COMMUNIQUE DE LA SECTION COMMUNISTE DES CHEMINOTS DE MARSEILLE

Posté par jacques LAUPIES le 30 août 2018

 

 

Marseille, le 27 août 2018
Les jours se succèdent et le service ferroviaire se dégrade encore et toujours plus. C’est une véritable descente aux enfers pour les usagers et les cheminots de notre département.
Alors que la réforme ferroviaire qui entérine l’abandon du service public, les usagers et cheminot-e-s de l’étoile de Marseille voient se succéder incidents sur incidents.
Après la 2ème panne de signalisation sur la zone de Miramas, qui engendra suppressions, retards, grosses galères pour les voyageurs et trains de marchandises totalement à l’arrêt, la gare de Marseille vient de vivre le déraillement d’un TGV. Deux incidents majeurs qui doivent faire réagir la région politique et SNCF. Depuis de nombreuses années et particulièrement depuis ces derniers mois, les cheminot-e-s communistes n’ont eu de cesse d’alerter les représentants de l’entreprise, le président de région, pour qu’ils entendent enfin la voix de la raison et daignent écouter les seuls experts dans le domaine du ferroviaire : les cheminotes et les cheminots.
Nous voyons bien les conséquences de l’abaissement des soi-disant coûts de production, qui n’ont visé qu’à réduire l’emploi, l’entretien des infrastructures et du matériel roulant, les conditions de vie et de travail des cheminot-e-s. Le constat est sans appel, le service ferroviaire s’est considérablement dégradé ! Même les cheminot-e-s de l’encadrement, désabusé-e-s par tant de choix stratégiques absurdes le disent : ils ne sont plus en capacité de bien travailler et, selon eux, il est impossible de gommer, en quelques mois, des décennies d’abandon de nos infrastructures.
Alors, nous sommes à même de nous interroger sur l’avenir, avec la réforme du gouvernement ? Comment imaginer un service qui pourrait s’améliorer sans réelle volonté d’investir dans un transport propre ? Les « petites » lignes sont réellement en danger car non entretenue donc non fiables !
Les cheminots communistes dénoncent également les décisions prises par la direction SNCF en cette période de crise. Nous demandons à celle-ci de s’expliquer clairement sur les choix qui ont été faits en matière de plan de transport ! Pourquoi faire le choix de supprimer des dizaines de TER pour faire circuler l’ensemble des TGV et y compris OUIGO ? L’usager du TER est-il un usager de seconde zone moins prestigieux que celui des TGV ? Voilà où conduisent les réformes ferroviaires : faire toujours plus de profits qui rentrent de fait en opposition avec le service public.
Les cheminot-e-s communistes dénoncent les moyens humains qui se concentrent dans quelques grandes gares dédiées au TGV à l’instar des gares et trains Régionaux qui eux se retrouvent sans personnel. Là encore les usagers ne sont pas traités équitablement.
Les cheminot-e-s communistes réitèrent la nécessité d’injecter des moyens humains, matériel et financier dans le ferroviaire, qui répondent aux besoins de transports et environnementaux ; et d’organiser des rencontres communes entre cheminots, direction SNCF et Région politique sur la région PACA.
Les cheminot-e-s communistes appellent les citoyens à faire exprimer leur mécontentement en soutenant la bataille du rail dans laquelle ils/elles se sont engagé-e-s depuis plusieurs mois.

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Pierre Laurent à l’Université d’été du PCF

Posté par jacques LAUPIES le 29 août 2018

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Evidemment je partage bien des choses dites dans ce discours de Pierre LAURENT. Mais je ne trouve pas de réponse très concrète à une question que pourtant lui-même pose  « Mais comment allons-nous trouver la réponse, des réponses qui nous remettent à l’offensive, si nous ne pensons qu’à éviter le pire, à préserver ce qui reste, plutôt qu’à conquérir les grands espaces, ceux qui s’ouvrent à tous ceux qui, comme nous, ont envie et compris que le monde doit changer et qu’il peut le faire en construisant plus d’humanité et non pas plus de violences, d’injustices, de divisions. »

Ce sera précisément au Congrès, me dira-t-on de répondre. Donc je retourne à la base commune sensée déja apporter des éléments de réponse. Et la j’avoue ne pas être satisfait !

Je pense que, comme l’indique Pierre Laurent, d’immenses possibilités de conquêtes existent. Tout simplement parce que les français, et pas seulement eux, s’interrogent sur l’incapacité où se sont trouvés les différents courant idéologiques et politiques d’apporter, ayant été au pouvoir, des réponses solutionnant ! 

Mais il ne croient pas, ou pour le moins sont sans illusion sur les offres qui leur sont faites. La dernière tromperie de masse que symbolise Macron laisse donc, chaque jour qui passe, une sorte de vide politique que s’efforce de combler ce qu’il reste des « partis traditionnels » soumis à la vague libérale qui submerge la planète. De la social démocratie fondue en un social libéralisme jusqu’aux nationalismes « résilients » en passant par la droite qu’elle soit réformiste ou totalement réactionnaire, l’usure se fait sentir.

La réponse progressiste qu’il conviendrait d’oser qualifier de marxiste, qui trouve une explication à une crise permanente du système, qui hypothèque la marche en avant de l’humanité reste dévaluée, quand ce n’est pas ignorée. Bien qu’elle contraigne ses pires adversaires à la dénoncer, elle trouve parfois une expression qui ne la qualifie pas et la dénature.

Sans pour autant renoncer à préconiser des solutions, des combats mêmes, pour y parvenir, sur tous les sujets qui émergent dans la société, nous avons en priorité à mener une lutte idéologique intense.

Et j’en viens à mon éternelle obsession : se donner en priorité un parti fort, un outil (même si l’expression parait galvaudée) pour mener à bien cette bataille  et gagner ! 

Le Congrès ne devrait pas rester dans la généralité sur cette question. C’est ce qui me fait préférer un autre texte !

