La rémunération des élus

Posté par jacques LAUPIES le 7 juillet 2011

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La fonction d’élu est parfois assez mal considérée et il convient de rappeler que dans une démocratie elle est évidemment incontournable. Sinon c’est le retour à la tyrannie à tous les niveaux institutionnels.

 

Mais voilà elle est soumise à des travers qui souvent la discréditent !

 

Je ne parlerai pas de la récente « élection »de Christine Lagarde au FMI qui pourrait paraitre comme le sommet d’une démocratie planétaire. En réalité il s’agit d’une nomination savamment discutée entre des puissances politico-financières. Son salaire n’a pas grand-chose à voir avec cela.

 

Je ne parlerai pas de notre Président de la République dont l’élection relève à la fois dans un premier temps, du choix de sa candidature, sorte de nomination politico financière aussi, qu’efface le spectacle médiatique organisé de telle sorte que même l’opposition dans ce qu’elle pourrait avoir de sincère et de réellement transformateur, se voit impliquée.

 

Ces deux fonctions sont bien rémunérées comme le démontre les émoluments accordés à Christine Lagarde, quelque 30000 € net d’impôts par mois. Mais évidemment se pose la question de leur position dans le milieu ou elles existent ? Et alors… posons là ! Mais elle est posée et admise puisque le candidat du Front de gauche s’est prononcé pour une hiérarchie de 1 à 20. A quelque chose près Christine est dans le coup et le Président Nicolas aussi. On ne les diminuera pas !

 

Je ne vous parlerai même pas des Ministres qui ne souffrent pas de fins de mois difficiles et de surcroit parfois se paient des vacances aux frais de la princesse (ou d’un quelconque homme d’affaire en mal de contrats commerciaux juteux)

 

Je ne vous parlerai pas des Députés ou Sénateurs car pour la plupart d’entre eux la tache est lourde et les frais conséquents. De plus certains  (cherchez-les) reversent une part de leurs émoluments à leur Parti ou doivent se doter de collaborateurs qui ne travaillent pas pour rien.

 

 Mais voila que de temps à autre  on les assimile aux privilégiés que sont souvent les actionnaires de multinationales et leurs dirigeants, histoire de dédouaner ces derniers. Méfions nous de ce parallèle !

 

Je ne vous parlerai pas de ces dizaines de conseiller régionaux ou généraux ou municipaux, tellement près de nous qu’on voudrait les faire disparaitre et qui reçoivent également des émoluments liés à leur fonction.

 

Comme me disait une de mes relations qui ne sait plus à quel saint (élu) se vouer: on supprime tout pour faire des économies  car à trois ou quatre on peut faire le boulot. Avec des employés et des fonctionnaires bien sur. Cela il ne me l’a pas dit parce que dans sa famille quelques  uns de ses proches avaient précisément, grâce à un de ces élus de son clan,  dont il regrette aujourd’hui le surnombre, bénéficié de quelques emplois, sinon fictifs, mais bien peu utiles et si mal tenus que cela était pire. Tant que le système lui profitait il s’en accommodait bien !

 

Il y a toujours des dérives n’est ce pas ? Mais doit-on axer la bataille politique sur la question de la rémunération des élus ? Ou des politiques qu’ils proposent ?

 

L’élu dans toute société démocratique est particulièrement dans la nôtre doit faire face à d’importantes responsabilités. S’il est issu d’une catégorie aux faibles revenus il ne va pas pouvoir s’y consacrer pleinement sans un soutien et un statut qui lui permette en temps et financièrement d’exercer sa fonction.

 

Plus grave cela laisserait cette fonction seulement accessible à ceux qui en ont les moyens et fausserait donc la représentation  des plus démunis !

 

Que le contrôle de l’usage qu’ils font de leur influence, des pressions qu’ils peuvent subir, que leur rémunération soit parfaitement rigoureuse par rapport à la fonction. Que même il en soit rendu compte ? D’accord !

 

Donc le principe d’une rémunération ne peut être mis en cause. Simplement il doit se faire sur la base de la responsabilité assurée et en aucun cas ne doit être mis en comparaison avec les rémunérations à caractère privé qui elles ne doivent pas être non plus illimitées dans leur montant et doivent être contrôlées.

