Histoire d’oiseaux et d’épouvantails

Posté par jacques LAUPIES le 22 février 2015

 

Pour le PS, ou ce qu’il va en subsister, à la fin de la mandature la question préoccupante est de savoir qui sera présent au deuxième tour, de l’UMP ou de lui, en 2017.

Les bavards de la télé n’ont que ça à la bouche et chacun dans son coin s’efforce de brandir l’épouvantail. Plus il y a de vent plus l’épouvantail fait peur aux petits oiseaux que nous sommes censés être.

Alors du vent, ça promet, on va nous en servir.

Mais cela ne semble pas effrayer les oiseaux électeurs de l’UMP qui voient en sauveur l’épouvantail, déguisé en pasionaria blonde petite bourgeoise reine de la sociale et de la liberté guidant le peuple  et l’épouvantail déguisé en patriarche qui veille, enfin tente de veiller avec sa vieille garde invisible au dogme brun.

La moitié des électeurs de l’UMP est prête à basculer. Comme dit un humoriste de la télé : paradis et enfer vont fusionner pour les accueillir.

Un UMP plumé par le FN et un PS plumé par l’abstention ça ne promet pas des jours heureux même s’ils ont la bonne idée de convoler en noces, cela ne fera pas le compte.

Faudra donc que les petits oiseaux qui n’aiment pas les épouvantails volent aux secours des nouveaux  mariés au nom de la défense de la république, ce qui en certains endroits risque bien  de ne pas marcher. Même si le centre est là pour tenir la robe de la mariée UMP. Un mariage de raison quoi !

A moins que les oiseaux voyant la supercherie des épouvantails envahissent le champ pour picorer librement et enfin assurer la prochaine semence. Car les épouvantails ne sèment pas et se contentent de faire peur !

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Pierre Laurent « Une autre orientation et une autre force doivent émerger à gauche »

Entretien
Cédric Clérin
Vendredi, 20 Février, 2015
Humanité Dimanche

 

Photo : Boris Horvat/AFP

Photo : Boris Horvat/AFP
Dans une actualité marquée par la tragédie des attentats, par la montée du Front national, Pierre Laurent travaille à l’émergence d’une alternative. Pour le secrétaire national du PCF, l’actuelle expérience grecque peut redonner espoir à tous ceux qui veulent rompre avec l’austérité. Ceux qu’il rencontre, au cours du tour de France qu’il a débuté, le confortent dans la nécessité de construire une large force collective qui s’oppose aux politiques actuelles.

HD. Vous vous êtes félicité de la mobilisation historique du 11 janvier dernier. En reste-t-il quelque chose aujourd’hui ?

PIERRE LAURENT. Oui, des choses très importantes. Ce fut une véritable mobilisation nationale pour la défense des libertés et pour le vivre-ensemble. Après les attentats de Copenhague et la profanation du cimetière juif en Alsace, nous constatons combien ces valeurs doivent être portées haut. La France s’est levée contre la violence, la haine, les racismes. Cet élan doit trouver des prolongements. Le 11 janvier s’est aussi exprimé un attachement très profond à une République qui permette à tous les citoyens, quelle que soit leur appartenance religieuse ou leurs convictions, de vivre ensemble. C’est un attachement très profond aux valeurs de liberté qui est indissociable à celles d’égalité pour tous. Sur ce point, le pays reste traversé d’un malaise très profond. Tous les citoyens français sont attachés à la République pour tous, mais beaucoup ont le sentiment qu’elle ne sait plus faire vivre ces valeurs d’égalité et qu’une partie grandissante de citoyens est laissée sur le chemin.

HD. À vos yeux, la dernière élection partielle dans le Doubs n’infirme pas ce message ?

P. L. Il n’y aura aucune traduction mécanique entre l’élan du 11 janvier et les échéances électorales. Le débat reste toujours aussi vif dans le pays sur la manière de faire vivre ces valeurs. L’élection partielle du Doubs, après beaucoup d’autres, montre que la majorité de nos concitoyens ne se reconnaissent plus dans l’offre politique. La politique gouvernementale porte une responsabilité écrasante dans la démobilisation des électeurs de gauche. Le FN, dont les thèmes de campagne ont été depuis des années totalement banalisés par la droite, prospère sur cette situation et capitalise une partie du découragement et du désespoir qui s’installent dans l’électorat populaire. Tant qu’un nouveau chemin d’espoir ne sera pas ouvert à gauche, le danger du FN menacera. Le PS ne peut en aucun cas se satisfaire du résultat du Doubs et ceux qui continuent de faire le calcul que le caractère repoussoir du FN suffira à s’en tirer sont maintenant des irresponsables politiques. L’enfermement du choix des Français entre la droite sarkozyste, le Front national et la politique gouvernementale conduira à des catastrophes politiques majeures. Le FN a marqué des points pour faire croire que l’immigration ou les divisions du monde du travail seraient la cause de la crise quand, en réalité, c’est le pouvoir de la finance et de tous ceux qui la servent. La bataille d’idées que nous menons avec le FG depuis des années et qui doit s’ouvrir aujourd’hui à beaucoup de forces nouvelles est la seule qui puisse nous sortir de cette situation.

