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Le Front national, xénophobe à souhait et antisocial à sang froid

Posté par jacques LAUPIES le 25 avril 2015

 

Posté le 25 avril 2015 par jacques LAUPIES dans Non classé

 

Je sais, le texte ci dessous ne va pas convaincre les 50 % de tarasconnais et tarasconnaise qui ont voté FN, en supposant, ce qui bien improbable, qu’ils puissent y accéder. Mais après tout si parmi les lecteurs de cet article paru dans le site de l’Humanité, quelques uns de mes lecteurs y trouvent des arguments cela sera toujours ça de gagné…

Pris par le temps je ne commenterai pas plus !

Mais est ce bien nécessaire ?

Olivier Morin, Gérald Rossi  et Aurélien Soucheyre
Mardi, 21 Avril, 2015
L’Humanité

 

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Photo : Jeff Pachoud/ AFP

Photo : Jeff Pachoud/ AFP
Aux antipodes de celui du PCF, le programme économique et social du Front national, masqué derrière un discours faussement antilibéral, dévoile à bien y regarder sa véritable nature fasciste et anti-ouvrière.

Au-delà des valeurs morales, dont sa défense de la peine de mort, le Front national souhaite déployer tout un arsenal de mesures économiques et ­sociales qui le place à milles lieues du PCF. Retour sur des points clés du programme frontiste actuel qui révèle son opposition aux fondamentaux antilibéraux de la gauche dont il se pare.

1. ennemi des travailleurs 
et des luttes sociales

Malgré un vernis social tenace, le Front national ne prône pas autre chose que la collaboration de classe à même de diviser le salariat. C’est tout l’objet de sa proposition de « réserve légale de titres », qui consiste à « reconnaître au personnel une part de propriété, sans droit de vote, mais permettant le versement de dividendes ». Tordant sans vergogne le principe de propriété collective des moyens de production, ce dispositif a pour conséquence de pourrir les luttes en entretenant l’illusion d’une participation aux décisions de l’entreprise (inexistante de fait par la non-reconnaissance du droit de vote à l’assemblée générale des actionnaires). Dans le même esprit de division, il s’agit de différencier la situation des fonctionnaires par la mise en place d’un système « permettant une modulation du point d’indice ». Une individualisation des parcours propre à décrédibiliser la lutte collective, comme le rappelle la CGT. Organisation syndicale de lutte que le parti frontiste veut supprimer au profit de syndicats « moins tentés de recourir à un rapport de forces ».

2. L’ami des patrons 
et du système capitaliste

Le FN veut s’attaquer à la fraude. Mais à celle supposée des citoyens, pas à celle des capitalistes. Feignant de vouloir soutenir la Sécurité sociale, il prétend « lutter sans merci contre les abus ». S’appesantissant avec force détail sur les « arrêts de confort » et « les cartes Vitale en surnombre ». Mais il ne dit rien des fraudes aux cotisations sociales dont se rendent coupables les employeurs et qui compteraient pour 20 à 24 milliards d’euros (contre 2 à 3 milliards pour les premières). Dans un chapitre nommé « L’allégement du coût du travail », le parti extrême montre qu’il est bien à droite puisqu’il propose une diminution des cotisations sociales salariales afin d’augmenter les salaires en net. Au final, il prend d’une main le salaire socialisé (mettant en danger le système de retraite) et le redonne de l’autre au travailleur. Permettant ainsi au patronat d’augmenter sa plus-value. Tout en marmonnant en une ligne que « la condamnation de la fraude fiscale sera renforcée », histoire de ratisser large. Il revendique en outre la simplification du bulletin de salaire, une place plus importante à l’esprit d’entreprise dans les programmes scolaires et l’apprentissage dès quatorze ans. Comme aurait pu le faire le CNPF (Conseil national du patronat français, ancêtre du Medef) dans les années 1970.

3. Priorité nationale, poison présenté comme vertu

Le FN, qui veut un « État fort », propose « la mise en place d’un ministère de l’Intérieur, de l’Immigration et de la Laïcité ». Curieux attelage qui ne fait guère mystère de la philosophie constante de ce parti, dont l’historien Nicolas Lebourg rappelait récemment dans le Monde la nature « altérophobe, c’est-à-dire qu’il vit dans la peur de la différence, de l’autre ». De fait, le FN dénonce « une immigration massive (qui) met mal à l’aise notre identité nationale et amène avec elle une islamisation de plus en plus visible, avec son cortège de revendications ». Ce qui le conduit à promouvoir « l’application de la priorité nationale ». Il envisage par exemple une loi qui « contraindra Pôle emploi à proposer toujours à compétences égales les emplois disponibles aux demandeurs d’emploi français ». Cécile Alduy, professeure de français à l’université de Stanford (Californie), note que le programme du FN propose non seulement de renégocier la Convention européenne des droits de l’homme, mais aussi, encore plus fort, d’inscrire le principe de la « préférence nationale » dans le préambule de la Constitution française. Dans la foulée, le FN, qui imagine abroger diverses lois comme celles sanctionnant les discriminations et propos racistes (lois Pleven de 1972 et Gayssot de 1990), se propose également de réformer « en profondeur le Code de la nationalité française », et dans la même veine, parle de la « suppression des pompes aspirantes de l’immigration clandestine, telle que l’aide médicale d’État » destinée, on le sait, aux plus démunis… Et parce que le diable se niche, dit-on, dans les détails, les élus du FN tentent çà et là de mettre en pratique leurs théories. Comme le maire des 13e et 14e arrondissements de Marseille, qui voulait réclamer une carte nationale d’identité aux familles souhaitant assister au spectacle de fin d’année de la mairie.

