Une opposition se manisfeste dans le PCF face aux orientations et à la stratégie adoptées par la direction nationale.

Posté par jacques LAUPIES le 11 juillet 2017

Dans le débat qui s’engage portant essentiellement sur la stratégie du PCF en matière de développement mais aussi de recherche de rassemblement il est évident que l’échec que nous venons de subir et la perte de représentativité qui l’accompagne pour nombre de français, ne peuvent conduire à occulter  les erreurs commises. 

Ce qui naturellement pose la question des responsabilités et devrait nécessairement conduire à de sérieuses autocritiques de la part de dirigeants qui n’ont pas entendu les avertissements et ont persisté dans des prises de décisions lourdes de conséquences (engagement dans l’idée d’une candidature non communiste à la présidentielle en 2012 et 2017 que la position de la Conférence nationale à rejeté et qui n’a pu être réhabilité que par un vote partage quasi également) !

Certes cette seule « faute » stratégique qui ne réduisait en rien une politique de rassemblement, n’explique pas tout !

L’opiniâtreté de nos adversaires ou concurrents à s’en prendre à nous et à s’accommoder d’un anti communisme latent, cultivé avec des mots et en exploitant les visions caricaturales de faits historiques sélectionnés pour nous discréditer tant au plan national qu’international , sont des éléments à prendre en compte.

Mais quand un peuple souffre et que des catégories sociales (les plus nombreuses) sont privées de l’essentiel et voient les acquis sociaux – dont la plupart ont été obtenus dans des luttes avec l’appui des communistes, de leurs élus – ce peuple sait reconnaître les siens et rejeter ses ennemis de classe.

Encore faut-il qu’ils puissent nous entendre; Cela doit être notre préoccupation et cela passe par une révision complète de notre façon de « travailler en politique »

 

Document reçu de Nicolas Marchand le 5 juillet 2017

 

Intro réunion du 1/7/2017

 

Notre réunion va permettre un échange de vue sur la situation, nouvelle et grave, issue des élections présidentielles et législatives et d’envisager ce que nous devons faire.

 

Il y a, je pense, 2 questions principales:

  • ·       l’apport des idées communistes, avec des initiatives, pour des luttes offensives face à la politique du nouveau pouvoir
  • notre rôle pour contribuer à un rassemblement majoritaire des communistes pour un bilan critique sérieux des causes de notre échec, une réorientation stratégique et une nouvelle direction capable de porter avec confiance les idées communistes

 

La première question est en fait le sujet de la réunion organisée par « Économie et Politique » cet après-midi. Je ne vais pas développer ce point. Le pouvoir veut avancer très vite, avec les ordonnances, pour parachever le bouleversement libéral du code du travail, tout en cherchant à désamorcer les résistances en divisant. Sont déjà sur la table des sujets comme de nouvelles réductions des dépenses publiques, le financement des retraites. Macron est aussi très actif sur le terrain de l’Europe.  Autant de sujets sur lesquels il va y avoir besoin d’une intervention communiste forte de toute l’originalité et la cohérence de nos apports.

 

Dès maintenant il y a le défi de rassembler non seulement pour protester contre les ordonnances, mais sur des propositions alternatives. C’est le moment de s’emparer de la proposition de loi Chassaigne pour la sécurisation de l’emploi et de la formation. Cette intention est annoncée dans la résolution du CN, avec la relance de la campagne « l’été n’est pas fait pour casser le code du travail », l’invitation à des initiatives et à un travail de popularisation durant tout l’été. Contribuons partout au passage à l’acte, avec esprit de suite.

Quelques mots sur les enjeux du débat qui s’engage dans le parti, en vous renvoyant à  la tribune que nous avons rédigée avec Frédéric, Denis et Yves, et aux  interventions au CN.

Dès le lendemain du 2eme tour des législatives, nous avons formulé, les premiers, l’idée que la gravité de la situation du parti, son échec stratégique, rendait nécessaire un Congrès extraordinaire, pour un bilan, une réorientation et un changement de direction.

La demande d’un Congrès, formulée aussi par d’autres camarades, a été reprise par Pierre Laurent et par le CN, Pierre Laurent cherchant à éloigner le plus possible, fin 2018, la date du Congrès.

Cette question n’a pas été tranchée au CN, la résolution situant le Congrès soit au printemps soit à l’automne.

Notre proposition de réunion d’une assemblée des délégués des sections a également été retenue.

Par contre, sans surprise, la proposition de mise en place d’une direction provisoire, portée par notre tribune, et par plusieurs camarades au CEN et au CN n’a pas été retenue par Pierre Laurent.

La poser a permis cependant de prendre date.

 

S’il est positif qu’un Congrès extraordinaire ait été décidé – et si Pierre Laurent a été quelque peu bousculé lors du CN – la conception avancée pour le Congrès, avec la multiplication des sujets à traiter,  indique une volonté de tenter de marginaliser ou d’éviter le débat sur la stratégie et sur la direction. Il est fait grand bruit sur la question des transformations, déjà à l’ordre du jour de chacun des précédents congrès, … et plusieurs fois déjà déclarées accomplies … Surtout il s’agirait de chercher à améliorer des pratiques, en contournant le besoin d’un bilan de la stratégie et de la direction, pour des changements en phase avec l’actualité du combat révolutionnaire, l’actualité de l’action politique visant un rassemblement agissant et majoritaire pour dépasser le capitalisme.

C’est à l’assemblée des sections qu’est renvoyée la décision de préciser l’ordre du jour du Congrès. Cette assemblée va être très importante ; à plusieurs reprises de telles réunions ont pu bousculer la direction. Il faut prendre sa préparation, toute la phase qui va la précéder, très au sérieux. Et dans ce cadre, voir comment déjouer les tentatives de manipulation.

Le groupe dirigeant, qui veut absolument garder la maîtrise des décisions du congrès et le pouvoir, et qui a été alerté par sa défaite lors de la Conférence Nationale, va tout faire pour contrôler ce qui sortira de cette assemblée.

 L’assemblée des sections sera préparée par un questionnaire aux adhérents.

Cela serait, répondent certains, plus démocratique que des comptes-rendus de discussion, puisque beaucoup d’adhérents ne participent pas aux réunions

Ce questionnaire sera établi lors d’un séminaire du CN pendant l’université d’été, le 25 août.

Une demande d’engagement précis de transparence sur cette consultation a été refusée, la formule de la résolution sur ce point étant très vague et non contraignante pour la direction :

« les débats, propositions et demandes des communistes [devront être] consignés par écrit et transmis à la présidence du Conseil national pour une diffusion plus large ».

Il faut mettre ce processus sous la pression de l’exigence de transparence et de démocratie : quelle conception et contenu du questionnaire ? Où iront les questionnaires, qui en aura connaissance, qui les traitera et en fera la synthèse, sous quel contrôle démocratique ?

 

Il ne faudrait pas laisser faire une tentative de centralisation de la consultation, sous maîtrise du groupe dirigeant, avec des moyens, comme pour les sondages, d’orienter les réponses, et de déterminer centralement ce qui sera annoncé comme prédominant.

Cette méthode a déjà été expérimentée avec la pratique des « ruches », débouchant sur des synthèses déformant totalement ce qui s’était exprimé.

Nous devons contribuer au débat collectif le plus large, à son contenu, à sa remontée objective et à une transparence réelle ; encourager les dirigeants de section, de fédération à agir dans ce sens, à leur échelle, et vis à vis de la direction nationale. L’idéal serait, que la tentative de corseter le débat puisse être débordée, dès le processus de cadrage du Congrès.

Il faut faire monter l’exigence d’un bilan critique.

Pour l’élection présidentielle, les communistes ont été très partagés. Et leur vote final, qui a eu lieu sous pression de la prise de position de Pierre Laurent et de la majorité du CEN en faveur de la non-présentation d’un candidat communiste à l’élection présidentielle, malgré la décision de Congrès d’engager un communiste « dans le processus » , et le vote majoritaire de la Conférence nationale dans ce sens, a été quasiment 50/50. Depuis, une partie des camarades ont évolué, changé d’avis ou se posent des questions. D’autres trouvent une justification dans l’atterrissage à 11 députés et pensent que la situation aurait été pire avec un candidat communiste.

Cependant le constat de la réalité de notre effacement et de ses conséquences nationales aux législatives semble largement partagé. Il est en tout cas difficilement contestable.

Pierre Laurent, qui avait dans un premier temps qualifié nos résultats de, seulement, « décevants », est obligé de reconnaître un échec, de parler de notre « manque de crédibilité nationale » et de dire : « il est évident que les choix que nous avons faits pour l’élection présidentielle ne nous ont pas permis de dénouer les difficultés et de déjouer les dangers que nous avions identifiés ». Néanmoins il ne va pas jusqu’à admettre que tout cela était prévisible ni à engager sa responsabilité personnelle, ni celle du CEN. La nécessité d’un bilan est actée, mais en marge, et pas incluse dans les chantiers dits de transformation proposés au Congrès. Il va falloir que les communistes poussent.

 

Il ne s’agit pas d’incriminer les camarades qui ont été influencés par les arguments que nous jugeons défaitistes, mais de nourrir la critique de fond d’une orientation politique, et de dirigeants qui n’ont pas respecté la démocratie et ont mené le parti à un échec qui met notre existence en danger.

Malgré la promesse d’une campagne autonome, malgré les efforts de terrain de nombreux militants communistes, la campagne présidentielle n’a mis en avant que le candidat, et ses propositions, dans des conditions où s’est instauré une quasi totale confusion entre les programmes et les idées du PCF et de FI. En outre, la dynamique que le parti a lui-même nourri en faveur de JLM, a été retournée par lui avec, comme il l’avait annoncé, des candidats FI contre nous aux législatives, à l’exception de quelques circonscriptions qu’il a choisi.

La confusion n’a pas été seulement le résultat du système de l’élection présidentielle et d’une censure médiatique. Nos dirigeants ont eux-mêmes alimenté cette confusion, répétant que pour l’essentiel nos propositions étaient les mêmes.

Encore le 12 juin, Pierre Laurent était questionné sur Cnews :

Le journaliste lui dit_ « Vous avez les mêmes idées que JLMélenchon, donc c’est pas un problème d’idées, c’est un problème de nom et un problème de personne éventuellement ? »

Pierre Laurent répond_ :  « On a une partie des idées en commun » … puis il ajoute « on a des choses qui sont différentes : il y a dans notre parti une culture politique, des pratiques politiques, une expérience dans la proximité locale »

En fait, niant ou minorant la différence sur les idées, on prétendait la faire sur notre volonté unitaire. Cela ne pouvait suffire. Cela n’a pas marché.