HD. Pourquoi Syriza gagne en Grèce alors que l’alternative n’apparaît pas de ce côté-là en France ?

P. L. D’abord je veux dire que la réussite du gouvernement grec est un enjeu pour le peuple grec mais également pour tous les pays européens qui ont un urgent besoin de rompre avec l’austérité. Tous ceux qui disent que l’austérité n’est pas la solution doivent appuyer le gouvernement Syriza et sa proposition de « programme-pont». Cessons donc les hypocrisies, respecter le vote des Grecs, c’est aider la Grèce à réussir sur un autre chemin que celui de l’austérité. L’élection du gouvernement d’Alexis Tsipras est une chance pour toute l’Europe.

En ce qui concerne la France, j’entends dire que l’installation du FN en France tiendrait à la faiblesse du Front de gauche. Cela tient en réalité au fait que les deux principales forces politiques du pays ont joué la carte de son installation dans le paysage politique: l’UMP, et Sarkozy en tête, au plan idéologique en banalisant ses thèmes et en pensant pouvoir récupérer à son profit ces idées-là ; le PS a joué lui aussi depuis des années la carte du FN en pensant l’utiliser comme un repoussoir. Ces deux forces voient aujourd’hui le diable qu’ils ont enfanté les dépasser et mettre en danger tout l’édifice démocratique.

Le gouvernement socialiste de François Hollande, en jetant aux orties toutes ses promesses de changement et singulièrement en refusant de s’attaquer à la question européenne, a donné un nouveau coup de fouet au FN qui était déjà installé à un haut niveau. Le travail du FG est, dans ces conditions, un travail de longue haleine pour reconstruire un espoir à gauche qui ne peut pas s’organiser autour de la politique gouvernementale actuelle. Pour rendre crédible une issue progressiste à la crise, c’est une autre orientation à gauche et une autre force qui doivent émerger. Ce rassemblement ne peut pas s’organiser autour du Parti socialiste et de sa ligne actuelle. C’est le travail que nous avons entrepris, c’est la seule possibilité d’issue positive à la situation actuelle.

HD. Quelle est cette nouvelle force dont vous parlez ?

P. L. Cette force, c’est celle qui réunira le Parti communiste français et les forces du FG, les écologistes, des socialistes et les immenses forces citoyennes, sociales, syndicales disponibles pour la construction d’une autre politique que l’austérité.

La question centrale du débat politique national est de savoir s’il est possible de sortir de l’austérité et comment ?

Nous, nous pensons qu’une sortie de l’austérité est nécessaire et possible par la solidarité nationale en taxant le capital et les dividendes qui se nourrissent de la crise. En reconstruisant un impôt et des politiques publiques de solidarité et qui mobilisent les ressources nationales pour la relance sociale, l’investissement productif et la transition écologique.

Cette société dans laquelle nous voulons vivre est une société de solidarité, d’égalité et de fraternité qui bannit tout recours à la haine, à la violence, à la séparation de populations. Là où le FN divise la société et risque de faire à nouveau gagner des politiques de division, nous voulons construire des solutions qui unissent les Français dans le progrès social. Il y a beaucoup de commentaires sur la place prise par le FN, je crois que la bataille engagée entre les solutions de divisions racistes et xénophobes du FN et les solutions que nous proposons est loin d’être jouée.

Si les forces sociales et démocratiques attachées à des solutions de justice trouvent le chemin de leur unité, un espoir pourra se lever, capable de rivaliser avec les scores actuels du FN. Et c’est ça l’enjeu de la période politique à venir. Cela passe par un travail de convictions sur la solution de sortie de crise et sur la possibilité de cette issue politique, par un travail d’unité des forces disponibles et un travail de proximité avec les classes populaires les plus touchées par les crises. Ce lien de confiance doit être reconstruit dans des luttes et des actions de solidarité au quotidien.

HD. C’est pour ces raisons que vous avez décidé d’entamer un tour de France ?