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Les compromis compromettants…

Posté par jacques LAUPIES le 29 août 2018

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On ne peut se déclarer compétent en tout ! Sur le plan économique et social la critique est relativement aisée et l’art ne me parait pas impossible à pratiquer.

Par contre concernant l’écologie qui a bien évidemment à voir avec les deux domaines précédents les choses me paraissent un peu plus compliquées pour ce qui me concerne.

La nature doit être domestiquée dans bien des domaines. Cela va avec l’intervention de notre espèce pour assurer sa survie et son développement : se nourrir convenablement, s’abriter, se soigner et donc combattre la maladie, réguler nos relations dont il est établi qu’elle doivent reposer sur la solidarité, sur l’entraide, s’éduquer pour faire face à tout cela et trouver les meilleures réponses, bannir les erreurs source de conflit Le travail, donc la transformation de la nature nous ramène à tout cela ! 

C’set de lui que nait la richesse dont l’accumulation est possible pour investir, vivre mieux et satisfaire nos besoins.

Outre les erreurs que nous pouvons commettre dans la transformation de la nature et que provoquent souvent l’ignorance, l’appétit de l’inutile et parfois du nuisible à notre esprit et à notre corps qui forment un tout indissociable, nous établissons entre nous des rapports d’exploitation.

Ces derniers aboutissent à la  domination des uns sur les autres ce qui nous fait dépasser dangereusement le simple comportement animal fondé sur des règles de survie de l’espèce face précisément à une nature hostile. Cela en mettant en cause ce que cette nature peut concéder sans être détruite. Les exemples que donne l’utilisation inconsidérée de l’eau, de la forêt, de la mer pour des productions dont nous pourrions aisément nous passer, démontrent clairement les risques que nous courrons.

Posséder ce qui ne nous appartient pas et qui devrait-être commun, aller au delà de la simple consommation qui nous est nécessaire en l’état des possibilités que nous accorde cette nature, devient une règle qui rejoint son contraire : l’anarchie, l’égoïsme, la paranoïa et finalement la destruction de l’humain !

Alors que faire ?

Sans doute réparer ce que nous pouvons dans l’immédiat, résister au déluge du gaspillage mais cela ne peut aboutir à inverser fondamentalement la tendance. Car lesystème qui prévaut  dans notre monde est celui qui donne toute liberté à une minorité qui pour faire des profits sur le dos d’une immense majorité; dispersée, manipulée, divisée, dont sont exploitées les oppositions d’intérêts souvent médiocres ! Et même à l’échelle de notre microcosme cela fait des dégâts.

Ce système de rapports sociaux d’exploitation doit passer à des rapports de coopération. Mais la propriété privée des moyens de production, d’échange, de communication, et de plus en plus de formation, d’information et d’éducation sont l’obstacle à abattre d’urgence !

Et si on ne s’attèle pas à cette tâche qui seule peut nous permettre de nous doter des moyens nécessaires à notre action de véritable transformation et d’utilisation des ressources naturelles pour une autre  production et une autre consommation, nous serons condamnés à des compromis compromettants.

Monsieur Hulot, en a sans doute fait l’expérience…

 

 

 

 

 

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Copie d’écran France Inter.

Pour ne plus se résigner, Nicolas Hulot quitte le gouvernement

Mardi, 28 Août, 2018
Après un peu plus d’un an d’interrogations sur son action et faute d’avancées suffisantes en matière d’environnement, le ministre de la transition écologique Nicolas Hulot a annoncé mardi en direct sur France Inter sa décision de quitter le gouvernement.
« Je prends la décision de quitter le gouvernement », a déclaré Nicolas Hulot, lors d’une interview en direct sur France Inter, après avoir confié qu’il se sentait « tout seul à la manoeuvre » sur les enjeux environnementaux au sein du gouvernement.  »Nous faisons des petits pas, et la France en fait beaucoup plus que d’autres pays, mais est-ce que les petits pas suffisent… la réponse, elle est non », a-t-il considéré. Une décision qui semblait devenue inévitable : pratiquement dès sa nomination, des écologistes avaient critiqué la présence de Nicolas Hulot au gouvernement vu la politique du gouvernement, notamment en ce qui concerne le nucléaire.  »Je me surprends tous les jours à me résigner, à m’accommoder de petits pas », a ajouté l’ex-présentateur d’ »Ushuaïa », espérant que sa démission pourrait provoquer un « sursaut ».  »Je sais que seul je n’y arriverai pas. (…) j’ai un peu d’influence, je n’ai pas de pouvoir », a-t-il estimé, la gorge nouée.
Nicolas Hulot a précisé qu’il n’avait prévenu à l’avance ni le président ni le Premier ministre de cette décision, par crainte qu’ils ne le convainquent de rester au gouvernement.  »C’est une décision d’honnêteté et de responsabilité », a-t-il déclaré.
« Le Premier ministre, le président de la République ont été pendant ces 14 mois à mon égard d’une affection, d’une loyauté et d’une fidélité à toute épreuve », a confié le ministre, mais malgré cela, le gouvernement n’a pas su donner la priorité aux enjeux environnementaux, a-t-il plaidé, estimant n’avoir pu obtenir que des « petits pas ».
Nommé pour la première fois ministre en mai 2017, après avoir renoncé à une candidature à la présidentielle un an plus tôt, Nicolas Hulot avait dû avaler bien des décisions contraires à ses convictions, au delà de certaines victoires symboliques comme l’abandon du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Il avait notamment dû endosser le report de l’objectif consistant à ramener la part du nucléaire dans la production d’électricité à 50% en 2025, ou l’entrée en vigueur provisoire de l’accord de libre échange UE-Canada (Ceta). Et lundi,l’Elysée avait annoncé que le prix du permis de chasse serait diminué par deux,

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Monsieur Hulot part en vacances

Posté par jacques LAUPIES le 28 août 2018

 

 

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On peut le comprendre car non seulement, avec Macron, l’écologie ne trouve pas son compte mais les français n’y  trouvent pas le leur dans de très nombreux domaines de l’économique et su social.

