La nécessité d’un Parti Communiste (suite)

Posté par jacques LAUPIES le 8 juillet 2008

LES DIRIGEANTS COMMUNISTES D’HIER MERITENT ILS L’ANATHEME  ?

En 1920 Lénine ne disposait que de l’expérience, et ce n’était pas rien, d’une révolution accomplie qu’il avait de plus contribué à faire triompher. Il mesurait bien à juste titre le rôle négatif que pouvaient jouer ceux qu’il appelait « les petits patrons » dans la transformation de la société. Mais bien entendu il n’était aucunement question de les éliminer : « il faut faire bon ménage avec eux » écrivait-il !

Le méthodes appliquées par le pouvoir soviétique par la suite, sous l’impulsion de Staline ne paraissent pas devoir lui être attribuées. Staline se voulut dictateur au nom du prolétariat. Il le fut au nom d‘un Parti qui ainsi se substitua à la classe ouvrière et au peuple. Comme tout « dictateur » il ne fut pas le seul à vouloir régler brutalement toute opposition en l’étouffant.

Mao que nombre d’intellectuels et hommes politiques ont de son temps à la fois adoré et fustigé fut le dirigeant d’une révolution extraordinaire qui ne fut tout de même pas étrangère à la construction de la Chine moderne. Il fut d’ailleurs de ceux qui dans l’erreur la plus cruelle tenta de corriger les mécanismes du pouvoir exercé par le Parti Communiste en déclenchant une révolution culturelle dont l’extrémisme aboutit, comme cela est souvent le cas, à liquider les meilleurs éléments de la société chinoise et sans doute du Parti. En cela il rejoignit Staline ce qui peut paraitre paradoxal dans une démarche ou il  voulait combattre l’immobilisme politique.

Fidel Castro subit les mêmes critiques de totalitarisme ! On oublie un peu vite le poids qu’a pu avoir la contre révolution cubaine soutenue par les Etats Unis dans le durcissement du régime à l’égard d’opposants dont la façade démocratique n’est certaiinement pas exempte d’arrières pensées revanchardes.

Dans la France de ce début de siècle les inquiétudes d’essence différente, voire opposée, à celle d’un Mao ou d’un Lénine voire d’un Fidel Castro ont-elles une raison d’être reprises par les communistes au point d’envisager les mêmes voies ! Il n’y a que les propagandistes du libéralisme économique pour le prétendre. Mais il est vrai qu’ils sont nombreux dans les médias à le suggérer ou pour le moins à l’insinuer et que cela à un impact dans toutes les couches de la population

Dot-on pour autant renoncer à se doter d’un parti avec une « discipline de fer » ?   ou toutes les rigueurs de l’action et de la morale politique seront respectées,

Quand les forces populaires exercent un fort pouvoir avec des contenus radicalement transformateurs il faut s’attendre à des violences de la classe dominante. Nous n’en sommes pas là mais lorsque cela s’est produit (l’expérience chilienne en a été la démonstration éclatante) la grande bourgeoisie sait faire et notamment utiliser ces fameux « petits patrons » auxquels il y a bientôt cent ans de cela Lénine faisait allusion. La France est la France, elle a un peuple plus vigilant que ne peuvent l’imaginer les apprentis du pouvoir personnel ou de parti et la tradition démocratique est bien ancrée malgré quelques aléas de notre histoire dont certains remontent au siècle dernier.

Les communistes français doivent donc s’inscrire dans ce contexte. Ils doivent prendre en compte la conscience réelle des catégories sociales objectivement intéressées à tout pas en avant et travailler à la constitution d’un rassemblement majoritaire. Mais pour que ces catégories ne faillissent pas dans leur soutien à des transformations révolutionnaires de notre société, bien que ne rejetant pas l’alternance et le respect du suffrage universel  les communistes doivent disposer d’un Parti  

Cela ne les dispense pas, bien au contraire de s’organiser et de se structurer en parti capable d’assumer toutes les situations possibles face au développement de la lutte des classes. Y compris celle que nous connaissons aujourd’hui dans notre pays. Cela est son affaire et ne concerne que lui mais également devant les procès d’ntention fait en permanences aux politiques il doit donner l’exemple dans le rapport que ses membres (notammet elus de la population et pernanents salariés) peuvent avoir au titre de leur fonction dans la société.

La « discipline de fer » est certainement un terme qui ne convient plus, tout autant que celui de « dictature du prolétariat » ! Je leur préfère et de loin la discipline d’une démocratie absolue face aux démocraties de façade, trompeuses des partis de la bourgeoisie qui sont de véritables passoires laissant filtrer les idées et les intérêts défendus par le pouvoir de l‘argent qui lui ne connaît pas la démocratie.