P. L. J’ai décidé d’entamer ce tour de France des régions pour retrouver le sens du débat politique direct avec les citoyens. Je suis comme beaucoup de Français, je ne supporte plus l’état désolant du débat politique national qui s’organise sur des thèmes superficiels, politiciens, à mille lieux des urgences populaires. Dans ces rencontres, la première chose qui saute aux yeux, c’est l’ampleur des urgences sociales.

Les gens voient l’emploi, les solidarités au quotidien, les services publics se dérober sous leurs pieds et s’inquiètent gravement du devenir de leurs enfants et du pays. Il y a aussi une grande souffrance démocratique. Les gens ne supportent plus le mépris de ceux qui dirigent le pays, l’hypocrisie des discours qu’ils entendent. Il y a une grande violence ressentie devant cette négation de leur dignité. Beaucoup de citoyens sont dans une très grande colère face à cette situation. Je crois qu’il faut aider le pays à retrouver la force de l’action collective pour faire reculer le sentiment d’impuissance.

Quand la discussion s’engage, quand les vérités sont dites, le chemin de l’action possible reprend tout de suite de la force. Ce travail peut être payant s’il est déployé à grande échelle dans tout le pays par l’ensemble des militants avec l’objectif non pas de prêcher la bonne parole mais d’unir ces forces dans des dynamiques unitaires d’actions et de propositions.

HD. Quels sont vos objectifs pour les prochaines élections départementales ?

P. L. Dans les conditions que je viens de décrire, je crois qu’il y a un énorme enjeu à réussir à protéger les politiques publiques qui sont menées à l’échelle des départements, les politiques de solidarité, les dépenses sociales, contre leur casse programmée. Ce qui menace les politiques de solidarité en matière d’actions sociales, d’éducation, de transport d’éducation ou de culture, ce sont les politiques d’austérité du gouvernement, la volonté de la droite et du FN d’utiliser les pouvoirs locaux pour amplifier la casse de ces politiques publiques.

Nous appelons donc les Français à donner de la force à ceux qui vont résister aux politiques de casse de la droite et de l’extrême droite et capables à gauche de faire gagner la protection contre les politiques d’austérité. Tous les candidats soutenus par le PCF, avec le FG et dans de très nombreux cas avec EELV, vont être utiles dans les combats futurs. Les dangers sont évidents: le désarroi et la colère provoquée par la politique gouvernementale peuvent offrir à la droite et au FN des positions de conquêtes importantes. Il faut tout faire pour faire barrage à ces ambitions. Le FN, là encore, ne constitue en rien une alternative puisque tous les candidats FN élus le seront avec des voix de droite. Les candidats du FN seront au deuxième tour des alliés de la droite pour défendre des politiques d’austérité comme le font leurs actuels élus. Le mythe de l’alternative qu’incarnerait le FN doit être détruit. Le Front national est actuellement un obstacle majeur au changement.

HD. Le Front de gauche est l’objet de critiques internes et n’est plus très visible, existe-t-il encore ?

P. L. Il existe et il présente des candidats dans plus des trois quarts des cantons. Dans l’immense majorité de ces cantons, les candidatures rassemblent toutes les forces du FG. Dans un nombre important de cantons EELV, Nouvelle Donne ou d’autres partenaires locaux, parfois des socialistes en rupture avec les politiques d’austérité, sont aussi nos partenaires. C’est rassemblées et unies que les forces du FG vont aller à cette campagne des élections départementales.

C’est vrai qu’il existe un débat sur la manière dont nous devons faire face à la poussée actuelle du FN. La construction d’une coalition de forces qui aille bien au-delà de l’influence que le FG a obtenue jusqu’alors est pour nous le prolongement du travail entamé. Nous sommes sur le même chemin: construire un rassemblement alternatif et majoritaire aux politiques d’austérité.

Les chantiers d’espoir vont être un des points d’application de ce travail. Nous devons saisir toutes les occasions dans les mobilisations sociales qui reprennent dans le pays, dans les échéances électorales et dans un travail de projet qui va se déployer dans les chantiers d’espoir. La bataille contre la loi Macron a vu agir ensemble de manière convergente plusieurs forces à gauche. De la critique commune, nous passons à l’action commune et j’espère demain à la construction commune d’une alternative.

 

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Ou sont les priorités de l’info ?

Posté par jacques LAUPIES le 21 février 2015

 

Il y a eu ces derniers jours des évènements très importants qui devraient capter l’attention de l’opinion car directement liés à nos conditions de vie.

C’est en premier lieu le combat mené par le gouvernement grec pour faire prendre en compte une politique de relance par le rétablissement des droits dont a été privé le peuple grec et par la suppression d’une part de la dette et l’aménagement de celle-ci. Cela nous concerne car les mêmes menaces pèsent sur nous (retraites, précarité, salaires diminués, sécurité sociale démolie, etc.

