Opportunisme quand tu nous tiens

Posté par jacques LAUPIES le 26 mars 2011

Dans un article sur le blog de l’Humanité, Jack Ralite évoque l’attitude des écologistes qui en Seine Saint Denis vont aller chercher leur salut dans des voix de droite et d’extrême droite pour ainsi battre un communiste. Comme lui cela me heurte profondément. Je me méfie de la morale en politique comme de la morale en général. On dit en effet que la morale est l’ensemble des règles qui doit diriger l’activité libre de l’homme. Toute la question est donc ce que l’on se donne comme règles et là chacun à les siennes. Ce devrait-être généralement en conformité avec sa conception du monde et pas nécessairement avec celle qu’en ont les autres.  C’est ce comportement moral qui m’intéresse pas celui qui nous est imposé par les autres fut-il majoritairement admis. Particulièrement celui,  auquel veulent nous soumettre des religions,  figé et travesti dans une parole divine. Cela je laisse le soin aux croyants de se débrouiller avec ! Vu l’ambiguïté des préceptes ils pourront toujours y trouver la bonne position.

Il y a dans toute attitude morale la prise en considération d’éléments qui tiennent compte de notre expérience et des rapports que l’on établit avec les autres : politiques, amicaux, affectifs, etc. Certaines valeurs sont incontournables : le respect de la parole donnée, le respect de l’intégrité physique de l’autre, de son libre arbitre intellectuel. Sauf en cas de légitime défense la violence est inacceptable. Et encore elle est trop souvent accommodée par l’agressé. Le mensonge me répugne même si comme tout être humain je l’ai utilisé. Même si cela fut avec modération dans un souci de protection et parfois d’autoprotection.  

Peut-on avoir en politique une morale ? La politique est avant tout pour moi l’expression de la lutte de classe, donc basée sur l’affrontement d’intérêts catégoriels. L’homme ou la femme politique qui se situe hors de cela ne peut ramener le combat politique qu’à un intérêt personnel et il n’est plus un politique. C’est un ambitieux qui identifie cet intérêt personnel à celui de ceux qu’il prétend défendre ou représenter.

Ou alors, et c’est généralement l’argument de ces opportunistes, il prétend que la fin justifie les moyens : je m’allie à mon adversaire pour demain me débarrasser de lui et ainsi œuvre à ma vraie et juste cause. J’utilise la stupidité et l’ignorance qui m’entoure et j’entraine mes supporters dans ces compromis prometteurs, fort de la confiance que leur a inspiré jusqu’ici ma parole. Pour cela il me faut éliminer tout allié dont le radicalisme et l’engagement pour la cause que je défends avec lui sont un obstacle à l’établissement du rapport de forces dont j’ai besoin. 

En un mot l’opportuniste s’allie avec son adversaire et renie son allié  pour le pouvoir. Ce qui ne manque pas de lui poser problème par la suite. Machiavel a évidemment mieux étudié la question que nous : « D’où il arrive que tu as enfin pour ennemi tous ceux que tu as offensé en te saisissant de la principauté ; et que tu ne saurais conserver l’amitié de ceux qui t’y ont aidé, faute de pouvoir les contenter en tout ce qu’ils attendaient de toi, ni de pouvoir user de rigueur envers eux, à cause que tu leur es obligé »  Nous sommes à Tarascon pas à Saint Denis mais déjà les prémisses des alliances contre nature se manifestent. Comme nous sommes tous désignés (communistes) pour en faire les frais, et avec nous ce que nous avons la prétention d’allier à notre propre émancipation, préparons nous à déjouer le piège qui nous conduira dans l’impasse.

Amis du Front de Gauche et socialistes du PS méditez !

(à suivre)  http://humanite.fr/26_03_2011-la-gauche-la-morale-st-denis-aubervilliers-et-ailleurs%E2%80%A6-468710 

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Cantonales 17 – Le piège du système électoral

Posté par jacques LAUPIES le 24 mars 2011

Faire barrage au Font National ?

Copé Représentant l’UMP s’y refuse.  Sarkosy également et les voix discordante de ce mouvement de droite ne semblent pas avoir grand écho. Même le Premier Ministre doit se rallier à cette position qui a pour argument : on ne choisit pas entre un PS sans programme et un FN qui n’en aurait pas non plus. Et puis autre argument qui peut frapper les esprits : ce ne sont pas quelques élus du FN entrant dans les assemblées départementales qui vont changer la donne. D’autant ajoutent-ils qu’avec la proportionnelle la gauche (sous-entendu sous le règne Mitterrand) leur avait permis d’accéder à l’assemblée nationale en force.