Si j’ai cité cet extrait de « la maladie infantile du communisme » de Lénine ce n’est pas pour le plagier béatement mais il a tout de même, en tant que premier dirigeant, ébranlé le monde capitaliste pour reprendre l’expression de John Reed. Cela mérite considération. Morale sans doute mais aussi et surtout théorique.

Je n’hésiterais pas à évoquer non plus le nom de Maurice Thorez et de Jacques Duclos que certains communistes de mes contemporains n’osent plus prononcer. Non pas parce que j’ai tout apprécié d’eux et de ce parti auquel j’ai adhéré en 1962. Mais il faut savoir que la jeunesse la plus consciente n’a que faire des procès faits à ceux qui parlent pour elle et parfois comme elle. Lorsque elle ne peut s’exprimer et doit subir l’injustice sociale et, ce qui est pire, la violence (ce qui était le cas de ma génération avec la guerre d’Algérie) les erreurs passées de ceux qui la soutiennent ont un impact très relatif sur leur engagement. Le présent compte beaucoup plus que le passé et les jeunes, comme d’ailleurs le reste da population attend des réponses concrètes en accord avec ses aspirations et se besoins. L’engouement actuel de certains jeunes pour les extrêmes et leur démagogie en est bien la preuve même si, hélas, ils ne voient pas les impasses ou cela peut les conduire et ne discernent pas les dangers des stratégies du tout ou rien.

Georges Marchais qui cependant procéda à des ajustement de l’organisation politique avec beaucoup de réalisme fut fustigé dès lors qu’il dirigeait un parti dont l’érosion électorale s’amorçait. N’était ce pas là une inconséquence que de s’en prendre exclusivement à lui comme l’ont d’ailleurs fait de nombreux communistes. Aujourd’hui si nous devions raisonner ainsi il faudrait demander le renouvellement de tous les responsables et élus du Parti car lorsque l’on obtient moins de deux pour cent à des élections, il n’y aurait d’autre solution qu’une mise a la retraite anticipée.

On ne peut pas éternellement rendre coupables les générations qui ont précédées de nos insuffisances politiques, idéologiques et d’organisation. Il faut soi même gérer son présent.Que l’on évalue les conséquences d’erreurs de programmes de stratégie de fonctionnement est certainement indispensable, mais il faut se dire qu’elles découlent de décisions arrêtées en commun. Simplement ces femmes et ces hommes, avec leur défauts, leurs insuffisances, ont su conduire de durs combats, dans des périodes extrêmement difficiles et ont réussi à amorcer dans des conjonctures dont la complexité échappe encore à ceux qui les critiquent, de grands pas en avant pour la classe ouvrière et d’un manière générale pour le peuple.

Ils ont à la fois contribué avec leur parti, en particulier en Europe mais aussi dans le monde, à déclencher un véritable mouvement populaire en faveur du socialisme et en même temps ils ont été portés par ce mouvement qui aurait du les inciter à plus de réflexion sur l’exercice du pouvoir dans le cadre des transformations qu’appelaient leur vision communiste .

On aurait pu faire l’économie de leurs erreurs mais alors il eut fallu avoir affaire à une génération d’hommes politiques parfaits et exemplaires ce que l’histoire n’a certainement jamais connu. Qu’elle ne connaîtra jamais tant il est difficile de gérer les contradictions d’une société autant que celles des hommes dans leur intérieur le plus intime. Toute action humaine est soumise à l’expérience et rares sont celles qui ne réservent pas des surprises qui ne remettent pas en cause la vison théorique à partir de laquelle cette expérience se réalise.

Alors de grâce cessons de tuer les « pères » ! Et ne soyons pas complices de leurs héritiers dilapidateurs ! Et que l’on ne me fasse pas dire que je prétends qu’ils étaient exemps de défauts !

Une telle analyse ne peut se faire sans la prise en compte de l’expérience et l’écoute de tout un peuple mais s’agissant d’un Parti (qu’on appelait autrefois d’avant-garde) c’est lui seul qui est en mesure de corriger, d’adapter son fonctionnement. Et il doit le faire d’urgence !

Publié dans Non classé | Commentaires fermés

La nécessité d’un Parti Communiste

Posté par jacques LAUPIES le 6 juillet 2008

NE PAS OUBLIER LENINE ?

Que disait Lénine à une époque ou le prolétariat – entendez par là : la classe ouvrière – était largement minoritaire dans tous les pays d’Europe et à fortiori dans la plupart des pays du monde, excepté sans doute les Etats-Unis d’Amérique ou naissait un prolétariat porteur des traditions ouvrières européennes.

On peut toujours ne considérer sa pensée que relevant d’une situation spécifique, après une révolution dans un pays dominé par l’héritage du système tsariste aux mécanismes de fonctionnement féodaux. On peut n’en retenir qu’une théorisation née d’expériences politiques particulièrement violentes puisque résultant d’une guerre civile ou l’affrontement concernait d’une part les forces conservatrices qui prirent l’initiative de la violence contre révolutionnaire et d’autre part un peuple asservi au cœur duquel la classe ouvrière et les intellectuels eurent un rôle prépondérant. On peut de ce fait indiquer que la France d’aujourd’hui n’est nullement comparable à la Russie de 1920. On peut même affirmer péremptoirement que la suite des évènements montrèrent que ce que disait Lénine fut démenti par la réalité qui succéda à sa disparition.

Quoique déjà je trouve un peu déplacé de faire bien peu de cas d’un homme qui réussit à conduire l’effondrement d’un despotisme doté d’un système généralisé d’exploitation qui frappait villes et campagnes dans un pays peu conditionné par la réalisation d‘une révolution socialiste. Il est tout à fait compréhensible que ses adversaires d’hier et d’aujourd’hui ne s’en remettent pas. Deux cents ans après la révolution française Robespierre est toujours aussi haï, encore qu’il soit étonnant que notre Président expert en fourre-tout historique n’en fasse pas un héros de la nation.

Pour en revenir à Lénine, et en étant respectueux de la distance, autant de temps et d’espace qui nous sépare de lui, je ne vois pas pour quelles raisons, de la même manière qu’on le fait pour les penseurs de l’antiquité ou ceux des lumières, non certes sans une certaine ségrégation, on ne mettrait pas quelques une de ses pensées à réflexion dans les universités.

Cela pourrait conduire à mieux comprendre un certain nombre de dérives politiques de notre temps, notamment parmi ceux qui se réclament de la « révolution »

Que disait le révolutionnaire russe en particulier sur la nécessité d’un parti révolutionnaire :

« Nier la nécessité du parti et de la discipline du parti, voila ou en est arrivé l’opposition. Or cela équivaut à désarmer entièrement le prolétariat au profit de la bourgeoisie. Cela équivaut, précisément à faire siens ses défauts de la petite bourgeoisie que sont la dispersion, l’instabilité, l’inaptitude à la fermeté, à l’union, à l’action conjuguée, défauts qui causeront inévitablement la perte de tout mouvement révolutionnaire du prolétariat, pour peu qu’on les encourage. Nier du point de vue du communisme la nécessité du parti, c’est sauter de la veille de la faillite du capitalisme (en Allemagne), non pas dans la phase inférieure ou moyenne du communisme mais bien dans sa phase supérieure. En Russie nous en somme encore (plus de deux ans après le renversement de la bourgeoisie) à faire nos premiers pas dans la voie de la transition du capitalisme au socialisme, ou stade inférieur du communisme. Les classes subsistent et elles subsisteront partout, pendant des années après la conquête du pouvoir par le prolétariat. Peut-être ce délai sera-t-il moindre en Angleterre où il n’y a pas de paysans (mais ou il y a cependant des petits patrons !) Supprimer les classes, ce n’est pas seulement chasser les grands propriétaires fonciers et les capitalistes, – ce qui nous a été relativement facile, – c’est aussi supprimer les petits producteurs de marchandise; or ceux-ci on ne peut pas les chasser, on ne peut pas les écraser, il faut faire bon ménage avec eux. On ne peut pas (et on doit) les transformer, les rééduquer, – mais seulement par un travail d’organisation très long et très lent, très lent et très prudent. Ils entourent de tous côtés le prolétariat d’une ambiance petite bourgeoise, ils l’en pénètrent, ils l’en corrompent, ils suscitent au sein du prolétariat des récidives, des défauts propres à la petite bourgeoisie : manque de caractère, dispersion, individualisme, passage de l’enthousiasme à l’abattement. Pour y résister, pour permettre au prolétariat d’exercer comme il se doit, avec succès et victorieusement, son rôle d’organisateur (qui est son rôle principal), le parti politique du prolétariat doit faire régner dans son sein une centralisation et une discipline rigoureuse.. La dictature du prolétariat est une lutte opiniâtre, sanglante et non sanglante, violente et pacifique, militaire et économique, pédagogique et administrative, contre les forces et les vieilles traditions de la vieille société. La force de l’habitude chez des millions et les dizaines de millions d’hommes, est la force la plus terrible. Sans un Parti de fer, trempé dans la lutte, sans un parti jouissant de la confiance de tout ce qu’il y a d’honnête dans la classe en question, sans un parti sachant observer l’état d’esprit de la masse et influer sur lui, il est impossible de soutenir cette lutte avec succès.. Il est plus facile de vaincre la grande bourgeoisie centralisée que de « vaincre » les millions et les millions de petits patrons; or ceux-ci, par leur activité quotidienne, coutumière, invisible, dissolvante, réalisent les mêmes résultats qui sont nécessaires à la bourgeoisie, qui restaurent la bourgeoisie. Celui qui affaiblit tant soi peu la discipline de fer dans le parti du prolétariat (surtout pendant sa dictature) aide en réalité la bourgeoisie contre le prolétariat »

Ce passage de « la maladie infantile du communisme » n’est sans doute pas sans choquer en 2008 lorsque l’on examine les conséquences dramatiques qu’ont pu avoir certaines pratiques de partis dans les différentes « expériences » socialistes ? Dans la mesure ou certains dirigeants de ces partis communistes n’ont cessé de se réclamer de ces textes pour asseoir un pouvoir politique susceptible de mener à bien la construction du communisme la question se pose d‘évidence. Ces écrits sont-ils pour autant si répréhensibles que cela ?

