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  • Ian Brossat Chef de file des communistes

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    Le nouveau monde :
    D'un coté, on prétend "responsabiliser" les gens modestes en augmentant le prix du #carburant.
    De l'autre, on déresponsabilise les riches en baissant leurs impôts sans rien leur demander en échange.
    Moins tu as, plus tu donnes.
    Plus tu as, moins tu donnes.

Un projet commun à élaborer

Posté par jacques LAUPIES le 24 juin 2015


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Ep. 28 -- La France en commun por CN-PCF

 

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Aider l’Huma doi-être une priorité pour tous les militants et sympathisants communistes

Posté par jacques LAUPIES le 24 juin 2015

 

Il y a deux niveaux incontournables où doit se porter l’aide du militant : celui où se fait l’information et l’analyse politique des évènements et dont me semble t-il l’Humanité est le support essentiel, irremplaçable et indispensable, celui ou se retransmet le message  qui doit en résulter, à l’initiative du militants, en fonction de son environnement social, de ses possibilités de contacts.

Bien sur chacun fait à sa mesure et selon ses moyens car cela à toujours un cout, demande du temps, celui de l’élaboration et de la diffusion du message. Mais comment résister à la désinformation ou simplement à l’omission d’un évènement politique important par les plus grands médias si nous ne sommes plus nombreux, au quotidien à avoir cette préoccupation.

J’enrage ici dans ce blog très souvent contre un entourage soumis à des journaux télévisés, radiodiffusés, écrits qui accédant à l’info le matin ne choisissent pas le sujet à débattre, s’autorisent à émettre un point de vue qu’astucieusement leur ont soufflé quelques journalistes ayant eux-mêmes puisé leur inspiration dans le vent dominant des pouvoirs en place.

Ainsi au sujet de l’affaire grecque le commentateur politique de la deuxième chaine nous informait, alors que le bras de fer commençait entre Tsipras et la célèbre troïka, que les français allaient devoir payer la note puis, au fil des jours, après un silence étonnant de la dite chaine, le sujet était un peu plus développé avec malgré quelques témoignages de citoyens grecs triés sur le volet pour faire peur.

Le sérieux de la confrontation était exposé avec quelques arguments plus sérieux concernant le positionnement du gouvernement grec face à l’Europe. Totalement ignorée bien sur les manifestations de solidarité de la gauche européenne laquelle voyait ses représentants conduits par Pierre Laurent reçus à l’Elysée. Avec un progrès notable concernant la position de François Hollande.

Autant sur le fond que sur la forme l’Huma a pu traiter l’évolution des discussions et mis en avant la position du gouvernement grec qui va certes au compromis, mais ne semble en aucun cas se mettre à genoux, ni vouloir provoquer une crise fatale pour les européens ou pour eux-mêmes.

Tout cela démontre que la bataille de l’information est cruciale et que nous devons nos seulement, comme nous le faisons ici modestement,  recentrer les informations essentielles mais également prendre des dispositions pour ne pas laisser ceux qui n’accèdent pas à nos commentaires avec le web, livrés aux seuls médias tels qu’ils fonctionnent actuellement.

Pour cela nous avons besoin d’une presse quotidienne et de revues théoriques spécialisées. Encore faut-il les faire connaître et les utiliser !

 

Aider l'Huma doi-être une priorité pour tous les militants et sympathisants communistes dans POLITIQUE

 

Un appel de Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité

SOUSCRIPTION
Par Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité
Mardi, 23 Juin, 2015
L’Humanité

 

Nous partageons la conviction que nous ne pourrons surmonter les obstacles qu’ensemble et que c’est possible parce que nous mesurons ce que représente une presse comme la nôtre, au service des mouvements sociaux et des forces progressistes.

La situation financière de l’Humanité est très préoccupante. Les coûts de production et de distribution augmentent, les recettes publicitaires régressent et celles de diffusion connaissent un léger recul.

D’autres quotidiens et hebdomadaires connaissent des difficultés dans une crise de mutation qui affecte l’ensemble de la presse écrite, en France et à l’étranger. Mais, contrairement à la plupart de nos confrères, nous ne pouvons pas espérer le soutien financier de puissants groupes. Nous ne pouvons compter que sur nous et sur vous, les lectrices et lecteurs, les amis de nos journaux.

Pour la part qui nous revient, nous avons engagé un plan d’économie très sérieux qui demande des efforts à celles et ceux qui écrivent, diffusent et gèrent nos journaux. De votre côté, vous avez dû supporter certaines augmentations de nos tarifs.

Vous êtes près de 13 000 à avoir versé à la souscription exceptionnelle que nous avons été contraints de lancer, pour un montant de 1,8 million d’euros. Ce ballon d’oxygène a permis jusque-là d’éviter le pire et, du fond du cœur, j’en remercie tous les souscripteurs. Mais, éviter le pire ne nous sort pas de la zone dangereuse, celle des difficultés de trésorerie qui peuvent nous empêcher de respecter les échéances diverses qui nous assaillent.

Nous poursuivons donc cette campagne de souscription.

Télécharger le formulaire de don et de prêt

D’autre part l’amplification de la diffusion et le règlement rapide d’un grand nombre de « bons de soutien », donnant droit à l’entrée à la Fête de l’Humanité, nous permettront de disposer des ressources nécessaires à la construction des installations sur le terrain du parc G. Valbon à La Courneuve, dès la mi-août. Une diffusion et des règlements d’un niveau insuffisant aggraveraient d’autant plus nos difficultés de trésorerie qu’en dépit de nos démarches, les banques nous refusent, même provisoirement, la moindre ligne de crédit. Placer des bons de soutien donne donc tout son sens à ce que fut l’origine de la Fête de l’Humanité, conçue pour contribuer à faire vivre notre journal. Raison de plus pour s’y atteler sans attendre, en voyant large, très large.

Enfin, nous voudrions solliciter un prêt de celles et ceux d’entre vous qui le peuvent, personnes, collectifs, associations ou organisations. Un prêt bien entendu remboursable pour sortir du rouge et voir venir, comme on dit. Nous nous engageons à restituer les sommes versées au 31 mai 2016. Chaque prêteur recevra, à réception de son engagement, une attestation à faire valoir au moment du remboursement.

Par les temps qui courent, j’ai conscience de demander beaucoup mais je sais aussi d’expérience qu’on ne fait jamais appel en vain à votre engagement. Nous partageons la conviction que nous ne pourrons surmonter les obstacles qu’ensemble et que c’est possible parce que nous mesurons ce que représente une presse comme la nôtre, au service des mouvements sociaux et des forces progressistes. Ils en ont bien besoin tant est puissant le courant de régression sociale, économique, écologique, politique, morale et éthique que connaissent la France et l’Europe.

Je suis persuadé que nombre de nos amis et lecteurs vont une nouvelle fois s’engager pour que vive l’Humanité.

En vous remerciant par avance.

Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité

souscriptionurgence

 

 

 

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Les spécialistes de l’enfûmage

Posté par jacques LAUPIES le 23 juin 2015

 

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Ravi de savoir qu’une Ministre du Gouvernement Valls pense comme moi. Hyper flatté, mon égo ne peut résister au besoin d’en rajouter.

Cette idée, selon laquelle notre société confrontée au développement des sciences et des techniques doit se préoccuper de partager sérieusement le travail, qu’il ne peut être envisagé sérieusement d’en augmenter la durée pour une partie des producteurs de marchandises, pendant que nécessairement une autre partie tomberait dans l’inactivité, fut-elle assistée, me parait tellement évidente et juste que j’avoue ne pas comprendre que des énarques puissent encore soutenir que ce n’est pas possible.

Il est vrai que lesdits énarques ont la culture de l’étude quasi permanente et que peut-être leur intelligence s’en trouve affectée. Travailler 3200 heures à 100 n’est ce pas mieux que de travailler 3200 heures à 91 ?

Ce qui, naturellement,  conduit nos élites à nous rétorquer :  oui mais à condition de réduire les salaires en conséquence pour ne pas renchérir la valeur de la marchandise et rester compétitif. Car ces élites pour la plupart ignorent que la production engendre un profit, né d’une plus-value, dont le salarié ne voit généralement pas la couleur et qu’empochent les actionnaires. Ils ignorent tout autant que ceux qui produisent consomment et que réduire leur pouvoir d’achat serait mortifère.

Donc pas d’autre issue pour qui se dit défenseur du peuple (très majoritairement salarié) que de prendre une position de classe : celle des exploités. Comme je suppose que notre premier Ministre et ses acolytes ne sont pas tout à fait idiots et qu’ils connaissent parfaitement cette logique, j’en déduit qu’ils ont choisi leur camp, celui des exploiteurs, en toute connaissance de cause !

Rien de bien original que de faire ce constat, mais tout de même, voir si peu de gens autour de moi se poser la question m’interpelle. A tel point que j’ose espérer que la revendication des 32 heures par semaine sans perte de salaire va prendre de l’ampleur !

Osez Camarades, de gauche et même de droite, il y a là de quoi foutre dedans toute cette bande d’énarques et autres élites qui nous saoulent à longueur d’antenne avec la complainte de la dette, en martelant que le chômage n’aura d’issue positive que dans la, réduction de la durée du travail et dans l’augmentation des salaires.

 

 

 

 

Taubira, un obstacle de plus  sur la route libérale de Valls

Frédéric Durand
Lundi, 22 Juin, 2015
L’Humanité

 

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Photo : Bertrand Guay/AFP

Jeudi, à l’Assemblée nationale, après l’examen de la motion de censure déposée par la droite. Contrairement à Emmanuel Macron, Christiane Taubira rêve d’un monde où l’on pourrait travailler 32 heures par semaine et se reposer le week-end.
Photo : Bertrand Guay/AFP
Dans un contexte déjà très tendu en interne pour le Parti socialiste, les déclarations de la garde des Sceaux, marquant ses distances 
avec la politique d’accueil des migrants et certains principes de la loi Macron, irrite le premier ministre, qui en appelle au « pragmatisme ».

C’est bien connu, il y a les réalistes et les rêveurs. Manuel Valls se revendique sans broncher du premier camp, même si sa politique ne porte pas en germe la moindre réussite sur le plan économique et social. 600 000 chômeurs de plus depuis le début du quinquennat ne le découragent pas et il n’a de cesse – ce fut le cas encore vendredi – d’appeler son gouvernement à « être pragmatique » et à « sortir des dogmes ». Une réponse abrupte aux déclarations, un peu plus tôt, de sa ministre de la Justice, Christiane Taubira, qui avouait rêver « d’un monde où l’on pourrait travailler 32 heures par semaine » afin de préserver « la vie personnelle et la vie familiale ». Et pour marquer ses distances avec la loi Macron, passée en force à l’Assemblée nationale en début de semaine grâce au 49.3, la garde des Sceaux a poursuivi : « Je rêve d’un monde où le samedi et le dimanche on ne travaille pas. »

L’utilisation du 49.3 vécue 
comme une provocation

Mais ce n’est pas tout : Christiane Taubira s’est aussi démarquée de la politique du gouvernement sur l’accueil des migrants en préconisant « humanité et ouverture ». « Il ne va pas de soi de s’occuper des victimes d’ailleurs, mais pour le pays, pour la puissance publique, il faudra instaurer ce changement culturel, il nous faudra rester humains », expliquait-elle, vendredi, lors des Assises nationales de l’aide aux victimes à Noisiel, en Seine-et-Marne.

De quoi irriter Matignon. D’autant que la ministre en question, qui menace désormais à demi-mots de quitter le gouvernement si sa réforme sur la justice des mineurs ne se fait pas, est difficilement congédiable : c’est le dernier atout qui permette au gouvernement d’afficher un semblant d’élargissement dans une majorité qui s’est considérablement rétrécie, ces derniers mois. Notamment avec l’éviction, à la sortie de l’été 2014, de trois ministres « critiques » : Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et Aurélie Filippetti.

Mais aussi à cause de tensions internes que le congrès de Poitiers n’a pas su désamorcer. L’utilisation du 49.3, à peine les documents du congrès rangés dans les armoires, a été vécue comme une provocation par l’aile gauche du PS et les frondeurs : « Au moment même où le premier secrétaire (Jean-Christophe Cambadélis – NDLR) s’adressait aux députés pour esquisser quelques initiatives, tombait l’annonce de l’emploi de l’article 49-3. Je ne sais si le premier secrétaire l’a regretté ; pour ma part, je considère que c’est un camouflet terrible pour le PS », expliquait le meneur de la fronde, Christian Paul, lors du Conseil national du Parti socialiste qui se tenait à huis clos, samedi, à Paris. « Il est inconcevable, impardonnable que, trois jours après le congrès, le gouvernement annonce une mesure inédite, demandée depuis trois ans par les syndicats patronaux : le plafonnement des indemnités que perçoivent les salariés en cas de licenciement abusif », 
a insisté le député de la Nièvre.

Pour Jean-Christophe Cambadélis, l’utilisation du 49.3 n’est que la réponse au refus des frondeurs de signer l’« adresse aux Français », qui devait clore, sur une note de rassemblement, le congrès de Poitiers.

Constituer un second groupe, dissident, une idée qui circule

Reste que les prises de position de Christiane Taubira s’inscrivent dans un contexte de crispation et de dispersion internes inédit. Si bien que l’idée, pour les contestataires socialistes, de constituer un second groupe, dissident, à l’Assemblée nationale, circule de plus en plus ouvertement dans les couloirs.

Plus ennuyeux pour le gouvernement, c’est la clé de voûte de sa politique qui pourrait céder, dès la rentrée, si le budget 2016 n’est pas voté. « La prochaine occasion, c’est le budget pour 2016 et la réorientation des 15 milliards, au moins, du pacte de responsabilité, vers l’investissement privé et public », prévenait samedi Christian Paul. Une promesse de la motion majoritaire portée par le premier secrétaire qui avait permis de rallier Martine Aubry à sa cause, mais qui ne s’imposera sans doute pas dans les faits. Au risque de « nourrir une nouvelle fois la déception et le procès en trahison », comme le redoutent les frondeurs. Lesquels, confinés dans une minorité de laquelle ils n’ont pas réussi à s’extirper, peinent à incarner l’espoir au sein de leur parti. Autant que pour le reste de la gauche, qui semblait espérer des gestes de rupture plus marqués avec la politique jugée libérale du gouvernement. Si l’alternative peine à se construire, cela ne règle en rien les soucis d’un François Hollande qui voit s’approcher à grands pas 2017, alors que la confusion règne dans son camp.

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Grèce (suite)

Posté par jacques LAUPIES le 22 juin 2015

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Les médias se sont bien gardés de faire état de cette rencontre. Au cas où l’opinion pourrait penser que les plus ardents défenseurs de la volonté du peuple grecs existent aux côtés des communistes…

 

La Gauche demande à Hollande de soutenir le peuple grec

Lundi, 22 Juin, 2015
Humanite.fr

 

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Grèce (suite) dans POLITIQUE

Twitter @Thomas Portes
A quelques heures du sommet de Bruxelles sur le sort de la Grèce, le chef de l’Etat français a reçu ce lundi matin les signataires de l’appel « la place de la France est aux côtés du peuple grec ». Il a estimé qu’un accord était « à portée » de main » mais qu’il reste des « obstacles ».

« Le président de la République nous a exprimé la volonté d’obtenir un accord qui respecte le gouvernement grec actuel » a déclaré Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, à la sortie de la réunion avec François Hollande. Avec une délégation de personnalités de gauche et de la société civile, signataires de l’appel « la place de la France est aux côtés du peuple grec » publié dans l’Humanité de ce lundi, il venait expliquer pourquoi il faut se désolidariser de l’Eurogroup et aider le gouvernement Tsipras à reconstruire la Grèce dans le respect du peuple grec qui l’a porté au pouvoir.  « Ce qui se joue aujourd’hui n’est pas seulement l’avenir de la Grèce, mais aussi l’avenir de l’Europe », a estimé Pierre Laurent. « Je souhaite que cet accord intervienne dès ce soir car nous sommes dans un moment décisif. Il faut obtenir un accord rapidement et donc la pression doit se renforcer toute la journée et dans les heures à venir et dans les jours à venir si nécessaire » a insisté le secrétaire national du PCF, faisant référence au sommet décisif de la zone euro consacré à la Grèce qui se tient en début de soirée à Bruxelles.

L’Eurogroup souhaite notamment imposer à la Grèce une nouvelle baisse des pensions de retraite grecques, une hausse de la TVA, comme un démantèlement du droit du travail, autant de mesures que Pierre Laurent a jugé « non seulement pas acceptables mais elles ne résoudraient en rien la crise financière de ce pays, et le président de la République l’a lui-même reconnu ».  Clémentine Autain, elle aussi présente, a rapporté que François Hollande avait aussi prévenu que « la sortie de la Grèce de la zone euro aurait un coût pour le contribuable » français.

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Le grain de sable grec ?

Posté par jacques LAUPIES le 22 juin 2015

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Alors que les médias entretiennent l’idée que les grecs ont mal géré leurs affaires comme celui qui dépense sans compter alors qu’il ne dispose pas des ressources nécessaires.

Cette simplification économique a évidemment cours chez les privilégies de toute société. Que de fois n’avons nous entendu mais pourquoi acheter une voiture, s’entourer de confort ménager, disposer d’un téléphone portable quand on sait que notre budget ne le supportera pas. Idem pour se loger, se soigner, s’éduquer si la nation n’est pas en capacité de fournir ces prestations.

Le raisonnement est si simple, et si con j’oserai dire, que les miséreux eux-mêmes finissent par y croire ! Rarement se pose la question des ressources, du partage de la richesse produite dont une grande partie est accaparée par quelques uns qui n’ont d’autre souci que de la réinvestir là où le profit sera supérieur. Y compris en spéculant financièrement hors du processus de production de biens ou en ignorant totalement les vrais besoins d’une population à qui l’on offre des gadgets au lieu et place de l’essentiel : une saine nourriture, un logement décent, des loisirs régénérateurs et culturels POUR TOUS.

L’économie parait pensée d’abord comme devant être rentable ce qui met la consommation sous tutelle en spéculant sur tous les réflexes des différents consommateurs, ceux qui ont beaucoup à dépenser et dont profitent leurs semblables (production et commerce de luxe où règne l’inutile et la fatuité) ceux qui se situent dans des revenus moyens à qui la société accorde un statut leur permettant de consommer selon le mimétisme que leur inspire les précédents, ceux qui ne peuvent accéder qu’à l’essentiel mais que l’inutile, astucieusement produit, vient aussi perturber et ceux qui ne disposent au mieux que de moyens de survie mais à qui « on » se débrouille pour vendre quelque chose.

Les adeptes du libre arbitre vous diront qu’après tout les uns et les autres, plus ou moins méritants dans toute société, soumise à cette loi naturelle qui fait des forts et des faibles, n’ont qu’à adapter leur consommation à leur revenu. Des idéologues, des théologiens, et nombre de farfelus croyant en cela n’auront pas assez mots pour culpabiliser les moins pourvus face à ceux qui baignent dans l’opulence.

Et tant pis si les pauvres crèvent !

Et ne venez pas me dire, malgré les pleurnicheries charitables, la pièce de 20 centimes d’euros donnée au SDF, le coup de blues devant le spectacles des enfants exploités au travail et parfois dans bien d’autres domaines, la faim dans le monde, que le vent de la révolte va naître !

Ce n’est pas aussi simple, la mécanique de l’exploitation et de l’auto exploitation est bien huilée. Elle dispose des ingrédients nécessaires.

Mais il y a parfois le grain de sable qui provoque le grippage fatal.

C’est bien ce qui inquiète ceux qui conduisent la locomotive européenne ! D’autant que beaucoup de grains de sable peuvent si le vent s’y prête se transformer en sirocco.

 

 

«Cet endettement, c’est l’arnaque du siècle. Même ceux de droite se sont “sentis trahis ”»

PAR ANASTASSIA POLITI, ARTISTE DE THÉÂTRE GREC ET MILITANTE DE SYRIZA À PARIS.
Vendredi, 19 Juin, 2015
Humanité Dimanche

 

Citoyens lambda, artistes, intellectuels, chômeurs, retraités, tous « ressentent dans leur chair l’affront qui est fait au pays à travers ces négociations entre le gouvernement démocratiquement élu et les créanciers », rapporte Anastassia Politi, artiste de théâtre grec et militante de Syriza à Paris.

« Dans la société civile, on a bien compris que le cercle vicieux de l’endettement qui plombe l’économie du pays n’est pas une fatalité. Ces mêmes banques qui avaient été sauvées de la crise en 2008 avec le concours de la BCE ont prêté à leur tour à la Grèce a des taux exorbitants, jusqu’à 27%. » La façon dont la dette grecque a été accumulée pose, selon elle, de sérieuses questions d’éthique.

« Les témoignages sont nombreux qui rapportent les scènes incroyables au Parlement, vidéos à l’appui, d’examen et de vote à la hâte dans la nuit par une poignée de députés de documents de 800 pages écrits en anglais, illisibles, et officialisant un endettement en échange de mesures antisociales, de casse des services publics. La présidente actuelle du Parlement, par exemple, a vécu tout cela à l’intérieur de l’Hémicycle », raconte Anastassia Politi, qui n’a pas de mots assez durs pour désigner de pareils accords, qualifiés « d’arnaques du siècle, d’actes de trahison nationale, du jamais-vu dans l’histoire du pays». Un point de vue largement partagé, dit-elle, dans l’opinion.

« Il suffit de prêter l’oreille dans les lieux publics ou d’échanger des conversations pour prendre la mesure de l’exaspération. Les gens ont le sentiment d’avoir été trahis, même quand ils ont toujours voté à droite. » La sortie de la zone euro ? « L’impression de la rue est que l’on veut obliger le pays à en sortir, mais l’on sait que le gouvernement ne va pas dans ce sens, qu’il tente d’arracher un accord qui protégera les populations de mesures d’austérité qui ont déjà fait de lourds dégâts, supprimé des services publics, provoqué plus de 70 000 faillites d’entreprises et mis près d’un million et demi de personnes au chômage », insiste Anastassia.

Tout compte fait, « la vraie question est celle d’un déni de démocratie qui va de pair avec cette Europe-là au service de banques rapaces et qui enrichit des élites».

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