 

Faire un cheval de bataille de la rémunération des élus est donc délicat et dangereux. Tout aussi dangereux que celui qui s’en prend aux limites d’âge.

 

 Je ne suis ni pour des émoluments  à la Agon (l’Oréal)  ou à la Margerie (Total) ni à la Riboud (Danone, qui perçoivent de 600 à 1000 fois le RSA environ, car c’est proprement scandaleux, injuste et même provoquant. Je considère qu’un rapport de 1 à 20, à la rigueur peut être toléré, dans le contexte actuel.

 

Concernant l’âge et la filiation prévalant dans nombre de transmission de charge d’élu, nous sommes là au cœur d’un problème qui s’il est corrigé pose la question d’une organisation sociétale  ou domine la succession de père ou mère en fils ou fille. Donc du poids familial dans cette organisation !

 

Bonjour aux politiques qui se hasarderont sur ce terrain. Même lorsqu’il s’agit du fils de Sarkosy !

 

Seule la prise en compte de l’intérêt général, du service public,  par la lutte contre l’aliénation du travail, pour une répartition équitable des richesses produites, et des fiscalités plus juste solutionnera. La hiérarchie des salaires et des revenus en général en découlera.

 

S’en prendre systématiquement à la rémunération des élus, comme le font certains, même en rigolant, ne sert pas la démocratie et la justice sociale. C’est aller vers un faux problème.

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Affaire DSK : ça commence à puer…

Posté par jacques LAUPIES le 5 juillet 2011

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La volière…

 

Mal à l’aise ils le sont tous sur ce plateau de télé animé par Calvi ce lundi :

 

-          Un avocat représentant Christiane Banon qui aurait subit des « avances excessives » de DSK vient nous exposer les raisons de sa plainte tardive contre lui. Est-il convaincant ?

 

-          Des journalistes ou autres spécialistes en affaire judiciaires qui ont tellement parlé qu’il serait intéressant de recueillir tout ce qu’ils ont dit et qui est démenti par l’évolution et les dernières  révélations  sur ce dossier

 

Evidemment nous sommes dans une partie de ping-pong apparemment pas très agréable pour l’ancien directeur du FMI et qui même innocenté devra faire face à  l’opprobre qui frappe nécessairement toute personne qui se trouve dans sa situation.

 

Un procureur qui dit avoir été trompé par un témoignage douteux et même mensonger cela n’est pas si courant. Et donc à priori favorable à l’inculpé.

 

En général un procureur, dans cette position, se laisse aller et cherche à parer sa défaillance : pressions sur la famille de la supposée victime, voire incitation à trouver de nouvelles  plaintes si elles peuvent étayer l’accusation, recherche de charges, utilisation et instrumentalisation des médias, etc.

 

De nombreuses affaires ont révélé en France que le parquet et les enquêteurs (gendarmerie ou police) étaient fort capables de dépasser les limites de l’objectivité pour ne pas perdre la face. Bien qu’instruites en principe à  charge et à décharge la plupart des accusations subissent le poids de la recherche privilégiée des charges.

 

Voila précisément que pour des raisons plutôt obscures surgit cette nouvelle plainte qui fait l’objet du débat de ce lundi dans « c dans l’air ». Décidemment DSK voit son passé revisité et il est fort à parier que l’on ne va pas le lâcher de si tôt. Ce qui est « intéressant » dans cette affaire c’est qu’apparait très clairement que l’on ne se sort pas facilement des engrenages politico-médiatico-judiciaires.

 

Si en plus, comme le suggèrent  certains, il y avait sinon complot mais piège, les citoyens que l’on conditionne pour avoir peur de tout (des jeunes excités de banlieue, des criminels en série, des escrocs, cambrioleurs et voleurs de tous poils, des violeurs et autres psychotiques, etc.) devraient aussi se préoccuper de la menace que pourrait faire peser sur eux le magistrat ou policier inquisiteur qui ne lâche pas son os. Sans omettre tous ces  paranos qui font vivre la gent des défenseurs de  la veuve et l’orphelin et nourrissent les pigistes  en mal de sujets scabreux.