4. Défenseur d’une austérité 
à la française…

Les immigrés seraient les premiers touchés si le FN parvenait un jour au pouvoir en France. Comme exposé plus haut, ceux qui ne disposent pas de la nationalité française se verraient relégués en termes de droits généraux, mais aussi d’accès aux soins, au logement social, etc. Si le FN explique vouloir « restaurer l’équilibre des comptes sociaux en donnant la priorité aux Français », il doit bien se douter quelque part que cela ne suffira pas, à moins qu’il ne se soit autoconvaincu de son mensonge comptable à force de diversions xénophobes. D’autres mesures économiques pour redresser la France sont ainsi consignées dans son programme. Elles préparent à n’en pas douter une cure d’austérité que ne renieraient ni l’UMP ni l’actuel gouvernement dit socialiste. Pour commencer, le FN entend « rationaliser le fonctionnement des services publics marchands » pour assurer, dit-il, leur « rétablissement (…) dans la mesure où la situation budgétaire le permettra ». Voilà qui est bien vague… Plus concrètement, le FN entend imposer aux collectivités territoriales de « maîtriser leurs effectifs » via un « plan de réduction ou de stabilisation » soumis chaque année aux préfets. En parallèle, les départements et les régions se verraient perdre 2 % de dotations d’État « dès la première année du mandat », soit une ponction de quasiment 10 milliards d’euros en cumulé à l’échelle d’un septennat (dont le FN souhaite le retour), à condition que cette baisse initiale de 2 % ne soit pas aggravée par la suite… Le FN prévoit également, comme il l’a déjà fait dans les quelques villes conquises en 2014, de s’attaquer à la vie associative, qui connaît selon lui « un développement non contrôlé (…) nourrissant aussi des veaux gras dont l’adéquation avec les attentes des Français n’est pas toujours évidente ».

5…et d’une austérité 
à la sauce européenne

Mais la mesure austéritaire la plus emblématique de toutes prônée par le FN est celle de l’instauration de la fameuse règle d’or. Dans son programme, le parti d’extrême droite explique que « la maîtrise dans la durée de l’endettement public sera inscrite dans une loi-cadre qui instaurera à terme l’obligation d’un déficit structurel égal à zéro afin qu’aucune mesure budgétaire ne soit gagée par la croissance ». À quoi bon dénoncer l’austérité de Bruxelles et d’Angela Merkel, si c’est pour au final défendre ce qu’elle appelle de ses vœux avec Nicolas Sarkozy ? À quoi bon parler d’un renouveau économique, alors que cette règle (appliquée avec 0,5 % de tolérance en France) corsette les politiques publiques et grève les budgets en obligeant la France à réaliser des économies radicales ? Le FN, avec cette règle, serait dans l’impossibilité de réduire l’austérité. Son programme ne serait donc que mensonges ? Bernard Monot l’avoue ouvertement. Le député européen et stratège économique au FN se définit lui-même comme « libertarien économiquement ». C’est-à-dire qu’il rejette toute intervention de l’État dans l’économie. Le FN, quand il prône de possibles nationalisations et un État interventionniste, ne fait donc rien d’autre que jouer les partis antisystème sans l’être.

(1) Marine Le Pen prise aux mots, de Cécile Alduy et Stéphane Wahnich. Le Seuil, 2015.

Attention, présence d’édulcorants de synthèse.  S’il est une chose qui a changé au FN, ce sont les mots. Attiré par le pouvoir comme les papillons par 
la lumière, le parti d’extrême droite a normalisé son discours. En tout cas, par 
la voix de la fille Le Pen. 
Et les immigrés, dénoncés 
par le père, se muent 
en « mondialisme ». 
Le féminisme est un thème nouveau, dévoilant un opportunisme intrinsèque 
à l’extrême droite historique. « Le fait d’être une femme 
la rendant plus crédible sur le droit des femmes », analysent Cécile Alduy et Stéphane Wahnich dans Marine 
Le Pen prise aux mots (1). Cet édulcorant indigeste ne cache pas longtemps l’aversion 
du parti pour l’avortement 
et son désintéressement pour l’égalité salariale. Usant de la figure elliptique, les termes de minorités, communautarisme et le principe de laïcité 
sont invoqués pour éviter 
de pointer trop visiblement 
du doigt les musulmans.

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Comment les falsificateurs verront l’histoire en 2050 ?

Posté par jacques LAUPIES le 24 avril 2015

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Dans 40 ans il se trouvera bien quelque abruti pour dire que les communistes français ne se préoccupaient pas en 2015 des risques que font encourir au monde les politiques libérales suivie par la gauche française. Et les pseudos historiens français du genre Courtois (nom peu approprié à l’individu) se livreront à leurs falsifications habituelles.  

Ils pourront même se livrer à des amalgames faciles avec le Front National qui ne se prive pas de nos jours de jeter de temps à autre des propos que l’on peut aisément retrouver dans l’Humanité ! Il suffira d’aller piocher dans les archives quelques déclarations de Philippot particulièrement doué dans l’entreprise de récupération !

Ils ne parleront pas des alertes et du combat que nous menons pour une politique internationale, basée sur la coopération et le développement des pays plongés, à peine sortis du colonialismes, dans des régimes totalitaires soutenus par les  « démocratie occidentales ». Jusqu’à ce que la gourmandise des capitalismes se heurte à des intérêts nationalistes animés par des bourgeoisies naissante de ces pays.

Et parfois même de leurs peuples !

Les gouvernements occidentaux  jouent avec tous les aspects économiques, sociaux, religieux qui émergent dans ces pays, stigmatisant un jour l’un, le soutenant le lendemain. Tant que l’Union Soviétique était présente qu’elle appuyait les nationalismes plus pour des motifs géo politiques et dans le cadre d’une stratégie révolutionnaire de classe à l’échelle internationale, les champs d’affrontements étaient limités.

Après la période précédée par la symboliques chute du mur de Berlin, les Etats Unis, grand bouledogue et par la suite d’autres pays petits roquets se sont cru les maîtres et nous ont plongé dans les désordres que nous connaissons actuellement.

Cette réalité sera t-elle énoncée en 2050. On peut en douter si la société n’est pas transformée d’ici là et si continue à dominer un régime et des forces politiques soumises à une poignée de multinationales qui assujettissent un libéralisme cependant au bout de ses contradictions.

Faut il renoncer ? Certainement pas mais la voie à prendre reste encore à être mieux tracée ! Et elle ne pourra faire l’économie du Parti Révolutionnaire.

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Séance tenante

Maurice Ulrich
Jeudi, 23 Avril, 2015
L’Humanité

 

Éditorial par Maurice Ulrich : « On attend de l’Europe autre chose que des surenchères sécuritaires aux abords des côtes »

La première chose que l’on veut, que l’on doit attendre de la réunion aujourd’hui des chefs d’État de l’Union européenne, c’est que séance tenante des navires prennent la mer pour sauver des hommes, des femmes, des enfants. La seconde c’est que soient mises en place, dans tous les pays de l’Union et par tous les pays de l’Union solidairement avec l’Italie, c’est-à-dire avec des moyens et de l’argent, des conditions d’accueil des migrants conformes à la dignité de celles et ceux qui ont dû fuir la guerre, la misère, parfois l’oppression et la torture.

L’Europe et les États-Unis jouent dans le monde les professeurs de morale et de droits de l’homme mais ce sont les pays limitrophes de la Syrie qui accueillent aujourd’hui quatre millions de réfugiés, quand les autorités européennes et françaises tordent le nez dès qu’il est question de quelques milliers de personnes. Ne soyons pas naïfs et ne faisons pas mine d’ignorer, en même temps, que l’opinion est aussi traversée par des sentiments délétères et les tentations du repli, de la fermeture, entretenues par celles et ceux qui entendent prospérer sur les souffrances des damnés de la terre.

Raison de plus pour être clairs. Non, jamais l’Europe, jamais la France ne pourront se fermer aux malheurs du monde, quand bien même elles le voudraient. Mais il y a plus. Les grands pays développés ne peuvent pas occulter leurs responsabilités, que ce soit en Syrie, en Libye, en Afrique. Ils ont joué avec les peuples comme avec les pantins de leur géostratégie et de leurs intérêts. Le rançonnement de l’Afrique par la spéculation sur les matières premières, la pression des plans d’ajustements structurels barrent l’accès à l’éducation, à la santé et au travail de ses peuples. On attend de l’Europe autre chose que des surenchères sécuritaires aux abords des côtes, arrosées de quelques larmes de crocodile : l’ouverture, la coopération, le développement, autrement dit le choix de l’humanité et de la justice contre l’égoïsme continental et marchand.