Sans rejeter l’idée, toute à l’honneur du Ministre démissionnaire, de sa position intenable face au rejet gouvernemental de ses propositions, il faut bien le dire ce moment du départ est bien choisi pour lui !

Car par delà la question de l’écologie le ras le bol général ne peut que rendre populaire celui qui se détache de ce pouvoir. Un pouvoir qui; même s’il peut paraître sur une autre planète ne fait que rester dans la logique de ceux qui le soutiennent : les plus riches de ce monde !

Macron va-t-il chercher un remplaçant à la hauteur de la réputation de Hulot. Il y en qui en ont probablement envie parmi certains écologistes qui très souvent ne manquent pas d’opportunisme en ces circonstances mais bon le risque d’être définitivement grillé est là !

Bref les questions posées par l’écologie sont tellement importantes qu’elles  ont à voir avec les questions politiques en général et doivent s’inscrire dans un programme audacieux en matière de production, de consommation, de santé, etc.

Autrement dit l’écologie doit s’intégrer politiquement dans la question fondamentale de la répartition équitable des richesses pour trouver la possibilité de solutionner les questions qu’elle pose.

Et peut-être faudrait-il en débattre nationalement et se faire prononcer les français ?

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Le merdier Macron ça peut se nettoyer

Posté par jacques LAUPIES le 28 août 2018

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Décidément ce gouvernement, et donc ses principaux chefs, semblent avoir complètement perdu les pédales. En réalité ils sont en parfaite logique avec la mission que leur ont confiée les dominants dont évidemment le grand patronat.

De ce point de vue les choses sont claires et de plus en plus de français ne s’y trompent pas, en premier lieu parce qu’on leur demande de payer à l’avantage des plus fortunés qui reçoivent en cadeau l’exonération de l’impôt sur la fortune. La prise de conscience est fortement accentuée par l’annonce de la diminution de leur pouvoir d’achat certes, mais surtout parce qu’ils la ressentent déjà.

Mais la « droite d’opposition » faisant semblant de les défendre veut axer sur la réduction de la dépense publique que le citoyen Macron pourtant ne manque pas d’encourager en d’imposant notamment la réduction des dotations aux collectivités locales et en saignant les effectifs de la santé et des services fiscaux entre autres !

Sans compter les attaques directes sur les revenus des salariés et surtout des retraités. 

Wauquiez outre ses ralliement aux thèses xénophobes du RN (ex FN de Marine) deviendrait le défenseur des salariés et des retraités que ses amis ou adversaires des Républicains n’ont pas manqué de mettre en difficulté dans le passé Sarkozien

A gauche on se réveille, pour ceux qui sommeillaient, et l’on se garde de donner trop la parole à ceux qui  veulent organiser la riposte et ne cessent de se battre au parlement (Sénateurs et Députés communiste et Députés de LFI) et sur le terrain.

Mais cependant l’urgence est dans la mobilisation populaire et le renforcement de ses organisations, y compris le PCF. 

 

Geoffroy Roux de Bézieux : «	En France, nous avons le tropisme de vouloir faire des lois pour tout, au lieu de faire confiance aux entrepreneurs.	» Vernier/JBV News<br /><br /><br />

Geoffroy Roux de Bézieux : « En France, nous avons le tropisme de vouloir faire des lois pour tout, au lieu de faire confiance aux entrepreneurs. » Vernier/JBV News

Patronat. Avec Macron, le Medef cherche à passer à la vitesse supérieure

Mardi, 28 Août, 2018

Choyée par le gouvernement, l’organisation patronale démarre son université d’été. Derrière les accents modernistes de son nouveau président, Geoffroy Roux de Bézieux, le mouvement tente de parachever sa victoire contre le modèle social.

«L’entreprise dans vingt ans » : le slogan de la vingtième université d’été du Medef se veut résolument tourné vers le temps long. En attendant, le présent lui sourit : aujourd’hui et demain, une flopée de ministres – à commencer par le premier d’entre eux, Édouard Philippe – sont attendus pour dérouler, devant le parterre des patrons réunis sur le campus d’HEC, à Jouy-en-Josas (Yvelines), le programme rêvé. Fiscalité, « charges » sociales, Code du travail : tout ce que le Medef demande, l’équipe Macron le lui accorde sans coup férir. Au risque de rendre sans objet l’organisation patronale de choc née sous l’impulsion d’Ernest-Antoine Seillière, il y a vingt ans. Alors, pour ne pas se laisser griser par les ivresses du succès, le Medef a l’air de réorienter, sous les auspices de son nouveau président, élu en juillet, Geoffroy Roux de Bézieux, ses priorités sur les nouvelles technologies, les métiers du futur et le réchauffement climatique.

La sempiternelle volonté de réduire les protections des salariés

Derrière ce vernis de modernité perce pourtant la sempiternelle volonté de réduire les protections des salariés. Le discours patronal se concentre sur les mêmes obsessions. Le « coût du travail » est coupable des maux de l’économie et nuit à la « compétitivité » des entreprises. Silence radio, toutefois, sur les politiques d’exonération de « charges sociales » à l’œuvre depuis des décennies sans produire le moindre effet positif sur la création d’emplois pérennes. Le démantèlement des protections des salariés avec la réforme El Khomri et les ordonnances Macron, qui consacrent la fin du principe de faveur et la primauté du contrat sur la loi, ne calment pas les appétits du Medef. On retrouve cette volonté de bénéficier d’un meilleur rapport de forces face aux salariés par une « décentralisation » du dialogue social au niveau de chaque entreprise, et par une « poursuite de la simplification du droit du travail, en particulier sur les contrats de travail et les seuils  sociaux ». Geoffroy Roux de Bézieux vise en particulier les dépenses publiques  – « l’angle mort », selon lui, de la politique du gouvernement, alors qu’Édouard ­Philippe a annoncé la suppression de 50 000 postes dans la fonction publique d’État d’ici à 2022 et que d’autres coupes drastiques sont à prévoir dans les effectifs des fonctions publiques territoriale et hospitalière.