 

C’est l’arrivée en force des possibilités de régler des comptes par le premier venu. Je l’ai dit et le répète DSK n’incarne pas pour moi la politique dont mon pays à besoin mais sa remise en cause en tant qu’individu, y compris parce qu’il est riche et parait pas être le symbole du désintéressement, n’a pas nécessairement à voir avec ses choix personnels en matière sexuelle.  Mais,  quasi obligatoirement,  il ne pourra se relever des soupçons et accusations qui ont pesé sur lui dans ce domaine, même relaxé ou taxé d’un non lieu. Son intimité étalée sur la place publique, quoiqu’il fasse et dise sera pour les autres un moyen de pression sur le moindre de ses actes.

 

S’il faut porter un jugement, que ce soit sur cette société qui engendre l’injustice d’abord sociale et frappe l’individu.  Des puissants transgressent, certains passent au travers des mailles (le plus grand nombre sans doute) d’autres sont punis et pris en exemple d’une soi disant impartialité de la justice. Cela donne bonne conscience !

 

Bien entendu les pauvres, les miséreux, dans la plupart des cas perdent tout, ils n’ont pas la fortune personnelle, une position sociale forte pour s’en sortir. Comme ils sont soumis dès leur naissance au risque de l’exclusion et des petits délits globalement on ne leur pardonne pas. Et si d’aventure des jugements sont rendus (comme le permet notre justice) pour leur donner une chance de s’en sortir, le chemin reste difficile et n’a rien à voir avec celui de ceux qui sont riches et puissants !

 

En fait tout cela alimente le discrédit qui pèse actuellement sur la « classe » politique. Ce sera peut-être un peu plus d’abstentions, peut-être un peu plus de votes pour les extrêmes et une France gouvernée par une minorité à l’électorat apeuré.

 

A moins qu’il y ait un sursaut républicain ? C’est pour cela que je sors illico afficher pour le Front de Gauche et son candidat Mélenchon, relativement à l’abri de la politique politicienne, comme on dit et surtout porteur d’un programme de nature à inverser les politiques de casse économique et sociale en cours…

 

Oui vraiment ça pue trop ! Svp un peu de déodorant…

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De A à Z…

Posté par jacques LAUPIES le 4 juillet 2011

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Heureux de ne rien entendre ?

 

Les jours passent  et apparait plus clairement le déboussolage politique ambiant autour de moi. Allez soyons plus modeste et tolérant, disons que je me sens dépassé, débordé, impuissant devant la déferlante de ceux qui ne voient pas les choses comme moi.

 

Que ceux d’en haut (comme l’a suggéré autre fois un premier Ministre, puisqu’il évoquait ceux d’en bas) m’apparaissent de plus en plus manipulateurs, parfois avec délicatesse parfois avec une extrême balourdise me parait être dans l’ordre des choses du système. Il en faut pour tout le monde et ça marche !

 

Que les pouvoirs, financiers, médiatiques, culturels, sociaux même, ne se privent pas de nous prendre pour des imbéciles, même en dosant-, hiérarchisant notre aptitude de résistance à la duplicité pour faire mouche, cela après tout est de bonne guerre.

 

Mais qu’en face, ceux s’en bas, comme disait l’autre, de plus en plus mordent à l’hameçon de l’intox, cela tend parfois à me faire frôler le découragement et la tristesse. Quelques exemples récents qui  prouvent s’il en est besoin que l’entreprise  médiatique de déstabilisation est en route :

 

Madame A ; gardienne de musée, s’offusque de voir son revenu mensuel chuter d’un salaire minimum au minima de pension. En gros de 1300 € à 700 €. Un fils au chômage et qu’il faut aider…alors « qu’elle en connait qui sont aidés et n’en auraient pas besoin ». Il ne lui est pas venu à l’idée que l’augmentation des salaires, des retraites et des pensions seraient mieux que de supprimer les minima sociaux pour rétablir une équité.

 

Madame B, aide-ménagère, se pose en garante de la  protection les personnes âgées, forte de son engagement associatif ayant en corollaire un militantisme qu’elle oppose au « fonctionnarisme » qu’elle voit s’installer avec des entreprises à but lucratif. Grace à elle les enfants ou petits enfants ne peuvent profiter  des personnes qu’elle a pour mission d’aider. Et puis il y a tous ces étrangers qui viennent récupérer des aides et des allocations. Elle aussi.