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Un mercredi dont je ne dirai pas tout ! Mais j’en garde pour demain…

Posté par jacques LAUPIES le 23 avril 2015

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A une bonne question ils répondront toujours avec l’argument du patron, un peu comme Hollande

 

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Il y aussi le divertissement, un tantinet parisianiste, malgré des propos amusants…Parfois ! « On ne choisit pas sa famille » mais, cela a été dit, « on peut l’aimer ». Heureusement ! On a beaucoup parlé dans cette émission des divergences politiques familiales, des transferts affectifs vers les animaux. Un conseil : que cela vous concerne ou non, ne vous emmerdez pas trop avec ça…

C’était hier soir sur la 5 et puis la 2

 

Pas de cadeaux à Hollande SVP

On voudrait ne pas polémiquer avec les dirigeants du PS qui se fourvoient dans des politiques de droite et de surcroit en viennent à des argumentations du genre de celle que nous a servi François Hollande.

J’ai dit hier ce que je pensais de notre position à l’égard de l’immigration dans le contexte où Georges Marchais voulait stopper celle ci. Que la droite et l’extrême droite tentent d’exploiter et de manipuler les déclarations du Secrétaire Général du PCF, ce n’est pas très honnête mais de bonne guerre pour tenter de récupérer une fraction de l’électorat communiste. Et je ne suis pas de ceux qui contesteront que, dans des proportions sans doute limitées, que cela ait été et  soit encore possible. Mais venant des socialistes c’est carrément contre productif.

La campagne du premier tour des départementales nous a démontré que cela était une stratégie parfois bien relayée puisque le candidat Dufour, soutenu par le PS, dépité de ne pas nous voir s’allier avec lui et cautionner ainsi le PS, ne s’est pas privé de nous faire le procès de faire le jeu de la droite. Comme si ce n’était pas la politique suivie par le gouvernement  qui précisément fait ce jeu !

A moins d’être un sacré hypocrite je ne vois pas comment on pourrait dissimuler quelque glissement vers le FN, de certaines catégories sociales issues de la classe ouvrière ou des couches moyennes qui nous portaient, nous communistes, comme force déterminante dans notre ville et reviennent pour des raisons essentiellement due au mécontentement et à la déception face à la politique d’une gauche dont ils considèrent que nous sommes une composante.

Ajouté au glissement bien plus conséquent de l’électorat de droite vers le FN,  accompagnant ainsi une parcelle d’électeurs socialistes dont d’évidence une autre partie a rejoint sinon la droite mais ce que l’on pourrait appeler le centre droit et gauche (idem)

D’évidence peut on rejeter l’idée que l’électorat communiste, après 1981 et durant deux décades, à rejoint quant à lui peu  à peu le PS et des nouvelles formations comme les verts ou de plus traditionnelles à l’extrême gauche.

Mais cela relève d’un comportement d’électorats qu’affecte la situation économique et sociale, doublée d’une pressions de l’idéologie dominante. Il conviendrait aussi de tenir compte des aspects générationnels, des mouvements de population, des phénomènes liés à l’immigration avec des apports culturels différents, etc.

Mais tout cela n’exonère pas les partis politiques de leurs responsabilités et donc des choix concernant les objectifs et les stratégies de leurs dirigeants qui ne peuvent à tout moment rester sourds à des « bases » qui ont souvent le mérite de devoir confronter « le dogme » à la réalité. Ce qui devrait inciter lesdits dirigeants à un peu plus de sagesse.

Et cela ne vaut pas que pour Hollande ! Cela vaut pour nous aussi ! Une des réponses n’est elle pas à une démocratie réelle mais qui doit savoir être cohérente et disciplinée !

 

 

Lettre ouverte à mon collègue François Hollande

Tribune
Frédéric Dutoit
Mardi, 21 Avril, 2015
Humanite.fr

 

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Un mercredi dont je ne dirai pas tout ! Mais j'en garde pour demain... dans POLITIQUE

http://www.dutoitfreeblog.com/
Frédéric Dutoit
Par Frédéric Dutoit, ancien député-maire du 8e secteur de Marseille, communiste. « Non seulement tu as blessé le militant que je suis, mais en plus tu fais un faute politique majeure. Tu sais très bien qu’entre les communistes et les militants d’extrême droite il y a le sang de l’histoire. »

« Cher François, Hier, invité du Supplément de Canal +, tu as déclaré : « Madame Le Pen parle comme un tract du Parti communiste des années 1970. En pensant qu’on peut fermer les frontières, qu’on peut nationaliser les industries, qu’on peut sortir un certain nombre de capitaux de notre pays sans risque ». Et pour tempérer tes propos, tu as rajouté : « Sauf que le Parti communiste il ne demandait pas qu’on chasse les étrangers, qu’on fasse la chasse aux pauvres… » Te connaissant un peu – nous avons été quelques années côte à côte sur les bancs de l’assemblée nationale – je dois t’avouer que je ne croyais pas que tu puisses te rabaisser à ce point dans l’expression de tes opinions sur des partenaires de gauches comme les communistes. C’est indigne de ta part. Non seulement tu as blessé le militant que je suis, mais en plus tu fais un faute politique majeure. Tu sais très bien qu’entre les communistes et les militants d’extrême droite il y a le sang de l’histoire.

Mais plus grave encore, par cette formulation tu réhabilites le Front National en le plaçant au même rang que les partis « républicains » dans notre pays. Tu donnes ainsi un sacré coup de pouce à Marine Le Pen pour 2017. Tu connais sa volonté de dédiaboliser son mouvement pour crédibiliser plus encore ses chances de prendre le pouvoir en 2017. Je sais, qu’en fin politique, tu joues la carte de l’affrontement avec la présidente du FN au deuxième tour de l’élection présidentielle, ce qui assurerait ta réélection au plus hautes charges de l’état. Mais là tu as offensé une grande partie de ton électorat potentiel. N’oublies jamais que pour gagner en 2017, tu auras besoin de rassembler toute la gauche au deuxième tour et surtout tu auras besoin d’arriver en première, ou au pire, en deuxième posture au premier tour. Enfin, qu’elle caricature de la position des communistes que de proclamer qu’ils veulent « fermer les frontières, … nationaliser les industries, … sortir un certain nombre de capitaux de notre pays sans risque ». Tu manques, pour le moins, de discernement à ce sujet. Nous pouvons être en désaccord politique, ce qui est visiblement le cas, sur la politique à mener sans tomber dans la caricature de la position de ses partenaires.

Cordialement, Frédéric Dutoit

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La dernière fleur de Hollande, c’est pas le muguet de mai, même pas la rose, cela devient la chrysanthème

Posté par jacques LAUPIES le 22 avril 2015

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Le passé on l’assume à sa façon et en fonction de son expérience ! Lorsque dans les années 70 les jeunes de ma ville se voyaient inscrits au chômage parce que l’entreprise locale de conserverie accueillait massivement la main-d’œuvre espagnole, que des pères de famille avec qui je travaillais voyaient leurs enfants menacés de chômage et de précarité, ne trouvaient même pas un emploi dans l’agriculture tournée vers la main d’œuvre affluant du Maroc, peut-être y avait-il une réponse à leur donner.

Tout ça parce que cette main-d’oeuvre était plus docile et coutait moins cher. Et nous payons encore le prix de l’instrumentalisation dont elle a fait l’objet. Dans tous les sens !

Mais pour autant nous nous battions pour qu’ils soient défendus au même titre que les travailleurs nés sur le territoire national.

Cela ne nous a pas empêché de soutenir le regroupement familial qu’il aurait été inhumain de ne pas instaurer.

Etait-il cependant raisonnable et sérieux de prêcher au nom de je ne sais quel humanisme ou internationalisme de bobos, l’ouverture des frontières. J’ai entendu cela en des lieux de réputation très marxisante et parfois gauchisante.

N’en déplaise à certains, communistes ou pas, il est absurde de mettre en parallèle 40 ans après les attitudes vis à vis de l’immigration,  compte tenu des origines de celle-ci, du contexte économique et social en France, de la situation internationale notamment dans les pays d’Afrique et du Moyen-Orient, etc.

Si « l’attraction du territoire », comme disaient les économistes dans un débat l’autre soir à la télé, est une raison (qui à sa cause essentielle dans la recherche pour le capital du travail pas cher) s’y ajoutent aujourd’hui la misère et les menaces engendrées par la déstabilisation dans le continent africain, notamment et dans les pays du Maghreb et du moyen orient, des interventions militaires occidentales.

D’un fondement économique  essentiel avec ses conséquences dans l’évolution et  la diversité de formes de  lutte des classes, dans leurs aspects nationaux et internationaux, voici que surgit une question humanitaire qui apparaît et appelle deux réponses d’urgence : accueillir et protéger ces flots d’immigrants en péril et engranger une aide internationale au développement des territoires et populations dont ils sont issus.

Alors, qu’un Président de la république aussi malin que stupide (choisissez !), pour des raisons de politique intérieure, et précisément pour poursuivre celle qui finalement contribue à créer les conditions de cette « misère du monde » se permette de juger faussement les communistes sur leur politique d’immigration à une certaine époque, nous révèle ainsi qu’il est devenu le pantin de la grande bourgeoisie, qu’il se fout totalement de son avenir politique, à moins qu’il ait quelques craintes avant terme à l’intérieur de son parti, des retours de son comportement suicidaire.

Sachant au demeurant qu’après lui la droite reviendra plus dure encore le temps que celui, de sa famille et lourdement préparé revienne avec les mêmes objectifs jouer le premier rôle.

Et le Secrétaire National de son Parti pendant ce temps appelle au rassemblement à gauche pour 2017. Ferait bien de filer un coup de fil à son pote Hollande qui vraiment n’en crée pas les conditions. Preuve que ce dernier n’en veut pas du tout !

Mais ni l’un ni l’autre n’en décideront. Alors qui ? Ben vous !

 

http://www.humanite.fr/diaporamas/politique/ca-ressemble-quoi-un-tract-du-pcf-dans-les-annees-70-571792

 

Pierre Laurent : « Ce sont les renoncements qui mènent au FN »

entretien
Propos recueillis par 
Julia Hamlaoui
Mardi, 21 Avril, 2015
L’Humanité

 

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Photo : Patrick Nussbaum

Photo : Patrick Nussbaum
Pour le secrétaire national du PCF, la comparaison entre le FN et le Parti communiste des années 1970 opérée par le chef de l’État est une façon 
de jeter le discrédit sur une politique de gauche qu’il a trahie.

François Hollande a comparé ­dimanche le FN de Marine Le Pen et le PCF des années 1970, pourquoi parlez-vous à la fois de propos « scandaleux » et d’un « aveu » du président sur ses propres renoncements ?

Pierre Laurent J’ai demandé des excuses publiques à François Hollande parce que cette déclaration est scandaleuse. C’est, malgré quelques précautions, une caricature inacceptable de ce qu’était le combat du PCF dans les années 1970. J’ai grandi comme militant pendant cette période, nous défilions avec comme mot d’ordre : “Français – immigrés, même patron, même combat”. Ces principes-là sont restés constants au Parti communiste. Les quelques déclarations qui s’en sont écartées n’ont jamais constitué une orientation de congrès. François ­Hollande ne peut pas réécrire l’histoire. Au-delà des communistes, je suis certain que les socialistes choqués par ces déclarations sont nombreux. Car le président n’y montre pas seulement du doigt le PCF mais toute la gauche des années 1970 engagée par un programme commun. Ce processus, même avec ses contradictions, a débouché sur la victoire de la gauche en 1981 et l’élection de François Mitterrand. Quatre ministres communistes ont participé au gouvernement qui en est issu et l’ont quitté trois ans plus tard quand le retournement libéral s’est affirmé. Un retournement qui n’a pas cessé depuis. C’est toute cette période que François Hollande montre du doigt pour justifier, en vérité, ses renoncements d’aujourd’hui.

 

Stéphane Le Foll, le porte-parole du gouvernement, a signifié hier matin le refus du président de la République de présenter des excuses arguant de la « continuité » d’un « vote protestataire qui est celui du Front national et qui a été incarné à un moment par le Parti communiste ». Cela vous paraît-il valable ?

Pierre Laurent C’est incroyable que Stéphane Le Foll emploie l’argument de cette prétendue « continuité » alors même que François Hollande était interrogé à ce moment de l’émission par des électeurs ­socialistes de 2012 qui disaient leur désarroi devant les renoncements du président. C’est donc bien sa politique qui provoque le basculement d’un certain nombre d’électeurs. En renvoyer la responsabilité au PCF qui, lui, continue le combat pour promouvoir des solutions de gauche, c’est non seulement une faute politique mais c’est une démission face aux interpellations de ses électeurs. Le président de la République s’est comporté dimanche comme s’il avait tiré un trait sur ces électeurs, comme s’il les avait inexorablement condamnés soit à l’abstention soit au vote FN. Nous ne nous résignons pas et nous continuerons d’aller au-devant des attentes ­populaires. Si les orientations du président ne peuvent que continuer à diviser la gauche, pour ce qui nous concerne, rien ne nous fera renoncer au rassemblement de ceux qui à gauche souhaitent retrouver un projet conforme à leurs valeurs.

 

Une telle déclaration contribue-t-elle à la stratégie de dédiabolisation du FN ?

Pierre Laurent Je n’ose pas croire que c’est une stratégie délibérée. Mais force est de constater qu’à la volonté de mettre en permanence le Front national au cœur du débat politique et d’assimiler toute alternative à quelque chose qui lui ressemblerait de près ou de loin, s’ajoute une campagne de promotion permanente dans les médias du FN qui ne compte plus ses invitations. La banalisation permanente, plus ou moins consciente, du Front national est une ­dimension inquiétante de la situation ­politique actuelle. De ce point de vue, la déclaration de François Hollande est la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

 

La droite a déjà procédé à cet amalgame à plusieurs reprises. Qu’un président socialiste l’emploie à son tour ajoute-t-il à la confusion ?

Pierre Laurent Ces assimilations viennent, en France comme dans de très nombreux pays européens, de toutes les forces qui ont un seul credo : “Il n’y a qu’une seule politique possible.” C’est une manière de sans cesse discréditer la possibilité d’une alternative de gauche. Ces arguments ont aussi été employés contre Syriza en Grèce, contre ceux qui veulent faire émerger une nouvelle solution de gauche en Espagne, en Italie, au Portugal ou en Allemagne. Ces campagnes nourrissent la crise politique parce qu’elles tentent de justifier des ­politiques massivement rejetées par les peuples européens. Je donne rendez-vous à tous ceux qui tiennent ces discours les 30 et 31 mai prochains au Forum européen des alternatives que nous organisons place de la République, à Paris. Ils pourront y constater que non seulement une alternative de gauche à leur politique libérale et d’austérité existe mais qu’elle est indispensable pour éviter la percée des forces de l’extrême droite populiste et xénophobe qui prospèrent un peu partout.

 

 

 

 

 

 

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Les pouvoirs socio démocrates se suivent…Et se ressemblent ?

Posté par jacques LAUPIES le 21 avril 2015

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Quoi de mieux pour illustrer les propos qui suivent cette image de Vittorio Gassman (jeune avocat dont une forme de faiblesse liée à des difficultés matérielles conduit à se mettre au service d’un patron sans scrupule) dans « Nous nous sommes tant aimés » film réalisé en hommage à Vittorio de Sica par Ettore Scola. Une merveille de ce Cinéma italien (néo réaliste) que j’adore tant ! Et que la 2ème chaîne nous offrait dans son émission « ciné club ».

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=27995.html

 

Mon grand-père qui me racontait comment il se battait sur les carreaux de mines, au sein même des piquets de grèves dans la première décade du vingtième siècle, évoquant Jaurès et son appartenance au Parti Socialiste n’était pas, au lendemain de la libération, particulièrement tendre avec ce parti qu’il avait quitté lors de la scission du Congrès de Tours.

Il ne m’a jamais parlé de social démocratie, ni de social libéralisme ! Pour lui les socialistes trahissaient et son explication était toute simple : il avait à affronter dans les débats familiaux des beaux frères qui faisaient partie de la maitrise dans les entreprises de Tamaris (Gard) et qui évidemment avaient des positions syndicales et politiques plutôt axées sur la collaboration de classe. Cela  dans une période où, mon aïeul retraité, était un spectateur engagé, assistant à la répression féroce organisée par Jules Moch contre les mineurs.

Une répression dont j’ai gardé un souvenir marquant car, de là ou nous habitions, nous pouvions vérifier les allées et venues des garde mobiles affrontant les grévistes  et cela n’avait rien de tendre.

Marqué par ces positions avec cette confiance inébranlable au socialisme qu’incarnait, avec ma naïve vision de gamin, Staline et Maurice Thorez, je percevais cependant qu’il y avait là quelque réflexion à avoir.

Mais par la suite la guerre d’Indochine, puis la guerre d’Algérie n’étant, de fait, remise en cause que par les communistes, le simple fait d’avoir une SFIO compromise dans le non règlement de ces conflits ne m’a pas conduit à trouver une quelconque sympathie en faveur des militants socialistes.

Cependant, à mes vingt ans, après avoir un peu cru en Guy Mollet (Président du Conseil socialiste) qui se proposait de mettre un terme à la guerre d’Algérie avec le soutien des communistes, je me tournais vers De Gaulle (dès 1958), face à une gauche décrédibilisée. Un temps très court car en 1959 après 27 mois d’armée je retrouvais l’entreprise et la clarté de la lutte de classe, avec le syndicat et  ensuite le PCF.

La candidature de Mitterrand en 1965 me fit à nouveau espérer en cette gauche à deux pattes mais, dès 1968 et ensuite en 1969  la candidature Deferre/Mendes-France et celle de Duclos pour le PCF eurent le mérite de me rappeler, comme à nombre de français, qu’il y a deux visions à avoir de la gauche et qu’il n’est pas mauvais d’en avoir conscience.

La suite hélas ne contribua pas, en 1974, puis en 1981 avec le programme commun, avec la candidature unique de la gauche, à faire la différence entre communistes et socialistes, même si cela conduisit les socialistes au pouvoir. Plus même cela a pu déclencher l’idée du vote utile pour les socialistes. Idée mortifère pour le PCF qui essuya des reculs historique en 1988, 1995 et 2002 et 2007.

Il est cependant autant nuisible de prétendre que la gauche au pouvoir avec des ministres communistes a fait une politique dénué de tout aspect positif en matière économique et sociale et de prétendre que la droite « aux affaires » a pu marquer quelque progrès économique et social substantiel.

Mais une chose est sûre, dès que le PS est seul au pouvoir il exerce une dangereuse politique droitière. Qu’il en assume donc la responsabilité, avec les effets que cela peut avoir pour la progression de la droite et de l’extrême droite ! L’histoire (en 1938 et en 1958) nous indique où cela peut conduire.

 

 

 

Démocratolâtre(s)

 

Vendredi, 17 Avril, 2015
L’Humanité

 

Photo : Patrick Kovarik/AFP

Photo : Patrick Kovarik/AFP
Depuis mai 2012 et l’élection de Normal 1er, environ 100 000 socialistes ont déserté le PS. Selon certaines sources, il n’y aurait même plus que 60 000 adhérents à jour de leurs cotisations
Le bloc-notes de Jean-Emmanuel Ducoin.  » Le but 
des sociaux-libéraux ? 
Rayer le mot «socialiste» et créer un parti démocrate. »

Rêve. « La victoire aux élections ? Oui, tant mieux. Et puis après ? Préparer un autre avenir, c’est aussi engager les leçons du passé. » C’était il y a trois ans, trois ans déjà. Le philosophe et médiologue Régis Debray publiait le tonitruant Rêverie de gauche (Flammarion) et prévenait ceux qui sav(ai)ent encore lire que rien de mécanique ne dicte l’action politique, surtout quand elle est structurée par les arrière-pensées de ceux qui prétendent la mettre en œuvre. Plus qu’une épreuve ou un plaisir, rouvrir ce magistral livre nous apparaissait aujourd’hui comme une envie, sinon une nécessité, en tant qu’illustration durable de ce qu’il convient parfois d’anticiper pour ne pas feindre l’étonnement. Les premières phrases de Régis Debray étaient les suivantes : « Les urnes sont des boîtes à double fond, électoral et funéraire ; elles recueillent, avec un léger décalage, nos rêves et nos cendres. » Et les toutes dernières résonnaient telle une prophétie inversée : « Rêvasser n’est pas toujours délirer. Ce ne sont pas des chimères qui émergent de ces moments à la Jean-Jacques où “on laisse sa tête entièrement libre, et ses idées suivre leur pente sans résistance et sans gêne”, mais aussi des rappels, ou des espoirs, ou les deux. Et je continue de croire possible la présence au forum d’hommes et de femmes épris de justice, capables de rester fidèles à leur intégrité, leur langue, leur histoire et leur quant-à-soi – bref, à leur raison d’être. » Nous savons depuis ce qu’il est advenu du rêve un peu fou de croire en une gauche sociale-libérale si peu fidèle à son histoire et si peu intègre avec ses manières de nouvelle riche qu’elle a bazardées aussi vite qu’annoncées les rares promesses « sociales » consenties le temps d’un discours resté célèbre, hélas, pour ce qu’il laissait croire et non ce qu’il disait…

Dérive. Ainsi faudrait-il se résigner à mesurer l’écart des actions publiques entre ce que nous voulons (à condition de vouloir quelque chose de sacré) et ce que nous pouvons, entre le but visé (sauf à ne pas s’en fixer vraiment) et le but atteint, comme si le temps déviait nécessairement toutes les trajectoires… Depuis mai 2012 et l’élection de Normal 1er, environ 100 000 socialistes ont déserté le PS. Selon certaines sources, il n’y aurait même plus que 60 000 adhérents à jour de leurs cotisations. Ébranlés par l’orientation libérale de l’exécutif, les militants et un grand nombre d’élus locaux – pour ce qu’il en reste(ra) – affichent une grande lucidité et désespèrent d’assister à l’émergence d’un néo-rooseveltisme pouvant encore sauver l’honneur. Eux savent qu’il ne sera plus envisageable de refaire le coup de 2012 : ne gagner qu’avec une posture de gauche. L’escroquerie est démasquée. Le cœur des abstentionnistes, constitué pour beaucoup d’électeurs socialistes, est désormais orphelin. Et comment Valls entend-il répondre à cette errance ? En misant sur le libéralisme assumé, en lorgnant sur la droite de l’échiquier politique. Or pour gagner au centre, il lui manque une structure politique d’un type « blairiste » non négociable. Pour comprendre le cheminement, souvenons-nous du péché originel que constitua la commande par Normal 1er du rapport Gallois, immédiatement suivi du tournant vers « l’offre » et la rigueur, adossé aux critères de la Commission européenne. La nomination de Valls, qui n’avait obtenu que 5 % des suffrages lors de la primaire, n’était qu’une suite logique. Leur prochaine étape ? Rayer le mot « socialiste » et créer un parti démocrate, peu importe qu’il soit à l’italienne ou à l’américaine. La dérive aussi stupide qu’affligeante semble programmée. D’un côté l’UMP transformée en parti « Républicains ». De l’autre un PS virant parti « démocrate ».

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