Mais cela ne prolonge-t-il pas une démarche à l’œuvre depuis plus longtemps ; une démarche qui fait primer la recherche du rassemblement sur la bataille d’idée propre à conditionner un rassemblement au niveau nécessaire ; et même oppose l’une et l’autre, avec l’idée qu’avancer nos propositions fait obstacle au rassemblement.

Une démarche qui est en pratique une démarche d’effacement de nos idées, de notre originalité.

Cela renvoie aussi à l’incapacité, ou au refus, de la direction d’impulser des campagnes durables, tenaces permettant la promotion, la pédagogie, l’ancrage de nos idées, la perception de leur cohérence et de leur originalité

Dernier exemple en date, la « campagne » sur le coût du capital, qui, malgré les efforts de quelques uns, notamment les camarades de la commission économique, malgré l’intérêt suscité dans le parti, s’est enlisée, puis arrêtée faute d’une volonté politique au sommet de l’impulser. Et cela en même temps qu’étaient en pratique fermées les portes de ce qu’on appelait «le secteur entreprises ».

Il ne suffit pas de prononcer des formules sur la sécurité de l’emploi et de la formation, ou sur la finance, d’ailleurs, souvent déviées vers des enjeux de fiscalité, plutôt que vers le principal, la maîtrise des banques et du crédit : elles sont sans impact, incompréhensibles, sans explications, précisions, pédagogie. Les idées novatrices, qu’elles recouvrent ont besoin d’être portées dans la durée, avec conviction, et dans l’action. De même que nos propositions concernant l’Europe.

Cela supposerait aussi d’en finir avec la culture (comment la qualifier ? réformiste ? sociale-démocrate?) consistant à limiter notre ambition à un autre partage des richesses, en omettant de faire le lien, qui donne à cette idée sa dimension révolutionnaire, et sa crédibilité, à la nécessité d’une transformation de la manière de les produire, de conquérir les moyens de changer la gestion des entreprises et de les responsabiliser. (Sujet sur lequel Mélenchon fait l’impasse totale au profit d’un impossible et archaïque « tout par l’État »).

Cette conception limitée à un partage des richesses, ne serait-elle pas justement, en l’état, le « programme commun » de la « radicalité » ?

Or le projet de recomposition visant à nous entraîner sous une forme ou une autre au sein d’une « nouvelle force politique » de la gauche dite radicale, ou de transformation, est en train d’être relancé. Des idées qui ressemblent fort à celles que les communistes ont battu en 2007, refusant la dilution du PCF au sein d’une nouvelle force politique, reviennent. Frédéric Genevée, et d’autres proposent « un dépassement du PCF » ; Alain Hayot relance l’idée d’une « métamorphose ». Mais aussi, au sein du groupe dirigeant, Marie-Pierre Vieu, soulignant qu’elle n’a pas de tabou, dit ne pas avoir un avis tranché sur la question de savoir s’il faut rester le parti communiste ou aller vers « une autre force politique ».

Quant au discours de Pierre Laurent, il est trop variable, vague et ambigü …

Que penser à ce propos de la nouvelle piste avancée par Pierre Laurent comme mot identificateur du communisme : le commun ?

C’est articulé à un traitement assez bizarre de la question du changement de nom du PCF, abordée pour dire que ce n’est pas le principal, mais pas tabou non plus … On avait remarqué le questionnement insistant des journalistes pendant la campagne …

Déjà la Revue du projet, va changer de nom, mais pas pour introduire une référence au communisme, pour devenir « Cause commune ».

Il ne s’agit pas de dire que le mot « commun » nous déplaît. Nous parlons de « biens communs de l’humanité » à propos d’enjeux d’appropriation sociale mondiale.

Les « communs » est un concept auquel se réfèrent certains groupes antilibéraux qui ne veulent pas, ou plus, se référer au communisme. Il est substitué parfois à « service public », ce qui n’est pas forcément un progrès.

Mais « commun » est-il substituable à « communisme » ?

S’agirait-il d’ouvrir la voie à une prise de distance avec le communisme comme visée révolutionnaire, de transformation radicale de la société, d’une nouvelle civilisation dépassant le capitalisme ?

Là j’ai envie, sans épuiser le sujet de citer la conclusion d’un article de Paul Boccara, le 9 octobre 2007, titré « Novation, non dilution du PCF »:

«Face à l’assimilation du communisme au stalinisme ou même à l’Union Soviétique, nous pouvons discuter d’une grande campagne, avec des actes symboliques, sur les valeurs  humanistes des communistes de notre époque : pour un dépassement du capitalisme, de ses  libertés dans l’inégalité, pour un partage des pouvoirs, des ressources, des informations, des  rôles, pour un PCF d’un communisme de liberté pour chacun, de démocratie participative et  d’intervention de tous ».

Une reconstruction-refondation de la gauche est nécessaire.

Tout ne dépend pas de nous, et beaucoup de choses sont en mouvement, et incertaines.

Ne faut-il pas considérer avec conviction, et travailler à étayer l’idée qu’elle a besoin de l’apport autonome d’un parti communiste offensif, novateur, révolutionnaire.

Ni la dilution, ni le repli.

L’autonomie pour avoir les moyens, avec nos idées et nos initiatives, de contribuer à un rassemblement transformateur.

Au delà, ce serait aussi la question de l’autonomie des autres composantes, et de recherche de modalités d’alliances rompant avec les logiques de sommet.

Je signale au passage que c’est une idée que nous avons porté dans les débats du collectif unitaire auquel nous avons participé pendant la campagne présidentielle, dans la phase de mobilisation pour une candidature commune. Ce cadre politique est complexe, avec la diversité des participants, les intentions fusionnelles de certains. Mais il permet des liens qu’il nous paraît utile d’entretenir.

Parmi les questions mise en avant par la résolution du CN, j’attire l’attention sur la première :

« Comment redevenir le parti des classes populaires, au travail, à l’entreprise, dans les quartiers populaires et la ruralité ? »

Cette question peut plaire. Elle peut même chercher à réveiller, avec son « redevenir », la nostalgie du « parti de la classe ouvrière ». Mais elle porte une conception fausse, réductrice, de la base sociale qu’un parti communiste aujourd’hui doit chercher à se donner. Peut-on isoler la question des couches (doit-on dire classes?) populaires, de celle de leur rapprochement, avec les couches  moyennes salariées, voire une partie des couches supérieures. Ça concerne les entreprises, les services publics et aussi, de façon vitale pour la pérennité et la reconquête de notre influence, la plupart des communes, qu’on qualifiait autrefois « ouvrières », où notre parti est influent.

Une relance du parti communiste, dans la société de classe telle qu’elle est et se développe aujourd’hui, est-elle concevable avec une ambition limitée à influencer les couches populaires, en continuant de laisser les couches moyennes salariées à l’influence des autres forces politiques. Un rassemblement populaire majoritaire est-il concevable sans le rassemblement des ouvriers, des employés, des cadres, des intellectuels face au grand patronat et aux marchés financiers.

Enfin, la question de la direction. Le sujet a été ajouté dans la liste qui figure dans la résolution, mais sous la formule « quelle conception des collectifs de direction ? ». 

Attention : ce n’est pas l’inscription à l’ordre du jour de l’élection d’une nouvelle direction.

Pourtant si un bilan critique met en évidence l’échec du groupe dirigeant actuel, et conduit à des décisions de changement politiques, en toute logique il y aura besoin d’une nouvelle direction, vraiment acquise aux décisions du Congrès, composée de camarades plus combatifs, plus convaincus de nos idées, mieux à même d’impulser un renouveau, une renaissance du parti communiste. Cela ne pourra pas attendre le Congrès suivant. Mais cela ne pourra se faire que si l’élection de la direction est inscrit à l’ordre du jour.

Je pense qu’il faut pousser cette question, tranquillement, mais avec exigence, comme l’ont fait plusieurs camarades au CN, en tenant compte du souci d’unité des communistes, mais aussi de la nécessité de vaincre les réflexes suivistes qui ont permis aux groupes dirigeants successifs de s’auto-renouveler. On remarque d’ailleurs que Pierre Laurent et son équipe mettent beaucoup en avant Marie-Pierre Vieu et Pierre Dhareville.

Ce travail est inséparable du travail à mener ensemble pour préciser avec les communistes, les bases politiques précises de la réorientation nécessaire.

Il s’agit de poursuivre, de prolonger, sous des formes appropriées le rassemblement qui a porté très haut l’exigence d’un candidat communiste à l’élection présidentielle. Et de l’élargir.

Notre action est très utile et va être indispensable pour le Congrès qui vient.

Il nous faut voir comment gagner en efficacité, mieux fonctionner, étendre notre réseau de contacts, dans un plus grand nombre de départements et de sections.

Je pense qu’il faudrait prolonger cette réunion par des réunions décentralisées, pour lesquelles nous pourrons, avec les camarades du CN notamment, nous déplacer.

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Souvenir du Maroc…de 1957

Posté par jacques LAUPIES le 10 juillet 2017

  

J’ai souvenir du Rif pour y avoir effectué des manœuvres avec l’armée française. Ce devait-être en 1956-57 dans le quatrième spahis marocain. J’ai en mémoire les discussions avec le sous officier qui commandait le peloton auquel j’appartenais et manifestait volontiers son hostilité lorsque nous rencontrions des cavaliers, nus sur leur monture et qui devaient appartenir à quelque tribus du coin, lesquels semblaient pratiquer un naturisme qui n’était pas du goût de l’adjudant en question.

C’est à cette époque que j’ai su que le régiment auquel j’appartenais avait perdu six des siens – à ce qui m’avait été dit – dans des opérations contre des « rebelles » effectuées aux côtés de l’armée marocaine. Par la suite comme tout un chacun j’ai appris que cette région abritait des tribus qui avaient combattu en 1925 les armées espagnole et française, la France étant intervenu par soucis de ne pas voir la résistance des rifains mettre en difficulté le protectorat français sur le Maroc.

Ce n’est que plus tard que j’ai su que le Parti Communiste, à cette période de son histoire avait  à l’exemple de Jaurès  de Jaurès dénoncé et s’était opposé aux interventions militaires fomentée par des gouvernements soumis aux intérêts de classe de la bourgeoisie.