Ce que j’en retiens personnellement c’est qu’ils posent le principe de la nécessité du parti révolutionnaire qui à mon avis est incontournable autant dans la lutte pour abattre le capitalisme (ou le dépasser comme nous l’exprimons aujourd’hui, mais la question est-elle là ?) Ils répondent aussi à la question du rôle du prolétariat et des couches petites bourgeoises et pas seulement des couches du secteur libéral mais aussi de toutes celles qui s’identifient par mimétisme à elles et que l’on baptise généreusement ”couches moyennes”.

Mais cela dans un contexte radicalement différent. Quand on examine une question scientifique il est de bon ton de dissocier les lois générales applicables dans une environnement donné des phénomènes secondaires qui les accompagnent et peuvent très bien être soumis à variabilité. L’abandon du fil a plomb au profit d’appareils de mesure sophistiqués ne change en rien la véracité de la loi de la pesanteur à condition bien sur de rester sur notre planète. L’exploitation capitaliste et la lutte ds classes qu’elle génère demeurent malgré les transformations des techniques de production et les évolutions sociologiques que cela engendre. Nous restons bien sur la planète !

 

(à suivre)

*Je tente une série de réflexions dans le cadre de la préparation du congrès du PCF. Elles n’engagent que moi bien sûr, comme toutes les initiatives que peut prendre un militant plus particulièrement dans une telle période. Par contre et j’aurai l’occasion de le dire, je crois profondément nécessaire d’être responsable quand des choix politiques ont été élaborés démocratiquement et que les Directions ont été élues de la même manière . Volontairement je ne publie que des textes courts qui doivent s’enchainer au jour le jour sans ordre thématique précis. Ce premier texte a une suite sinon il ne voudrait rien dire !

Publié dans Non classé | Commentaires fermés

Réflexions pour une vraie gauche communiste au service du peuple

Posté par jacques LAUPIES le 8 mars 2008

 Ce texte vise à contribuer dans la réflexion qui est indispensable dans notre parti.

Il est grand temps de voir que le Parti Communiste Français n’est plus ancrée dans la réalité d’aujourd’hui. Le PCF est un grand parti politique qui s’est vidé de sa substance à cause de son propre mode de fonctionnement tant du côté du fonctionnement interne que du fonctionnement militant. Effectivement nous ne sommes plus un parti d’action concrètes au près de nos concitoyens et de leur quotidien ; nous ne sommes qu’un parti théorique, un parti d’idées. Il nous faut impérativement changer cela si nous voulons que le PCF reste dans la lutte pour un idéal, un parti d’espoir. Luttons au quotidien et devenons un parti d’action ! Pour ce faire il faut clairement et distinctement revenir sur nos fondamentaux, sur les valeurs qui font notre identité communiste. Soyons fiers de nos réussites et reconnaissons les pages sombres de notre histoire pour empêcher les dérives qu’on été le stalinisme bien d’autres encore.

• Par nos valeurs j’entends bien évidemment la lutte des classes. Notre parti semble avoir abandonné cette idée primordiale qui n’a jamais été autant d’actualité face à un gouvernement, et plus généralement face à un système qui est passé clairement à l’offensive. L’écart entre riches et pauvres s’accroit à une vitesse vertigineuse que nous devons stopper immédiatement (franchises médicales, augmentations des produits alimentaires, de l’essence, stagnation des salaires et dans le pire des cas recul etc…). Il faut donc revoir notre vision du Marxisme et joindre la pensée à l’acte.

• Deuxième point nous devons être un parti clairement anticapitaliste et rejeter radicalement le système du « tout argent » en l’affirmant sans honte et sans ambiguïté. Vouloir dépasser le capitalisme c’est bien, le combattre pour pouvoir le dépasser c’est mieux !

• Il faut également être un parti dont sa propre force vienne du bas et non du haut : il ne faut pas d’un parti « pyramidal » où la direction serait en décalage avec les aspirations des adhérents, et de l’attente du peuple. Les décisions du parti doivent toujours se fonder sur l’accord de l’ensemble des adhérents au travers de débats. La démocratie au sein de notre parti doit être totale et non fictive, il faut que l’on applique les proposition que l’on fait au peuple à nous même ! C’est indispensable ; notre parti doit être à l’image du peuple français dans toute sa diversité.

• Autre point, il est nécessaire de revenir à notre lutte « principale » qu’est la défense de tous les opprimés et des ouvriers. Effectivement je pense qu’il faut défendre en urgence et en premier lieu les plus démunis. Passer par cette défense signifie qu’il faut revoir notre approche militante au sein des luttes sociales, notamment par des rencontres sur les marchés, dans la rue, dans les entreprises entre les citoyens et les militants du PCF afin d’expliquer, de faire connaître nos projets et nos idées pour une société différente de celle proposée depuis tant d’années. Il faut également nous réimplanter dans les quartiers populaires, dans les entreprises, afin de redonner espoir en une alternative possible face au capitalisme et au libéralisme. Il nous faut impérativement être présent sur toutes les luttes sociales sur le terrain et non par un simple soutien moral.

• Vouloir un large rassemblement populaire de la gauche ne signifie pas pour autant qu’il faille à tout prix se rallier au PS. Bien d’autre parti à gauche partage nos valeurs. Trop de gens on cette impression (qui ne me semble pas totalement injustifiée) que le PCF cherche à tout prix à se rallier au Parti Socialiste uniquement dans le but de garder des sièges, ou des places plus ou moins importantes en oubliant les valeurs communistes. N’ayons pas peur d’être autonome lorsque la situation l’exige. Il faut refuser fermement et radicalement toute alliance avec le Parti Socialiste si celui-ci ne défend pas les opprimés et adhère aux pensées capitalistes et libérales, c’est un devoir ! Ne pas faire cela serait une trahison envers nos adhérents et nos électeurs. Cependant il ne faut pas nous tromper d’ennemis, il ne faut pas combattre les autres partis de gauche mais bien le capitalisme et le libéralisme ; car en effet nous sommes passés clairement à un clivage non plus gauche-droite mais bel et bien anticapitaliste-capitaliste.

• L’abandon de la dictature du prolétariat est nécessaire car en contradiction avec l’idée de l’émancipation humaine et de nos valeurs. Nous ne devons en aucun cas revenir sur cette décision.

• Le changement de nom de notre parti peut être une bonne chose. Effectivement changer de nom pourrait permettre d’une part de tourner une page et d’en ouvrir une autre dirigée vers l’avenir et l’action, et d’autre part de nous détacher du lourd poids qu’est notre histoire. Quelques exemples de noms qui conviendraient : – Parti Humaniste – Union pour le Peuple -Mouvement Anticapitaliste et Antilibéral

Publié dans Non classé | Commentaires fermés

Réponse au texte suivant…

Posté par jacques LAUPIES le 8 mars 2008

Je suis globalement d’accord avec cette analyse sauf que je ne partage pas les propositions de changement d’appellation.

Je pense que la dictature du prolétariat qui hélas à abouti à la dictature même pas d’un Parti mais probablement d’une poignée de dirigeants est un concept dangereux et qu’au contraire une large démocratie est indispensable dans la véritable prise de pouvoir par le peuple (autrement dit par l’immense majorité qui fait vivre ce pays par son travail)

Par contre je suis très réservé sur un fonctionnement de parti qui ne serait pas respectueux des décisions majoritaires des congrès et instances intermédiaires et ne pratiquerait pas un certain  centralisme démocratique. Non pas celui que nous avons connu avant de le remettre en cause mais un centralisme démocratique qui implique une discipline sans laquelle, face à un adversaire impitoyable et doté de moyens considérables de manipulation politique, nous opposions le désordre et la soumission à des individualités, des courants, des pressions de soi disants alliés extérieur qui nous sabordent au premier virage.

Un tel centralisme démocratique doit évidemment reposer sur de grandes possibilités d’expression et d’intervention des communistes à tous les niveaux et ne pas aboutir à sanctionner les opposants aux orientations majoritaires respectueux des régles qu’imposent ces orientations.

Mais doit on baptiser cela « centralisme démocratique » ou simplement regles voire « éthique démocratique« 

Le Parti, au risque de connaitre des moments difficiles, doit garder une spécificité d’avant garde révolutionnaire (au sens de la recherche de dépassement du capitalisme en combinant l’utilisation des luttes électorales, des mouvements sociaux, et du combat intellectuel et théorique)

Il n’a pas à renier le mot « communisme » mais à le valoriser, à le désolidariser non pas des révolutions ou des résistances faites en son nom, mais des comportements criminels et absurdes de groupes, de catégories de dirigeants, qui en son nom ont pu pratiquer le dogme et le sectarisme.

Cela est certe une voie difficile mais qui a le mérite de ne rien perdre de l’histoire tant  philosophique et culturelle que sociale et politique qui lui donne toute sa noblesse.

Publié dans Non classé | Commentaires fermés

Posté par jacques LAUPIES le 2 mars 2008

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans Non classé | Commentaires fermés

Les Allemands aussi…

Posté par jacques LAUPIES le 2 mars 2008

Image de prévisualisation YouTube

http://www.youtube.com/watch?v=-O9Z1WulZSw

Publié dans Non classé | Commentaires fermés

Avant le compromis être soi-même !

Posté par jacques LAUPIES le 2 mars 2008

Image de prévisualisation YouTube

Rassembler toute la gauche est ce possible ? Ne faut-il pas en finir avec une compromision avec la social démocratie qui ne cesse de nous entrainer dans des renoncements, dans la recherche d’un langage opportuniste qui masque notre incapacité à oser un combat ouvert contre le capitalisme, ce qui ne veut aucunement dire que l’on va en supprimer toutes les formes, ni même d’ailleurs se priver d’en entretenir certains aspects utile au développement et tenant compte de l’état des consciences sur le plan économique, politique et culturel.

Mais de grace pas de cadeaux dans la rude bataille des idées, ayons le courage de dénoncer les comportements oublieux de l’intérêt général, du respect des libertés individuelles. Pas de cadeaux aux doubles langages d’ou qu’ils viennent. Finissons avec les positions de renoncement face aux nécessités de reconstituer des entreprises nationales et des services publics à les gérer avec la rigueur indispensable, en formant les personnels et en leur donnant les moyens du développement de leur entreprise autant que de leur droits sociaux.

En un mot SOYONS NOUS MEMES avant que d’être assez  réalistes et capables de faire les compromis necessaires avec des forces politiques disposées à accepter de réduire les prérogatives des capitalistes pour des temps donnés garantissant de réels progrès.

Publié dans Non classé | Commentaires fermés

Y en a qui ont les fins de mois faciles ! (extrait de HD, sauf le titre)

Posté par jacques LAUPIES le 26 janvier 2008

Les Français très riches sont un tout petit club. Quelque vingt-cinq milliardaires en euros : Bernard Arnault le patron de LVMH, Liliane Bettancourt, L’héritière de l’Oréal, François Pinault, Gérard Mulliez, le patron d’ Auchan, Martin Bouygues, Serge Dassault, Vincent Bolloré… Et environ mille millionnaires. S’y côtoient des héritiers, des Wendel aux Rothschild, et des nouveaux riches comme Jean Claude Decaux, le publicitaire, Roger Bellon, le fondateur de Sodexho, tous deux milliardaires. Ou encore Didier Truchot et Jean-Marc Lech, dirigeants de l’institut de sondage IPSOS 5200 millions d’euros à eux deux. Pour faire fortune rapidement, il faut être une vedette du sport ou du Show-biz mais ça peut être éphémère. Se faire remarquer dans la finance ou les nouvelles technologies. Être avocat d’affaire. Ou cadre dirigeant dans une entreprise prospère qui distribue généreusement les stock-options. Ces dernières années, l’envolée des revenus du patrimoine (dividendes, plus values boursières, immobilier…) et des hauts salaires ont permis aux plus aisés de creuser l’écart. Selon les travaux de l’économiste Camille Landais, les 3500 foyers le plus riches ont vue leurs revenus progresser de 42,6 % de 1998 à 2005.

Publié dans Non classé | Commentaires fermés

Extrait de « De quoi Sarkozy est-il le nom » de Alain BADIOU

Posté par jacques LAUPIES le 25 janvier 2008

p1000136.jpg

« Les français ont décidé que… », dit la bonne presse. Ils n’ont rien décidé du tout, et du reste, ce collectif, « les français », n’a aucune existence. Pourquoi diable 51 % des français seraient ils « les » français ? N’est -il pas constant dans l’histoire, comme par exemple au moment crucial de l’occupation allemande, que « les français », c’est bien plutôt la toute petite minorité des résistants, en fait, pendant au moins deux ans, trois pelés et un tondu ? Les autres sont largement pétainistes, ce qui veut dire dans les conditions de l’époque, non pas du tout français, mais serviteurs peureux de l’Allemagne nazie. C’est un trait caractéristique de la France justement : quand la question de son existence est réellement en jeu, ce qui la constitue, sur un fond réactionnaire et peureux fort épais, est une minorité aussi active et admirable que numériquement très faible. Notre pays n’a existé et n’existera, quelle qu’en soir la forme à venir, que par ceux qui n’ont pas consenti aux abaissements qu’exige universellement la logique de la survie des privilèges ou même la simple conformité « réaliste » aux lois du monde. Ce sont ceux-là qui ont choisi, et ce n’est certes pas en votant. »

Publié dans Non classé | Commentaires fermés

Peut-on faire confiance aux partis politiques ?

Posté par jacques LAUPIES le 21 janvier 2008

Bayrou ou la fabrication bourgeoise d'un parti

Dans notre pays, fort de ses traditions républicaines, nous considérons que les partis sont, de manière globale (donc en n’excluant pas les particularités de ce point de vue) l’expression des aspirations économiques sociales et culturelles de catégories sociales relativement bien définies. La constitution garantit leur droit d’existence.