 

 Madame C, salarié dans un organisme social,  la troisième dit avoir fait un calcul qui démontrerait que les personnes assistées cumuleraient des avantages égaux ou supérieurs à ceux qui travaillent. Elle a fait ce savant calcul avec une collègue de travail qui en est tout aussi scandalisée qu’elle. Bref tout pour les chômeurs  professionnels et rien pour ceux qui travaillent

 

Madame D est caissière d’un magasin Discount et lorsque j’évoque,  devant un ticket de caisse qui ne cesse de marquer des augmentations de prix, ma perte évidente de pouvoir d’achat en 20 années de retraite elle me répond froidement : ce n’est pas les retraites qu’il faut augmenter avec un cinglant regard de reproche (sous entendu d’abord les salaires) Je lui fiche à la figure qu’elle doit, le peu qu’elle a, à ceux qui sont aujourd’hui à la retraite qui en se battant pour eux se sont aussi battus pour elle.

 

Monsieur E est un retraité qui avec son épouse enseignante dispose d’un revenu acceptable et se trouve disserter lors d’un repas entre amis, sur les responsabilités des hommes  politiques, estimant qu’il faut en finir avec les renouvellements de mandat et un vieillissement coupable, selon lui, de leur incompétence voire de leur corruption et par extension de nos malheurs. Virez les élus honnêtes et expérimentés et mettez à la place des jeunes loups à la recherche d’un mandat, et d’un salaire, ainsi tout ira mieux ?

 

Monsieur F quant à lui pense que les grecs sont généralement des corrompus, des incompétents et qu’il ne faut surtout pas leur donner de quoi s’en sortir : « ils n’ont qu’a travailler et se débrouiller » Au passage une rigolade teintée d’homophobie. Homme de gauche il approuve le parlement grec qui veut faire payer les grecs

 

Madame G s’insurge contre le laxisme de la justice et condamne sans appel  tous ces politiques de gauche et de droite impliqués dans des affaires financières ou de mœurs. Jugés pas jugés ils sont coupables et on les protège. Méconnaissance des charges, présomption d’innocence, risque de manipulation médiatique ? Elle ne connait pas !

 

Je pourrais poursuivre avec Monsieur ou Madame H, I, J, k, etc.  Le résultat serait le même !

 

-          Une souffrance

-          La recherche d’un coupable

-          Une argumentation basée sur les apparences, la rumeur

-          Une mise en accusation de proximité (voisin, immigré, élu peu scrupuleux)

-          Absence totale de réflexion sur le système capitaliste, les mécanismes d’exploitation, le rôle des médias et leur dépendance des couches dominantes. L’alienation du travail ? Trop compliqué ça !

 

La « pétainisation » de la société est en marche ! Que leur faudra-t-il pour y voir clair : une guerre, une résistance ?

 

Pas un mot de leur part sur le SMIC à 1600 €, le maintien de la retraite à 60 ans à taux plein, une nouvelle fiscalité plus juste, le contrôle de l’argent et son utilisation a des fins productives, la protection sociale, la santé, l’éducation protégées, garantie, l’arrêt de la guerre en Lybie et Afghanistan. Autant de mesures qui les libèreraient de ce qu’ils laissent entendre : l’abstention et pourquoi pas le vote FN. A moins que la bipolarisation ne les dévore.

 

Mélenchon > ? Le Front de gauche ? Le rôle passé et présent du PCF ? Cela ne leur dit pas grand-chose. Pensez donc à l’heure où Sarko joue les re présidentiables, s’exposant aux foules (quel courage !) où DSK prend des allures de héros victime d’un complot (qui sait ?) où Borloo ratisse large ce qu’il peut pour le donner à Sarko, où Marine fait rêver des émules à sa victoire et ses adversaires (ou amis) à une défaite bénéfique, deux voies de garage opposées, à cette heure là que peut ce militant vieux et non renouvelable pour convaincre sa France Profonde !

 

La voix des Dieux de l’information scribouillée, numérisée, mécanisée, est si puissante, pénétrante qu’il à peur que ses petits enfants, tête baissée sur le i phone, n’entendent ni ne voient plus rien.

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DSK : un revirement ?

Posté par jacques LAUPIES le 1 juillet 2011

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Le je est parfois nécessaire, mais il n’est autre chose qu’un nous dissimulé à moins que ce ne soit l’inverse…

Je n’ai point pour habitude, à mon âge,  comme on dit, d’attendre les autres pour me faire une opinion. Seuls les faits que je situe dans un processus d’évènements et leur environnement donnés me guident. Et cela d’ailleurs ne me met pas à l’abri d’erreurs, de faux jugements. Par contre cela m’évite d’avoir honte de moi et d’être à la remorque de ce que je considère comme une imbécilité régnante dans les médias et hélas dans le monde politique ou l’on fait feu de tous bois. 

Tant pis si je risque, et cela m’arrive, de me dire : « quel con tu as été ! » Mais cela est si peu de chose et pardonnable pour un simple citoyen face aux spéculations  de ces gens qui ont pour fonction de nous informer, de nous orienter, parfois de nous gouverner, affublés qu’ils sont de diplômes, de titres ou même d’expériences politiques de « haut niveau »? Bien entendu il ne faut pas les mettre tous dans le même sac !

Notre pays, disons notre peuple, fourmille de gens intelligents, dotés de savoirs éminemment respectables, qui pour certains apparaissent dans les sphères des pouvoirs et des médias. Je les admire d’autant qu’emportés par les courants de l’opportunisme, de l’auto censure ambiante ils doivent oser résister. Ceux qui le font le paieront parfois dans l’oubli que l’on va organiser autour d’eux.

 

DSK : un revirement ? dans POLITIQUE dsk_1

 

L’affaire DSK aura le mérite,  si elle prétend la tournure que semble lui donner les dernières révélations journalistiques, de rappeler à certains hommes (ou femmes) de droite ou de gauche, qu’il faut retourner sa langue avant de parler. Non pas sur l’affaire !

Qui pouvait n’en rien dire tant elle est lourde de conséquences sur la vie publique ? Il était bien difficile de se taire mais quel besoin d’exprimer une opinion ferme et tenter de l’exploiter à des fins de défense de ses propres engagements, ne serait-ce que sur le problème bien connu du statut de la femme dans notre société ? Il y a mieux à faire pour défendre le droit des femmes que de se précipiter sur l‘interprétation des faits divers aussi « grandioses » soient-ils ! J’appelle cela être à la remorque des médias et de ceux qui les manipulent. 

 

On peut dire et on pouvait dire ce que l’on pensait de l’homme politique. Je suis de ceux qui ne s’en sont pas privés  avant et après son inculpation. De ce point de vue les faits autant que les choix qui se manifestent au sein du PS ne me démentiront pas sur les enjeux politiques qui trouvent, à qui fait un effort de réflexion, une  traduction et une explication dans la valse des candidatures que l’on aurait bien tort de juger uniquement à partir d’ambitions personnelles. Ce qui va suivre en sera probablement une belle démonstration. 

Pour le reste avant et après je resterai sur le principe que DSK à toujours droit à la présomption d’innocence, avant et après sa mise en liberté surveillée. J’en resterai à ce que j’écrivais quand l’affaire est survenue :

 

« Coupable évidemment le socialiste DSK a de fortes chances de disparaitre de la scène politique. Non coupable il trainera la suspicion sur sa conduite et restera pénalisé aux yeux du public et évidemment de son entourage. On peut toujours estimer qu’il pourrait en sortir auréolé puisque victime d’une accusation injuste. Hypothèse peu probable car c’est bien connu on ne sort jamais indemne de ce genre de situation. »

 Aujourd’hui j’ajouterais : « mais qui sait ? » 

 

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La campagne du Front de gauche pour 2012 est lancée

Posté par jacques LAUPIES le 30 juin 2011

PolitiqueLa campagne du Front de gauche pour 2012 est lancée dans POLITIQUE humanitefr le 30 Juin 2011

 

 

Entre 4000 et 5000 personnes ont assisté ce mercredi soir au coup d’envoi de la campagne présidentielle du Front de gauche. Une campagne collective et combative lancée d’un lieu symbolique – la Place Stalingrad, près du métro Jaurès, à Paris – comme un salut fraternel adressé aux manifestants de Grèce, d’Espagne, de Tunisie ou d’Egypte.

Tour à tour Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF, Martine Billard, Co-présidente du PG, Christian Picquet, Président de la Gauche Unitaire, Laurent Jallamion (République et socialisme), Danielle Obono (Convergences et alternative) et Clémentine Autain (FASE), ont pris la parole. Ce fut ensuite au tour de Jean-luc Mélenchon, le candidat du Front de gauche à la présidentielle, qui synthétise: « Nous ne sommes pas réunis pour rassembler un candidat, mais une force collective ».

Il a rendu hommage aux communistes qui ont « rendu possible notre union, notre programme populaire partagé, notre candidature commune à l’élection présidentielle et aux législatives », en votant pour sa candidature le 18 juin dernier. Dans la foule d’hommes et de femmmes de tout âge qui applaudissent, plusieurs drapeaux communistes du PCF s’agitent.

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La deuxième « dédicace » de l’eurodéputé est allée à Xavier Mathieu, syndicaliste CGT qui avait refusé de se soumettre à un prélèvement d’ADN, relaxé ce mercredi, ce qui montre que « l’action syndicale pour protéger son gagne-pain n’est pas un crime, c’est un droit!’ ». Taclant « le tohu-bohu » à gauche (visant le PS et Europe-écologie Les Verts), fustigeant le Front national qui entre autres « propose de renoncer à notre grandeur », l’eurodéputé du Front de gauche assure: « Nous sommes le pôle de stabilité et d’union ».

En faveur d’ »une nouvelle révolution citoyenne », il égrenne ensuite les principaux axes du programme: « partage des richesses » avec l’instauration d’un « salaire maximum (grand succès dans le public), « planification écologique », titularisation des précaires de la fonction publique, ou encore constitution d’une « VIe République ».

Peu avant lui, Pierre Laurent (PCF) avait assuré que le FG entrait « en campagne, pour chasser la droite », « pour débarrasser la France du Front national », « pour construire l’espoir » et pour ne pas se laisser voler le débat démocratique ».

A consulter: notre dossier Mélenchon est désigné candidat pour 2012

A lire: Jean-Luc Mélenchon: « Notre objectif sera de montrer que le peuple peut reprendre le pouvoir »

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Pourquoi nous sommes différents ?

Posté par jacques LAUPIES le 29 juin 2011

Nous allons entrer de plein pied dans la campagne de la Présidentielle. Les communistes ont choisi leur candidat Jean Luc Mélenchon et il importe que tous leurs efforts, par delà des appréciations différentes, soient consacrés à son succès sous l’égide du Front de Gauche.

Il faut se libérer de certaines réticences qui peuvent encore apparaitre parmi nos sympathisants et que ne manqueront pas d’entretenir tous les adversaires de la gauche radicale.

Comment le faire ?

Surement pas avec un angélisme et un discours empreint d’un engouement irréfléchi. Notre détermination ne peut tolérer la facilité de l’attitude épique. Au contraire elle doit reposer sur une analyse crédible que nous nous efforcerons de traduire et de communiquer face à l’artillerie lourde des adversaires et parfois des alliés réels ou potentiels.

Une stratégie cela peut s’expliquer par les contradictions qu’elle porte en elle !

http://atoucoeur.fr/conscience-de-classe-ou-conscience-de-soi/

 

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Vol au dessus d’un nid de coucou

Posté par jacques LAUPIES le 28 juin 2011

 

J’ai revu le film de Milos Forman avec évidemment beaucoup d’intérêt. Lorsqu’il est sorti  en 1975 je ne pouvais l’appréhender comme je viens de le faire un tiers de siècle plus tard. Mais en définitive hors les conclusions politiques que j’aurais pu en tirer et qui m’avaient partiellement échappé, j’y avais retrouvé les dangers que font peser sur nous tous les pouvoirs que peuvent s’octroyer les individus à qui la société confie des tâches à priori nobles et utiles.

 

Je dois dire que ce film ne mérite pas que l’on en fasse un instrument de condamnation de tel ou tel régime. La société soviétique  autant que la société américaine de l’époque pouvaient y trouver une mise en cause impitoyable. Et aujourd’hui, bien qu’il n’y paraisse peut être moins, notre société française n’est évidemment pas épargnée,  pas plus certainement que bien d’autres dans le monde, des méfaits de la stigmatisation, de la mise à l’écart de ses ressortissants au moyen de l’instrumentalisation de la folie.

 

Le seul moyen de se prémunir de ce phénomène est l’extension de la connaissance et une vigilance accrue de tous : à commencer par ceux en qui la société donne la tache de garantir notre santé psychique, notre équilibre, dans un monde plongé dans le désordre et l’anarchie économique d‘où résultent les exclusions.

 

La tentation de faire un bouc émissaire de celui qui peut apparaitre comme gênant, dérangeant, demeure à la portée de tous ceux qui souffrent de frustrations et croient trouver dans l’ordre et le pouvoir un soulagement.

 

Voila un film qui touche au plus près et dénonce ce que l’humanité peut encore avoir d’imparfait… et de dangereux !

 

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13 h 15 le Dimanche…

Posté par jacques LAUPIES le 26 juin 2011

Je regarde l’émission « 13 h 15  le dimanche » animée par le Play- boy Laurent De!ahousse et à laquelle participe Laurent Fabius en tant qu’invité.  Tous les ingrédients de la pensée dominante m’apparaissent au point d’en ressentir un profond dégout.

Déjà la présence de Fabius me rappelle que la plaie ouverte par l’affaire Strauss Kahn est en pleine tentative de réparation dans la mesure où il y a mobilisation pour remplacer, autant que faire se peut, ce chantre du libéralisme à la mode social démocrate. Martine Aubry  étant toute désignée pour  cela de part ses origines et sa proximité d’un courant toujours présent au PS et qui a toujours entendu les sirènes de la collaboration de classe.

Je ne me hasarderai pas à dire que les autres candidats du PS (entre autres François Hollande) diffèrent radicalement de cette tendance et peuvent–être plus ouvert à une politique radicalement de gauche. Les insuffisances programmatiques des uns et des autres me démentiraient.

Mais le comportement des médias laisse cependant supposer que la bourgeoisie a fait son choix au mieux de ses intérêts.

Autre volet de l’émission qui en atteste : le défilé de ces « analystes » bien pensants, aussi surs d’eux-mêmes que le seront dans quelques mois  les constats que l’on pourra faire de leur vision stupidite sur les conséquences de l’affaire Strauss Kahn, de l’assassinat de Ben Laden ou de la guerre en Lybie.

Pour la circonstance voila qu’émerge un philosophe savant (en apparence ils le sont tous) un journaliste percutant (en apparence aussi) et les habitués (généralement chefs de rédaction dans nos quotidiens nationaux). Tous serviles ou rois de l’autocensure.

Bref demi-heure d’intox à une heure de grande écoute. Un condensé de ce que nous voyons et entendons à longueur d’émissions de débats dont certaines d’entre elles (très rares) sont impitoyablement effacées à l’approche de l’élection présidentielle, remplacées par de nouvelles médiocrités.

Et l’on s’étonne que ma voisine se plaigne de ne pouvoir vivre avec 800 € par mois et en rende responsable « tous ces gens à qui l’on donne et qui n’ont jamais travaillé ». Une voisine qui pense à coup sur comme l’a dit en substance le journaliste invité « finalement il n’y a que Marine Le Pen qui apporte des réponses ».

Faux mais combien de millions auront retenu cette petite phrase « innocente » de bobo opposé à l’extrême droite et qui lui prépare un lit douillet. Assez pour permettre de faire élire un PS ou un UMP et continuer le massacre économique et social de la nation dont ils se réclament tous …

 

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Les problèmes philosophiques nous permettent de mieux penser notre condition

Posté par jacques LAUPIES le 25 juin 2011

Benoît Schneckenburger, Professeur de philosophie au lycée turgot à Paris et à l’université Paris-VIII.

Il n’y a certes pas de sujets de dissertation au baccalauréat proprement d’actualité, mais leurs problèmes philosophiques nous permettent de mieux penser notre condition. Une vérité scientifique peut-elle être dangereuse, se demandaient hier les candidats au bac des séries ES. Dangereuse pour qui ? Dangereuse pour quoi ? Contre tous les obscurantismes, 
la science, qui s’appelait aussi à ses débuts philosophie, s’est d’abord présentée comme ce qui nous permet d’échapper à la crainte née de l’ignorance. Épicure nous apprend qu’il faut connaître les phénomènes de la nature pour ne plus en avoir peur. Tout le siècle des Lumières s’érige contre l’obscurantisme de ceux qui veulent encore profiter de leur pouvoir fondé sur l’ignorance. Aujourd’hui, le rejet de Darwin continue d’animer bien des fanatismes. Il doit être défendu.

Faut-il pour autant vénérer la science ? L’évolution de la science en technoscience, science instrumentale selon le mot de Bachelard, pose de nouveaux problèmes. La science s’engage désormais directement dans la pratique. Elle est celle qui, depuis Descartes, a le projet de nous rendre « comme maître et possesseur de la nature. » Tout est dans le « comme ». Comme connaissance, il ne faut pas en avoir peur, mais comme pratique, toute la question est celle de savoir si on peut la contrôler. C’est là le rôle d’une éthique, mieux d’une politique publique qui, s’agissant des OGM ou des nanotechnologies, saura lui attribuer des fins en fonction de choix discutés démocratiquement.

Croire en effet qu’il suffirait de laisser faire le marché en matière de recherche, c’est croire naïvement que la science 
se donne librement ses objets. 
En réalité, les technosciences industrielles sont liées au calcul de la rentabilité immédiate sans prendre en compte 
les fins morales. Nous dépensons 
sans doute plus pour les technologies 
de nos téléphones portables que 
pour guérir le paludisme. La rationalité technique et économique ne suffit 
donc pas pour être raisonnable.

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COMMUNIQUES DU PCF DE TARASCON

Posté par jacques LAUPIES le 22 juin 2011

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Un rassemblement, étape pour aller plus loin…

DECLARATION CONCERNANT  LA MISE EN EXAMEN DU MAIRE DE TARASCON 

Les responsables de la Section de Tarascon du PCF ont eu  connaissance des différentes prises de position concernant la mise en examen du Maire de Tarascon.

En premier lieu ils considèrent que d’une manière générale la présomption d’innocence prévaut et qu’il appartient à la justice de faire son travail et de se prononcer.

En second lieu compte tenu des fonctions du premier magistrat de la ville et de ses responsabilités d’élu c’est à lui seul de se déterminer sur la conduite à tenir dans le maintien ou non dans l’exercice de sa fonction et ce dans  mesure ou il est censé avoir les éléments de  son dossier.

Le PCF dans ces conditions souhaite que la population de Tarascon, déjà fortement éprouvée dans le passé par d’autres affaires fasse preuve de la plus grande réserve et prudence à l’égard de toutes les spéculations qui se manifestent.

En effet les prises de positions tant du conseiller Général de droite que le la conseillère régionale du FN  semblent s’inscrire dans cette direction.

Pour nous communistes le combat  contre la gestion municipale par l’UMP s’identifie à celui que nous menons contre TOUTE LA DROITE et ne peut passer localement que par un rassemblement de TOUTE  LA GAUCHE ET DES FORCES DE PROGRES,  sur la base de propositions de réalisations programmées, conformes  comme nous le faisons au plan national,  à l’intérêt de l’immense majorité de notre peuple.

Nous appelons la population à nous soutenir et à nous rejoindre dans ce combat et à ne pas se laisser piéger  par les diversions d’où qu’elles viennent.

DECLARATION CONCERNANT LES ELECTIONS PRESIDENTIELLES 

Le Parti communiste Français s’est prononcé par un vote pour désigner Jean Luc Mélenchon à la candidature pour l’élection présidentielle.

Ce choix est fondé sur l’existence d’un programme partagé dont le contenu et l’application seraient en mesure de renverser la politique de casse de l’économie, de la protection sociale, du service public entreprise et poursuivie par le gouvernement de Sarkosy.

Il importe et devient urgent, par delà des sensibilités différentes que TOUTE LA GAUCHE ET LES REPUBLICAINS DE PROGRES, avec le monde syndical, associatif et mutualiste, se rassemblent pour soutenir cette candidature et ce programme.

Le Parti Communiste Français initiateur du Front de Gauche mettra tout en œuvre pour son succès à cette élection. Il le fera d’autant mieux que nombreux sont ceux qui rejoindront ses rangs.

Sur près de 70000 communistes 48600 ont participé au vote soit 70 % d’entre eux. Près de 59 % ont voté pour Jean Luc Mélenchon, de 37 % pour André Chassaigne et 4 % pour Emmanuel Dan Trang. 

Ce choix marque des appréciations politiques et stratégiques différentes, mais une seule volonté, celle de créer les meilleures conditions pour que le Front de Gauche pèse dans les options politiques de vrai changement que doit  prendre la gauche si elle accède au pouvoir en 2012. 

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