Ce qui évidemment tend à mettre à bas les arguments de ceux qui réclament la proportionnelle dans toutes les instances élues. A droite (au FN bien entendu) mais aussi à gauche.

A gauche des communistes aux verts la position est nette : on fait barrage au FN.

Ainsi pas d’états d’âme  entre

-           un UMP (ou un divers droite qui a eu la carte de l’UMP) qui a prôné l’immigration choisie, le débat sur l’identité nationale, chartérise les immigrés sans papier, porté atteinte à  la Sécurité Sociale et les retraites (et ce n’est pas fini), ignoré le mouvement social autant que les référendums sur l’Europe, envoyé  des soldats en Afghanistan, a pactisé avec Ben Ali en pleine révolution tunisienne, bombarde Tripoli avec les conséquences désastreuses prévisibles qui ont fait leur preuve en Irak, tout ça au nom « défenses des libertés et de la démocratie qui un honteux déguisement de  la défense des « entreprises françaises », renfloue les banques sur notre dos et sans contrôle  pour demain, construit l’Europe des multinationales.

-          Et un FN qui ne fait rien car il ne peut que discourir mais qui par contre sème comme l’a  fait premier la division entre les français, attisant ainsi la xénophobie, favorisant l’émergence d’un racisme,  tient des discours anti-européens et veut faire croire à l’isolement  économique et politique de la France comme solution, vilipende les syndicalistes, se donne des airs de laïcité alors que l’un de ses principaux responsables en appelle à la force divine pour guider nos actes, use d’une incroyable démagogie sur le plan social alors que rien, absolument rien ne va dans le sens de la solidarité et de la justice sociale dans ses objectifs.

Je dois choisir l’UMP ?

Autrement dit non seulement je devrais choisir un candidat de droite, d’où  qu’il vienne, quoiqu’il fasse,  pour battre le Front National, pendant que les amis de Sarkosy, ailleurs vont se servir de ce dernier  en le mettant au même plan qu’un candidat de gauche quand évidemment cela n’ira pas jusqu’à le fustiger s’il est communiste.

Eh bien non Je ne choisirais pas car battre l’un c’est aider à l’élection de l’autre. Les deux se situent contre mes intérêts de classe. Le second existe par la carence du premier lequel  l’instrumentalise. Que dans ma ville je doive choisir entre le camp de  30 % de la population bernée qui s’est engouffrée dans  la voie de garage du FN et celle du camp qui à 37 %  cautionne les politiques qui font le lit du FN et rallient des électeurs de gauche peu avertis, je ne vois pas ce que cela peut m’apporter.

Ce qu’il faut c’est défendre une politique qui mette un terme  au développement de l’extrême droite et du coup fasse cesser son instrumentalisation, son rôle de diversion dans l’offre politique. Et cela on ne l’obtiendra pas en se contentant de la stigmatiser un soir d’élection.

Le soi disant Front Républicain conduit à l’amalgame à risque entre le boutefeu et le pacifiste, le libéralisme économique et l’économie sociale, entre le bonapartiste et le démocrate. Monsieur Copé ne veut pas -qu’il dit- le mélange. Nous non plus !

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Repas de famille 2

Posté par jacques LAUPIES le 24 mars 2011

 

 

Mais de quoi  peuvent-ils  souffrir ?  Tant bien que mal chacun d’eux vaque à des occupations distrayantes : shopping et gymnastique d’entretien pour les femmes, rencontres avec des amis assorties de temps à autres des loisirs de la pêche ou de la chasse, de partie de boules ou encore de la découverte d’internet pour les plus désireux de ne pas perdre pied. Aide et soutien assez conséquent aux progénitures en difficulté. Cette dernière intervention lourde et durable est la source la plus conséquente de leur malaise. Cela ne peut évidemment les soustraire au fait qu’ils entrent dans la phase de  génération ultime, celle qui n’a plus rien devant elle.

 

Au fond sur quoi peuvent-ils déterminer leur choix politiques. Leur situation économique ne s’est pas effondrée. Même en perte de pouvoir d’achat, pour certains, ils ne sont pas en situation de pauvreté.

 

 Pour l’ex-agriculteur,  la vente du patrimoine familial, avec une spéculation naturelle, courante, sur le foncier l’a mis à l’abri d’un échec dans le métier de paysan. Issu d’une famille à forte tradition religieuse, marquée par la réforme, il semble cependant en avoir perdu un peu des principes. Apparemment il va passer du vote socialiste au vote UMP avec une démarche et des arguments dignes de  ceux du FN qu’il diabolise cependant au possible. Etonnant personnage. Râleur et rigolard prêt à aider ses proches il est déconcertant. Un produit courant tout de même.

 

L’ex cadre supérieur, jouit évidemment d’une bonne pension et grâce à la vente du patrimoine parental,  sauve comme il peut une descendance qui vogue dans la précarité. Il est plutôt démocrate chrétien tantôt  centriste, tantôt  sarkosiste, son dernier penchant. Il est sensible à l’évolution de la fiscalité et peste comme le précédent contre les élus inutiles et les fonctionnaires incapables. Visiblement il n’est pas opposé à la disparition des assemblées territoriales : « on pourrait régler à deux ou trois, pourquoi en élire cinquante ? ».

 

L’ex cadre moyen, ayant exercé une activité très lucrative dans sa jeunesse, bénéficiant d’une retraite correcte, qui n’avait rien à l’origine, a  su se doter d’un patrimoine immobilier qui le met également à l’abri. Il dissimule mal sa sympathie pour le FN. Lui aussi est confronté à l’instabilité de la progéniture. Sans doute ses origines de français d’Algérie pèsent dans ce choix.

 

Tous trois restent attachés à leurs sources familiales et sont marqués idéologiquement par elles.

 

Le médecin, très allergique à ces humoristes grossiers qui malmènent les hommes politiques en vue et plus particulièrement de droite, peut, par hypothèse se situer dans le camp de l’un des précédents. Il faudrait mieux le connaitre pour en  juger.

 

Reste la commerçante qui est outrée de savoir qu’à Marseille on jette les cuisinières par la fenêtre quand elles sont usagées (je n’invente rien) que la ville de B. serait magnifique si elle n’était pas dégradée par une certaine catégorie de résidents qui l’ont envahie. Elle n’ose pas trop s’avancer en prononçant l’origine dont tout le monde a bien compris de laquelle  il s’agit. Commerce oblige !

 

Elle ne se doute pas qu’au retour de cette mémorable journée familiale je vais récupérer en stop un ouvrier agricole marocain qui travaille 10 h par jour dans une exploitation près de B. et fait partie du lot ! Le temps du trajet je saurai qu’il est là grâce au visa de son père qui a obtenu de son patron un contrat dont je crains qu’il ne soit pas définitif.

 

Enfin il y a l’ouvrier, sans patrimoine au départ mais qui comme la majorité de ses ex compagnons de travail a pris la précaution de construire sa maison et de faire en sorte que personne dans la famille n’ait éternellement à charge un loyer. Produit d’une classe ouvrière qui ne s’en est pas trop  laisser conter. Son vote communiste est connu de tous. Son indulgence face à ce groupe ne peut effacer une sorte de révolte qui a des traditions familiales, pour lui comme pour les autres. Non véritablement pauvre, la pauvreté lui apparait insupportable quand elle côtoie l’indifférence ou au mieux l’inconscience. Il est isolé dans ce groupe familial qui lui confirme évidemment que la partie n’est pas gagnée pour lui et ses semblables face à des sympathies politiques perdues.

 

Le VRP, lui aussi installé confortablement, à l’abri du besoin,  semble être le seul à intellectualiser un tantinet son parti pris : il veut sanctionner Sarkosy. Bayrou peut avoir ses faveurs, à moins que Marine soit l’exutoire !

 

Heureusement le repas est excellent et les convives, malgré tout, très chaleureux ? Tous représentent plus d’un demi-siècle de vie sociale active. Les mêmes questions se posent dans cet univers de plus de 70 ans. Aucun d’eux ne s’abstiendra aux élections. D’évidence le front National et la droite seront les grands bénéficiaires. La dispute entre eux sur le choix à faire en atteste.

 

Pas le PS, sauf si les deux professionnels de santé présents à ce repas, qui œuvrent dans le maintien à domicile des personnes âgées et semblent prospérer de manière étonnante dans ce secteur  de plus en plus porteur, voient leur avenir dans l’institunationnalisation d’un système de solidarité actuellement mis à mal. Mais je ne saurais le dire. Leur évidente prospérité doublée d’un travail intense risque bien de les conduire dans un comportement politique contradictoire.

 

Et puis il y a les deux vieilles dames qui n’attendent plus grand-chose, dont le regard attendri fait oublier qu’elles appartiennent à ce monde qui a encore le privilège et la faculté de leur apporter un soutien affectif, dernier besoin pour elles, qui supplante tous les autres. J’en vois une de gauche, l’autre de droite. Mais rien n’est sûr. Leur immense privilège : échapper à  ces établissements ou règne une terrible promiscuité  de la solitude. Leur solitude « confortable » ne me rassure pas outre mesure.

 

Rien n’est mécanique entre une position sociale et la conscience que l’on doit en avoir. Mais on n’échappe pas aux calculs de ceux qui dominent.

 

(à suivre)

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Cantonales 16 – Choisir ou ne pas choisir ?

Posté par jacques LAUPIES le 22 mars 2011

Après notre analyse précédente des résultats locaux il convient de tenter de définir une position pour le second tour.

Le PCF a pris pour orientation de faire jouer la discipline républicaine qui consiste à soutenir et faire voter le candidat de gauche le mieux placé au second tour. Discipline que réfutent certains représentants des verts qui vont être présents dans des élections ou ils considèrent qu’il n’y a pas de danger de droite ou d’extrème droite de se maintenir face au candidat socialiste ou communiste. Evidemmert dans le « secret espoir » de bénéficier des voix de droite et de déboulonner un communiste ou un socialiste. En politique on le voit le mot élégance n’existe pas.

Avouons que ces amateurs de verdure n’hésitent pas à abandonner la chlorophylle au profit des odeurs nauséabondes de la combine politicienne.

Parrallèlement on nous recommande de faire barrage au FN en votant pour son adversaire de droite là ou la gauche n’est pas présente ce qui est le cas dans notre bonne ville de Tarascon.

Autrement dit entre un Divers Droite et le FN le choix d’un communiste (voire d’un électeur du front de Gauche) serait clair.

A Tarascon la senteur de roses s’est partagée dans des mélanges au gré des vents d’hiver (ou divers, au choix) qui nous ont  valu de mettre en exergue un révolutionnaire devenu réformiste et un conservateur qui ne va pas tarder à l’être aussi lequel,  de surcroit, devrait donc avoir notre préférence sur le diable en personne : une candidate du FN qui ne pourrait-être que viscéralement raciste et xénophobe et un danger pour la République. Mais soyons sérieux au fond il s’agit de choisir entre :

- la stratégie électoraliste d’un divers droite, bénéficiaire des appuis politiques opportunistes et clientélistes résurgents de socio-démocrates locaux voire départementaux, qui a été porteur de  la politique UMP qui met le FN  à hauteur de 15 % dans notre pays et conduit au désespoir les français qui votent pour ce dernier mais aussi ceux qui ne votent pas

ou

- la stratégie de la diversion , du détournement, de l’imposture économique et sociale d’une candidature FN qui affaiblit avant tout la gauche (et non la Droite) et contribue à priver notre pays d’une force capable de répondre demain aux besoins politiques  d’un mouvement social, voie de garage de la contestation grandissante d’une population omnubilée par les épihénomènes de l’immigration, source de craintes et de peurs injustifiées.

Chacun comprendra que ce ne sont pas les personnes que je condamne mais les courants d’idées qu’elles représentent.

Par respect pour tous ceux qui comme moi croient en la possibilité d’une grande politique économique et sociale financée par une juste répartition des richesses, qui espèrent en une entrée dans les luttes sociales et donc citoyennes je ne peux valablement cautionner ni l’une, ni l’autre des deux candidatures imposées au second tour par le système électoral.

Donc ma voix n’ira ni à l’un, ni à l’autre !

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Cantonales 15 – A Tarascon débacle à gauche

Posté par jacques LAUPIES le 21 mars 2011

Certes les résultats du premier tour des élections cantonales de Tarascon n’ont rien a voir avec les scores nationaux.  Et pour une fois je ne vois pas la possibilité d’établir une similitude avec la situation nationale.

D’apparence la droite triomphe ce qui n’est pas le cas au plan national.

Avec 52 % d’abstention le conseiller général sortant Lucien Limousin (divers droite) obtient  presque 37 % de suffrages exprimés, Valérie Laupies (FN) 31 % et le Maire UMP 15,5 % soit à eux trois plus de 83 %. Il reste donc moins de 17 % à la gauche. Personne ne nous fera croire qu’en peu de temps la gauche qui a rassemblé jusqu’à 45 % aux élections régionales puissent-être ainsi laminée.

Alors comment expliquer un tel recul ? Selon nous la première raison est dans l’effondrement local du Parti Socialiste dont la crise n’est pas récente mais qui en soutenant une candidature peu crédible, celle de Jean René Soler, s’est sacrifié, du moins pour cette élection. Cela bien entendu dans l’objectif de préparer les municipales prochaines. De 20 % le PS tombe à 10 % a peine ce qui en comptabilisant les voix déja acquises par Soler en 2004 ferait que ce parti a perdu les trois quart de son électorat. Incroyable dans une période ou le PS maintient malgré tout son influence au plan national.

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Alors ou sont passées ses voix ? On peut se hasarder au raisonnement suivant. Lucien Limousin qui avait obtenu 38 % en 2004 soutenu par l’UMP s’est vu  délesté des 15 % recueilli par le Maire Charles Fabre. Qui a compensé cette perte ? On peut raisonnablement indiquer : une bonne part de l’électorat socialiste (environ 15 %) et de celles qui étaient allées sur la candidature divers droite de Leleu en 2004 (soit 5 %) La partie manquante ayant pu se délayer sur la candidature du FN qui progresse de 8 % par rapportà 2004.

 Seule malgré l’insuffisance du pourcentage acquis, la candidature du Front de gauche à Tarascon peut se prévaloir d’un maintien car le PCF avait obtenu 4.58 % en 2004 et les candidats du Front de gauche (PCF, Parti de Gauche) obtiennent cette fois ci  6,9 % ce qui représente en gros le total des voix PCF et extrême-gauche de 2004.

Pour info, au plan national PCF : 7,9 % et Parti de Gauche : 1 % totalisent 8,9 % ne varient guère du seul résultat du PCF en 2004 soit 7,9 %)

Cela peut il nous satisfaire ? Bien sur que non et cela laisse entière la question : comment la gauche radicale peut-elle s’imposer de telle sorte qu’elle puisse peser pour que la gauche dans sont ensemble, et le PS en particulier, acceptent un programme de vrai changement dans notre pays ?

En définitive le Front de Gauche ne marque pas un bond en avant appréciable ce que ne manqueront pas de noter ceux qui, communistes ou sympathisants communistes, le redoutent le plus. Ce ne sont cependant pas les efforts déployés par les militants qui font défaut. Néammoins malgré la folie abstentionniste du corps électoral d’une part et l’illusion que suscite le FN d’autre part, il y a une petite lueur d’espoir dans ce vote pour le Front de Gauche : la seule force capable d’éclairer un mouvement social qui tôt ou tard va demander des comptes.

Le Front de Gauche est tout de même après ces cantonales la deuxième force politique de gauche, ce qui déjà ne saurait-être sans effet sur les contenus que l’on peut espérer d’un rassemblement de toute la gauche.

Nous y reviendrons !

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http://regions.france3.fr/elections-cantonales-2011/resultats/

 

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Japon et Libye : actualité incontournable !

Posté par jacques LAUPIES le 21 mars 2011

L’actualité est très chargée : catastrophe au japon, guerre en Lybie, et cantonales en France.

Aucun de ces faits ne peut échapper à une analyse et dans chacune d’elles comment éviter de s’en référer au système dominant (le capitalisme quelle qu’en soit les nouvelles formes) Pour ma part c’est impossible. Heureux ceux qui peuvent se passer de cette obsession que j’ai pour rendre coupable ce monde qui vit sur l’exploitation du travail des classes et parfois de peuple tout entier.

LE JAPON ET LE NUCLEAIRE 

Le Japon victime d’une catastrophe naturelle semble ne rien à voir avec cela en apparence puisque le mal a frappé déja même dans un pays (URSS) ou les rapports sociaux étraient bien différents. Mais cependant qu’est ce qui conduit les hommes à faire n’importe quoi, à ne pas prendre de précautions suffisantes pour maitriser une énergie qui plus que tout autre mérite de l’être. Ne me dites pas l’incompétence des scientifiques ou des techniciens. Même pas des politiques.

Ces derniers sont également compétents mais voila chacun d’eux représente qu’on le veuille ou non des forces économiques : les unes privées, les autres publiques. Mais en ce début du 21ème siècle toutes sont sous l’effet de la domination sans partage du privé, excepté quelques pays où, malgré tout, la puissance publique à son mot à dire. Sauf qu’elle doit tenir compte de l’aspect dominant des mécanismes d’exploitation de l’homme par l’homme.