C’est en second lieu la situation nouvelle crée par le passage obligé en force pour faire adopter une loi Macron qui enterre des droits acquis tant socialement qu’économiquement et fait la main au patrons.

On doit porter attention à l’évolution de la situation en Ukraine qui est une nouvelle démonstration des risques que fait courir à la paix les conflits inter impérialistes, lesquels comme à l’habitude font mourir des innocents.

On pourrait y ajouter la situation au moyen orient et en Afrique que des années de colonialisme et de néocolonialisme ont provoqué à l’instigation des occidentaux dont la France.

On nous en parle certes mais trop souvent de manière conforme aux visions des gouvernements libéraux et socio démocrates, autrement dit en se gardant bien de mettre en cause les appétits des multinationales et des banques qui pilotent monde politique et médias. Bien sur on peut trouver sur ce sujet comme sur les précédents des critiques acerbes dans tel ou tel documentaire ou encore dans des débats auxquels peuvent se référer une minorité de citoyens vigilant et avertis, capable de juger, parfois militants aguerris et à qui on ne la refait pas.

Mais voilà il y a des sujets de diversion : à la rigueur que l’on nous rappelle les tripotages financiers qui concernent Bernard Tapie, pourquoi pas si cela pouvait faire réfléchir ses adorateurs, supporters de l’OM, qui voyaient (et voient encore) un Dieu du stade en lui. Il faut combattre la bêtise.

Mis les affaires de cul de DSK on commence à en avoir un peu marre. De mon point de vue on devrait un peu lui foutre la paix.

Ce qui nous intéresse chez les puissants de ce monde c’est la manière dont ils nous plument et pas leurs sauteries, fussent-elles un peu trop hard (à ce qu’on dit sans le savoir vraiment)

Et puis quoi, le monde est bourré de sado masochistes (ont le dit aussi) et un très grand académicien contemporain, décédé il y a quelques années en a fait un livre que l’on ferme au bout d’une dizaine de pages. Tellement c’est peu ragoûtant, mais qui place DSK au rang de banal libertin, si on compare ce qui lui est reproché, au contenu de cette « littérature ».

Internet est bourré, entre autres parties de jambes, de ces trucs là. Pas de quoi en faire un fromage.  Il n’y a pas de raisons d’envahir les journaux télévisés de ça ou de je ne sais quels sordides fait divers, ni des tempêtes quotidiennes qui se multiplient sur le territoire, ni des frasques de nos hommes politiques dont a pas besoin de connaître les aspects imbéciles de leur personnalité, mais beaucoup plus de savoir qui ils soutiennent, qui ils enterrent !

D’autant que, pour qui suit les débats parlementaires, on découvre parfois que ce sont des gens de talent qui travaillent beaucoup même lorsqu’ils défendent des causes qui ne sont pas les nôtres.

Il mériteraient mieux que la diffusion de phrases souvent sortie de leur contexte, trop écourtées, du moins pour la plupart, alors que quelques « vedettes » fabriquées de la politique bénéficient d’heures entières de promotion. On y verrait plus clair sur leurs intentions !

 

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Les écouter c’est aussi comprendre que des solution sont possibles et pas nécessairement celles qu’ils nous proposent.

La bataille continue au Sénat

Loi Macron

Par le groupe CRC / 19 février 2015

Le Gouvernement a franchi aux forceps la première étape de l’examen par l’Assemblée nationale de la loi Macron.

L’utilisation du 49-3 par le gouvernement sur ce texte est un aveu de faiblesse et d’échec. Il n’y a pas eu de majorité et de surcroît de majorité de gauche pour voter un projet de loi profondément libéral inspiré, chapitre après chapitre, par les recommandations de Bruxelles. Ce texte a perdu toute sa légitimité. Il doit être retiré !

Extension du travail du dimanche, restriction des droits des salariés en particulier en matière de licenciement, développement anti-écologique des transports par autocar au détriment d’un transport ferroviaire étendu et plus accessible, privatisation d’aéroports de premier plan et de l’industrie d’armement, mesures fiscales et financières en faveur des plus riches, mesures de libéralisation du secteur du logement, ces quelques exemples puisés parmi les 310 articles du projet de loi soulignent son objet unique : déréguler, libéraliser, privatiser, en un mot accélérer la casse des derniers restes du modèle social français.

Ce texte, véritable monstre juridique, va loin très loin, il va trop loin. Il est à contresens des engagements de campagne de François Hollande. C’est la raison de son échec à l’Assemblée nationale.

Le passage en force de MM. Valls et Macron a au moins un mérite : il met en lumière les dangers de leur ambition, dangers que les députés Front de Gauche ont démontrés point par point.

Le texte est maintenant transmis au Sénat. Il doit être inscrit dans les premiers jours d’avril en séance publique.

Plusieurs semaines de débats seront nécessaires de toute évidence pour examiner sérieusement, de manière approfondie, cette profusion de dispositions plus libérales les unes que les autres sans efficacité aucune en matière de création d’emplois.
Ces semaines vont permettre à la population, aux salariés de se saisir d’un débat que le pouvoir voulait leur confisquer.

Les sénatrices et sénateurs du Groupe Communiste Républicain et Citoyen seront fortement présents dans ce débat parlementaire.

Ils tenteront de porter au sein de l’hémicycle la voix de tous ceux qui ne veulent pas subir le joug de l’austérité imposée par les marchés financiers que la Loi Macron symbolise si parfaitement.

 

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Le nouveau gouvernement grec s’aligne sur la Russie de Poutine : L’Europe est furieuse, car la Grèce mettra désormais son veto aux sanctions contre la Russie !

Le nouveau gouvernement grec s’aligne sur la Russie de Poutine : L’Europe est furieuse, car la Grèce mettra désormais son veto aux sanctions contre la Russie !

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Le 49.3 un aveu de faiblesse de Valls…et peut-être une stratégie d’avenir

Posté par jacques LAUPIES le 20 février 2015

Représentant une tendance minoritaire au sein du PS Manuel  Valls s’est vu propulsé par François Hollande chef de gouvernement et s’est entouré de pro-libéraux (entendez  les partisans de l’économie capitaliste.)

Une opposition en gestation s’est manifestée au sein de ce parti, face au non respect par le Président Hollande des engagements pris lors de l’élection présidentielle. On ne peut que s’en féliciter mais il faut tout de même rappeler que les communistes ont, depuis des années, mené le combat contre les politiques d’austérité de la droite et du PS et parallèlement contre le FN qui n’est qu’une variante de la droite et se présente faussement comme une nouveauté dans l’échiquier politique.

La confusion développée et entretenue,  au prétexte que les communistes sont de gauche et donc impliqués  aussi  dans  la situation économique et sociale désastreuse du pays, continue à faire des ravages. Cette confusion  est entretenue par un pouvoir médiatique  contrôlé par la bourgeoisie qui répartit le droit d’expression entre les trois tendances UMP et UDI, PS et maintenant FN.

Pour un communiste il ne reste guère que sa presse et le travail des militants sur le terrain pour se faire entendre.

L’échec cuisant du Premier Ministre et de son Ministre de l’économie Macron qui viennent de se voir contraints de faire passer en force une loi qui porte  atteinte aux droits des salariés et des citoyens en général avec un enfumage inquiétant de soi disant besoins de simplification du code du travail, de la juridiction prud’homale, d’accès au transports moins coûteux, de liquidation du patrimoine public (aéroports)

Le groupe FRONT DE GAUCHE essentiellement constitué de députés communistes (dans l’impossibilité, vu son importance, de déposer une motion de censure) a décidé de voter majoritairement pour la motion  afin de manifester son opposition ferme à la loi Macron qu’ils considèrent inacceptable. Pour des raisons qui peuvent très bien se comprendre les opposants au sein du PS ont voté contre.

Il n’empêche que les uns et les autres, vraiment à gauche, souhaitent une réorientation de la politique gouvernementale qui exige la mise en place d’une autre équipe.  

Et si la majorité actuelle trouve l’appui des verts, des radicaux de gauche ce n’est pas sans douleur et des parlementaires socialistes. Les « frondeurs » compris qui espèrent modifier le rapport de forces au sein du PS.

Il reste que l’essentiel pour demain est que la population se mobilise et agisse, par des actions, par ses votes (notamment aux prochaines départementales en soutenant les candidats présentés par le FDG/PCF)

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                    André Chassaigne Président du Groupe FDG

 

 

Un gouvernement déjà censuré par son échec sur la loi Macron

Sébastien Crépel
Vendredi, 20 Février, 2015
L’Humanité

 

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AFP
Sans surprise, la motion de censure déposée par la droite n’a pas été adoptée jeudi, malgré le renfort de voix de députés Front de gauche. 
Le gouvernement reste en place, bien qu’usé jusqu’à la corde par l’obstination dans un cap libéral qui mine son assise électorale et au Parlement.

Il n’y avait pas de surprise à attendre de la motion de censure soumise jeudi soir au vote des députés. Celle-ci n’a pas été adoptée, n’obtenant que 234 voix, loin du seuil de majorité fixé à 289, malgré l’approbation massive de l’UMP, auteur de la motion, et de l’UDI, ainsi que le renfort d’une partie des suffrages des députés Front de gauche. Certains de ces derniers ont préféré ne pas joindre leurs voix à celles de la droite. Les raisons d’un vote favorable ont été rappelées par leur chef de file, le communiste André Chassaigne : « Soyons clairs. Pour des députés de la gauche progressiste, une censure du gouvernement et de la loi Macron n’a rien à voir avec la motion présentée par la droite » car « personne n’est dupe (de son) programme destructeur ». Mais faute d’avoir pu réunir 58 signatures pour « déposer, avec des collègues d’autres bancs, (leur) propre motion », ils ont décidé de voter la censure. Un « message clair pour que la majorité élue par 
la gauche cesse de se fourvoyer dans 
les méandres du libéralisme économique prôné par la droite », a déclaré le député communiste. Les frondeurs du PS avaient quant à eux fait connaître leur position jeudi matin, indiquant par la voix de Benoît Hamon qu’ils ne voteraient « évidemment » pas la motion de censure de l’UMP. Les écologistes n’y ont pas joint leurs voix non plus : « Nous sommes souvent critiques, mais nous ne sommes pas un groupe d’opposition », a déclaré le coprésident de leur groupe, François de Rugy. Le gouvernement n’est donc pas tombé. Quant au projet de loi Macron, il est de facto considéré comme adopté et pourra être soumis au Sénat, avant de revenir devant 
l’Assemblée nationale d’ici quelques semaines. Pourtant, le gouvernement est loin d’être tiré d’affaire. D’abord parce qu’il ne dispose plus d’aucun crédit majoritaire dans les formations de gauche qui le soutenaient. Au Parlement, la preuve en a été administrée mardi. Le choix du 49-3 est en réalité la réponse à la censure véritable qu’a subie à ce moment le gouvernement sur son projet de loi Macron, incapable de réunir une majorité de gauche. Le sort de la loi du ministre de l’Économie apparaît lui-même incertain, si l’on en croit les menaces voilées de l’UMP Christian Jacob contre un nouveau recours au 49-3. « En choisissant la procédure d’exception, vous avez choisi la procédure d’enterrement » du texte, a-t-il lancé.

Pas d’effet du 49-3

Sans majorité, le gouvernement est dans l’impasse pour mener à bien son programme de réformes. Dégainé pour intimider et discipliner sa majorité, le 49-3 ne fait en effet pas rentrer dans le rang les frondeurs. « La politique économique du gouvernement ne me paraît pas aujourd’hui de nature à lutter contre les inégalités et à réduire le chômage. Ce n’est pas la bonne », martèle Benoît Hamon. « Votre calcul politicien est court-termiste, a lancé André Chassaigne à Manuel Valls. Vous ne pourrez, en permanence, empêcher les convergences de s’exprimer et de se renforcer en faveur d’une alternative à gauche. » C’est bien cette perspective, symbolisée par l’émergence d’un gouvernement Syriza en Grèce, que les ministres essaient de conjurer en martelant qu’il n’existerait « pas d’alternative à gauche ». Quant au « reniement permanent » et à la « dérive libérale » que le projet de loi Macron « symbolise à lui seul », selon André Chassaigne, ils produisent des votes-sanctions en cascade, que ne masque pas la victoire en trompe-l’œil du PS sur le FN dans la législative du Doubs, le 1er février, avec moins de 3 points d’avance, et 3 800 voix de moins qu’en 2012. Après la débâcle des municipales puis celle des européennes en 2014 où le PS a récolté le plus mauvais score de son histoire (13,98 %), la politique que mènent François Hollande et Manuel Valls pourrait lui faire perdre plus de vingt conseils généraux sur les cinquante qu’il dirige, selon des estimations pour les élections de mars. Un remaniement gouvernemental serait d’ailleurs déjà à l’étude pour avril. Une réponse dérisoire pour André Chassaigne, face à « l’urgence et à la nécessité de la nomination d’un nouveau gouvernement qui puisse réunir l’ensemble des forces de gauche pour conduire une politique de progrès social et de refondation démocratique ». Jeudi, Manuel Valls y a répondu en fustigeant « les postures » de ses opposants…

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A propos de polar

Posté par jacques LAUPIES le 19 février 2015

 

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Les électeurs ont droit à notre vérité ! A tous les niveaux !

Posté par jacques LAUPIES le 19 février 2015

 

Avant de s’adresser à l’ensemble des électeurs, en préalable, les électeurs de gauche doivent-être sensibilisés à l’importance du scrutin des élections départementales.

En premier lieu les électeurs communistes, ou qui l’ont été et qui, dans ce canton,  dépassent de loin, en nombre, les voix recueillies aux dernières élections cantonales et qui sont troublés par des alliances, nécessaires parce que rassemblant des électeurs venus d’autres horizons politiques de gauche. Des électeurs qui peuvent être perturbés par des attitudes de dirigeants locaux qui se livrent à des doubles jeux effarants.

Un tel qui est plus préoccupé de combattre les communistes dont il s’est dit être des leurs, qui n’a pas hésité à voter contre eux pour les socialistes qu’il prétend combattre aujourd’hui.

Tel autre porté à ses responsabilités électives dans le passé par les communistes soutient la droite tout récemment et l’affiche publiquement par inadvertance.

Telle autre qui oscille entre engagement dans l’extrême gauche  et soutien à droite, selon les périodes et les opportunités  

Tel autre, se parant des idées de gauche et qui court à chaque élection après  des investitures (de l’extrême gauche au PS en passant par le PG.)

Sans compter tous ceux qui sont sensibles aux pratiques clientélistes des adversaires qui n’hésitent pas, à la veille d’une élection, à promettre des faveurs qu’ils savent ne pouvoir tenir pour tout le monde (un emploi, une aide, etc.)

Ces comportements ne sont que le reflet des pressions idéologiques qu’exercent les médias gourmandes de tout ce qui peut diviser à gauche et qui trouvent parmi les dirigeants de formations et groupuscules divers, tous les arguments fallacieux pour décourager le rapprochement avec un PCF. Des médias qui l’ont très justement identifié, depuis longtemps, comme un dangereux adversaires de la droite et du patronat.

Le trouble vient de l’instrumentalisation de nos propres alliés par les médias !

Ainsi voit-on tour à tour propulsés en leader de la gauche dite radicale, des personnages qui, encensés aujourd’hui par la télé, seront démolis demain sans ménagement ou ressuscités politiquement, en fonction des évènements et des besoins des formations politiques majoritaires.

Dans un système véhiculant les formes variées de pensée unique ils sont transformés en pseudo révolutionnaires. Arlette Laguiller en son temps, Besancenot et Mélenchon plus récemment, ne manquent pas de se faire piéger de la sorte ce qui, au demeurant n’enlève rien en leur statut de possible alliés, voire interprète (cas Mélenchon) d’un rassemblement.

Mais la tactique de la diversion ne s’arrête pas là et d’autres personnages couvrent les égarés de la droite et du centre. Et finalement, avec son influence grandissante le FN est instrumentalisé dans cette optique.

Je n’ai jamais pu me faire à ces pièges grossiers que l’on tend à la population, surtout celle qui souffre le plus des politiques d’austérité et des discriminations sociales, voire à contenu racial et xénophobes. Et j’ai toujours considéré que nous leur devons la vérité sur ce sujet, avec certes le risque de leur ôter des illusions sur ce qui nous est cependant le plus cher : le rassemblement.

Mais il faut être rigoureux avec nos alliés ! Débattre de ce qui nous divise pour retenir ce qui nous unit. Se garder d’en faire nos porte-paroles en toutes occasions : actions et élections !

Nous avons nos défauts, nous avons pendant des années, trop d’années peut-être, passé du temps à l’autocritique sur le plan des objectifs autant que des stratégies. Nous devons le faire à chaque étape de la vie économique et des transformations sociologiques qui en découlent, de la vie politique et des pratiques nouvelles qui s’imposent, d’évolutions sociales et sociétales qui influent sur les mœurs, et des concepts philosophiques, artistiques nouveaux qui émergent.

Mais le poids de la classe dominante est considérable, elle trouble nos réflexions, étouffe nos efforts d’éclaircissements, en appelle aux obscurantismes, corrompt nos plus belles traditions de solidarité et d’humanité.

Alors pas de cadeaux dans la lutte des idées avec nos alliés souvent sincères et portés de bonne volonté mais aussi avec des adversaires qui voudraient, faire de nous des ringards de la politique attachés à une idéologie qui puisant ses racines dans le cœur du dix neuvième siècle, n’en demeure pas moins d’une très grande modernité. Notamment en ce qui concerne ses références à la pensée de Marx.

Les élections, même quand pèse sur elle le désintérêt grandissant pour la politique, sont un temps où il faut s’expliquer et ne pas s’en priver ! Reste que nous devons au bout du compte revenir toujours à des propositions concrètes de réalisation et éviter la langue de bois qui met tout le monde sur un plan artificiellement identique.

La voie du discernement, de la raison et de l’action collective, n’est pas la plus facile pour des jeunes accaparés par leurs études ou hélas pris dans l’inactivité et le chômage, Elle n’est pas facile pour ceux qui sont absorbés par le travail et l’éducation des enfants. Les personnes âgées fragilisées se tiennent souvent à l’écart de la vie politique, coupées de lien social. Le matraquage idéologique des médias ou, ce qui revient au même, la soumission à des divertissements sans contenu culturel, font aussi des ravages.

Et pourtant la France est un pays de tradition démocratique où la vérité finit par faire son chemin !

Avant de juger il faut se documenter ! Pour connaitre ce que proposent et défendent les communistes deux brochures sont à votre disposition.

Avant de juger il faut se documenter ! Pour connaître ce que proposent et défendent les communistes deux brochures sont à votre disposition.

 

 

 

André Chassaigne : « Un vent nouveau s’est levé  au Parlement »

Entretien réalisé par
 Julia Hamlaoui
Jeudi, 19 Février, 2015
L’Humanité

 

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Patrick NUSSBAUM
Entretien Pour l’élu PCF, le travail de convergence à gauche contre le « parti pris libéral du gouvernement » doit se poursuivre même si tous les députés opposés à cette politique ne voteront pas la censure.

Quel sens prend l’utilisation du 49-3 dans le contexte de crise politique actuel ?

André Chassaigne Le gouvernement a eu recours au 49-3, tout simplement parce qu’il ne disposait pas d’une majorité suffisante à gauche pour faire adopter le projet de loi dit Macron. Au lieu de reconnaître son échec et de tenir compte du fossé qui ne cesse de se creuser entre ses orientations et la population, il passe en force. C’est un véritable aveu de faiblesse du gouvernement qui ne peut rallier assez de voix à gauche à son parti pris libéral et ne dispose plus de majorité pour soutenir sa politique. C’est également l’expression d’un mépris pour la souveraineté nationale dans la mesure où les députés ne voteront pas un texte discuté pendant 200 heures. C’est un véritable déni de démocratie. Durant tout le débat sur le projet de loi Macron, un vent nouveau s’est levé au Parlement. Pour la première fois, des députés socialistes en nombre ont exprimé leur ­opposition déterminée. Des voix convergentes sont venues des différents bancs de la gauche. Par ce coup de force, le gouvernement a également voulu porter un coup d’arrêt à cette dynamique en faveur de l’alternative.

Pourquoi des députés Front de gauche ont décidé de voter la motion de censure présentée par la droite ?

André Chassaigne C’est une décision majoritaire du groupe Front de gauche. Privés de vote, c’est le seul moyen dont nous disposons pour marquer notre opposition à la loi Macron. Il nous a manqué le temps nécessaire, et sans aucun doute aussi le nombre de députés nécessaires, pour obtenir les 58 signatures qui auraient permis de présenter une motion de ­censure de gauche. C’était notre volonté. Avec Isabelle Attard, nous lançons d’ailleurs un appel pour une censure de gauche. Car nous voterons la censure pas le texte de l’UMP. Notre position est diamétralement opposée à celle de la droite qui considère que la loi Macron ne va pas assez loin dans le domaine de la déréglementation, du libéralisme. Nous, nous voulons que le gouvernement soit renversé et remplacé par un gouvernement de gauche, c’est-à-dire un gouvernement progressiste qui mette en œuvre la politique pour laquelle les Français ont voté en 2012.

Au-delà de ce vote, quelles perspectives se dessinent pour le rassemblement à gauche des forces favorables à une autre politique ?

André Chassaigne On peut comprendre que, dans ce contexte difficile, des députés opposés à la politique gouvernementale puissent avoir des difficultés à voter la censure. Mais ces positions ponctuellement différentes ne nuisent en aucun cas à ce qui a été engagé. Sur tous les textes de lois à venir, nous allons travailler à des convergences qui remettent en cause le parti pris libéral du gouvernement.

Que répondez-vous au gouvernement qui, avec la loi Macron et son passage en force, se targue d’incarner la « nouvelle politique » face à tous les archaïsmes ?

André Chassaigne L’archaïsme est chez ceux qui, comme le gouvernement, mettent en œuvre les vieilles recettes néolibérales de Thatcher, Schröder et d’autres. Chez ceux qui utilisent le 49-3, une arme d’un autre temps qui figure parmi ce qu’il y a de plus rétrograde en termes de démocratie. La modernité est au contraire du côté de ceux qui considèrent qu’il est possible de mener en Europe des politiques progressistes et non pas de régression sociale.

André Chassaigne Chef de file des députés Front de gauche

 

 

 

 

 

 

 

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