Chaque catégorie sociale appartenant à des ensembles que l’on peut comprendre comme étant des classes sociales. Chacune de ces classes sociales se définissant par le rôle qu’elle joue dans les processus de production des richesses : d’une part propriétaires des moyens de production, d’autre part ouvriers employés et cadres globalement salariés en situation de créateur de richesses. Richesses qui appartiennent aux premiers lesquels achètent une force de travail (manuelle et intellectuelle) aux seconds.

Professions libérales, artisans et commerçants dont la position de travailleurs manuel et intellectuels consiste essentiellement à vivre de leur propre force de travail constituent ce qui était appelé les classes moyennes.

On le voit bien cette présentation simplifiée des classes sociales conduit à les distinguer par leurs intérêts contradictoires même s’ils relèvent de ce processus qui à marqué l’évolution de notre espèce : l’acquisition par le travail du statut d’être humain pensant et agissant sur la création de ses propres moyens d’existence (logement, nourriture, soins, etc.)

De tous temps ces classes se sont dotés de pouvoirs politiques conformes à la défense de leurs intérêts économiques. Se dégageant de la solidarités qu’imposaient les communautés primitives où l’homme n’était en capacité de produire plus qu’il ne consommait, sont apparus exploiteurs et exploités : maîtres et esclaves, seigneurs féodaux et cerfs pour aboutir à l’émergence de deux classes fondamentales que le dix neuvième siècle a désigné bourgeoisie et prolétariat.

Chacune des périodes de l’histoire humaine, bien entendu par delà l’existence de deux classes fondamentales sur lesquelles prend appui la société pour son développement, est aussi marquée par la présence de vestiges des classes ou catégories disparues et des embryons des classes ou catégories naissantes.

Les deux classes protagonistes principales ne restant pas indifférentes à l’existence des catégories ou classes minoritaires contractent, souvent en fonction des impératifs politiques, les alliances nécessaires avec elles. C’est-ce que fit la bourgeoisie des le premier empire et que confortèrent les régimes monarchiques et républicains qui suivirent durant le 19ème siècle.

Et, lorsque la classe montante devient un danger pour pérenniser sa domination elle recherche (souvent sous la contrainte) un compromis avec certaines catégories de cette nouvelle classe. Ce fut encore le cas de la bourgeoisie avec son adversaire principal, la classe ouvrière, qui s’est imposé en France par les luttes sociale et la défense de l’intérêt national (front populaire et période immédiate d’après guerre contre l’occupant hitlérien en sont des témoignages éclatants)

Mais tout cela, qui relève de la lutte des classes et qui atteste bien de cette réalité, ne pourrait avoir de traduction politique et n’être compris sans établir un lien global, général, entre les intérêts de classe et les partis politiques.

Certes cela se traduit par une réalité complexe, des engagements idéologiques d’individus que l’on a de la peine a identifier comme issus d’une classe en les retrouvant comme défenseur de l’autre. C’est le cas de bon nombre d’intellectuels issus de milieux bourgeois et qui ont pris le parti de la classe ouvrière ou même cela est aussi fréquent , de dirigeants d’entreprises, d’hommes d’état issus de milieux modestes et propulsés à la tête d’organisation fondamentalement représentative des intérêts de la bourgeoisie la plus ultra et la plus réactionnaire.

Outre les aspects psychologiques qui peuvent aboutir à de telles contradictions chez l’être humain, il y a bien entendu comme élément essentiel les acquis culturels, les dominantes idéologique d’une époque, les évènements historiques, qui influent lourdement sur la détermination, la construction de la personnalité.

Cela bien entendu n’a pas qu’un effet sur les « élites », les élus, les dirigeant d’une société mais hélas cela entraîne aussi les peuples. La capitulation d’une grande partie de la bourgeoisie dominante en 1940 a été acceptée sans doute par quatre vingt pour cent des français qui n’avaient absolument aucun intérêt à se soumettre au fascisme hitlérien.

De tels phénomènes ne sont pas sans se renouveler et nous vivons à un degré peut être moins évident une situation identique de nos jours. Ils résultent souvent d’un recours à la peur (en 1940 c’était la peur de voir la boucherie de 1914/18 se renouveler, en 2007 on brandit d‘autres peurs : la révolte des banlieues, les délinquances de toutes sortes qu’entretiennent les programmes télévisés tant au niveau de l’information que du spectacle déplorable des séries télévisées).

Mais bien d’autres éléments de pression idéologique paralysent ce que l’on appelle la conscience de classe : mode de vie, habitude de consommation, religion, et éloignent chacun de sa véritable identité sociale.