Le capitalisme, qui est un moteur de développement fantastique, tue pour cela et a conduit ceux qui se prétendaient ses adversaires efficaces, à prendre les mêmes risques que ce soit en matière économique, militaire et politique. Sans approuver ni l’un ni l’autre je ne les confondrais jamais. Et s’il faut choisir un camp je le choisirai avec cependant les réserves qui s’imposent. Le nucléaire, au vu des besoins énergétiques de la planète, parait pour l’instant incontournable mais son maintien et son développement ne peuvent se concevoir sans une planification à l’échelle mondiale pour éviter les implantations à risque.

 LA GUERRE EN LIBYE

Deuxième fait marquant de l’actualité, il fait déjà l’objet d’interprétations qui peuvent troubler la cohérence des partis politiques.

Je prétends être sinon un révolutionnaire (cela est un titre que l’on ne peut s’octroyer au risque d’un prétention démesurée) mais en tous cas je prétends avoir une grande sympathie pour les révolutionnaires. Car ceux-ci méritent notre respect lorsque un système politique est en inadéquation avec l’intérêt d’une majorité d’un peuple sous oppression qu’ils osent par la force du nombre remettre en cause les tyrannies. On peut soutenir une révolution mais cela n’exclut pas d’en évaluer le contenu, les forces en présence, les insuffisances et les risques d’échec.

Les révolutions ne réussissent pas toujours. Hélas l’histoire offre probablement plus d’échecs que de réussites. Et lorsqu’une révolution aboutit positivement je crains, si j’ose dire qu’elle puisse le faire avec le concours d’éléments extérieurs à la nation concernée. Si tel est le cas encore faut-il que cela ne soit pas la cause  de nouvelles contraintes pour les peuples concernés et qu’elle marque une réelle émancipation pour ceux ci. Comme la lutte des classes reste toujours présente il faut savoir quelle part en reviendra à chacune d’entre elles notamment à celles qui souffrent le plus de l’oppression qui les met en révolte.

Quand la révolution française, populaire par excellence, s’est étendue en Europe, ce fut la bourgeoisie qui s’ouvrit un avenir bénéfique pour elle. La répercussion fut planéraire au cours des siècle qui ont suivi. Quand la révolution d’octobre 1917 réussit en Russie elle n’en fut pas moins populaire  mais d’essence prolétarienne (sur le plan idéologique) et fut, n’en déplaise à certains, bénéfique pour cette classe dans le monde entier. Elle ébranla le pouvoir capitaliste et ouvrit des perspectives émancipatrices pour les travailleurs du monde entier.

De même que fut imitée la révolution française, la révolution russe eut ses tentatives de reproduction. Elles eurent les unes et les autres des soutiens extérieurs comme des agressions. Leur issue ne fut pas toujours victorieuses mais à long terme rien ne serait plus comme avant.

Les révolutions dans le monde arabe ne peuvent échapper à ces quelques considérations. Le sang ne coule jamais pour rien. Cela dit il appartient à ceux qui ont une responsabilité dans le combat révolutionnaire de ne pas exposer inutilement les peuples inconsidéremment. Il leur faut bien mesurer le rapport des forces internes afin d’éviter tout recours à des appuis extérieurs, sachant que ces acquis vont  impliquer des sujetions en fonction de leur nature. Les processus révolutionnaires qui conduisent à des guerres civiles sont meurtriers pour les peuples.

Q’une révolution populaire comme celle des libyens dût prendre appui sur des gouvernements soutenus ou dépendants de sociétés multinationales, totalement impliquées dans l’exploitation des ressources pétrolières ou minières de leur pays, appelle à un peu de réserve à propos de l’intervention militaire en cours. L’histoire nous révèlera la teneur exacte du mouvement révolutionnaire lybien. On pourra ne pas regretter que l’affaire soit démélée par les occidentaux mais après leur engouement pour « démocratiser » l’Irak et l’Afghanistan, leurs silences pour ne pas inquiéter d’autres pays sous dictature, que de questions demeurent.

Pour ma part je considère que d’autres solutions existaient que d’aller bombarder Tripoli. Un révolution qui se transforme en agression cela ne me plait pas.

ET LES CANTONALES

(à suivre)

 

 

 

 

 

 

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Le vin est tiré

Posté par jacques LAUPIES le 19 mars 2011

Là ou il y a du pétrole ou quelques richesses minières bizarrement il y a les droits de l’homme à défendre. Ailleurs on peut massacrer à son aise les populations ou les laisser massacrer par n’importe quel tyran.

Ainsi parfois humanitaire et militaire se confondent. BHL (Bernard Henri Lévy) connait bien ce registre tout comme son compère Sarkosy. Comme disait mon grand-père : « y a des coups de pieds au cul qui se perdent ».

Passe pour le Président des riches et le pohilosophe des moins riches mais l’ONU semble sensible également à cette sélectivité qui fait qu’au Yemen ou en Palestine et dans bien d’autres endroits on ne lève pas le petit doigt sauf celui des résolutions bien intentionnées.

Là on soutien jusqu’au bout un Ben Ali, à côté on abandonne tardivement un Khadafi et nos républicains faute de n’être plus des sans culottes ont le culot de soi disant prendre le parti des peuples.

Nous voilè encore embarqués dans une guerre avec des « alliés » qui veulent aussi leur part de barils.

Mais le peuple lybiens me direz-vous ? On ne va tout de même pas le laisser massacrer ! Un autre proverbe dit « quand le vin est tiré il faut le boire ». Mon seul regret comme je l’ai souvent dit ici est de constater une fois de plus que les révolutions ne s’improvisent pas. Derrière elles se cachent toujours des coquins prêts les récupérer, ce qui évidemment ne se fera pas dans l’intérêt des révolutionnaires.

Le vin est tiré mais qui va le boire ?

J’ai enfin trouvé une analyse à mon goût : http://humanite.fr/18_03_2011-après-lirak-et-lafghanistan-la-libye-467897

Je vous en conseille la lecture !

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Aux Urnes Citoyens

Posté par jacques LAUPIES le 18 mars 2011

p1020208.jpgAux Urnes Citoyens dans POLITIQUE

Fac- similés La Provence de vendredi

Enna Dufour candidate du front de Gauche aux côtés de Jean Pierre Bacchiani, candidat socialiste en 2005

Enna DUFOUR et Alain DUPRE se retrouvent à gauche  être les candidatures susceptibles de rassembler nombre de sympathisants Socialistes. Ces derniers risquent bien de ne pas être dupe d’une manoeuvre visant à les démobiliser en leur offrant la candidature ambigüe de Jean rené Soler transfuge tour à tour du PCF, du Parti de Gauche, qui a flirté aux municipales avec le Parti des Travailleurs avant de se retrouver avec une investiture du PS. pour les élections de dimanche.

Une investiture qui semble être accordée du bout des lèvres pour favoriser le Conseiller Général sortant, Lucien Limousin.

Les candidatures du Front de Gauche (titulaire et suppléant) semblent devoir être les adversaires les plus solides et les plus efficaces face donc aux 3 candidats de droite qui auront de la peine à se partager un électorat qui peut se ressaisir en votant contre les deux représentant de la droite Sarkozienne et en rejetant un FN qui tente de se donner une nouvelle image avec Marine Le Pen laquelle joue toujours la carte de la peur et de la division.

Rien n’est encore joué pour cette élection cantonale de Tarascon et les village à l’entour. Quel que soit le résultat, qui devrait marquer une progression des composantes du Front de gauche ainsi réunies il leur appartient des lors de se renforcer, de se coordonner pour être opérationnelles car dans un an elles auront une bataille décisive à conduire.

Le militantisme doit renaitre et les jeunes s’en mêler. Le temps d’une révolution pacifique mais déterminée n’est peut être pas aussi loin qu’on ne le croit parfois.

Les élections en sont un élément incontournable !

Bon vote à tous et allez y ! Aux urnes citoyens !

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Réunions publiques du Front de Gauche pour les cantonales

Posté par jacques LAUPIES le 18 mars 2011

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Les candidats du Front de Gauche Enna Dufour et le suppléant Alain Dupré ont tenu réunion à Tarascon et Boulbon.

 

Appuyés par des responsables départementaux dont Pierre Dharréville pour le PCF et Guy Sétan  pour le Parti de Gauche. Etait également présent un responsable du NPA.

 

Au cour de cette réunion suivi d’un débat ont été évoqués les orientations défendues par les candidats du Front de Gauche : s’opposer à la réforme des collectivités engagées par le gouvernement Sarkosy et œuvrer pour faire de l’assemblée départementale un lieu d’action pour la défense des droits sociaux qui sont de sa compétence, agir pour  étendre et développer les transports à des couts accessibles (notamment agir pour une meilleure desserte ferroviaire de Tarascon), intervenir pour défendre l’emploi, soutenir’ l’éducation notamment en direction du collège, apporter des solutions de protection contre les inondations, notamment à Boulbon, etc.

 

La candidate a évoqué  son engagement à rester près de la population, d’établir des lieux de concertation et de rencontres, de rendre l’élu accessible et proche des problèmes de chacun.

 

Elle a rappelé l’engagement de ses adversaires de droite  liés au gouvernement sur le plan politique indiquant que l’on ne peut avoir une politique locale hors des décisions que prend le pouvoir actuel qui remet en cause les dépenses publiques et donc les services publics.

 

Le suppléant Alain Dupré a rappelé ses engagement associatifs au Parents d’élèves, son action revendicative en qualité de Secrétaire National d’une grande Fédération syndicale.

Il a appelé à un rassemblement de toute la gauche à Tarascon notamment des socialistes  dont un certain nombre de responsables lui apporte son soutien.

 

Sur notre photo Enna Dufour et Alain Dupré entourés de leurs soutiens lors de la réunion publique de Tarascon

 

 

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Japon. La CGT et le PCF demandent plus de transparence

Posté par jacques LAUPIES le 16 mars 2011

 

Il y a peu de jours nous avons donné un point de vue personnel sur la question du nucléaire. en indiquant que ce choix implique par delà la décision politique  un réflexion philosophique pour mieux se situer sur la position que doit prendre l’humanité pour développer et garantir son processus de développement.  Nous allions jusqu’à évoquer une gouvernance mondiale dans le cadre de la socialisation des moyens de production en parlant de socialisme. Cela n’est évidemment pas pour demain étant donné l’état des rapports sociaux et de production dans un monde dominé par le libéralisme.

Par contre dans un pays comme la France cela est parfaitement réalisable en nationalisant le nucléaire afin d’obtenir dans la transparence le contrôle de la production de cette énergie et les garanties de sécurité pour, non seulement la population de notre pays mais pour celle de la planète. La proposition du PCF et de la CGT que nous publions ci dessous va dans ce sens. Rien ne garantit que si cela avait été le cas au Japon, le pire aurait été évité, mais il est clair que lorsque l’intérêt général dépend des intérêts privés on est en droit de se poser des questions. Encore que le public n’est pas à l’abri d’un manque de transparence lui non plus. D’ou la necessité de former, d’informer et de faire s’exprimer les citoyens.

Et ceux qui réclament à « la faveur » de la catastrophe japonaise la suppression du nucléaire même par étape devraient semble-t-il exiger que ce secteur soit d’abord extrait du secteur privé. Peut-être cela aiderait à une régflexion plus mesurée que de faire voter dans l’immédiat des français sous l’effet de l’émotion.

 Paru ce mercredi 15 mars dans l’Humanité l’article ci dessous :

Europe Écologie-les Verts demande un référendum ; la CGT et le PCF réaffirment leur exigence d’une maîtrise publique.

En France, le débat sur l’avenir de la filière électronucléaire s’est poursuivi hier. Le député européen d’Europe Écologie-les Verts (EELV), Daniel Cohn-Bendit, et la secrétaire nationale de ce parti, Cécile Duflot, ont réclamé un référendum sur la sortie du nucléaire. Réagissant sur LCI, le député PS Jack Lang a déclaré ne « pas (être) contre », mais estime : « Encore faut-il que spécialistes, experts, responsables politiques puissent en discuter solidement et sérieusement… » Dans l’immédiat, l’ancien ministre a invité à « un peu de calme, un peu de responsabilité », car « c’est un sujet trop grave pour que ce soit source d’affrontements entre politiciens ».

De son côté, la CGT énergie a apporté dans un communiqué son « soutien au peuple et aux travailleurs » japonais. Le syndicat, qui rappelle que par le passé les industriels du nucléaire japonais « ont déjà tenté de minimiser » des incidents, estime que « l’information et la transparence doivent être de mise dans un secteur aussi sensible ». Une exigence valable, bien entendu, pour la France. La CGT juge enfin que la situation au Japon « renforce sa conviction et ses revendications afin que la filière nucléaire soit consolidée, avec un véritable contrôle démocratique, par la maîtrise publique et un statut de haut niveau des travailleurs du secteur ». Dans un communiqué, le PCF formule des exigences similaires de transparence. Il exige l’audition par le Parlement de l’Autorité de sûreté nucléaire et de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire. « L’acceptabilité sociale de la filière nucléaire nécessite que celle-ci reste plus que jamais dans le domaine public qui doit garantir la transparence, (…) la qualité de réalisation des installations et de leur exploitation », écrit le PCF.

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