Comme quoi de petits faits anodins ont pu me conduire à comprendre que le militaire, plutôt protégé puisqu’épargné par la participation à la guerre d’Algérie, n’avait cependant rien à faire dans ce conflit où hélas quelques amis d’enfance moins chanceux ont perdu la vie.

 

 

Les policiers du roi du Maroc échouent à éteindre la révolte du Rif

Vendredi, 7 Juillet, 2017
L’Humanité
Des centaines de personnes manifestent dans la rue à Al-Hoceima au Maroc pour protester contre le gouvernement marocain, après l'arrestation de Nasser Zefzafi e de plus de 150 militants du "Hirak", mouvement qui réclame plus d'attention pour la région du Rif. Al-Hoceima, Maroc, le 15 juin 2017. Louis Witter I hanslucas.com
Des centaines de personnes manifestent dans la rue à Al-Hoceima au Maroc pour protester contre le gouvernement marocain, après l’arrestation de Nasser Zefzafi e de plus de 150 militants du « Hirak », mouvement qui réclame plus d’attention pour la région du Rif. Al-Hoceima, Maroc, le 15 juin 2017. Louis Witter I hanslucas.com

Malgré la répression, Le mouvement des jeunes pour une vie digne monte en puissance. Lire le reportage de notre envoyée spéciale

À Taza, lorsque l’on quitte l’autoroute, il faut s’armer de patience pour emprunter un itinéraire pénible, interminable. La voie express de 148 km en direction d’Al Hoceïma est en chantier depuis sept ans. Mais ce projet, censé désenclaver la région du Rif, s’est longtemps enlisé dans les sables de la corruption. Son coût total devait initialement s’élever à 2,5 milliards de dirhams (250 millions d’euros). La facture se montera finalement à 3,3 milliards de dirhams (330 millions d’euros) et la route ne sera pas achevée avant 2019. Le retard et le surcoût sont tels que le Palais, rompu à la stratégie du fusible, a ordonné une enquête de l’inspection générale des finances.

Est-ce l’effet du mouvement populaire qui secoue le Rif ? Les pelleteuses tournent désormais à plein régime. Dérisoire subterfuge, qui masque mal l’abandon de cette région septentrionale depuis l’indépendance. Sur tout le trajet, une inscription lancinante, tracée à la hâte, à la peinture noire, semble défier les barrages de gendarmerie : « Non à la militarisation du Rif ! » Depuis le soulèvement de 1958, écrasé dans le sang par Hassan II, un décret royal place la région sous étroit contrôle de l’armée. Son abrogation est l’une des principales revendications des protestataires. À l’entrée d’Al Hoceïma, une autre inscription, blanche, démesurée, gravée dans la pierre, officielle celle-là, accueille le visiteur : « Dieu, roi, patrie ». Lire le reportage de notre envoyée spéciale

 

De 1923 à 1927, le Rif fut le théâtre d’une terrible guerre chimique. Pour écraser le soulèvement anticolonial conduit par Abdelkrim El Khattabi, l’aviation espagnole a largué sur les populations civiles des milliers de bombes à base d’ypérite (gaz moutarde), de phosgène, de diphosgène et de chloropicrine. Cette guerre reste inscrite dans les corps. Le Rif connaît aujourd’hui le taux le plus élevé de mortalité par cancer au Maroc. Un petit centre d’oncologie a bien été inauguré en 2008 à Al Hoceïma, mais il manque cruellement d’équipements et de personnels qualifiés. Le Hirak réclame la création d’un centre hospitalier régional dédié à l’oncologie.

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Question cruciale pour les communistes : comment se faire entendre ?

Posté par jacques LAUPIES le 9 juillet 2017

 

Alors que le Parti Communiste dispose de tout un arsenal de moyens d’expressions qui répondent chaque jour aux préoccupations des français, sa voix peine à se faire entendre. Tout simplement, et ce n’est pas nouveau, parce que les communistes dérangent les médias en rétablissant toujours la vérité sur les politiques favorables aux classes et catégories dominantes de la société. D’où le boycott permanent dont ils sont victimes.

Il ne faut pas s’étonner que parmi les couches à revenu modeste, parfois même socialement protégées et intégrées dans la société :  jeunes étudiants, salariés du secteur public et privé bénéficiant d’emplois stables, retraités de différentes conditions, constituent une proie facile pour des partis politiques « réformistes » de droite ou de gauche prônant un conservatisme modéré et s’éloignent de plus en plus des discours  d’une gauche plus vraie et plus radicale qu’incarnent les communistes.

Le couches dites supérieures (cadres, petite et moyenne bourgeoisie) deviennent les agents direct du grand capital et vont à la soupe. Le macronisme en est un exemple parfait en collectant cependant les éléments politiques  traditionnels de la droite, du centre et de la social démocratie.

Quant aux catégories les plus frappées par l’exploitation au travail, le précarité, le chômage elles se dispersent dans l’abstention, le vote FN.  Une trop faible partie par tradition est sensible au discours d’une gauche radicale avec le risque de récupération que provoquent les discours gauchisants.

« On » les tient ainsi éloignées du discours véritablement révolutionnaire du PCF lequel lui-même se prive, en ne présentant pas de candidat, du peu de possibilité d’expression qu’il pourrait avoir lors d’une campagne électorale.

Il ne reste donc à ce parti qu’à compter sur lui, même pour se faire entendre, ce qui suppose des communications significatives et claires de ses objectifs un effort d’organisation, mais cela peut-il suffire dans un monde médiatique totalement fermé à lui ?

Comme on se plait à le dire : il n’a pas de problèmes, il n’y a que des solutions ! Encore faut-il les trouver ?

 

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Carences et incohérences du « Plan Climat » de Nicolas Hulot

Samedi, 8 Juillet, 2017
Humanite.fr
Comme on pouvait s’y attendre, c’est l’annonce faite par le ministre de la Transition écologique de la fin des véhicules à essence et au gazole pour 2040 qui a fait les titres de la presse audiovisuelle et écrite après sa conférence de presse d’hier midi. Toutefois, à l’examen du catalogue de mesures proposées par Nicolas Hulot, on ne trouve pas dans ce « Plan climat » une réflexion prospective structurée concernant les mille et une manières de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES). Ce plan charrie beaucoup trop de contradictions pour être efficace. Par Gérard le Puill (*)
Pour tenter d’analyser la faisabilité de la proposition phare de Nicolas Hulot sur l’abandon des véhicules diesel et a essence en 2040, mieux vaut avoir en tête ce qu’est le parc automobile français aujourd’hui. En janvier 2015, il se composait de 38.408.000 véhicules dont 31,8 millions de véhicules particuliers, 5,98 millions de véhicules utilitaires et 628.000 bus, cars et gros camions de plus de cinq tonnes. L’augmentation du nombre de véhicules en circulation est constante. Elle a augmenté de 8 millions d’unités entre 1995 et 2015 et de 0,6% entre le début de l’année 2015 et le début de l’année 2016. La mise en place des cars Macron durant le quinquennat de François Hollande est un facteur aggravant pour les prochaines années en termes d’émissions de CO2. 
En France, depuis des décennies, la distance entre le lieu de travail et le domicile des millions de Français qui se rendent au travail en voiture ne cesse de croître. Cette croissance résulte du fait que les « pôles de compétitivité » que tendent à devenir les capitales régionales concentrent de plus en plus d’emplois tandis que la cherté des logements dans ces agglomérations oblige les travailleurs à se loger entre les lointaines banlieues et les villages pavillonnaires que les promoteurs immobiliers font pousser comme des champignons en milieu rural.
 
Des voitures neuves en France, les « vielles caisses » en Afrique ?
En attendant la suppression des véhicules diesel et à essence à l’horizon 2040, Nicolas Hulot a déclaré hier que « le gouvernement étudiera les modalités de la mise en place d’une prime à la transition pour remplacer les véhicules qui ne sont pas éligibles à la vignette Crit’Air (véhicules essence d’avant 1997 et diesel d’avant 2001) par un véhicule neuf ou d’occasion moins polluant et plus économe en carburant. Cette mesure s’intégrera au système de bonus-malus qui a fait ses preuves pour réduire les émissions du parc automobile français et développer l’acquisition de véhicules électriques», lit-on dans le dossier de presse remis hier aux journalistes.
Certes, ces véhicules à vignette « Crit’Air » pollueront moins que les « vieilles caisses » du XXème siècle. Mais, si ces dernières continuent d’être expédiées en Afrique , entières ou en pièces détachées , pendant qu’il faudra accélérer en France la production de véhicules neufs avec ce que cela comporte d’extraction et de transformation industrielle de minerai, une légère baisse de bilan carbone de la bagnole dans notre pays sera loin de compenser les émissions supplémentaires de GES induites par la processus de fabrication des nouveaux véhicules dont peu seront encore des voitures électriques dans les prochaines années.
A l’issue de la conférence de Paris sur le climat, la France disait vouloir diviser par quatre ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050. Hier, Nicolas Hulot a indiqué qu’il visait la neutralité carbone à cette date. Cela voudrait dire que notre économie devrait à cette date stocker d’un côté autant de carbone qu’elle en libère de l’autre. D’où, probablement cette idée d’en finir avec les véhicule à essence et diesel dès 2040. Mais sans parvenir à diviser par cinq ou six la circulation sur les routes de l’Hexagone, cela relève de la mission impossible. C’est l’une des nombreuses faiblesses du « Plan climat» du ministre. Il faut ici imaginer ce que représente la production de plus de 30 millions de voitures électrique individuelles dans les années précédant 2040 si le parc de voitures ne diminue pas par rapport au 6 juillet 2017, jour de la présentation de ce plan ! A supposer que nous ayons tous ces véhicules électriques en 2040, quel sera le bilan carbone de la surconsommation de matières premières diverses et variées, transformées en moteurs et en carrosseries ? Une fois ces véhicules en circulation, comment sera produit le courant électrique qui chargera toutes ces batteries de jour comme de nuit ?
 
L’équation insoluble de la production électrique sans le nucléaire 
S’agissant de la production électrique, Nicolas Hulot a repris à son compte le projet du précédent quinquennat consistant à réduire la part du nucléaire à 50% de notre mix énergétique à l’horizon 2025. Le dossier de presse, sans mentionner cet objectif, promet par ailleurs de fermer rapidement les dernières centrales au charbon et indique que «  la France soutiendra aussi le développement des énergies renouvelables, en prévoyant des appels d’offre permettant d’atteindre l’objectif de 32% d’énergies renouvelables en 2030… ». Acceptons cette hypothèse en sachant que ces 32% sont une moyenne annuelle s’agissant des éoliennes et de panneaux solaires dont la production peut être très fluctuante. A supposer que le nucléaire nous fournisse encore 50% de notre électricité en 2030, nous aurons 82% de notre production électrique sans CO2 , soit nettement moins qu’aujourd’hui avec plus de 70% provenant du nucléaire à quoi s’ajoutent l’hydraulique , les éoliennes , les panneaux solaires et la méthanisation .
Comment alors fournir de l’électricité aux ménages, aux entreprises, aux écoles, aux services publics en général et assurer la montée en charge du parc de véhicules électriques entre 2030 et 2040 ? L’équation est insoluble sans importer massivement du fioul et du gaz pour alimenter une partie de nos centrales. On émettra beaucoup de CO2 par pouvoir charger les batteries des voitures électriques après en avoir émis énormément pour produire ces nouvelles voitures et leurs batteries consommatrices de lithium ! Sur ce sujet comme sur quelques autres, le  « Plan climat » de Nicolas Hulot manque de cohérence et révèle de nombreuses carences.
 
(*) Journaliste et auteur. Dernier ouvrage paru, « Devant l’urgence climatique, bousculons les politiques » , éditions du Croquant , mars 2017 , 184 pages , 16€

 

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Quoi d’étonnant ?

Posté par jacques LAUPIES le 7 juillet 2017

Que les trois quart des Français ne soient pas d’accord avec l’augmentation de la CSG ? Mais il l’ont dit en ne votant pour Macron qu’à 15 % du corps électoral et 25 % des exprimés. Mais voilà avec le tour de passe – passe électoral constitutionnel, les aveugles peuvent penser qu’il est majoritaire dans ce pays. Que nenni, il est ultra minoritaire lui et son troupeau de députés.

Des députés ?

Quand j’étais enfant je gardais les chèvres et ce doux animal que j’adore aimait lécher ma main dès lors que j’y mettais un peu de sel ! Mais l’essentiel de sa nourriture provenait des arbustes parfumés de ces montagnes cévenoles. Il ne me serait jamais venu à l’idée que les chèvres auraient pu accepter de se nourrir avec une poignée de sel.

Eh ben ça existe ! Le temps de se rendre compte que le sel n’est qu’un moyen pour les faire rentrer à l’étable.

 

Sondage : un peu plus d’un Français sur deux n’est pas convaincu par le cap fixé par Emmanuel Macron à Versailles

Le triptyque de Pati
Quoi d'étonnant ? dans POLITIQUE©
Fournis par Francetv info
Plus de deux tiers des Français désapprouvent la hausse de la CSG, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting publié vendredi pour franceinfo et « Le Figaro ».Ils sont une majorité à penser que le cap fixé par Emmanuel Macron, lors de son discours tenu en Congrès à Versailles lundi 3 juillet, ne « permettra [pas] une amélioration du pays« , selon un sondage Odoxa-DentsuConsulting publié vendredi 7 juillet pour franceinfo et Le Figaro. 54% des Français ne sont pas convaincus. Ce chiffre atteint même les 65% chez les sympathisants de gauche.Concernant le discours de politique générale tenu mardi par le Premier ministre, Edouard Philippe, 58% des personnes interrogées désapprouvent les mesures annoncées. Dans le détail, 71% des sympathisants de gauche et 60% des sympathisants du Parti socialiste sont en désaccord, alors que 55% des sympathisants de droite ont tendance à approuver ces orientations.

 

64% des Français contre la hausse de la CSG

 

L’enquête relève cependant que « toutes les mesures présentées mardi ne suscitent pas l’opposition des Français : la réforme du BAC [72% des Français approuvent], ou la hausse du prix du tabac [61% des Français sont d'accord] suscitent une large adhésion des Français« .

À l’inverse, le sondage indique qu’une mesure, largement débattue pendant la campagne des législatives, provoque un « très large rejet » : 64% des Français sont opposés à l’augmentation de la CSG afin de baisser les cotisations salariales. Sur ce sujet, « Emmanuel Macron et Edouard Philippe font un total consensus contre eux« , explique le sondage Odoxa-DentsuConsulting pour franceinfo et Le Figaro. La mesure est désapprouvée par 70% des sympathisants de gauche, par 75% de ceux de la droite parlementaire, et par 71% de ceux du FN.

*Sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro, réalisé le 5 et 6 juillet, auprès d’un échantillon de 1 003 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, parmi lesquelles : 218 sympathisants de gauche, 144 sympathisants En Marche, 157 sympathisants de droite hors FN et 170 du FN.

 

Intervention de Pierre Laurent pour le groupe CRC au sénat en réponse au discours de politique générale du premier ministre

 

Monsieur le Président, Monsieur le Premier Ministre, Mes chers collègues,

Avec l’allocution du Président de la République lundi, votre discours de politique générale était censé nous annoncer le grand renouveau que vous avez tant promis aux Français.

Nous avons beau tendre l’oreille, ce n’est pas le souffle du renouveau que nous entendons, mais des refrains usés. La nouvelle orchestration n’y change rien.

Le macronisme était paraît-il une révolution. Versailles a remis les pendules à l’heure. C’est en vérité une nouvelle synthèse : du sarko-hollandisme ou du hollando-sarkozisme, au choix.

 

Pour révolutionner notre politique, il aurait fallu envoyer un signal clair de rupture avec la dérive présidentialiste de notre régime : cet anachronisme qui consiste au 21ème siècle à concentrer toujours plus de pouvoirs dans les mains du seul Président de la République. Il aurait fallu dire aux Français : nous allons vous rendre du pouvoir, instaurer de nouveaux droits d’intervention des citoyens dans toutes les décisions, de nouveaux droits des salariés dans l’entreprise pour que ce ne soient plus les seuls intérêts de la finance qui décident. Voilà ce qui aurait été une entrée en matière révolutionnaire !

 

Il aurait fallu envoyer un signal de confiance au Parlement et non une convocation à Versailles, pas un discours monarchique où le Président parle et, tel un monarque, se retire, non sans avoir signifié aux parlementaires qu’ils sont trop nombreux, comme serait inutile le Conseil Économique et Social Environnemental.

 

Pour alimenter son moulin anti-parlementaire, le Président de la République a fustigé l’inflation législative pour justifier la réduction du débat démocratique. C’est l’hôpital qui se fout de la charité. Nous avons combattu ici même un monstre législatif de 400 articles, tous écrits sous la dictée des intérêts patronaux, la fameuse loi Macron adoptée par 49-3, celle qui, aujourd’hui, oblige à travailler le dimanche, qui autorise la privatisation de nos aéroports régionaux, qui facilite les licenciements, qui a affaibli l’inspection du travail… et j’en passe.

Oui, voilà des lois dont ne voulaient pas les Français, mais que le Président-ministre nous a imposées il y a trois ans.

 

Comptez donc sur nous, Monsieur le Premier Ministre, pour résister à l’inflation législative produite par les lobbys des grands intérêts capitalistes et pour multiplier les propositions qui redonneront du pouvoir et de nouveaux droits à la grande majorité des citoyens. Mais ne comptez pas sur nous, pour faire allégeance à la dérive autoritaire de nos institutions. Comptez plutôt sur notre ferme opposition.

 

Vous voulez, pour commencer, casser le Code du Travail en nous privant du débat parlementaire qu’appelle un chantier d’une telle importance. Nous voterons contre l’habilitation des ordonnances. Nous ne nous dessaisirons pas de notre pouvoir légitime de légiférer. Nous ferons tout pour révéler aux Français la nature véritable de votre projet.

L’été, symbole des congés payés gagnés de haute lutte par les travailleurs, ça n’est pas fait pour casser le Code du Travail en catimini dans le dos de ceux qui suent au labeur toute l’année et qui prennent un repos légitime avec leurs familles.

 

Pour rendre au pays l’espoir auquel il aspire, inventer un nouvel avenir social, productif et écologique, il ne faut pas, comme vous l’avez dit hier, désintoxiquer le pays de la dépense publique. Sous le quinquennat précédent, l’investissement public a chuté de 25 %. Pour quel résultat ? Il faut le désintoxiquer de la finance, de la prédation des richesses du pays par les exigences d’une rentabilité financière à courte vue.

 

Vous ne dites rien de l’évasion fiscale, qui coûte 80 milliards par an au pays, rien de la résolution votée à notre initiative par l’Assemblée nationale pour une COP fiscale mondiale, rien de l’explosion des 500 premières fortunes professionnelles françaises, rien du rôle défaillant des banques et de leurs critères de crédit… Et vous parlez de moraliser la vie publique ! Mais l’indécence de l’argent, elle crève les yeux !

 

Non, vous proposez d’en rajouter, toujours et encore au nom prétendument de l’emploi : allégement de l’ISF, baisse de l’impôt sur les sociétés, transformation du CICE en baisse de cotisations patronales pérennes. Quant aux salariés et aux retraités, c’est l’inverse : transferts des cotisations sociales vers une hausse massive de la CSG, et gel du point d’indice des fonctionnaires.

 

Vous et le Président de la République parlez de « ceux qui ne sont rien », de « ceux qui sont installés », de ceux qui ne devraient pas se résoudre à être des assistés… Mais savez-vous vraiment de qui vous parlez ?

9 millions de nos concitoyens vivent en dessous du seuil de pauvreté à cause du chômage et de la précarité que génère votre modèle économique.

 

Plutôt que de casser le Code du Travail, nous vous demandons l’inscription à l’ordre du jour du Parlement de notre projet sur la sécurisation de l’emploi et de la formation, et nous vous demandons la convocation de deux grandes conférences sociales, l’une sur le relèvement des salaires et des qualifications, l’autre sur la lutte contre l’exclusion et la grande pauvreté pour élaborer avec les associations et les syndicats des plans d’action cohérents et pluriannuels.

Oui, dans ce pays, on ne doit plus travailler pour un salaire de misère, on ne doit plus être expulsé de son logement parce qu’on ne parvient plus à le payer.

Vous avez fustigé dans votre discours les aides au logement. Mais le pays manque cruellement d’aides à la construction de logements et à la rénovation thermique de l’habitat. Attaquez-vous plutôt au détournement massif des fonds publics vers la promotion immobilière spéculative !

 

Pour répondre à l’espoir du pays, Monsieur le Premier ministre, il faudrait être audacieux en matière d’égalité. Le temps est venu de nouveaux droits.

La France rend aujourd’hui hommage à Simone Veil. Soyons à la hauteur de l’audace qui fut la sienne. Quarante ans après la loi qui porte ce nom, franchissons une nouvelle étape.

Nous proposons qu’à la faveur de la réforme constitutionnelle qui s’annonce, le droit à l’avortement soit désormais inscrit dans notre Constitution!

La cause des services publics est un autre pilier de la lutte pour l’égalité.

 

Vous n’annoncez aucun moyen nouveau pour l’école et encouragez, au contraire, un pragmatisme et une autonomie des établissements qui masquent la mise en cause de l’unicité de notre système éducatif et renoncent à la lutte contre les inégalités.

Et en matière de santé, vous masquez derrière vos annonces sur les vaccinations ou la promesse de meilleurs remboursements forfaitaires pour les lunettes ou les aides auditives, la poursuite de restructurations hospitalières dévastatrices pour la couverture des besoins sanitaires.

Ce qui aurait été réellement innovant, Monsieur le Premier ministre, en rupture véritable avec les quarante dernières années, c’est un grand plan d’investissement pour les services publics, le développement industriel et la transition écologique !

 

Vous annoncez un plan de 50 milliards d’euros, une somme qui sonne rond mais bien dérisoire au regard des enjeux pour les cinq années à venir, pendant que vous n’hésitez pas, dans le même temps, à annoncer une baisse de 3 % du PIB de la dépense publique, qui représente 65 Milliards d’euros ! Un véritable massacre en perspective.

Dans ces conditions, de quel sens résonne ce que vous nous annoncez sur l’avenir de nos territoires ? Refusons le fossé qui se creuse, dites-vous…

 

Soit, mais comment agir sans une ambition d’égalité sur tout le territoire, sans un moratoire immédiat des réductions de dotations et des fermetures de services publics pour que plus personne, qu’il vive dans un quartier populaire, en zone rurale, dans la périphérie des villes, ne se sente abandonné, délaissé, méprisé, tel un citoyen de seconde zone.

Vous annoncez une conférence des territoires. Mais pour quoi faire ? Pour réduire à deux sous les régions les niveaux de collectivités, avez-vous dit ? Traduisons, cela veut dire ou la mort des départements ou le regroupement massif des communes privées d’ailleurs de leurs compétences d’urbanisme, autrement dit la généralisation d’intercommunalités et de métropoles appelées sans cesse à grossir, et à éteindre le maillage démocratique de notre territoire.

Conscient vous-même de l’impasse dans laquelle vous conduisez la plupart des communes, vous commencez à tergiverser sur la suppression de la taxe d’habitation : pour une raison simple, vous ne savez pas comment compenser cette perte de revenus mortelle pour les communes.

Quant aux Assises de l’Outre-Mer, je vous alerte, Monsieur le Premier Ministre. Les territoires d’Outre-Mer souffrent durement. Sans résultat, la colère sera grande. Il est temps d’entrer dans un nouvel âge, de donner aux collectivités d’Outre-Mer les moyens de maîtriser leur avenir, avec plus de responsabilités, plus de compétences et un fonds de développement pour bâtir un projet durable et cohérent. Ne manquons pas ce rendez-vous avec l’histoire.

 

Enfin, Monsieur le Premier Ministre, être à la hauteur de l’époque serait faire de la France une grande messagère de la paix et de la solidarité dans le monde.

Au lieu de cela, vous nous annoncez l’inscription des dispositions de l’état d’urgence dans notre loi commune, et une augmentation de 2 % du PIB des dépenses militaires, vous conformant servilement aux injonctions de l’OTAN.

N’est-ce pas là d’ailleurs la vraie raison de l’invitation de Donald Trump le 14 juillet à Paris, car j’imagine que ce n’est ni sa volonté de fêter avec nous la prise de la Bastille, ni son action révolutionnaire contre le réchauffement climatique qui lui vaut cette invitation ?

Monsieur le Premier Ministre,

Vous avec salué hier le courage tranquille des Français. C’est un de nos rares points d’accord.

Comptez sur nous pour donner aux Français le courage de rêver et de continuer à agir pour un monde meilleur.

C’est à eux, à ce jeune qui se demande de quoi sera fait demain, à cette jeune infirmière qui ne compte plus ses heures et ses nuits de travail, à cette ouvrière de l’agro-alimentaire, à ce chauffeur Uber, à ce cadre méprisé par sa direction, que les parlementaires communistes accordent aujourd’hui leur confiance. Notre addiction elle est pour eux, et certainement pas pour la petite minorité des puissants.

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Relations à gauche : ça va pas bien !

Posté par jacques LAUPIES le 7 juillet 2017

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Pigeon en bord de Seine

 

J’ai twité : « Le comportement stratégique de JLM fondé sur l’hégémonie de son mouvement décrédibilise JLM; Et dire que ce sont les communistes qui l’ont fait »

Qui ont fait Mélenchon depuis  2012 en le propulsant candidat de la gauche. Le PCF  craignait de faire le score réalisé par Marie George Buffet en 2007 ! Ou en est on aujourd’hui (aux législatives) ?

Cependant il est évident que partout ou les communistes affirment leur identité et leur programme et disposent des forces militantes ils sont capables d’obtenir des résultats significatifs de leur popularité Mais il s’agit de bien d’autre chose : de gagner demain avec une gauche unie sur des objectifs au plus près de ce que nous défendons avec des stratégies loyales.

Mais la loyauté en la matière n’est possible que si les loyaux sont assez forts pour s’imposer ! A bon entendeur salut !

 

 

 RELEVE SUR LE SITE DE PUBLIC SENAT

Mélenchon dénonce une « complicité » PS-PCF-EELV pour « bloquer la percée » de LFI

Le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a accusé dans le Journal du Dimanche les autres partis de gauche, du PCF au…

AFP Par AFP @afpfr
3mn

Le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a accusé dans le Journal du Dimanche les autres partis de gauche, du PCF au PS en passant par EELV, d’avoir été complices pour « bloquer la percée » de son mouvement, et appelé à relancer la gauche autour de son programme.

« Ne focalisons pas sur l’ambiance de décomposition de la vieille gauche ! Les spasmes d’agonie du PS, du PCF, d’EELV, leur échec électoral terrible et celui de leur complicité pour bloquer la percée de La France insoumise, leurs congrès respectifs, la réunion de Hamon : ce ne sont que des entre-soi juxtaposés. Laissons décanter. La vie est ailleurs », a déclaré M. Mélenchon, alors que le candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon a annoncé samedi son départ du PS en même temps que le lancement de son « Mouvement du 1er juillet ».

Pour ce qui est de La France insoumise, « Nous avons réuni 7  millions de voix à la présidentielle, bâti un mouvement de 500.000 personnes autour d’un programme, L’Avenir en commun , et formé un groupe parlementaire. Le déploiement d’une force nouvelle est en cours. Bienvenue à tout le monde pour y travailler », a ajouté M. Mélenchon.

Dans cet entretien, le nouveau député des Bouches-du-Rhône promet également d’incarner une opposition déterminée au Parlement comme en dehors, notamment contre la réforme du Code du travail.

« L’opposition sera globale et frontale. Mais surtout nous serons une opposition qui argumente et propose afin de convaincre », précise-t-il, se faisant fort d’effriter la cohésion des élus du parti présidentiel de la République en marche, en faisant « changer d’avis beaucoup de députés ».

« Voyez la composition sociale de ce groupe : des cadres supérieurs. Dans la vie ils donnent des ordres et n’ont pas l’habitude d’en recevoir. Donc, si on argumente, ils ne se plieront pas forcément à la discipline imposée par le Président et (le président du groupe REM à l’Assemblée) Richard Ferrand, le vrai numéro deux du régime », argumente M. Mélenchon.

« Nous ne lâcherons rien. Nous informerons, nous mobiliserons. S’il le faut, nous appellerons nous-mêmes à des mobilisations populaires avec la jeunesse et dans les quartiers », ajoute-t-il également.

Enfin M. Mélenchon dénonce une nouvelle fois dans cet entretien l’exercice « pharaonique » du pouvoir par Emmanuel Macron, l’accusant d’humilier son Premier ministre et d’abaisser le Parlement.

Évoquant notamment le discours que doit prononcer lundi le chef de l’État devant les deux Chambres réunies en Congrès, à la veille de la déclaration de politique générale d’Édouard Philippe, M. Mélenchon dénonce « une situation asphyxiante pour tout le monde, y compris ses propres partisans et surtout son Premier ministre ».

Selon lui, Édouard Philippe « a trahi son parti pour faire carrière. Il sait qu’il est un homme seul. Le président le sait et l’a piégé. Édouard Philippe n’a plus d’autres choix que de baisser la tête et de dire oui. S’il démissionnait, ce qu’aurait fait n’importe quel Premier ministre à sa place, il provoquerait une crise. Il ne le fera pas. Il vient d’être réduit au néant politique », analyse M. Mélenchon.

« Le voilà rabaissé devant tout le Parlement au rang de ‘collaborateur ’ que Sarkozy voulait pour Fillon. Dans l’humiliation d’un Premier ministre, personne n’est allé si loin. Et dans l’abaissement du Parlement non plus », affirme enfin M. Mélenchon, dont le groupe parlementaire a décidé de boycotter l’intervention présidentielle à Versailles.

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Gouvernement. Édouard Philippe, l’écartelé

Posté par jacques LAUPIES le 6 juillet 2017

 

Lionel Venturini
Mercredi, 5 Juillet, 2017
L’Humanité
Le premier ministre, hier, avant de prononcer son premier discours de politique générale à l’Assemblée nationale. Philippe Wojazer/Reuters
 

Le premier ministre obtient la confiance (370 voix pour, 67 contre). Plusieurs réformes sont reportées. La contrainte de l’UE est passée par là.

Curieuse posture que celle du premier ministre à l’heure de son premier discours de politique générale ; multiplier les promesses que les engagements présidentiels seront tenus, puis décrire une situation budgétaire impossible. « Huit milliards de dépenses non financées », assure Édouard Philippe après sa lecture de l’audit de la Cour des comptes. Dans ces conditions, comment parvenir au résultat d’une baisse de 20 milliards de prélèvements obligatoires en cinq ans ? En décalant d’abord dans le temps les mesures les plus coûteuses pour le budget de l’État. L’allégement de l’ISF, la transformation du Cice en baisse de cotisations patronales pérennes, avec notamment des cotisations purement effacées pour le Smic (elles s’élèvent actuellement à 200 euros seulement), ce sera un an plus tard qu’annoncé, au 1er janvier 2019. Ce léger décalage dans le temps, que s’est bien gardé de préciser le président lundi, touchera aussi la réforme de la taxe d’habitation, cette promesse – populaire – de campagne du candidat Macron subissant elle aussi le même recul. C’est « d’ici à la fin du quinquennat », en 2022 autant dire, que la réforme d’une taxe ne reflétant plus la valeur des biens, mais lourde de conséquences pour les collectivités locales, sera mise en place.

Il y aurait « une addiction française à la dépense publique »

À la différence du chef de l’État, le premier ministre est bien plus lucide sur l’état des forces politiques dans le pays. Cette « majorité claire, nul ne la prend pour un blanc-seing », dit-il, quand la veille, explique le politologue Thomas Guénolé, Macron « surjouait la fonction présidentielle pour compenser la fragilité extrême de son socle d’adhésion ». C’est cette conscience qui a sans doute fait dire pudiquement à l’hôte de Matignon, en matière de retraites, qu’« un euro cotisé doit donner les mêmes droits pour tous », plutôt que d’annoncer de but en blanc la fin des régimes spéciaux. Dès la semaine dernière, Édouard Philippe s’était engagé déjà à « contenir, dès 2017, le déficit à 3 % ». Il a confirmé hier le scénario noir de la Cour des comptes, qui prône un effort inédit de 6 milliards (soit 0,3 point de PIB) sur la dépense publique. « Il y a, a asséné le chef du gouvernement, une addiction française à la dépense publique » dont il faudrait se « désintoxiquer ». Confirmée également, la hausse de la CSG, censée être compensée pour les actifs par la baisse des cotisations sociales, autre mesure phare du programme Macron.

Un discours très bref sur la future loi travail

Si Édouard Philippe promet, en dépit de l’opposition des puissants buralistes, la hausse du paquet de cigarettes à 10 euros, il accède aussi à la demande de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, de rendre obligatoires « les vaccins pour la petite enfance, qui sont unanimement recommandés par les professionnels de santé », un secteur qui table sur le doublement du marché d’ici à 2025. Un « service sanitaire » pour les étudiants de santé est confirmé, afin qu’ils consacrent trois mois de leur temps dans les établissements scolaires et les entreprises pour y faire dépistage ou prévention, dans un secteur où les emplois ont été sabrés. L’annonce d’une loi logement à l’automne pour simplifier les procédures de permis de construire et sanctionner les « recours abusifs » devrait quant à elle ravir le BTP et les promoteurs, court-circuitant les maires dans certaines conditions. Le premier ministre a également confirmé vouloir supprimer un échelon de décision et « tendre vers deux niveaux d’administration locale en dessous du niveau régional », lorgnant sur le département. La petite révolution annoncée d’une part de contrôle continu pour le baccalauréat répond à la fois au souhait du ministère de se débarrasser d’une épreuve coûteuse à organiser et à la volonté d’en finir avec le cadre national – garant d’égalité – de ce diplôme.

Très bref sur la future loi travail, Édouard Philippe a consacré du temps à vouloir « rétablir la confiance » avec les Français. Son ouverture de discours fut une ode à la méritocratie à la française, saluant parmi les nouveaux députés un éleveur de la Creuse, un sportif ou un entrepreneur (mais n’a trouvé aucun ouvrier) ou encore la fille d’une aide-soignante – oubliant qu’il avait sous ses yeux une aide-soignante, Caroline Fiat (FI), dont le défaut est de ne pas être dans sa majorité. Touchant là aux limites, en somme, de l’exercice macronien du rassemblement.

Gattaz peste contre le report de l’ISF allégée et de la pérennisation du CICE

Hier, avant l’annonce par Édouard Philippe du report en 2019 de l’allégement de l’impôt sur la fortune et de la transformation du Cice en « allégement de charges », le président du Medef avait déploré ce « recul sur ces mesures en faveur de la compétitivité des entreprises et de la motivation fiscale à investir. Encore un an de perdu ! ». Gattaz, qui craignait que seuls les riches seraient lésés par la feuille gouvernementale, est rassuré. La baisse de la taxe d’habitation, seule promesse du candidat Macron en faveur du pouvoir d’achat, attendra. Les pauvres aussi peuvent payer !

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Des voix s’élèvent dans le parti : préparer le combat de classe !

Posté par jacques LAUPIES le 5 juillet 2017

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jeunes, ôtez vos menottes et renforcez le PCF

Je publie la lettre ci dessous que m’a communiqué un militant du 13. Devant la gravité de la situation que rencontre notre parti, je crois utile de communiquer à mes lecteurs la nature des désaccords pouvant exister à propos des choix stratégiques pris par les différents responsables au différents niveaux de notre parti (national, départemental et local)

L’heure n’est pas à mettre en œuvre des orientations qui ont pu correspondre à notre vue politique ou non mais à faire le point sur leur justesse, à la lumière des résultats obtenus sur la base du respect (ou du non respect) de ces orientations.

La question fondamentale de la discussion qui s’annonce est certes liée aux programmes politiques proposés (ou subis) mais à notre sens elle est bien plus liée aux choix stratégiques pour les faire aboutir.

Cette question relevant de la stratégie n’est pas nouvelle et ne peut être examinée sans prendre en considération ce qui s’est passé depuis la naissance du Parti Communiste en 1920 et même dans le mouvement ouvrier bien avant. Autrement dit l’opposition constante entre deux démarches au sein même des forces de gauche qu’incarnent deux tendances.

L’une qualifiée de social démocrate consistant à gouverner sans mettre en cause la domination du capital sur le travail au plan économique et financier et se limitant, à concéder ce que les travailleurs obtiennent dans les luttes sociales (parfois à l’issue d’affrontements qui ont conduit à de dures répressions).

L’autre démarche, qualifiée de révolutionnaire, proposant des mesures immédiates et concrètes pour améliorer, les revenus des classes populaires et les accompagner de mesures concernant la maitrise des principaux moyens de production et des outils de financement (banques et assurances) gardant son objectif de transformations profonde et de dépassement du capitalisme.

Mais il serait long et fastidieux,  de rappeler ici, dans le détail, le contenu à chaque étape de l’histoire de la France et plus particulièrement de l’histoire sociale. Sans être grand clerc, ni historien émérite, il est aisé de constater que les grandes victoires sociales, sociétales,  les conquêtes de démocratie et de nouvelles libertés l’ont été lorsque se sont unies les forces syndicales ou politiques représentatives des classes et catégories populaires.

Il est tout aussi facile de constater que les échecs de ces dernières ont un lien avec la désunion et que parfois cela a conduit à des défaites cuisantes dont il serait naïf, hypocrite ou inconscient de ne pas voir qu’elles sont dues aux trahisons de forces se réclamant de la gauche dont le retournement contre leurs propres engagements a provoqué des reculs catastrophiques (à la veille de la première et deuxième guerre mondiale et lors des guerres coloniales, au lendemain de la libération, durant la guerre d’Algérie et, dans une certaine mesure, au lendemain des luttes exceptionnelles de 1968, des succès électoraux de 1981 de 1997.

La bourgeoisie* n’est pas stupide, elle sait que, dans certains contextes de crise, le recours à l’expression libérale dite « modérée », l’utilisation et l’instrumentalisation du populisme d’extrême droite, ne peuvent permettre son maintien au pouvoir et, parmi les solutions les moins agréables pour elle, mais sauvegardant l’essentiel de ses privilèges, la social démocratie lui est utile, à défaut de pouvoir instaurer sous des formes plus autoritaires son pouvoir. Comme elle tente de le faire présentement avec la « farce macronienne ». Une tentative qui, cependant, n’est pas exempte de risques pour la démocratie et les libertés, même si elle se fait avec le concours d’une partie de la faune social libérale. et à grand renfort d’un pseudo appel à la société civile  !

Cela les français vont en constater l’évolution dramatique pour eux. Tout cependant n’est pas écrit d’avance et il importe de combattre la tentation « bonapartiste » qui se dessine. Très bien ! Mais pour aboutir à quoi ? A un nouveau piège qui consisterait à faire du PCF, une fois de plus les frais d’une union avec une organisation d’essence social démocrate qui tiendrait le langage révolutionnaire pour accoucher à un plat réformisme politique ?

Non merci, il faut à la France un parti révolutionnaire fort qui ne se réfère pas à Marx et à la tradition républicaine et socialiste française, née en plein cœur du 19ème siècle, seulement par des mots dissimulant ce réformisme mortifère  pour notre peuple.

Point n’est besoin de laisser naitre un clone de ce genre, car existe l’original et cet original il faut lui rendre son originalité. Celle qui a combattu les aventures coloniales, le fascisme national et international, qui a contribué fortement à l’instauration d’une démocratie  plus sociale, contribué à de grands progrès sociaux et sociétaux, à protéger les libertés publiques et individuelle

On peut appeler ce parti comme on voudra (attention tout de même avant de s’aventurer sur ce terrain) mais actuellement je ne lui reconnais qu’un nom dont il n’a pas à rougir PARTI COMMUNISTE FRANCAIS ! En un mot il est bien l’arme essentielle possible pour le combat de classe tel qu’il se présente de nos jours.

Et que l’on ne vienne pas nous dire que nous rejetons l’union nécessaire pour faire des pas en avant. En avant pas en arrière ! Mais l’union sans disposer d’une force déterminante et autonome pour la faire est un leurre ! L’histoire nous le dit.

 

 

Deux textes à connaître

 

Russeil Laurent

Cellule Pierre Sémard

Montrouge

 

A Elsa Faucillon

Secrétaire départementale

Fédération PCF 92

56-58 rue Sadi Carnot

92000 Nanterre                                                                     

 

                                                                                               Montouge Ie 29 juin 2017

 

Chère Camarade,

En novembre 2016, entre la conférence nationale et le vote des communistes sur l’engagement du PCF pour les élections présidentielles de 2017, en tant que secrétaire départementale du parti communiste des Hauts de Seine, tu t’es exprimée par courrier pour livrer ton opinion à tous les adhérents du département (méthode peu démocratique) à savoir ton soutien à Jean-Luc Mélenchon contenu dans l’option 1. On ne peut pas dire qu’il a été reconnaissant en présentant au 1″ tour des législatives un candidat FI contre toi. L’actualité démontre ton manque de sagacité à moins que cela ne soit un choix politique.

Pour justifier ce choix et tenter d’influencer les adhérents du département, tu mettais en avant que la présentation d’un candidat communiste enverrait un signe de division détruisant nos messages de rassemblement et se traduirait par un échec, tout en étant inaudible. Les seules divergences que tu notes c’est l’effacement des partis et la notion de gauche mais tu es prolixe sur les convergences pour argumenter ton choix de soutenir Mélenchon.

Après 7 mois d’évènements en tout genre qui ont émaillé la vie politique en France et dans le monde, je m’attendais à une nouvelle missive de ta part pour faire un premier bilan de cette « bataille du rassemblement » au lendemain du 1er tour des présidentielles et à I ‘aune des législatives !

Tout d’abord, dans le cadre des présidentielles en terme de rassemblement le spectacle des joutes verbales entre Hamon et Mélenchon, aux égos démesurés, a été plus diviseur récusant I’idée même d’unité à gauche et favorisant le vote utile. Le résultat est sans appel, aucun candidat de gauche anti austérité et anti libéral au second tour, alors que le total des voix aurait permis une qualification pour le 2ème tour et non un vote par défaut.

Mais comment pouvait-il en être autrement ? Quand on soutient un candidat qui explique qu’il n’y aura aucun accord politique avec quiconque, ni sur les axes de la campagne ni sur la bataille électorale, en rupture avec l’accord du front de gauche en 2012 !

C’était donc lui signer un chèque en blanc !

On était pourtant prévenu avec le financement de la campagne de 2012 avancé par le parti communiste et non remboursé par Mélenchon !

Que dire Ie soir du 1er tour des présidentielles sur l’attitude du candidat Mélenchon et de ses Porte-paroles refusant de se positionner contre le front national et d’appeler à battre Marine

Le Pen au 2ème tour.

Quand aux législatives, dans le cadre de cette « fumeuse » charte de la « France insoumise » portant allégeance au dit Mélenchon qui consistait à présenter partout des candidats y compris dans les circonscriptions avec un député communiste sortant.

La conférence nationale du 5 novembre 2016 avait vu juste en s’exprimant à 55,6 % pour un candidat communiste en faisant preuve d’analyse et responsabilité politiques. Les divergences avec Mélenchon sont bien plus importantes que tu veux bien le dire ! Le programme de Mélenchon n’est plus « l’humain d’abord » mais « l’avenir en commun » avec comme désaccord de fond la question des flux migratoires, du nucléaire, de l’Europe, de l’agriculture, de la pêche, des salariés détachés, du smic, du financement de la protection sociale….

Et pourtant si Mélenchon recueille 19,6 % c’est sans nul doute aussi grâce au parti communiste, ses adhérents et ses électeurs.

Mais cette stratégie ne risque t elle pas de mener le parti dans une impasse ? Comme le soutien à Mélenchon a mis un terme à notre bataille pour un rassemblement large à gauche ! J’en veux aussi comme preuve, le comportement de Mélenchon pour les législatives vis-à-vis de son « allié » où il a refusé tout accord avec le PCF pour des candidats communs.

I1 me semble que son objectif, comme celui de Mitterrand jadis, est d’éradiquer toute référence à la lutte des classes incarnée par le PCF.

Il est aussi aidé en ce sens par tous ceux en responsabilité qui mettent leur drapeau dans leur poche refusant d’apposer le sigle PCF sur les tracts.

Et aujourd’hui, est-ce que le choix de Mélenchon a rendu le PCF plus audible ? Assurément non ! Mais cela ne date pas seulement d’aujourd’hui, certains s’autorisant à remplacer le sigle du PCF voir son fonctionnement et son organisation par la création du mouvement « front de gauche » diluant ainsi les responsabilités et les repères pour affaiblir le PCF.

Encore une fois le constat est sans appel, depuis des années, toutes formes de rassemblement, d’accord, de désistement,…se font au détriment du parti communiste français et nous payons au quotidien avec le peuple un lourd tribut.

En tant que communiste je récuse I’idée qu’une candidature communiste puisse affaiblir Ie camp des travailleurs. Je voudrais que ceux, comme la direction fédérale, qui ont avancé cette idée hier le fasse aujourd’hui avec la même intransigeance pour ceux qui, comme la « France insoumise », présentent des candidats aux législatives contre des communistes.

Enfin, ayant participé au congrès départemental des Hauts de Seine en mai 2016 et au regard du positionnement de la direction fédérale, ton appel à soutenir Mélenchon n’a guère surpris.

Pourtant, malgré les manipulations et autres tentatives d’instrumentalisation, les militants ont rejeté tous les amendements qui actaient le ralliement en filigrane à Mélenchon et la création d’une autre formation politique orchestrés par la direction fédérale.

Ainsi, le texte de la base commune amendé par les sections a été adopté par les 2/3 des exprimés.

C’est bien peu démocratique d’avoir envoyé ton opinion personnelle à l’ensemble des communistes du département sans tenir compte des débats de la conférence départementale mais c’est à l’image de l’élection de la direction fédérale que tu as fait élire.

Comme tu as su le faire en novembre 2016 avec tant de clairvoyance et de discernement, j’aimerais bien que tu nous livres aujourd’hui avec le recul nécessaire ton posture sur les candidatures aux législatives.

Un an après le congrès départemental, un bilan d’étape dans les Hauts de Seine sur l’activité et le développement du parti communiste s’avère nécessaire en toute objectivité mais surtout à npartir des engagements pris par la direction fédérale et de leur réalisation.

Au regard des résultats des élections législatives, si on peut se féliciter de l’élection de 11 députés communistes, il n’en reste pas moins que durant ces derniers mois, l’effacement ou l’absence de notre parti aura des conséquences profondes pour notre activité politique.

 

Enfin, même si je constate que dans le 92 nous maintenons une députée communiste, dans la 4ème circonscription (Nanterre-Suresnes) la présence de la France Insoumise au 1er tour prive la candidate soutenue par le PCF du 2ème tour pour succéder à J. Fraysse apparentée communiste. « Cette division s’est révélée un poison mortel » estime Patrick Jarry maire Gauche Citoyenne de Nanterre, interviewé dans le parisien !

 

Quant à la 1lème circonscription (Bagneux-Malakoff-Montrouge), au ler comme au 2ème tour, la liste commune (PCF-FI-Ensemble) a connu un mauvais report de voix de la F.I. comparé à la présidentielle. Etonnant quant on sait que le candidat suppléant était justement sous l’étiquette FI !!!

 

Bref, il est fort regrettable de ne pas avoir gagné ces 2 circonscriptions !! A qui la faute ? J’attends, comme d’autres communistes, les analyses des sections du 92 et de la fédération.

Chère camarade reçois mes amicales salutations.

 

Laurent Russeil

Adhérent communiste

Cellule pierre Sémard

Montrouge

 

Intervention d’Amar Bellal au CN du PCF du 23-24 juin 2017

 

Je voudrais tout d’abord débuter mon intervention par un hommage à Jean Pierre Kahane décédé récemment. Jean Pierre a un grand passé mais jusque dans ses dernières années il a été actif et décisif pour le lancement d’important projet, je pense ici à la revue Progressistes dont il a été le directeur.

Il y a 5 ans je lui ai demandé de soutenir ce projet, il ne me connaissait que depuis quelques mois, et pourtant il m’a fait confiance, il a accepté, et nous avons pu mener avec Ivan Lavallée et Jean François Bolzinger ce projet depuis bientôt 4 ans. Nous allons nous efforcer d’être à la hauteur de sa confiance  et honorer sa mémoire en continuant ce travail autour de la revue.

Je voudrais aussi rajouter que Jean Pierre continuait à suivre de très près l’actualité politique et les débats à l’intérieur du parti. Il était attaché au PCF et croyait à son avenir et au rôle qu’il devait jouer pour peser dans l’espace politique français.

 

Maintenant j’en viens à mon intervention personnelle

 

Je ne suis pas favorable à ce qu’on fasse passer toute la séquence électorale et son bilan,  par l’entonnoir « on a fait du mieux qu’on a pu, on a pris les bonnes décisions dans un contexte difficile ». Non, je suis de ceux qui pensent que nous avons failli en tant que direction dans cette séquence, et il faut le dire clairement. Le rôle d’une direction c’est d’anticiper, prévoir, prendre les bonnes décisions….et aussi savoir se remettre en cause.

Il va donc falloir faire un bilan très sérieux de cette séquence, c’est un résultat catastrophique. Les  historiens le confirment, c’est une situation inédite pour le PCF, le plus faible score à des élections législatives.

Face à cette situation exceptionnelle, nous devons être a la hauteur dans notre réaction. Il en va de la confiance accordée par les militants à sa direction, de sa crédibilité même.

 

 

Il y a une singularité du parti communiste dans le paysage politique, pour de bonne raisons, notre organisation, notre approche de la politique, notre militantisme sur le terrain sur la longue durée …. je ne m’étends pas sur cela, mais il y a d’autres aspects de notre parti dont on est beaucoup moins fier en ce moment.

Je relève dans cette période 3 de ces aspects qui font de nous un parti « à part » dans le paysage politique français.

 

 

Nous avons été le seul parti à avoir soutenu un candidat dont on ne soutient pas le programme.

 

Nous avons été le seul parti à avoir soutenu un candidat qui ne voulait pas de nous, et pis qui avait des mots très durs envers nous, qui nous insultait même, et qui répandait cela dans les médias.

 

Nous avons été le seul parti à avoir soutenu et nourrit une dynamique dont on savait qu’elle allait se retourner contre nous. Dès janvier nous savions qu’au lendemain du 1er tour des présidentielles, cette dynamique  se retournerait contre nos candidats aux législatives en particulier. Et cela a été le cas.

 

Plus généralement, nous sommes le seul parti, où (cela a été aussi dit hier) les militants ont plus confiance en leur organisation que les dirigeants eux même. Cela aussi doit changer, on ne peut pas appliquer des décisions de congrès si on n’est pas convaincu, cela pose des problèmes évidents d’efficacité….

Cela (notre effacement) est même théorisé :   on nous explique à force d’arguments, à coup de tribune, qu’il ne faut pas y aller (aux élections présidentielles) car ce ne serait pas pour nous, qu’on n’y arrivera pas de toute façon, que le temps presse, et qu’on fera un score honteux si on se présentait.

 

Pour prendre une image sportive, c’est comme si dans une équipe de football, un entraineur et son staff technique se mettaient à répéter à ses joueurs que le championnat était plié d’avance, et qu’il ne faut rien attendre de l’équipe, et même qu’il fallait prêter des joueurs à l’équipe de la ville voisine car eux, ont plus de chance de gagner la compétition.

 

Pour terminer, ce mot d’Albert Einstein : « La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent ». Nous avons eu plusieurs expérience avec nos partenaires à différentes élections, très douloureuses, et à chaque expérience nous répétions que c’était la dernière sous cette forme et que la prochaine fois nous ne céderons plus à toute les exigences de ces derniers. Et pourtant la fois d’après nous reproduisons la même expérience, en reculant et en cédant encore plus…

J espère que cette séquence électorale sera en fin la bonne et que cette fois-ci nous prendrons vraiment la mesure qu’il faut maintenant revoir complètement notre stratégie.

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Versailles. Les parlementaires communistes dénoncent une présidentialisation du régime

Posté par jacques LAUPIES le 4 juillet 2017

 

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Chacun pour soi ?

Posté par jacques LAUPIES le 3 juillet 2017

Qu’est ce qui est le plus important : recomposer la gauche, lui trouver de nouveaux objectif supposant des compromis entre les différentes forces qui la composent ou bien pour chacune des sensibilités, se définir elles-mêmes des objectifs et se donner les moyens de les atteindre ?

Il parait tout à fait logique de privilégier la deuxième préoccupation, du moins en ce qui concerne le courant communiste. Pour ce qui est des autres cela évidemment les regarde mais gageons qu’ils ne voient pas les choses différemment. Il suffit de les observer.

Si l’on veut personnaliser disons par exemple que Mélenchon et ses amis a entrepris cette première démarche depuis que ce dernier s’est lancé sans a bataille présidentielle et, ma foi, cela lui a réussi sur le dos évidemment d’abord du PCF et ensuite du PS. Laissons de côté les épiphénomènes que sont le largage des « trotkyste » du NPA et de Lutte ouvrière qu’il a probablement bloqué sur le tapis depuis un bout de temps.

Hamon, bien en retard dans sa démarche d’opposition interne au PS s’y est pris un peu tard sous l’effet de l’intransigeance d’une Direction du PS toute dévouée à Hollande et Valls entêtés dans leur social libéralisme et dépassés, devant le fiasco de leur bilan, par une bourgeoisie qui s’est préoccupée de donner un autre visage au libéralisme, moins social (si j’ose dire)  bien plus libéral et soumis à l’Europe sous la coupe du capitalisme international ! C’est ce qu’on pourrait qualifier pour ce qui concerne Hamon, une prise en sandwich mémorable et qui démontre qu’il est particulièrement risqué de rester le cul entre deux chaises.

Après de telles acrobaties la remontée peut s’avérer difficile.

Mais il en est une et un qui ont été bien plus experts que lui en la matière : une certaine Cecile Duflot et un certain Yannick Jadot, de ces verts de haut vol qui ont été Ministres où rêvé de l’être et avec qui nous flirtons un peu trop inutilement dans les périodes préélectorales. Comme d’autres ils se trouvent dans ce même panier a crabes d’où sont sortis des Cohn Bendit, Cecile Duflot, et autres reconvertis au centre, au libéralisme, ou au ni-ni de Macron.

Pur chacun de ces courants c’est du chacun pour soi pour ceux qu’il est sensé représenter. Pour chacun c’est la recherche d’un renforcement avant de passer aux compromis (et parfois aux compromissions ) avec les autres.

Et nous et nous comme dit la chanson ?

 

 

Avec Hamon, l’aile gauche du PS se cherche une nouvelle maison

Audrey Loussouarn
Vendredi, 30 Juin, 2017
L’Humanité

L’ex-candidat à la présidentielle a lancé, samedi, son Mouvement du 1er juillet. Objectif : surfer sur sa dynamique de campagne, achevée par une défaite historique, pour tenter de jouer un rôle dans la recomposition de la gauche.

Il y a une semaine, alors que le conseil national du Parti socialiste votait sur la position du parti vis-à-vis du gouvernement Philippe II, une personne, et non des moindres, manquait à l’appel : Benoît Hamon. L’ancien candidat à la présidentielle préférait défiler à la Marche des fiertés parisienne, soit « être au cœur d’un grand rassemblement (…) où on pose des revendications sociales, où un mouvement citoyen s’organise », expliquait-il ensuite sur France Inter. N’aurait-il plus la tête au PS ? L’ex-député « frondeur » y garde un pied, mais utilisera désormais son énergie dans le Mouvement du 1er juillet, qu’il lance ce samedi à Paris. Un mouvement « transpartisan », qui n’a pas « vocation à se substituer aux partis » mais à « les dépasser », pour « ne pas s’arrêter (à leurs) injonctions ».

Des « injonctions », mais surtout des prises de position qui ne lui laissent que peu de place. Dès l’élection de Benoît Hamon à la primaire de la Belle Alliance populaire, ses mesures ne convainquent pas son camp, qui se détourne de sa candidature, jusqu’à enterrer définitivement ses propositions phares lors de l’élaboration de la plateforme programmatique du PS pour les législatives. Pourtant, chez les « frondeurs », on a en tête l’euphorie de la campagne, jusqu’à la surprise, réalisée face à Manuel Valls, au second tour du 29 janvier. Taxe sur les robots, revenu universel d’existence… des mesures qui, même si elles n’ont pas « suffi à réaliser une adhésion électorale », ont été « retenues » pendant la présidentielle, assure Guillaume Balas, l’ex-coordinateur du projet du candidat mais aussi du nouveau mouvement. Objectif, donc : s’offrir un espace pour « travailler » ce que la campagne pour « Faire battre le cœur de la France » a « initié », résume Benoît Hamon.

Les appels à rénover la gauche pullulent au PS

Reste que, pour l’ex-candidat, deux échecs se sont succédé cette année. Le mouvement, en ce sens, a des airs de niche pour les ailes gauches socialiste et d’EELV, balayées aux législatives sur une opposition au gouvernement. Se maintiennent des élus « macron-compatibles », que le PS tente de garder dans ses rangs en jouant la conciliation sur le futur vote de confiance au gouvernement. Benoît Hamon, lui, ne veut pas d’un « PRG d’Emmanuel Macron », d’un PS « supplétif d’un parti ». Autour de cette idée d’opposition à la majorité présidentielle, l’ex-ministre compte bien jouer un rôle dans la reconfiguration de la gauche. Le mouvement serait « un des éléments aidants » dans ce grand chantier, confirme Guillaume Balas : « Que ce soit le PCF, le PS ou EELV, les appareils ne sont pas très en forme. La nécessité aujourd’hui est de créer une dynamique nouvelle qui respecte tout le monde, où personne n’est obligé de quitter son étiquette politique ou d’en avoir une. » Ils ne sont pas les seuls à y avoir pensé. Les appels à rénover la gauche, autour de Najat Vallaud-Belkacem ou encore de proches d’Arnaud Montebourg, pullulent au PS. Les maires Anne Hidalgo et Martine Aubry, et l’ex-ministre Christiane Taubira se sont lancées pour cet été dans Dès demain, un « mouvement d’innovation ». Mais rien à voir avec celui de Benoît Hamon, selon Guillaume Balas. « Pour Hidalgo, il s’agit de la rénovation de la social-démocratie. Pour Benoît Hamon, c’est repenser la gauche dans son entier », juge-t-il.

Faire oublier les 6 % de la présidentielle

Au rendez-vous de samedi, 15 000 personnes se sont inscrites. Le signe d’une « demande », après une élection présidentielle qui « a suscité une forme de frustration », observe l’eurodéputé PS. Pour la suite, l’équipe a déjà organisé une cagnotte pour permettre un « maximum d’initiatives citoyennes » et la mise en place de « comités locaux qui feront de la place à toutes les formes d’engagement sur les territoires ». Une manière, aussi, de redonner du poids politique à l’aile gauche du PS et de faire oublier les 6 % de la présidentielle. L’organisation du congrès, repoussé au printemps 2018, viendra bien vite. « Ce sont des considérations de second ordre. Aujourd’hui, on n’y pense pas. Notre sujet, c’est la gauche », assure pourtant Guillaume Balas.

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L’indic Claude Hermant implique l’Etat dans l’attentat contre Charlie Hebdo

Posté par jacques LAUPIES le 2 juillet 2017

 Si ce que prétend ce site s’avère vrai, il y a de quoi s’inquiéter sur les origines de l’attentat ?

http://stopmensonges.com/lindic-claude-hermant-implique-letat-dans-lattentat-contre-charlie-hebdo/

Posté par Laurent Freeman -Juin 30, 2017<!–

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L’indic Claude Hermant implique l’Etat dans l’attentat contre Charlie Hebdo dans POLITIQUE charlie-hebdo-attentat

« Un indic, Claude Hermant, arrêté dans l’affaire de l’attentat du 7 janvier 2015 contre Charlie Hebdo, implique à présent l’Etat dans la préparation de l’attentat. Hermant, qui aurait vendu les armes qui ont ensuite servi à Amédy Coulibaly et aux frères Kouachi pour commettre les attentats, accuse trois gendarmes et deux douaniers d’avoir été impliqués, ainsi que le milieu du grand banditisme.

Ce dossier fait voler en éclats le narratif officiel, selon lequel des islamistes ont préparé seuls les attentats qui ont ensanglanté la France, la Belgique et l’Allemagne depuis 2015.

L’avocat de Hermant, Me Maxime Moulin, ne dispute pas le fait que des armes passées entre les mains de Hermant, qui agissait sous couvert du service de renseignement des douanes jusqu’en 2013 avant de travailler pour le compte de la gendarmerie, sont parvenues à Coulibaly. Les médias et les partis politiques établis ont étouffé ce fait, ainsi que l’arrestation de Hermant à cause de ses relations avec Coulibaly après les attentats….

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