Alors qu’il y a à l’inverse du début du 20e siècle 90 % de salariés dans notre pays la moitié d’entre eux font des choix politiques pour des partis dont personne ne peut nier qu’ils sont essentiellement constitués d’élus représentatifs de la bourgeoisie et en tous cas se positionnent dans la défense de ses intérêts. Il n’y a rien de surprenant à cela et le phénomène n’est pas propre à la France.

Pour s’insérer dans le jeu démocratique et assurer le maintien de son pouvoir cette classe issue des milieux industriels et financiers prend appui sur des Partis qu’elle maîtrise directement ou qui ne remettent pas fondamentalement en cause sa domination économique basée sur la propriété des moyens de production et le contrôle des réseaux bancaires.

Elle réussit cela en s’assurant la sympathie des catégories de salariés les moins atteintes par son système d’exploitation (que désormais l’on a baptisé de couches moyennes ce qui peut s’expliquer parfois au niveau des revenus (cadres, techniciens, etc.) mais n’a rien a voir avec les couches moyennes évoquées précédemment.

Autre moyen d’asseoir son pouvoir : la division entre catégories sociales de salariés ou au sein même de ces catégories. Les exemples pourraient être nombreux : agents de maîtrises et cadres avec agents des fonctions exécutives, hommes et femmes, jeunes et anciens, chômeurs et actifs, mais d’œuvre traditionnelle et main d’œuvre immigrée, étudiants boursiers et non boursiers, retraités du service public et retraités du privé, etc.

Devant ces oppositions savamment entretenues, pourtant bien perceptibles, les différents Partis sont tentés par l’opportunisme politique cherchant plus a séduire qu’à construire. Certains hommes politiques lorsqu’ils sont au pouvoir n’ont de cesse que de se préoccuper de leur réélection. D’autres plus dogmatiques collent à l’idéologie et de la même manière créent l’illusion et s’éloignent des réalités, du quotidien des électeurs. Le discours politique devient un brouillard qui enveloppe des démarches ou l’intérêt économique individuel prend le dessus

Ce recours à discours éloigné du réel empreint souvent de démagogie, ou à l’inverse cultivant le catastrophisme, présente un grave danger : le discrédit de la politique. Sauf peut être quand la politique se rapproche du réel et du quotidien. C’est-ce qui se passe aux élections locales comme les municipales, ou la tricherie est toujours possible mais aussi plus voyante.

Pour palier cet inconvénient il suffit donc de porter atteinte aux institutions proche des électeurs.

Voila qui sera chose faite lorsque les communes perdront de leurs prérogatives que les Conseils Généraux disparaîtront et qu’il ne restera plus que les Régions bien plus éloignées du citoyen. Et qui offrent l’avantage, pour prolonger la tricherie de créer de nouvelles féodalités plus utilisables par les pouvoirs supranationaux.

La destruction des structures de la nation héritée de la révolution française, et même dans une certaine mesure héritée de la monarchie, est en marche.

On peut y voir une source de progrès comme les pires dangers des mainmises impérialistes.

Et les partis dans tout cela me direz vous ! Eh bien les partis sont ceux que les hommes qui les composent en font. Il est clair que si ces hommes là comme nous l’avons dit matériellement ou idéologiquement représentatifs d’intérêts de classes ou de catégories en arrivent à constituer une catégorie particulière dont les intérêts personnels vont de pair avec le maintien de leur position, ils vont se détacher de leur mission originelle.

La « classe politique » française nous en donne une excellente représentation, à quelques exceptions près, en se vendant corps et âme à qui veut bien l’acheter. Bien entendu le phénomènes est plus criant dans les hautes sphères de cette classe que dans une « base » de petits élus que l’on satisfait avec des miettes.

Il n’y a plus guère de place pour les militants qui pour certains, de toutes façons, attendent cette intégration dans la hiérarchie.

Nous ne connaissons pas suffisamment le phénomène à l’échelle mondiale mais il est sans doute parfois plus pernicieux que chez nous. L’exemple des Etats-Unis, en pleine déliquescence, n’a rien à voir avec ce qu’a connu la Russie avec l’Union Soviétique. Il est cependant clair que la mort de cette dernière a sans doute à voir avec ce qui vient d’être dit. Comme d’ailleurs toutes les décadences des sociétés humaines.

Les règles, les lois protectrices de la démocratie n’y peuvent grand-chose dans la mesure ou l’effondrement des valeurs politiques va généralement de pair avec des marasmes économiques dus – et l’on en revient à Marx ne vous en déplaise – à la mauvaise gestion de la richesse produite. Et aux inégalités qu’elle engendre, source elles-mêmes des ambitions corruptrices.

Alors que faire ? Nous ne prétendrons pas qu’il y a de solution toute faite, mais cela doit nous amener à repenser – pas qu’en paroles abstraites – comment faire de la politique et avec quel parti. Nous y reviendrons !

Publié dans Non classé | Commentaires fermés

1...287288289290291
 

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus