Lancement de la campagne des communistes

Posté par jacques LAUPIES le 12 mai 2017

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans POLITIQUE | Pas de Commentaire »

Législatives. Désaccord entre la France insoumise et le PCF

Posté par jacques LAUPIES le 11 mai 2017

Julia Hamlaoui avec aurélien soucheyre
Jeudi, 11 Mai, 2017
L’Humanité

En 48 heures, la porte s’est refermée sur un accord PCF-FI en vue des législatives. « Il n’y aura pas d’alliance », a tranché hier Jean-Luc Mélenchon. Au regard des enjeux, les communistes ont choisi eux de continuer de « tendre la main ».

Législatives. Désaccord entre la France insoumise et le PCF dans POLITIQUE icon_guillemets_haut
Lisez gratuitement en numérique l’Humanité et l’Humanité Dimanche pendant un mois.
icon_guillemets_bas dans POLITIQUE

Avant la crise des 48 dernières heures, la semaine précédente, déjà, la température était montée de quelques degrés avec un communiqué de la France insoumise annonçant que celle-ci porterait plainte contre le PCF en cas d’utilisation de l’image de Jean-Luc Mélenchon.

Mais, au-delà de ces épisodes, ces frictions traduisent une visée stratégique différente dans un paysage politique en pleine recomposition. Pour Jean-Luc Mélenchon, il s’agit de faire de la France insoumise l’unique force propulsive à gauche. En la matière, le député européen revendique la comparaison avec le président En marche ! : « Je fais des choses comparables avec Emmanuel Macron en voulant casser les anciens partis. Nous voulons mettre de l’ordre et mettre fin aux petites manœuvres. Nous avons une seule étiquette », a-t-il développé hier. Un message qui fait écho à son lancement de campagne en février 2016 : « Moi, je propose ma candidature, c’est le peuple qui va en disposer, je ne demande la permission à personne, je le fais hors cadre des partis. Je suis ouvert à tout le monde, les organisations, les réseaux, mais les citoyens d’abord », disait-il alors sur TF1. Depuis, les responsables de la FI répètent que leur mouvement est « un cadre de large rassemblement ». De son côté, le PCF mais aussi Ensemble ! ont décidé de soutenir la candidature Jean-Luc Mélenchon, mais sans rejoindre son mouvement. Le PCF plaidant pour rassembler dans un même mouvement « et le peuple et les forces de gauche », en rupture avec la politique libérale du quinquennat écoulé. « La France insoumise a eu cette intuition que, pour faire entrer le grand nombre dans le jeu, on ne peut pas faire seulement avec les forces existantes. Mais je ne pense pas qu’on pourra faire totalement sans », ajoute, pour sa part, Clémentine Autain, la porte-parole d’Ensemble !. Regrettant de ne pas avoir été invitée à la table des négociations, mais citée par Jean-Luc Mélenchon parmi la poignée de candidats investis par la France insoumise sans avoir signé sa charte, elle continue d’estimer nécessaire dans l’immédiat de « faire élire un maximum de députés ».

Charte, campagne et discipline de vote

Cette divergence conduit à une mésentente sur le cadre d’un éventuel accord national. Tous les candidats doivent accepter une « campagne nationale sur un programme national », « l’Avenir en commun », a à nouveau expliqué hier le responsable de la campagne législative de la FI, Bastien Lachaux, à l’occasion d’une conférence de presse. « C’est pour ça que la campagne de la France insoumise sera nationale, avec une charte graphique unique sur l’ensemble du territoire, un programme commun à l’ensemble des candidats, un mot d’ordre commun, “la Force du peuple” et un logo commun, le “phi” de la France insoumise », a-t-il. À ces conditions, la FI a régulièrement répété que ces candidats devaient être signataires d’une charte qui comprend notamment le label commun, une association de financement unique (avec possibilité de reversement) et la discipline de vote. « La bannière FI n’est pas commune c’est le nom de l’une des forces » en présence, estime Olivier Dartigolles. Le porte-parole du PCF, qui regrette le climat de « brutalité et de violence », estime également que « le score obtenu à la présidentielle est le résultat de forces dont le PCF, ses élus et militants » qui ont mené campagne. Et de rappeler que le PCF avait accepté que l’Avenir en commun soit le socle de la future majorité : « Nous partageons l’écrasante majorité de ces propositions dont beaucoup ont été piochées dans notre travail commun de 2012, l’Humain d’abord. évidemment, certains sujets font débat, c’est normal. » Pas assez clair pour Jean-Luc Mélenchon qui a argué hier de divergences, comme sur le nucléaire.

Quels candidats à Ivry, Grigny et Montreuil ?

C’est avec l’intention de pallier à cette difficulté, explique-t-on place du Colonel Fabien, que le PCF a proposé à l’issue du premier tour un accord national « sous une bannière commune », estimant qu’avec quatre candidats réunissant de 19,5 à 24 % « une majorité n’est acquise pour personne ». « Ils ont refusé un accord national dans le cadre de FI. Puis proposé des désistements réciproques. Puis une autre bannière nationale. Puis de nouveaux des désistements », a balayé Manuel Bompard. Exit donc l’accord national.

Quant à un accord plus restreint de désistements réciproques, il s’est heurté aux velléités de la France insoumise d’imposer ses candidats, en particulier dans les trois villes communistes d’Ivry, de Montreuil et de Grigny. « Il aurait été possible en élargissant le nombre de circonscriptions concernées, de faire élire Alexis Corbière (le porte-parole de FI, candidat à Montreuil, NDLR) dans un grand nombre d’entre elles, en particulier à Paris », souligne Olivier Dartigolles. La page est-elle définitivement tournée ? Telle semblait être la volonté de FI hier. « Nous avons investi plusieurs candidats issus du PCF. Nous espérons que cela va continuer. Hier soir Stéphane Peu, candidat PCF à Saint-Denis, a annoncé qu’il signera la charte de la France insoumise. Nous pensons qu’il y en aura d’autres dans les prochains jours », a annoncé Manuel Bompard, hier. De son côté, Pierre Laurent déclarait dans l’après midi : « Nous allons entrer en campagne nous-mêmes, mais en tendant toujours la main à un accord local ou national. Chaque fois que ce sera possible nous avancerons vers cet accord ».

Deux lancements de campagne séparés

Pierre Laurent lancera la campagne nationale des législatives du PCF lors d’un grand meeting au gymnase Japy, à Paris, ce jeudi 11 mai à 19 heures (retransmis en direct sur pcf.fr), avec l’ambition de « renouveler en profondeur l’Assemblée nationale en faisant entrer des députés représentant vraiment le peuple (…). Nos candidats, dont près de 70 % n’ont aucun mandat électif, sont à l’image de cette France du travail ». De son côté donc, la France insoumise organise, elle, une convention nationale de ses candidats ayant validé sa charte samedi à Villejuif (Val-de-Marne). Jean-Luc Mélenchon devrait officialiser sa candidature à Marseille. Selon les chiffres de la France insoumise, la moyenne d’âge de ses candidats est de 41 ans, dont 90 % ne se sont jamais présentés et 63 % ne sont pas membres d’un parti politique.

 

Publié dans POLITIQUE | Pas de Commentaire »

Soyez d’abord vous mêmes, même s’il vous en coûte ! Et mèfi !

Posté par jacques LAUPIES le 10 mai 2017

DSC_0455-1DSC_1025-1

La Camargue est  un pays de taureaux pas de vache à lait…

 

Et voilà, nous y sommes un coup  de plus ! Dans quoi ? Tout simplement dans une tentative d’user, ici par des adversaires, là par des partenaires, d ‘une constitution que certains disent pourtant vouloir abattre. Par souci d’efficacité diront-ils, alors qu’en réalité il profitent de cette opportunité pour tenter d’obtenir l’hégémonie que le système mis en place donne aux « grands partis » (qu’ils sont loin d’être !)

Une constitution qui donne la possibilité à un homme ne représentant au départ que lui-même (du moins c’est ce que l’on tente de nous faire  croire) de s’octroyer une représentativité populaire en regroupant diverses forces, plus ou moins opportunistes, certaines directement ou non manipulées par la classe dominante, de museler des millions d’électeurs en ne leur laissant d’autre possibilité que de se voir imposer  par la suite un compromis mortifère !

Il suffit qu’un tribun bien rodé ou un débutant bien encensé, certes soutenus par des courants politiques faciles à débusquer,de droite ou de gauche, soient assez talentueux pour se rallier des partis, des transfuges de tout poil et moult opportunistes, et il devient monarque. Et si ne n’est pas son intention la cour qui l’entoure se chargera de lui rappeler qui l’a fait roi : une cour « droitisante », « centrisante » et même gauchisante pourvu que le bourgeois y trouve son compte !

Tout aussi coupables de la supercherie sont ceux qui savent et se laissent piéger. Il y a certes les cocus qui savent et ceux qui ne savent pas. Ils seront les innocents aux mains vides !

Un analyste me disait un jour: « soyez vous d’abord avant de vous consacrer aux autres ». Je dois dire que la vie m’avait déjà appris que c’était de bon conseil mais il faut bien dans une société sortir de temps à autre de son égo. Cela est bien naturel quand on est convaincu, que produit des rapports  sociaux, notre égo est fait de tout ce que autres nous apportent. Mais comme on dit chez nous « mèfi » (attention)

Evidemment ce parler marseillais je l’ai appliqué plusieurs fois, pas avec les adversaires eux on sait qui ils sont mais avec les alliés qu’il est moins aisé de deviner. En 1981 je n’ai pas voté Mitterrand au second tour, histoire de freiner son ardeur hégémonique. Au premier tour la question ne se posait pas puisque Marchais était candidat. Ai-je eu tort ou raison au second ? L’histoire a répondu mais au bout du compte avant de s’en prendre à l’allié regardons nous nous même ! Je dois dire tout de même que le discours léniniste de François Mitterrand à Beaucaire devant un parterre à 90% de sympathisants communistes m’avait tout de même un peu préoccupé et paru quelque peu insolite, sachant d’où venait le révolutionnaire de ce jour là.

En 2012 je me suis opposé au choix de Mélenchon dès le premier tour ce qui ne veut pas dire que je n’ai pas compris notre dilemme après le résultat désastreux de Marie George Buffet en 2002. Tout comme je ne l’ai pas choisi comme candidat en 2016. Mais discipliné dans un parti qui me parait-être de loin le plus sérieux et conforme à ma volonté  de transformer les rapports sociaux d’exploitation en rapports sociaux de coopération, j’ai fait tout mon possible pour lui permettre d’obtenir le meilleur résultat en essayant d’être convaincant avec les électeurs communistes parfois très réservés et d’autres carrément hostiles !

En  politique il faut à la fois faire face  à l’immédiat en tenant compte de la situation économique  et sociale présente et se livrer  en même temps à une réflexion pour la transformer utilement. C’est un exercice très difficile et ceux qui tranchent facilement quand un choix est à faire sont bienheureux.

Mais il y a tout de même quelques principes à respecter : être soi et convaincre de sa propre réflexion, donc établir une force autour de soi pour peser sur ceux qui n’ont pas la même vision de la société à construire ou qui, lorsque c’est le cas, ne partagent pas notre stratégie pour y parvenir. C’est ce que l’on appelle établir les rapports de force. Rien n’est plus dangereux que de se diluer dans une mélasse unitaire avant que l’heure ne sonne.

Nous sommes mal, car avoir tout fait pour l’union, s’être mouillé pour un candidat qui vient à la télé vous traiter de menteur, ce doit être dur à avaler !

Espérons que nos électeurs auront le temps de se faire à cette nouvelle conjoncture et d’ores et déjà battons nous pour cette candidature communiste que j’appelle de mes vœux sur Tarascon. Cet après midi j’ai discuté de cela avec trois personnes qui m’ont indiqué être prêtes à adhérer au PCF.

Et encore une fois soyons nous même et montrons bien que nous n’avons rien à voir avec les pantalonnades auxquelles nous assistons !

Ce n’est pas quelques peaux de banane qui nous dérangeront. D’où qu’elles viennent !

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

Je regrette profondément le refus des dirigeants nationaux de France insoumise (Pierre Laurent)

 

Dans un communiqué publié hier soir, le directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon, Manuel Bompard, annonce la rupture unilatérale par la France insoumise des discussions entre nos deux formations politiques. Cette rupture, ni moi, ni la direction du PCF, ne l’avons ni décidé, ni souhaité. Ceux qui affirment le contraire mentent et cherchent à se dédouaner de leurs responsabilités.

Hier encore, devant le risque que je sentais grandir, j’ai lancé un nouvel appel, le troisième en quinze jours, pour que nos discussions aboutissent sans délai à un accord large et national permettant d’aller ensemble à la bataille des élections législatives avec une candidature commune dans le maximum de circonscriptions. Je sentais grandir le risque puisque nos interlocuteurs écartaient depuis déjà dix jours toute possibilité d’un accord national qui n’aurait pas lieu sous la tutelle unique de la France insoumise, poussant ainsi à la multiplicité des candidatures issues des diverses forces ayant soutenu Jean-Luc Mélenchon, et à la division des électeurs réunis par son bulletin de vote le 23 avril. Depuis, nous en étions réduits à des discussions rabougries comme peau de chagrin, concernant une poignée de circonscriptions, 26 exactement sur 577 lors de la dernière discussion de lundi. Nous les poursuivions tout de même, avec la volonté d’aboutir à un accord pourtant insuffisant mais dont nous espérions qu’il envoie un signal unitaire positif. Le communiqué de France insoumise rompt cette dernière discussion. C’est irresponsable.

 

Les élections législatives s’annoncent en effet cruciales. Si Emmanuel Macron a été élu, la majorité parlementaire n’est acquise pour personne. Nous pouvons donc la disputer aux forces du libéralisme et de l’extrême-droite, fort des sept millions et demi de voix recueillies par Jean-Luc Mélenchon le 23 avril. Nous pouvons ensemble empêcher Emmanuel Macron d’avoir les mains libres pour casser le Code du travail, nous pouvons battre ses candidats et ceux la droite dans de très nombreuses circonscriptions, barrer la route à l’entrée massive de députés Front national au Parlement après avoir barré la route de l’Elysée à Marine Le Pen. La meilleure chance de victoire que nous pouvons nous donner, c’est l’union maximale des forces qui ont permis le résultat du 23 avril, en conjugant leurs forces, tout en respectant leurs différences. C’est cette méthode que nous n’avons cessé de proposer pour les élections législatives, en rassemblant tous nos candidats sous une bannière commune respectueuse de tous, membres ou non de la France insoumise. Pourquoi refuser cette proposition de bon sens ?

 

Je regrette profondément le refus des dirigeants nationaux de France insoumise, qui privilégient manifestement sans le dire un intérêt de recomposition partisane à la possibilité d’une ample victoire les 11 et 18 juin prochains. Ce choix est périlleux pour la défense des intérêts populaires. Mais rien ne nous détournera du cap choisi. Je renouvelle mon appel, car l’union des forces capables de reconstruire une gauche nouvelle, profondément réinventée comme nous avons commencé à le faire avec le Front de gauche puis dans cette année 2017, n’est pas un choix de circonstance électorale, c’est un choix de fond et durable. Et je demande aux candidats que nous avons investi d’entrer en campagne partout, en maintenant la main tendue et ouverte à tout accord qui permettra localement ou nationalement de dépasser cette situation.

 

Notre ligne de conduite reste la même. Nous avons voté Jean-Luc Mélenchon pour ouvrir la voie à un nouvel espoir. Après avoir battu Marine Le Pen, conscient des combats qui nous attendent face à Emmanuel Macron, nous voulons aujourd’hui concrétiser cet espoir et cette force dans les élections législatives en rassemblant le maximum de voix et de forces à gauche , et en faisant élire le maximum de députés qui les porteront dans les combats à venir. Nos candidates et candidats, issus dans toute la France du monde du travail, travailleront à faire entrer cette force populaire à l’Assemblée nationale.

 

C’est sur ces bases que je lancerai demain à 19 h au gymnase Japy à Paris la campagne nationale de nos candidats pour les élections législatives.

Pierre Laurent
Secrétaire national du PCF

 

Législatives. La France insoumise annonce la fin des négociations avec le PCF

Julia Hamlaoui
Mardi, 9 Mai, 2017
Humanite.fr

La France insoumise a annoncé mardi soir par voie de communiqué de presse que les négociations étaient rompues avec le PCF pour les élections législatives, alors que depuis plusieurs jours des échanges avaient lieu pour trouver à défaut d’un accord national, un accord de désistements réciproques.

Soyez d'abord vous mêmes, même s'il vous en coûte ! Et mèfi ! dans POLITIQUE icon_guillemets_haut
Lisez gratuitement en numérique l’Humanité et l’Humanité Dimanche pendant un mois.
icon_guillemets_bas dans POLITIQUE
« Pierre Laurent a décidé de rompre les discussions sur les candidatures aux élections législatives », a écrit, mardi soir dans un communiqué, Manuel Bompard, directeur de campagnes de FI, affirmant « prendre acte » que «  la direction du PCF a  lancé la campagne de tous ses candidats sous le sigle du PCF, membre d’un « Front de Gauche » pourtant aujourd’hui inexistant ».
« C’est très surprenant et incompréhensible alors que les échanges se sont poursuivis par téléphone et après notre conférence de presse de cet après-midi », déplore-t-on dans l’entourage du secrétaire national du PCF.  Quelques heures plus tôt, celui-ci  a de nouveau appelé, devant la presse, « avec gravité et colère » , à un accord pour mener « non dans quelques circonscriptions, mais le plus largement et nationalement possible  la bataille (des législatives, NDLR) sous une bannière commune ».
Renvoyant  la responsabilité de cette rupture au PCF, citant un numéro de janvier du supplément « Communistes » de l’Humanité, Manuel Bompard estime que de longue date la direction du PCF a rejeté un accord au niveau. La France insoumise indiquait alors qu’un tel accord devait se nouer sous le label FI et avec la signature de sa  charte pour l’ensemble des candidats. Des conditions refusées par le PCF. « Nous ne rejoindrons pas la France insoumise » a réaffirmé mardi Pierre Laurent sans exclure un accord. « La grande diversité de ses candidatures fait d’ores et déjà de la France insoumise un cadre de large rassemblement », ajoute en retour Manuel Bompard à son communiqué. Au-delà de cette question les tensions des derniers jours ont également porté sur le nombre de circonscriptions concernées et la répartition de celles-ci.
Pour l’heure, les deux formations  ont prévu, chacune de leur côté, une initiative de lancement de campagne. Le PCF donne rendez-vous à Paris pour un meeting au Gymnase Japy jeudi soir, et la France insoumise organise une convention nationale samedi à Villejuif.

Publié dans POLITIQUE | Pas de Commentaire »

Les communistes de Tarascon veulent rapidement entrer en campagne…

Posté par jacques LAUPIES le 10 mai 2017

 

 

DSC_0814

Nicolas Koukas, Conseiller Départemental, Adjoint au Maire d’Arles, pressenti candidat des communistes sur la 16ème circonscription. Homme de terrain qui pourrait représenter avec compétences la population de notre région des Alpilles à la Camargue. En tut cas nous en formulons le vœux !

Les communistes de Tarascon qui proposent que des élus communistes représentatifs, de larges couches de la population sur la 16ème circonscription (notamment les adjoints au Maire de Miramas et d’Arles) soient rapidement déclarés candidats. A cette heure nous sommes dans l’attente, en l’absence de réunion des Sections concernées pour ratifier cette proposition et la publier, des déclarations officielles de candidatures. Est ce bien sérieux ? Les candidatures de Gaétan Fernandez , Adjoint au Maire de Miramas et de Nicolas Koukas, Conseiller départemental d’Arles, sont proposées. Nous attendons confirmation ?

En se référant au communiqué publié ci dessous, il apparaît clairement que ces candidats sont à même de représenter en toute légitimité les plus de 20 % d’électeurs qui ont voté Jean Luc Mélenchon dans notre circonscription. Car, dans ces trois villes les plus importantes de cette circonscription, ce sont bien les communistes, souvent seuls, ont porté le candidat de la France insoumise. Je peux en témoigner à Tarascon où nous avons contribué au doublement de voix recueillies en 2012.

Et si les électeurs ne sont pas encore tous conscients, que la personnalité de Jean Luc Mélenchon a un peu effacé cette réalité de travail sur le terrain qui honore les militants communistes, il appartient à ces derniers de faire prendre conscience que nous allons entrer dans une période où la lutte des classes va prendre toute sa dimension. Et qui mieux que ce parti mérite soutien et appui pour mettre en œuvre une politique de progrès économique et social.

En clair les classes populaires et en premier lieu la classe ouvrière vont devoir s’imposer électoralement et dans les luttes sociales pour permettre que  les classes privilégies  et leurs représentants soient chassés du pouvoir politique et médiatique.

Un pouvoir qui  s’emploie à se renouveler sa représentation pour entretenir l’exploitation que permet le système capitaliste. Que ce soit avec les Sarkozy, Hollande et à présent MACRON !

 

Conférence de presse concernant les législatives

Verbatim Conférence de presse – Pierre Laurent – Mardi 9 mai 2017

 

DSC_0660 (1)

Conférence de presse concernant les législatives

48 heures après l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République, la bataille des élections législatives bat déjà son plein.

Jeudi 11 mai, à 19 heures, au gymnase Japy à Paris, je lancerai en présence de nombreux candidats soutenus par le Parti communiste la campagne nationale des communistes. Nos ambitions sont claires :
- concrétiser l’espoir ouvert par les 7,5 millions de voix recueillis le 23 avril par le vote Jean-Luc Mélenchon. Nous voulons donner à cette force nouvelle une représentation maximale dans l’Assemblée nationale, pour faire entendre l’exigence d’un nouveau progrès social et écologique pour le pays et refuser les projets libéraux d’Emmanuel Macron ;
- élire le maximum de députés qui refuseront de signer un chèque en blanc au Président pour légiférer dès cet été par ordonnances contre la casse du Code du Travail ;
la présidentielle, à laquelle nous sommes fiers d’avoir contribué avec clarté, barrer maintenant la route à une entrée massive du Front national à l’Assemblée ;
- renouveler en profondeur l’Assemblée nationale en faisant entrer des députés représentant vraiment le peuple, c’est-à-dire des ouvriers, des infirmières, des cheminots, des professeurs des écoles, des employés, des chômeurs, des étudiants, des jeunes travailleurs dans la précarité, etc., des salariés, femmes et hommes à parité, de toutes conditions et de tous métiers, que ni En Marche, ni la droite, ni le FN ne présenteront. Nos candidats, dont près de 70 % n’ont aucun mandat électif, sont à l’image de cette France du travail.

Pour concrétiser ces objectifs, je renouvelle avec gravité et colère mon appel à la France insoumise pour que nous allions, non dans quelques circonscriptions, mais le plus largement et nationalement possible à la bataille sous une bannière commune, qui puisse rassembler France insoumise, le Parti communiste, Ensemble !, les forces citoyennes du Front de gauche, et toutes les forces de gauche et écologistes qui pourraient alors souhaiter se joindre à nous pour mener ensemble les combats qui s’annoncent.
Que cherche-t-on ? La défense d’intérêts de recomposition partisane ou une victoire du peuple qui rebatte les cartes après la présidentielle et redonne une chance à notre peuple de peser sur son avenir? Sans accord national, nous diviserons les électeurs de Jean-Luc Mélenchon du 23 avril, alors qu’ils nous demandent une seule candidature, la plus à même de gagner, dans le maximum de circonscriptions.

C’est la condition de l’élection du maximum de députés et de la mise en échec des tentatives de main mise sur la représentation nationale d’En Marche, de la droite et de l’extrême droite, qui, on le sait, peuvent être facilitées par la logique institutionnelle des mécanismes de la Vème République, contre la volonté de millions et de millions de nos concitoyens.
A ce jour, et alors que la bataille s’engage, cet accord fait toujours défaut. C’est pour nous incompréhensible. J’alerte sur le gâchis qui se prépare. Les discussions entre deux formations n’ont pu porter encore hier soir, malgré nos demandes, que sur un échange de retraits réciproques de candidatures portant sur moins de quinze circonscriptions pour chaque formation sur 577.

Nous poursuivons nos échanges, mais les électeurs et électrices de Jean-Luc Mélenchon, de toute la gauche, la jeunesse, le monde du travail, les quartiers populaires ne comprendraient pas que nous en restions là. Il reste quelques heures pour élargir le périmètre de la discussion et lui redonner l’ambition attendue.

L’incompréhension est grande dans le pays et je la partage. Nous sommes prêts nationalement à tout moment pour avancer et nous avons fait des propositions pour le permettre. Et je demande à tous nos candidats, dans tous les départements, d’entrer en campagne la main tendue, ouverte à tout accord qui puisse débloquer cette situation.
Face aux candidats, à la droite, au FN qui travaillent tous à élargir le rassemblement opéré autour de leur candidat présidentiel, nous ne pouvons offrir à nos électeurs le terrible dilemme de la division.
Je veux lancer un second appel. Si nous avons battu Marine Le Pen au second tour. Le combat continue. Dans 45 circonscriptions où Marine Le Pen a réuni plus de 50 % des voix le 7 mai, j’invite à la mobilisation et à la convergence de toutes les forces démocratiques pour empêcher l’entrée massive du Front national à l’Assemblée nationale. Dans nombre de ces circonscriptions, il est possible de ne pas laisser les électeurs prisonniers d’un second tour droite ou En Marche face au FN.

Nous sommes prêts à la discussion pour créer les conditions d’un rassemblement maximum pour qualifier, dans ces circonscriptions, une candidature porteuse d’un projet de justice, de démocratie et d’égalité.
Enfin, je veux dire que derrière l’énorme opération de com’ lancée par le Président de la République sur le thème du renouvellement et de l’audace, se cache de vieux projets du Medef et des méthodes anti-démocratiques archaïques. Le recours aux ordonnances pour légiférer contre le Code du Travail en contournant la négociation avec les syndicats n’est pas une fatalité. Le Président de la République n’a pas le pouvoir d’enclencher à lui seul cette mécanique. Une loi d’habilitation des ordonnances doit être votée au Parlement.
Nous appelons à la mobilisation sans attendre et nous disons : élisons le maximum de députés qui refuseront une telle loi habilitant les ordonnances et organisons le débat législatif en direct et sous le contrôle du monde salarié, dans le dialogue avec les organisations syndicales.

Nos députés, s’ils sont élus, seront porteurs de propositions pour un Code du Travail du 21e siècle et des droits nouveaux de sécurité d’emploi et de formation pour tous. Nous avons déjà déposé des propositions de loi en ce sens. Nous les verserons au débat de la campagne des élections législatives. C’est ce grand débat national et démocratique que nous voulons, pas un blitzkrieg antisocial durant l’été.

Nous ferons de cette question un enjeu majeur et premier de la campagne législative qui s’annonce.

Publié dans POLITIQUE | Pas de Commentaire »

« Tout est mis en place pour que ça dégénère »

Posté par jacques LAUPIES le 9 mai 2017

 

Violences policières
Entretien réalisé par Maud Vergnol
Mercredi, 4 Mai, 2016
L’Humanité

Entretien. Gardien de la paix au renseignement territorial, secrétaire général de la CGT police, Alexandre Langlois dénonce une volonté délibérée de « dégoûter les manifestants ». Il raconte les coulisses des violences.

icon_guillemets_haut dans POLITIQUE
Lisez gratuitement en numérique l’Humanité et l’Humanité Dimanche pendant un mois.
icon_guillemets_bas

Comment analysez-vous les violences policières qui ont marqué les dernières manifestations contre la loi El Khomri ?

Alexandre Langlois Tout est mis en place pour que les manifestations dégénèrent. Côté renseignement, on constate depuis une dizaine d’années une double évolution, avec des manifestants beaucoup plus pacifiques qu’avant, mais des casseurs toujours plus violents, organisés de manière quasi paramilitaire. Certains de ces groupes sont identifiés avant qu’ils intègrent les manifestations. Mais aucune consigne n’est donnée pour les interpeller en amont.

Vous parlez d’une « volonté délibérée » que les manifestations dégénèrent. Comment cela se traduit-il pour vous, sur le terrain ?

Alexandre Langlois Prenons l’exemple du 9 avril. En fin de journée, nous savons qu’un groupe de casseurs dangereux vient d’arriver gare du Nord pour aller perturber Nuit debout, à République. Une compagnie de CRS se trouve sur leur passage, prête à intervenir. Mais l’ordre leur est donné par la préfecture de se pousser dans une rue adjacente ! Les collègues leur signalent l’imminence de l’arrivée du groupe de casseurs. Mais ordre leur est confirmé de les laisser gagner place de la République, avec les conséquences que l’on connaît ! Par contre, quand il s’est agi d’aller protéger le domicile privé de Manuel Valls, ce soir-là, cette fois les ordres ont été clairs…

Au-delà des casseurs, comment expliquez-vous les ruptures de cortèges, l’usage systématique de gaz lacrymogènes, voire les brutalités policières gratuites ?

Alexandre Langlois C’est important de rappeler que, dans les manifestations, tous les collègues sur le terrain n’interviennent que sur ordre. Si certaines, comme le 1er Mai, se terminent en « souricière » place de la Nation, c’est que l’ordre en a été donné. Le message qui est passé, c’est « casseurs venez, vous pourrez agir en toute impunité, et manifestants ne venez plus avec vos enfants, car c’est dangereux pour vous ». Et à la fin de la journée, les médias ne parlent que des violences, et surtout plus des raisons pour lesquelles les citoyens manifestent. Le pouvoir politique instrumentalise la police, qui sert de bouc émissaire. Cela permet au gouvernement de faire diversion.

Comment les policiers vivent-ils cette situation ?

Alexandre Langlois Nous sommes épuisés. Les collègues souffrent d’une perte de sens de leur métier. Aujourd’hui, on leur demande du rendement statistique et d’exécuter des ordres qu’ils jugent incompréhensibles ou injustes. La police est déshumanisée. On compte un suicide en moyenne par semaine dans notre profession. À la CGT police, nous défendons l’idée d’une force publique à l’usage du peuple, celle de la déclaration des droits de l’homme de 1789, une « force pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée ».

Publié dans POLITIQUE | Pas de Commentaire »

Un 8 mai classique qui cache des inquiétudes pour notre avenir de paix…

Posté par jacques LAUPIES le 9 mai 2017

DSC_1042-1DSC_1043-1 porte drapeaux

Les autorités municipales et des conseillers en herbe associés à la cérémonie (bonne initiative)

DSC_1052-1 MarinsDSC_1054-1

La garde des marins de Toulon et le public

DSC_1056-1DSC_1059-1

Drapeaux  au vent sur le monument et les autorités

DSC_1071-1DSC_1072-1 plaque commemorative

Résistants et déportés cheminots honorés

Sans commentaires : une fois n’est pas coutume, mais lisez bien le précédent

Publié dans POLITIQUE | Pas de Commentaire »

Macron président ! Et après ?

Posté par jacques LAUPIES le 9 mai 2017

DSC_1019-1

avant de dépouiller…

 

Que dire au lendemain de l’élection de ce nouveau Président ! D’abord qu’il a servi de barrage à l’extrême droite qui cependant quoiqu’en dise les commentateurs, n’est pas laminée et parfois même conforte ses positions. Car passer de 22 % à 34 % n’est pas anodin. Certes cela aurait pu être moins important comme progression si les états d’âme  des stratèges du « bonnet blanc et blanc bonnet » sous influence un peu boboéiste, un peu intello effarouché ou encore stratège puritain gauchisant de la dernière heure, n’avaient cru devoir s’abstenir , voter nul ou blanc.

Ce qui nous vaut à Tarascon un 55 % pour le FN à ce deuxième tour. Ce qui signifie que les 17 % de la droite ont surement, pour une bonne part alimenté Marine, pendant que la « pudeur » de nombre d’électeurs de gauche, que je comprends parfaitement et respecte totalement, sont à l’origine de ce résultat préoccupant qui place le FN en tête à  Miramas et aux Saintes notamment et augmente son influence sur Arles (villes qui comme Tarascon ont plus de 11 % d’abstention)

Qu’ils ne m’en veuillent pas mais  je me dois de dire à ces électeurs de gauche (dite aussi vraie) un peu durement ce que je pense !

Ne serait ce que pour combattre  cette idée dangereuse, de plus en plus répandue, selon laquelle les électeurs et le peuple en général ont toujours raison et n’ont pas besoin de suivre des consignes de parti qui peuvent même les flatter de cette autonomie (cela a un nom : le populisme !)

Eh bien non je ne marche pas : les partis politiques – du moins ceux qui restent fidèles à des objectifs émancipateurs – ont un rôle d’éducation populaire et une capacité d’analyse qui est éminemment utile et importante pour le peuple. On ne se construit pas une opinion raisonnée, équilibrée, juste, motivée et consciente de ses intérêts de classe ou de catégorie sociale en 15 jours voire en quelques semaines avant une élection, surtout quand la télé, la presse appartient aux oligarques, à la finance et à des chaines publiques et croupionnes qui depuis des mois ont fabriqué leur commis politique !

On pourra m’accuser de manichéisme, de maladresse vis à vis de tous ceux qui, amis politiques, ont su s’ancrer  à gauche  dès le premier tour et qui représentent un tiers de l’électorat, les deux autres tiers se répartissent entre la droite et les sociaux libéraux (FILLON et MACRON)

Mais si je rappelle cela c’est que les législatives arrivent et que nous devons maintenir voire améliorer le score de cette gauche anti austérité en proposant les candidatures les plus crédibles, issues d’une forte implantation populaire des communistes, sur la seizième circonscription qui nous concerne, nous tarasconnaises et tarasconnais

Bien sur les communistes ne sauraient prétendre à une quelconque hégémonie. Ce n’est en tout cas pas mon propos mais je sais, après avoir fait une analyse détaillée des résultats qu’ils sont incontournables et que ce serait une erreur précisément de ne pas « les utiliser », ce qui en rien ne peut conduire à se priver d’ouvertures prometteuses pour l’avenir.

Dans l’immédiat il faut être conscient que toutes les forces politiques qui se sont retrouvées dans le barrage au FN et en particulier, celles qui ont préféré rester en dehors du combat (troublées et indécises face au  recours au  vote en faveur d’un adversaire résolu) sont en opposition  radicale excepté sur les concepts de démocratie, de liberté, de laïcité avec certes des interprétations parfois très contradictoires.

Mais, fait national et local,  les forces progressistes y occupent une place prépondérantes, et peuvent gagner, à condition d’être unies, la bataille des législatives.

Une réalité qu’il faut transmettre autour de nous afin que mobiliser des électeurs qui ont voté Mélenchon où Hamon et pourquoi pas au delà. Belle revanche à prendre après la frustration que le mode de scrutin présidentiel  a provoqué en les contraignant à des votes « contre nature »

 

 

 

Macron élu, la bataille pour les législatives est désormais l’enjeu majeur

Maurice Ulrich
Dimanche, 7 Mai, 2017
Humanite.fr
C’est la fin d’une longue séquence historique qui aura vu les deux principales forces politiques du pays se partager le pouvoir pendant plusieurs décennies, avec un bilan désastreux. Photo : Geoffroy Van De Hasselt/AFP
C’est la fin d’une longue séquence historique qui aura vu les deux principales forces politiques du pays se partager le pouvoir pendant plusieurs décennies, avec un bilan désastreux. Photo : Geoffroy Van De Hasselt/AFP

Le rassemblement de la gauche de transformation est essentiel pour constituer ce qui sera probablement la seule force d’opposition au sein d’une Assemblée qui risque d’être la plus à droite que la France aura connue depuis des décennies.

Macron président ! Et après ? dans POLITIQUE icon_guillemets_haut
Lisez gratuitement en numérique l’Humanité et l’Humanité Dimanche pendant un mois.
icon_guillemets_bas dans POLITIQUE

 

L’élection hier d’Emmanuel Macron signe la fin du premier acte d’une séquence politique inédite, voire chaotique. Le second acte commence dès ce matin avec les élections législatives, le troisième dès l’été avec un candidat libéral, décidé à « réformer le travail » au plus vite, par ordonnances, comme il n’a cessé de le répéter.

C’est aussi la fin d’une longue séquence historique qui aura vu les deux principales forces politiques du pays se partager le pouvoir pendant plusieurs décennies, avec ce bilan désastreux. Un Front national aux alentours de 35% selon les première estimations et qui compte bien désormais jouer les premiers rôles dans la vie politique, avec un pouvoir de nuisance renforcé.

Un président de la république « ni de droite, ni de gauche », mais dont la politique, quelles que soient les illusions qu’il peut porter dans une part de son électorat, liées à ce besoin de renouvellement qui s’est fortement exprimé dans la dernière période avec pour effet de « dégager » tous les sortants, n’en est pas moins une politique de droite sur les toutes les questions économiques, aussi bien à l’échelle européennes qu’à l’échelle nationale.

Sans doute saura t-il pour un temps la parer de couleurs sociétales avantageuses, mais la réalité ne saurait tarder à s’imposer pour les plus modestes, les salariés, les chômeurs. Il faut également compléter ce tableau avec les autres forces. Le PS en tant que tel sort en morceaux de la séquence.

Son candidat officiel a chèrement payé le quinquennat de François Hollande alors même que ses amis politiques l’on, si l’on ose dire, descendu en plein vol, attachés à une recomposition sociale-libérale dont Emmanuel Macron est devenu avec leur accord ou à leurs corps défendant le vecteur, y compris pour François Hollande et Manuel Valls.

Ils l’avaient délibérément engagée, de fait, dès les lendemains de 2012, suscitant une large déception dans l’électorat, favorisant ainsi la montée du Front national sur la base des attentes déçues, des problèmes majeurs non réglés voire aggravés. Chômage, désertification des territoires, crise agricole, désindustrialisation. Sans doute on en oublie, On peut se souvenir que des groupes de réflexion liés au PS avaient théorisé ce choix d’abandonner en quelque sorte les ouvriers ou les paysans à leur sort pour se concentrer sur les classes moyennes urbaines, diplômées etc.

Ce qu’Emmanuel Macron a fait. À Gauche, c’est donc l’électorat de Jean-Luc Mélenchon qui constitue désormais le socle à partir duquel il peut être possible de reconstruire une force de changement. À la condition toutefois que les questions de chapelle, voire les opportunismes et les effets d’aubaine ne voient revenir les démons politiciens. Le risque existe, il doit être conjuré avec lucidité et intelligence.

« Il n’y a pas 577 petits Macron dans les circonscriptions du pays »

La droite a subi dans la douleur la faillite morale de son candidat. Pour autant elle n’est pas à terre, loin s’en faut. Malgré cette défaite elle a de nombreux élus, souvent très bien implantés et qui auront à cœur, comme leur électorat, de prendre une revanche sur cette élection qui leur semblait promise et dont ils pensent qu’elle leur a été volée.

C’est dire que les élections législatives s’annonce sous d’inquiétants auspices. Emmanuel Macron compte sur la dynamique créée par sa victoire. De là à constituer une majorité claire, c’est rien moins qu’évident. Il n’y a pas 577 petits Macron dans les circonscriptions du pays.

Le PS, tel qu’il est déchiré entre les ralliements qui vont à n’en pas douter se multiplier et le maintien de quelques pans de mur de la vieille maison, devrait être le grand perdant des scrutins de juin.

La future Assemblée nationale, avec les élus d’En marche!, une droite forte et un Front national qui cette fois risque d’y faire une entrée remarquée, pourrait donc bien être la plus à droite que la France ait connue depuis plus d’un demi-siècle et l’on imagine sans peine que des accords sur le fond de la politique libérale à venir n’auront pas de mal à se nouer, quelles que soient les postures de circonstance.

Le renouvellement annoncé à toutes les chances de ne pas être autre chose que la poursuite de ce qui était avant, en pire. Dans ces conditions l’élection de nombreux députés de la France insoumise, d’Ensemble, du PCF est la seule qui puisse constituer une force d’opposition à ce qui s’annonce. La bataille engagée se doit, pour la gauche de transformation de prendre une nouvelle ampleur.

<img src= »http://img.humanite.fr/sites/default/files/styles/thumbnail/public/images/ulrich_maurice.jpg?itok=o9DOfeH2″ width= »67″ height= »100″ />
journaliste

Publié dans POLITIQUE | Pas de Commentaire »

Macron élu, la bataille pour les législatives est désormais l’enjeu majeur

Posté par jacques LAUPIES le 8 mai 2017

Election présidentielle 2ème tour: Déclaration de Pierre Laurent

 

Ce soir, la candidate du Front national n’est pas élue. C’est un soulagement ! Une large majorité d’électrices et d’électeurs n’a pas voulu porter à la tête de l’Etat ses idées de haine et de division, son projet raciste et xénophobe, sa politique violemment discriminatoire, libérale et guerrière.

 

Nous, communistes, sommes fiers d’avoir oeuvré avec clarté à cette défaite, car nous savons qu’elle continue à menacer la République et son unité.

Nous n’en voulons à aucun prix, ni aujourd’hui, ni demain.

 

Mais ce soir, notre coeur n’est pas à la fête. Notre pays vit des heures graves. Ce second tour est, à nouveau, une très sérieuse alerte pour toutes celles et ceux qui sont attachés à la démocratie et à l’égalité. Marine Le Pen, avec … % , obtient x millions de voix supplémentaires par rapport au premier tour. C’est le résultat de la banalisation des idées d’extrême droite que nous sommes plus que jamais décidés à combattre. C’est aussi le résultat de décennies d’alternances politiques défavorables aux intérêts populaires, de trahisons et de renoncements des gouvernements successifs. Nous partageons ce soir la profonde colère des millions de personnes qui se sont senties piégées par ce second tour. Piège orchestré par les mécanismes de la Ve République usée et perverse. A l’avenir, nous ne voulons plus être obligés de voter par défaut pour battre l’extrême droite. Nous ne voulons plus la voir aussi haut. Pour cela, il faut construire la victoire d’un vrai changement de politique qui libère la France de la tutelle des marchés financiers, qui proclame « l’humain d’abord » et s’attaque à la domination de la finance en conquérant de nouveaux pouvoirs à tous les niveaux, qui ouvre le chemin d’une nouvelle société de bonheur, de solidarité, de justice, d’écologie, de paix et d’égalité.

 

Ces choix politiques de progrès, ce n’est pas Emmanuel Macron, candidat des milieux financiers, élu ce soir Président de la République qui les fera. Il veut tout marchandiser dans la société. Son élection est fragile. Les millions d’électeurs qui ont voté Macron ont d’abord voulu barrer la route de l’Elysée à Marine Le Pen. Déjà au premier tour, ils et elles étaient nombreux à voter pour lui par défaut pour éviter un duel entre Fillon et Le Pen. Son projet, très néo-libéral et porteur de graves régressions sociales et démocratiques, est minoritaire dans le pays. Ce qui reste à l’ordre du jour, c’est la construction d’une alternative de transformation sociale, écologique et démocratique à sa politique, et celle d’une nouvelle majorité de gauche pour la porter. Dès demain, et tout au long du quinquennat, les communistes seront mobilisés pour avancer dans cette voie avec toutes celles et ceux qui seront disponibles.

 

 

 

A la casse du Code du Travail qui affaiblirait les droits des travailleurs, nous opposerons une sécurité de l’emploi et de la formation pour éradiquer le chômage et la précarité, en créant de nouveaux pouvoirs dans les entreprises et sur les banques face aux marchés financiers. Au recul du droit à la retraite et à la privatisation de la Sécurité sociale facilitée par la suppression annoncée de cotisations sociales, nous opposerons un plan de défense et de développement de la Sécurité sociale. A la baisse de 60 milliards d’euros des dépenses publiques et à la suppression de 120 000 fonctionnaires, nous opposerons un plan de relance des services publics de proximité dans tous les domaines. Au recours aux ordonnances pour gouverner autoritairement, nous opposerons le respect de la démocratie. Nous serons de tous les combats contre les projets anti-sociaux de Macron, contre les projets ultra-réactionnaires de la droite et de l’extrême-droite.

 

C’est dans cet esprit que nous voulons conduire les élections législatives des 11 et 18 juin. Le PCF y engage dès ce soir toutes ses forces. Aucune majorité parlementaire n’est acquise pour personne. Notre peuple a une nouvelle chance pour décider de son présent et de son avenir.

 

Fort du vote de millions de citoyens pour Jean-Luc Mélenchon le 23 avril, avec toutes les forces qui ont soutenu sa candidature et toutes celles qui peuvent se joindre à nous, nous pouvons aller très haut ensemble pour élire à l’Assemblée nationale une forte représentation nationale. Unis, nous pouvons gagner dans de très nombreuses circonscriptions. Désunis, les gains seront limités et cela laisserait la place à des députés « En Marche ! », de droite ou d’extrême droite. Nous avons une grande responsabilité commune devant tous les électeurs de gauche et écologistes. Ils et elles nous demandent de nous unir.

 

Pour cela, un accord national large, équitable et représentatif, sous une bannière commune qui nous rassemble tous, France insoumise, Parti communiste, Ensemble !, citoyens du Front de gauche est nécessaire. Cela correspond à l’attente et à l’espoir de la majorité des électeurs qui ont porté leurs suffrages le 23 avril sur Jean-Luc Mélenchon. Le Parti communiste est prêt à un tel accord.

 

Dans tous les cas, ensemble nous pouvons agir pour barrer la route au Front national dans de nombreuses circonscriptions où il peut s’ancrer durablement. Nous pouvons choisir dans chaque circonscription le candidat qui nous donnera les chances maximales de gagner. Nous lançons à nouveau ce soir un appel solennel aux dirigeants politiques de la France insoumise : il n’est pas trop tard pour aboutir à un tel accord national. Et nous restons prêts, si cette ambition n’est pas partagée, à un accord même plus limité. Nous en appelons au dialogue sur tout le territoire dans les heures qui viennent.

 

Notre parti est engagé dans ces élections avec une ambition : « Faire entrer le peuple à l’Assemblée ». Les candidat-e-s communistes – Front de gauche que nous soutenons dessinent le visage de la France du monde du travail, du privé comme du public, travaillant dans tous les métiers, syndicalistes, citoyen-ne-s engagé-e-s dans leurs territoires, aux diverses origines, jeunes candidatures porteuses d’un renouveau politique ainsi que des femmes et des hommes d’expérience, forts de leur responsabilité d’élu-e local-e.

Avec eux, ce jeudi 11 mai à 19h, Pierre Laurent lancera notre campagne nationale lors d’un grand meeting au gymnase Japy, à Paris.

 

Soyons forts et unis dès demain pour poursuivre le combat contre l’extrême droite et faire reculer les idées de repli, pour engager dès maintenant la résistance et les projets alternatifs à la politique de casse sociale et d’aggravation de la crise et des inégalités que le nouveau Président compte mettre en œuvre.

 

Concrétisons ainsi la promesse d’une gauche nouvelle, née dans les urnes le 23 avril.

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

Maurice Ulrich : « A l’Assemblée nationale, la seule force d’opposition réelle sera la gauche »

Posté par jacques LAUPIES le 8 mai 2017

 

 

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

Regard sur l’actualité #12. Racisme, abstention, TATI, peine de mort, artistes en exil

Posté par jacques LAUPIES le 7 mai 2017

Au sommaire de l’émission du jeudi 4 mai, Patrick Le Hyaric réagit aux sujets suivants : il y a 22 ans, Brahim Bouarram perdait la vie, assassiné par des militants du FN ; Ninon, 20 ans, a choisi de s’abstenir au 2d tour de l’élection présidentielle ; les employés de TATI craignent pour leurs emplois ; cinq exécutions de condamnés à mort en quelques jours dans l’Arkansas ; le festival la « La voix est libre » célèbre les artistes en exil en France.

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

12345...274
 

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus