’accord ne me convient pas donc on va le changer et si on le change pas, je m’en passerai+ », « c’est exactement mon attitude » sur le traité européen et « la loi sur la concurrence libre et non faussée », a-t-il fait valoir. « Jusqu’à il y a une heure, c’était Jean-Luc Mélenchon qui parlait comme ça et on disait +vous n’y pensez pas!+ », a souligné le candidat de la gauche radicale qui veut « changer la loi sur le libre échange et la concurrence libre et non faussée » et plaide pour un référendum en France contre le traité européen.

Pour Jean-Luc Mélenchon, « la démarche politique que le Front de gauche propose depuis trois ans sur la question européenne, le président en exercice, -oubliez qu’il est de droite et que je suis de gauche-, vient de dire que c’est une méthode acceptable et jouable pour la France, donc j’avais raison ».

Et « au lieu des histoires » de M. Sarkozy sur les étrangers qui « ne tiennent pas debout », « allons nous soucier de la question du dumping social qui est intolérable », a-t-il lancé. Nicolas Sarkozy a menacé dimanche, s’il est réélu, de sortir la France des accords de Schengen sur la libre-circulation dans l’UE afin de lutter contre l’immigration clandestine qu’il estime mal contrôlée par certains pays européens.

MON COMMENTAIRE

Jean Luc Mélenchon ne manque pas une occasion de se saisir des déclarations de ses adversaires (ou concurrents) pour les utiliser avec autant d’arguments pour démontrer la justesse de sa démarche. A droite pas de cadeau ! Marine Le Pen en aura fait les frais autant que Sarkosy. A « gauche » Hollande est habilement positionné par rapport aux propositions du Front de Gauche, ce qui devrait faire réflèchir ce qui font l’amalgame entre Mélenchon et le « socialiste » vu sous on angle traditionnel de réformiste prêt à se fourvoyer avec l’adversaire de classe, c’est à dire le capitalisme.

Sans que le les ai entendus, il parait de des amis de Jean Ferrat se font les interprètes de cette vision un peu rigide et raccourcie du socialiste candidat que les communistes ont choisi. Ils iraient jusqu’à prétendre que le chanteur ne voterait pas pour Mélenchon. Ces artistes aux voix chevrotantes, que l’âge de la retraite atteint, péniblement tentent de l’imiter dans un art qui leur échappe totalement bien qu’ils en revendiquent  l’usage : la poésie.

Rien de plus facile que de faire parler les morts ! On a déja connu ça avec Jaurès et Guy Mocquet sauf que ceux  qui ont tenté de les récupérer sont à droite. Voila que Ferrat n’échappe pas à cette exécrable manie, avec d’autres qui se disent de gauche. Et ça chante « Ma France » à la manière de « Fais dodo mon petit Frère » Les paroles et ce qu’il y a entre elles échappent à leur cervelle de petit oiseau, que dis-je, de perroquet.

Et Mélenchon, dans tout ça me direz vous ! Eh bien Mélenchon il fait son boulot et il le fait bien. Et si vous doutez de sa sincérité faites en sorte qu’il continue en l’aidant plutôt que de spéculer sur la maladie dont bien d’hommes politiques ont été frappés avant lui : l’opportunisme de compromission.

Il ya un antidote à cette maladie : l’action, par le vote et par la lutte sociale,  permanente,  pour défendre les idées auxquelles l’on croit.

 

  Jean-Luc Mélenchon-jeunes correspondants de l'Humanité, les vidéos

 http://webmail1f.orange.fr/webmail/fr_FR/read.html?FOLDER=SF_INBOX&IDMSG=16870&check=&SORTBY=1

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Débat autour du film « Walter, retour en Résistance »

Posté par jacques LAUPIES le 10 mars 2012

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Emmanuelle Bonhomme candidate du Front de Gauche et Michel Pirotina du PCF ont animé la discussion

Ce vendredi, salle richelieu des militants du Front de Gauche avaient organisé un débat autour du film de Gilles Perret « Walter, retour en résistance » qui retrace le parcours d’un Résistant arrêté par la police française, interné puis livré aux Nazis,  Déporté dans le camps de Dachau et qui avec d’autres anciens résistants a organisé notamment un rassemblement sur le plateau des Glières en 2007.

Le film riche en témoignages de ce que fut réellement la résistance et pose au spectateur  la question des récupérations actuelles auxquelles se livrent des hommes politiques à propos de la résistance contre l’occupant alors qu’ils s’efforcent dans leur action présente de détruire les acquis sociaux  résultant du programme du Conseil National, appliqué aussitôt après la libération.

Sont également évoquées les réactions de la jeunesse qui, troublée par ces récupérations de la lutte et de l’héroïsme de combattants dont des dizaines de milliers ont perdu la vie, souvent humiliés, torturés en représailles du combat qu’ils avaient engagés.

Réaction non démunies d’une grande émotion mais qui se traduisent parfois par de surprenantes sympathies politiques y compris à l’égard des partis et organisations de droites,  de courants  qui parfois n’eurent pas véritablement l’esprit de la résistance et se présentent volontiers comme gaullistes à défaut de pouvoir se prévaloir du communisme (bien que les symboles tel que celui que représentent des martyrs de la résistance comme Guy Moquet fussent utilisés et récupérés).

Le débat qui s’ensuivit mit bien en évidence ces contradictions et la nécessité de rétablir l’histoire que trop souvent l’on analyse hors de son contexte, éludant les liens existants entre la lutte des classes et les engagements qui en découlèrent dans un combat qui heureusement prit forme d’une lutte pour l’indépendance nationale et vit l’unité de la résistance se réaliser face à l’occupant.

Il permit de rappeler aussi que cette unité ne se fit pas sans l’exigence émanant en particulier des communistes, des syndicalistes, d’apporter de nouveaux droits sociaux aux français, dans le cadre d’une économie transformée par des services publics étendus et protégés, des  nationalisations de grands secteurs vitaux de l’économie. Autant  de réalisations remises en cause et dont les participants furent unanimes à considérer qu’il fallait agir  pour les reconquérir.

Comment ne pas considérer que  ceux qui s’engagent dans ce combat dont la forme électorale présente est un aspect, sont  les résistants d’aujourd’hui préparant une société nouvelle comme l’on fait leur parents ou leurs grands parents.

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Posté par jacques LAUPIES le 8 mars 2012

DEBAT AVEC LE FRONT DE GAUCHE de TARASCON

AVEC PROJECTION DE

 

« WALTER, RETOUR EN RESISTANCE » Film de Gilles PERRET

 

« C’est un film magnifique, une leçon de civisme et de courage.
Un élan d’optimisme. »
Raymond Aubrac
  

Suivi d’un débat sur les Services Publics

Avec Noël LUZI

Vendredi 9 Mars 2012

18h Salle Richelieu

« Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s’y emploie.» Denis KESSLER. ANCIEN N°2 du MEDEF

 

 

 

Entrée Libre et Gratuite

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Le Front de gauche porteur d’espérance

Posté par jacques LAUPIES le 8 mars 2012

 

 A lire aujourd’hui, dans l’Humanité. La campagne engagée autour de Jean-Luc Mélenchon a franchi un cap, mardi, avec le meeting de Rouen, réunissant 10 000 personnes, qui a coïncidé avec la publication du sondage CSA créditant le candidat à la présidentielle de 10 % d’intentions de vote. Et aussi : numéro spécial « journée internationale des droits des femmes ».

«Résistance. Résistance. Résistance. » Les gorges se déploient, ça crie, ça applaudit dans le Parc des expositions de Rouen quand Pierre Laurent lance, mardi soir, en avant-première : « Jean-Luc Mélenchon a atteint la barre symbolique des 10 % d’intentions de vote. » La foule de 10 000 personnes comprend alors qu’un « tournant », selon l’expression du secrétaire national du PCF, est pris dans la campagne du Front de gauche. Ce « quelque chose » qui s’y passe, encore indéfinissable pour beaucoup, commence à se mesurer, y compris dans plusieurs enquêtes d’opinion, qui relèvent une progression de 0,5 à 1,5 point au cours de la semaine passée. >>> Lire la suite dans l’Humanité du 8 mars.

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Le PCF dénonce la condamnation de 2 jeunes communistes

Posté par jacques LAUPIES le 5 mars 2012

 

C’est avec stupeur et indignation que nous venons d’apprendre la condamnation de deux camarades membres du Mouvement Jeunes Communistes de France à 3 mois de prison avec sursis. Mercredi soir dans Paris, les deux étudiants se sont retrouvés au milieu d’une course poursuite entre des policiers et une personne dans le métro. Ils se sont alors retrouvés pris pour cible par la police, victimes de violences et emmenés au poste : sans comprendre les raisons d’une telle garde à vue, ils passent 48 heures au commissariat puis la nuit de vendredi à samedi au dépôt. Jugé ce samedi, ils viennent d’être condamnés à 3 mois de prison avec sursis pour outrage à agent.

 Le Parti Communiste Français apporte tout son soutien à ces deux jeunes étudiants et dénonce les violences policières et la condamnation judiciaire qui permet la mise sous silence de la bavure. Il exige que l’appel de cette condamnation soit entendu et que toute condamnation soit levée, que les deux jeunes soient rétablis dans leur droit. Il n’est pas tolérable que des jeunes, dans notre pays, soient à la merci de telles pratiques de coups et d’insultes policières, dont certaines à caractère raciste. Il exprime sa solidarité avec le Mouvement de la jeunesse communiste dont les deux jeunes étaient membres et amplifiera son action avec toutes celles et ceux qui le souhaitent pour le respect des droits et de l’égalité, foulés aujourd’hui au pied quotidiennement par le pouvoir en place.

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Renversement sondagier

Posté par jacques LAUPIES le 2 mars 2012

 

Selon la SOFRES, 35 % des Français estiment que Jean-Luc Mélenchon défend mieux les ouvriers (contre 10 % pour Marine Le Pen). Dans la catégorie des ouvriers, dans ce même sondage, ils sont 25% à penser que le candidat du Front de gauche les soutient contre 12% à la candidate du FN. Ce sondage constitue un véritable retour de tendance. En avril 2011, l’IFOP avait mesuré Marine Le Pen à 36% d’opinion favorable dans les milieux populaires. Le travail pédagogique entrepris par le Front de gauche et son candidat porte ses fruits. C’est le Front de gauche qui répond aux aspirations des classes populaires et non le contre-feu lepeniste !

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Les sénateurs socialistes laissent ratifier le MES

Posté par jacques LAUPIES le 29 février 2012

 

 En s’abstenant, les socialistes, qui ont pourtant la majorité au Sénat, ont laissé le champ libre à la droite et à Sarkozy qui ont pu ratifier en paix leur Mécanisme Européen de Stabilité.

Seuls Pierre-Yves Collombat, Marie-Noëlle Lienemann (PS) et Jean-Pierre Chevènement (RDSE) se sont prononcés contre. C’est encore pire qu’à l’Assemblée Nationale, où une quinzaine de députés avaient pris position contre. Les socialistes ont clairement laissé le pouvoir à la droite, qui a pu valider les deux textes, celui autorisant la création du MES et celui qui en précise les détails. Le Mécanisme Européen de Stabilité remplacera le FESF, certainement à partir de juillet, et se voit doté d’une capacité d’action de 500 milliards d’euros. Pour l’utiliser, il faudra que les pays se plient au nouveau traité Merkel-Sarkozy, c’est-à-dire qu’ils acceptent la Règle d’or et l’austérité imposée.

  • Les sénateurs socialistes ont ignoré les appels de la gauche et des Verts. Comme celui de Michelle Demessine (PCF) :

« A nos yeux, le grand danger de ce traité que le chef de l’Etat signera au nom de la France, est d’être un nouvel instrument antidémocratique pour imposer, sous couvert de discipline budgétaire, la loi des marchés financiers aux Etats et aux peuples d’Europe.

Ce traité, concocté entre la Chancelière et le Président de la République, aggrave encore les quelques dispositions sur la gouvernance économique et le semblant de solidarité européenne, contenues dans son prédécesseur de 2005. Le peuple français l’avait rejeté par référendum, le Chef de l’Etat le lui avait alors imposé par la voie parlementaire. Aujourd’hui nous refuserons le nouveau scénario qui s’annonce.

C’est dès maintenant que nous dénonçons le danger d’une signature du Chef de l’Etat. Nous refusons ce traité car il est profondément antidémocratique et contraire à l’intérêt national puisqu’il s’agit de limiter la souveraineté budgétaire des Etats et de leur dicter leurs politiques économique et sociale.

De surcroît c’est de lui que procèdent tous les plans d’austérité qui sont imposés aux pays en difficulté en échange de financements pour tenter de payer leurs dettes. »

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Parrainages : « La transparence des parrainages est la moindre des choses »

Posté par jacques LAUPIES le 28 février 2012

 

Le Conseil constitutionnel a rejeté, cet après-midi, la demande de Marine Le Pen, Corine Lepage et Christine Boutin de rétablir l’anonymat des 500 parrainages d’élus nécessaires pour concourir à l’élection présidentielle. Le PCF se félicite de cette décision qui évite de rajouter de l’opacité à un système présidentiel déjà très contestable. La transparence des parrainages est la moindre des choses. Cette république monarchiste est en fin de course et ce n’est pas d’un simple toilettage du dispositif électoral présidentiel dont nous avons besoin. L’oligarchie doit cesser de gouverner. Pour restaurer une démocratie véritable, le Front de gauche propose la construction d’une 6ème république. Le 18 mars, le PCF et ses partenaires du Front de gauche organiseront une grande mobilisation populaire place de la bastille pour faire grandir cette exigence.

 

Début de commentaire

 

Changer la constitution est un grand chantier auquel devraient se préparer les partis politiques qui ont la prétention de l’ouvrir !  Ce n’est pas une mince affaire et cela pose la question de l’instauration d’une démocratie réelle mais également l’ efficacité de cette dernière.  Il faudra pour cela tirer les enseignements des insuffisances constatées dans les fonctionnements des dernières Républiques. Ce qui doit semble-t-il impliquer que  les Partis Politiques constituent le fondement et la garantie de cette démocratie. Il est inquiétant de voir les médias peser considérablement sur les choix électoraux de l’ensemble des citoyens et même de ceux qui sont organisés politiquement.

 L’opinion (pour ne pas dire l’éducation populaire et politique) ne peut se construire que sur la base d’une laïcité permettant à chaque courant de pensée de s’exprimer à égalité de droits. C’est entre la parole de chacun et l’expression collective du parti qu’il choisit – ou décide de constituer – que doit s’élaborer la proposition politique et non pas entre la parole de chacun, souvent aliénée par la pression médiatique, et un homme (ou une femme) présenté comme pouvant régler les problèmes auquel est confronté un pays ou un territoire.

(à suivre)

 

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