Opposé à l’idée de faire participer les entreprises au pot commun, le patron des patrons demande aussi une diminution des impôts locaux et la suppression des impôts de production, soit de multiples taxes payées par les entreprises hors impôts sur les sociétés. Quant aux débats sur l’élargissement de l’objet social des entreprises dans le cadre de la loi Pacte, Geoffroy Roux de Bézieux reprend de vieilles lunes du patronat : « Une modification du Code civil m’interpelle, car alors le juge s’immiscerait un peu plus dans la vie des sociétés. En France, nous avons le tropisme de vouloir faire des lois pour tout, au lieu de faire confiance aux entrepreneurs. »

Même quand il essaye de porter un discours innovant sur les défis technologiques, le numéro un de l’organisation cible les droits des salariés et le système de protection sociale. Pour lui, les mutations numériques représentent un prétexte pour moduler les relations sociales : « Ces bouleversements technologiques vont transformer le monde du travail. Tout le socle rigide conçu au XXe siècle pour le modèle fordien va devoir être repensé de fond en comble : le contrat de travail, la protection sociale, la formation… Les millennials et les générations X et Y (c’est-à-dire toutes les générations nées après 1960 – NDLR) sont en train de nous faire passer à une autre ère de relations sociales. Je suis convaincu qu’il faut s’appuyer sur eux pour construire un modèle social modernisé. » Dans ce sillage, le patron des patrons souhaite partir, « avec les syndicats de salariés, d’un diagnostic commun sur les mutations économiques » pour jeter les bases de prochaines discussions. Si le sujet est légitime, il paraît à contre-courant des préoccupations des salariés, confrontés à une baisse du pouvoir d’achat de 0,6 % au moment où se font sentir, en même temps, une hausse des prix et une stagnation des salaires.

Qu’importe, pour diriger son entreprise de démolition, le Medef va mener une « rénovation » inspirée de la fameuse « refondation sociale » du début des années 2000. À l’époque, l’ex-président du syndicat d’employeurs, Ernest-Antoine Seillière, et l’ancien numéro un de la Fédération française des sociétés d’assurances, Denis Kessler, lançaient une offensive politique contre la mise en place des 35 heures. Dans ce projet, le Medef inscrit noir sur blanc ses exigences en matière de retraites, comme le blocage des cotisations. Et de préconiser l’alignement du public sur le privé et l’instauration de fonds de pension… « Nous sommes, comme il y a vingt ans, à un moment où il faut de nouveau réinventer le Medef pour le mettre en phase avec ce monde demain », a jugé Geoffroy Roux de Bézieux. Un constat partagé par son soutien de campagne et fossoyeur du modèle social à la française… Denis Kessler.

Manque de représentativité auprès des patrons

Si Geoffroy Roux de Bézieux n’a pas encore lancé les chantiers de la « rénovation », une chose est certaine, « la communication du Medef est encore trop associée aux combats classiques des chefs d’entreprise : moins de taxes, moins de règles… Si ces discours sont encore nécessaires, ils ne peuvent être notre seul axe de communication », lit-on dans son programme de candidat. Par exemple, les « questions sociétales » ne doivent pas être ignorées : pour mieux représenter les jeunes générations d’entrepreneurs et les femmes, une réforme des statuts est prévue dans le cadre de futurs états généraux. Au début de son mandat, le patron des patrons a envoyé un signal fort en désignant 50 % de femmes au conseil exécutif, sa direction élargie, mais le bureau de l’organisation n’est, quant à lui, composé que de deux femmes sur treize membres. Les sept commissions restent des lieux de pouvoir exclusivement masculins. Sur le modèle de la « refondation sociale », la « société civile » devrait revenir par la fenêtre avec la création d’un comité consultatif. « Ce comité doit nous permettre d’ouvrir notre écosystème et nous aider à pousser des idées nouvelles », lit-on dans son programme. L’enjeu est d’augmenter les adhésions pour taire les critiques sur son manque de représentativité auprès des patrons : le Medef ne compte que 123 387 entreprises adhérentes, derrière la CPME (près de 145 000 membres) et l’U2P (artisans et commerçants, 150 605), selon les chiffres publiés en 2017 par la Direction générale du travail (DGT).

En attendant, des piliers du patronat composent les pôles de réflexion de l’organisation. À la commission protection sociale, l’assureur Claude Tendil va mener le dossier des retraites en gardien du même dogme intouchable que du temps de Pierre Gattaz : pas de cotisations supplémentaires pour financer le système par points du gouvernement. En juin, le patron a déclaré souhaiter « inciter les assurés à partir plus tard que l’âge légal » en instaurant « une nouvelle décote suffisamment forte ». Le dossier de la négociation sur l’assurance-chômage a été confié à Hubert Mongon, de l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM), nommé à la tête de la commission emploi et relations du travail. Comment les patrons vont-ils pousser leur avantage durant la mandature Macron ? Bernard Spitz, président de la Fédération française de l’assurance, salue « le premier (gouvernement) ouvertement pro-business. On attend cependant que certains choix structurants, sur le budget ou les retraites, soient éclaircis ». Une chose est certaine, ils ne peuvent plus dénoncer le harcèlement de l’État. Leur seule marge de manœuvre sera d’en demander toujours plus. 

 

 

 

 

 

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Jeunes : Mélenchon ? Bien réfléchir, avant que vous ne le suiviez dans sa stratégie mortifère

Posté par jacques LAUPIES le 26 août 2018

A SAINT REMY DE PROVENCE CE DIMANCHE

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Un pigeon

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une chanteuse qui fait la manche

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des touristes plutôt moyens

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Dans une ville bien adaptées au tourisme

Jeunes : Mélenchon ? Bien réfléchir, avant que vous ne le suiviez dans sa stratégie mortifère

Jean Luc Mélenchon et sa suite ont fait le choix de ne pas participer à l’université d’été du PCF ! Sans doute auront-t-ils un argument pour justifier cette impolitesse !

Personnellement je m’en fous complètement  ! Comme j’ai pratiqué quelques uns de ses soutiens depuis pas mal d’années je sais fort bien, qu’ancien communistes ou socialistes pour beaucoup, un peu gauchos pour d’autres, ils n’ont pour soucis que de vouloir se différencier du PCF. 

Plus préoccupant ces jeunes coupés de la vie politique et qui cherchent une issue pour se battre contre les exécutants de la finance et des grands groupes industriels et commerciaux et peuvent trouver du vrai dans le discours de Mélenchon (car il y en a)

Car,  bien qu’ayant jugé avec beaucoup de réserve le gouvernement Mauroy en 1981 et encore plus celui de Fabius en 1983 ainsi que le  gouvernement Jospin en 1997, je voudrais rappeler que ces compromis successifs ont été ressentis comme des compromissions par un électorat qui n’a pas tardé à se retourner vers la droite et l’extrême droite. Cela évidemment avec les louvoiements du PS et l’incapacité çou impossibilité) pour les communistes de mobiliser les français.

De la à dire que l’union populaire sur des critères progressistes ne doit pas se faire, il y a un pas que je ne franchirais pas. Dans le respect d’une vraie démocratie (pas celle que nous impose le Vème République) le retour aux conquêtes d’après-guerre, de 1968 et de 1981 est possible mais cela passe par un programme de gouvernement élaborés par touts les composantes politiques progressistes, à ratifier par le peuple? S’il y a des divergences : organisons dans la durée des débats approfondis et le cas échéant exigeons qu’ils soient soumis à des référendums.

Comment espérer en arriver là avec un PCF affaibli ? 

La priorité est donc de reconstruire ce parti ! Ce qui implique EN PRIORITE des mesures d’organisation fortes et des objectifs lisibles et transformateurs. Et non comme je me l’entends parfois dire, aller à l’action avec des méthodes et des stratégies inchangées marquées par l’échec ! Alors que ceux qui les ont mise en œuvre, fussent-ils de bonne foi – la question n’est pas là -  n’ont pas entendu les avertissements !

Quant à l’UNION son temps viendra mais que l’on nous reproche pas de ne pas la vouloir

 

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Après avoir supporté en 2018 une hausse de la CSG, les retraités sont rejoints par les bénéficiaires des APL et des allocations familiales. Denis/Rea<br /><br /><br /><br /><br />
Après avoir supporté en 2018 une hausse de la CSG, les retraités sont rejoints par les bénéficiaires des APL et des allocations familiales. Denis/Rea
 

L’offensive antisociale d’Édouard Philippe

Lundi, 27 Août, 2018

Le premier ministre a présenté les grandes orientations d’un futur budget 2019 marqué par l’austérité. Il s’en prend au pouvoir d’achat des familles et des retraités, attaque l’assurance-chômage et les emplois aidés.

On nous promettait un acte II plus social de la politique gouvernementale. Mais ce qu’a décrit longuement Édouard Philippe dans le Journal du dimanche, hier, en est l’opposé. Le budget 2019 s’annonce frappé du sceau de l’austérité. À l’exception notable des cadeaux faits aux entreprises, qui, à force de baisses de cotisations, vont sérieusement mettre à mal le financement de la solidarité nationale. Sous prétexte « de faire le choix du travail », le premier ministre s’en prend aux prestations sociales en les désindexant de l’inflation.

 

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Mélenchon part seul pour les européennes, avec son talent indéniable d’orateur

Posté par jacques LAUPIES le 26 août 2018

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Les médias comblent les vides avec des faits divers et reportages de saison célébrant différents thèmes de vacances pour tenter de retenir leurs lecteurs, auditeurs ou téléspectateurs. Ici on vante les mérites de la randonnée à pied, là une nouvelle invention de cyclo cross, et par ailleurs, la plage, l’excursion de grottes marines ou le mérite de ces percherons qui tractent des bloc de touristes, etc.

Comme un pont ne s’écroule pas tous les jours, un TGV ne déraille que très rarement, un car bourré de gamins n’est pas percuté pas si couramment, on s’étale sur les sujets, on commente, on fait pleurnicher à l’écran  quelque bobo sur la carence des services publics, râler des usagers,  que sais je encore ? Et les commentateurs, spécialistes de toute nature, abonnés des plateaux, commentent, dissertent tant qu’ils peuvent sur les malheurs ainsi sélectionnés. Ils nous rassurent ou nous désespèrent en étalant leur savoir. Parfois très aléatoire et qui peut susciter de fausses interprétations.

Même le pape serait presque soupçonné des pires compromissions avec ces évêques et autres  prélats dont évidemment le comportement porte atteinte à toute une institution religieuse. 

Côté politique, comme le souligne l’article ci dessous, le ton est donné : Macron serait plutôt dans la difficulté mais il tient ses promesses. Tant pis pour ceux qui les ont crues ! Les opposants qu’ils soient de la droite plus royaliste que le monarque républicain, de la gauche la  plus à gauche à celle qui l’est moins sont présentés comme force inconséquente et pas du tout dangereuse pour le Président.

Sauf que les médias s’ouvrent à Mélenchon que l’on décrète comme premier opposant, que les Députés de la FI sont relativement mis en avant et que le reste de la gauche, tel le PCF ne semble pas devoir exister, notamment sur les chaînes publiques, ce qui est un déni de démocratie !

Mélenchon use allègrement de cette situation et la diffusion intégrale de son discours de rentrée à Marseille marqué par un contenu, mobilisateur et séduisant pour la gauche et, les écolos, peut faire oublier sa stratégie qui ne semble guère être modifiée malgré son échec à la présidentielle.

Quant à nous, nous dirons chapeau au tribun, mais contrairement à ma voisine qui glisse du RN vers le Député de Marseille (cela se comprend aisément mais doit susciter réflexion), nous dirons, tant sur le contenu que sur la tactique adoptée dans la préparation de élections européennes, le compte n’y est pas. La rhétorique ne peut suffire…Fort heureusement il n’y a pas qu’elle !

En cela nous nous expliquerons !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Légende calée par le haut. Ut ulputpat, sum nullamet il iriliquam. Eriusto commy nostrud t, sum nulluisiisuisim niamcom molorpero.<br /><br /><br /><br /><br /><br />

Légende calée par le haut. Ut ulputpat, sum nullamet il iriliquam. Eriusto commy nostrud t, sum nulluisiisuisim niamcom molorpero.
 

Rentrée politique. La gauche face à son devoir de réinvention

Vendredi, 24 Août, 2018

Les principales organisations politiques de gauche se réunissent ce week-end pour leurs universités d’été et cherchent un nouveau souffle pour s’opposer efficacement à Macron. Le rôle des partis politiques est mis sur la table.

«Démonétisés », « en réanimation », « rentrée morose »… Difficile d’échapper, ces derniers jours, au refrain funèbre sur « la disparition programmée des partis », relayée par une trop grande majorité de médias. Qu’importe que la richesse des programmes des universités d’été des formations de gauche soit impressionnante, l’angle nécrologique reste plus vendeur, tant les partis politiques ont mauvaise presse dans l’opinion. Alors, que révèle cet acharnement à vouloir enterrer les partis, ceux que Max Weber appelait « les enfants du suffrage universel » ? Et à qui profiterait le crime ? Faudrait-il se résoudre à une démocratie post-partisane qui laisse in fine les pleins pouvoirs à la technocratie ou au populisme le plus aventureux ? Bref, que peuvent encore les partis face à l’ampleur de la crise démocratique et aux appétits de l’ordolibéralisme ? Les « mouvements » ont-ils vocation à les remplacer ?

C’est ce champ de bataille démocratique que la Fondation Copernic a décidé d’investir en conviant militants et chercheurs à plancher sur la crise de l’engagement partisan. Que faire des partis ? (1) en est l’aboutissement. Des causes de l’hémorragie militante à l’obsolescence programmatique, le constat est sévère sur le fossé qui s’est profondément creusé entre les partis de gauche, évidés et souvent fermés sur eux-mêmes, et les classes populaires. De la « professionnalisation » des cadres à l’ « externalisation » de nombreuses pratiques militantes, en passant par la réduction des marges de manœuvre induite par la mondialisation économique, la démonstration est implacable sur ces dérives qui expliquent que les partis politiques ont cessé d’intéresser la plupart des citoyens. Mais, si le bilan, passionnant, est morose, le livre ne se complaît pas dans l’inventaire du désastre et appelle au contraire les partis de gauche à se réinventer. « Faut-il se résigner à ces évolutions ou peut-on envisager les voies d’une rénovation ou d’une régénération des partis politiques ? » interrogent Daniel Gaxie et Willy Pelletier, qui ont coordonné l’ouvrage. « Rien n’interdit de chercher et, pour commencer, d’y réfléchir collectivement. » Voilà du grain à moudre pour les milliers de militants qui se réunissent ce week-end. Entretien.

(1) Que faire des partis ? coordonné par Daniel Gaxie et Willy Pelletier. Éditions du croquant, 386 pages, 20 euros. À paraître le 10 septembre.

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Le grand bourgeois commande, le moyen, le petit et ses assimilés exécutent, le reste trinque.

Posté par jacques LAUPIES le 25 août 2018

 

Avec Virginie Ledoyen, un film sur la “Mélancolie ouvrière”La mélancolie ouvrière de Gérard Mordillat sur Arte

 

Je viens de regarder le film de Mordillat sur la conditions ouvrière des femmes et leur lutte la fin du 19ème siècle et au début du 20ème.  Cela m’a rappelé bien des choses. D’abord ma grand’mère qui me parlait souvent de son travail dans les filatures implantées dans les Cévennes, mais de qui j’ai retenu surtout l’affection maternelle, oubliant de la questionner sur cette période de sa jeunesse dont elle parlait peu.

Que de témoignages perdus ! Un gâchis à peine rattrapé par les récits du grand-père  qui l’avait enlevée, me disait-il, pour la marier ! Avec lui j’avais plus de détail sur les luttes des mineurs, les grèves, avec des affrontements vigoureux contre les gendarmes à cheval que l’on bloquait en lançant des clous sous les sabots.

Que de mémoire perdue ! ce film nous restitue au travers d’une description évoquant déja la complexité de l’organisation ouvrière et en particulier le combat des femmes, longtemps déconsidérée même dans le mouvement syndical.

 

 

La misère et les inégalités, au soleil ou sous la pluie, ça suffit !! (Pierre Laurent)

22/08/2018 – PCF
Le grand bourgeois commande, le moyen, le petit et ses assimilés exécutent, le reste trinque.  dans POLITIQUE

Il a quitté le Fort de Brégançon hier, le conseil des ministres fait sa rentrée aujourd’hui. Tout est pour le mieux  dans le meilleur des (nouveaux)mondes possibles : au deuxième trimestre les multinationales ont versé 497 milliards de dollars à leurs actionnaires au plan international, un record. En France, jamais les entreprises n’avaient versé autant de dividendes à leurs actionnaires.   Du côté des premiers de cordée, pas besoin d’épisodes orageux pour que le liquide ruisselle à torrent ! Il pleut toujours où c’est mouillé comme le dit si bien le dicton populaire…

Alors que depuis son arrivée à Élysée, Macron appauvrit le pays pour financer les cadeaux aux plus riches, que les indicateurs économiques sont préoccupants, le pouvoir décide de ne rien changer.

Et pendant ce temps ? Pendant ce temps, le chômage est toujours à des niveaux records, la pauvreté frappe 9 millions de personnes, le logement en France, comme l’a confirmé le drame d’Aubervilliers, est indigne d’un pays développé, des dizaines de milliers de  bacheliers sont toujours sur le carreau, sans affectation universitaire et, pour celles et ceux qui en ont une,  le coût de la rentrée est à la hausse ; étudier est désormais un luxe…

Pendant ce temps ? Pendant ce temps, l’Hôpital public est à l’agonie par manque de personnels, qui n’ont plus les moyens de leur action, les agriculteurs-trices, n’ont plus les ressources pour vivre.

Ce qui se construit sous nos yeux, en cette fin du mois d’août, est une société inhumaine !

Mais le credo du monarque et de ses courtisans est le même : réduction des dépenses publiques, des APL, instauration d’une retraite par points avec baisse des pensions, diminution de l’indemnisation chômage, réforme institutionnelle qui cherche à casser le lien entre les citoyens et leurs élu-e-s, à assécher la capacité des collectivités locales à répondre aux besoins. Un seul credo, un seul dogme, la compétitivité, avec ses dégâts humains, sociaux, économiques et écologiques la vente à l’encan des services publics.

La coupe est pleine. Les communistes, leurs parlementaires, leurs élus sont déterminé-e-s à agir sur tous les terrains. Ils sont disponibles pour tous les rassemblements, toutes les solidarités qui permettront de faire échec à Macron et construire une alternative de gauche : notre pays ne peut continuer ainsi. Nous le réaffirmerons ce week-end à Angers durant notre Université d’été, lors du rassemblement que nous y organisons, avec Ian Brossat, chef de file des communistes à l’élection européenne de 2019, devant l’Hôpital d’Angers, menacé d’asphyxie.

L’argent existe pour répondre aux besoins sociaux. Un autre nouveau monde est possible, nécessaire et urgent. 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

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Le bilan d’abord !

Posté par jacques LAUPIES le 24 août 2018

Quand la bourgeoisie, enfin surtout la grande, se réjouit de faire disserter ses petits journalistes sur le déclin de la gauche, elle ferait bien de balayer devant sa porte car la droite qui la représente n’est pas au mieux !

Comment le serait-elle avec bientôt la moitié de françaises et de français qui ne votent pas, son représentant du moment qui est à 20 % de satisfaits ce qui représente en gros les cocufiés qui ont cru en sa virginité politique, et le reste qui n’arrive pas à se guérir de l’impureté de ces derniers Présidents  empêtrés, non pas seulement  dans les « affaires » comme on voudrait le laisser entendre, mais dans l’échec politique, programmé ou pas !

L’électorat qui se déplace encore à 50 % après de tels fiascos a bien du mérite. Sans doute pour les uns se veut-il républicain ! Plus républicain que moi tu meurs, se dit-il, sa majorité avale les couleuvres, sa minorité avale les vipères…Pendant que les autres 50 % roupillent, inconscients du danger.

Aie, aie ! Comme disait Bedos à propos de celle qui avait éconduit son personnage de sketches pour aller avec plus riche que lui ! Avec le secret espoir que les vipères, au venin tricolore, le vengeraient. 

Sauf que les vipères, pourraient bien se retourner contre lui :  l’électorat qui vote et l’autre moitié qui s’abstient, râle passivement, et déguste. en attendant, l’austérité.

Allons sois pas si pessimiste Camarade, il y a ceux qui luttent ! 

 J’entonne un couplet peu chanté :

Ouvriers, paysans, nous sommes
Le grand parti des travailleurs,
La terre n’appartient qu’aux hommes,
L’oisif ira loger ailleurs.
Combien de nos chairs se repaissent !
Mais si les corbeaux, les vautours,
Un de ces matins disparaissent,
Le soleil brillera toujours.

 L’internationale c’était le grand parti des travailleurs dont on re rêve plus !

http://www.dutempsdescerisesauxfeuillesmortes.net/paroles/internationale_l.htm

 

 

dimanche 27 aout 2017 Angers - Université d'été du parti communiste français. Discour de cloture par EMILIE LECROQ PIERRE LAURENT<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />
@Julien Jaulin/hanslucas

dimanche 27 aout 2017 Angers – Université d’été du parti communiste français. Discour de cloture par EMILIE LECROQ PIERRE LAURENT @Julien Jaulin/hanslucas
 

Rentrée politique. La gauche face à son devoir de réinvention

Vendredi, 24 Août, 2018

Les principales organisations politiques de gauche se réunissent ce week-end pour leurs universités d’été et cherchent un nouveau souffle pour s’opposer efficacement à Macron. Le rôle des partis politiques est mis sur la table.

«Démonétisés », « en réanimation », « rentrée morose »… Difficile d’échapper, ces derniers jours, au refrain funèbre sur « la disparition programmée des partis », relayée par une trop grande majorité de médias. Qu’importe que la richesse des programmes des universités d’été des formations de gauche soit impressionnante, l’angle nécrologique reste plus vendeur, tant les partis politiques ont mauvaise presse dans l’opinion. Alors, que révèle cet acharnement à vouloir enterrer les partis, ceux que Max Weber appelait « les enfants du suffrage universel » ? Et à qui profiterait le crime ? Faudrait-il se résoudre à une démocratie post-partisane qui laisse in fine les pleins pouvoirs à la technocratie ou au populisme le plus aventureux ? Bref, que peuvent encore les partis face à l’ampleur de la crise démocratique et aux appétits de l’ordolibéralisme ? Les « mouvements » ont-ils vocation à les remplacer ?

C’est ce champ de bataille démocratique que la Fondation Copernic a décidé d’investir en conviant militants et chercheurs à plancher sur la crise de l’engagement partisan. Que faire des partis ? (1) en est l’aboutissement. Des causes de l’hémorragie militante à l’obsolescence programmatique, le constat est sévère sur le fossé qui s’est profondément creusé entre les partis de gauche, évidés et souvent fermés sur eux-mêmes, et les classes populaires. De la « professionnalisation » des cadres à l’ « externalisation » de nombreuses pratiques militantes, en passant par la réduction des marges de manœuvre induite par la mondialisation économique, la démonstration est implacable sur ces dérives qui expliquent que les partis politiques ont cessé d’intéresser la plupart des citoyens. Mais, si le bilan, passionnant, est morose, le livre ne se complaît pas dans l’inventaire du désastre et appelle au contraire les partis de gauche à se réinventer. « Faut-il se résigner à ces évolutions ou peut-on envisager les voies d’une rénovation ou d’une régénération des partis politiques ? » interrogent Daniel Gaxie et Willy Pelletier, qui ont coordonné l’ouvrage. « Rien n’interdit de chercher et, pour commencer, d’y réfléchir collectivement. » Voilà du grain à moudre pour les milliers de militants qui se réunissent ce week-end. Entretien.

(1) Que faire des partis ? coordonné par Daniel Gaxie et Willy Pelletier. Éditions du croquant, 386 pages, 20 euros. À paraître le 10 septembre.

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Élysée. Emmanuel Macron, une rentrée pour fracasser

Posté par jacques LAUPIES le 23 août 2018

 

 

Le président de la République, ici en le 9 juillet lors du Congrès à Versailles, est attendu pour la rentrée politique sur plusieurs fronts. Celui de la réforme institutionnelle d’abord, dont l’adoption a été torpillée en raison de l’affaire Benalla. Charles Platiau/AFP<br />

Le président de la République, ici en le 9 juillet lors du Congrès à Versailles, est attendu pour la rentrée politique sur plusieurs fronts. Celui de la réforme institutionnelle d’abord, dont l’adoption a été torpillée en raison de l’affaire Benalla. Charles Platiau/AFP
 
Mercredi, 22 Août, 2018

Conseil des ministres aujourd’hui pour lancer l’an II des réformes. Retraites, assurance-chômage, pauvreté, le chef de l’État s’attaque encore plus franchement au modèle social français.

Reprendre comme si de rien n’était ? À l’heure de la rentrée politique et du premier Conseil des ministres après la pause estivale, suivi d’une réunion d’arbitrage budgétaire, Emmanuel Macron est attendu sur plusieurs fronts. Celui de la réforme institutionnelle d’abord, dont l’adoption a été torpillée en raison de l’affaire Benalla. L’opposition, en juillet, a marqué des points pour imposer à la majorité parlementaire son report, en gagnant l’opinion à l’idée que le Parlement doit rester un contre-pouvoir. Or, la réforme est cruciale pour Macron, moins dans le contenu que dans l’affichage qu’il en attend : reculer sur le texte serait un aveu de faiblesse. « Ne croyez pas une seconde que je compte ralentir ou dévier » des réformes, a assuré le chef de l’État en vacances lors d’une sortie à Bormes-les-Mimosas. Pourtant, peu des réformes à venir devraient passer sans anicroche.

Sur la réforme des retraites, les syndicats seront reçus à la fin du mois par Édouard Philippe, avant le dévoilement des grandes orientations en décembre, et une loi censée être adoptée au printemps. Si le gouvernement n’a pas abattu toutes ses cartes, la volonté de parvenir à un régime de retraite universel, identique pour tous les actifs avec un système de cotisation par points indexé sur le revenu, mène à une baisse des pensions versées. Même méthode avec les dépenses publiques, où les économies attendues avec le projet Cap 22, autour de 30 milliards d’euros au total, devraient être présentées au fur et à mesure pour en dissimuler l’ampleur.

Il entend orienter les négociations patronat-syndicats

L’autre grande réforme, c’est celle de l’assurance-chômage. Après avoir pratiquement renié sa promesse d’ouverture de droits pour les salariés démissionnaires en imposant une série de conditions qui en excluent la plupart du champ d’application, Emmanuel Macron entend orienter les négociations patronat-syndicats pour que les nouvelles règles d’indemnisation encouragent davantage à la reprise d’emploi. En clair, diminuer le niveau d’indemnisation. Le projet de loi Egalim (agriculture et alimentation), qui vise à améliorer l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agroalimentaire, a été examiné par le Parlement jusqu’à la fin juillet et doit être à nouveau examiné dès le 12 septembre, sans satisfaire les organisations paysannes sur la rémunération des agriculteurs.

Pour que les réformes soient acceptées, il faudrait déjà un bilan à offrir. Or, plus d’un an après son élection, Emmanuel Macron n’a pas à sa disposition de signal macroéconomique positif. Les derniers chiffres d’Eurostat publiés en août font ainsi apparaître la France en queue de peloton. Alors même que Macron entendait, avec ses premières mesures, redonner confiance aux entreprises, « alléger leurs charges ». Rien ne s’est produit de ce côté-là, sauf des dividendes record. Le chômage, qui a grimpé en début d’année, n’a que légèrement baissé au 2e trimestre, à 9,1 %, contre 8,9 % fin 2017. C’est pourtant cette stratégie qui est poursuivie avec le projet de loi Pacte, destiné à rendre l’économie française « plus compétitive ».

Enfin, le plan antipauvreté, qui devait être présenté en juillet, le sera finalement en septembre. Parmi les mesures attendues de ce « plan global qui attaque la pauvreté à la racine », « une politique d’investissement et d’accompagnement social. Non pas de nouvelles aides, en solde de tout compte, mais un accompagnement réel vers l’activité », affirmait Emmanuel Macron devant le Congrès en juillet. Peu a filtré du contenu, alors que 9 millions de Français vivent en dessous du seuil de pauvreté. Impossible de dire, par exemple, si les aides auxquelles les populations ont droit seraient versées automatiquement, alors que le taux de non-recours serait en moyenne de 30 %, et que le gouvernement cherche à faire des économies. L’instauration d’un petit déjeuner offert dans certaines écoles et collèges, évoquée, rappelle les distributions de lait dans les années 1950. On fait mieux, pour incarner le « nouveau monde », que de revenir au paternalisme d’antan, s’attaquant aux manifestations plutôt qu’à la racine du mal.

 
Lionel Venturini

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