Stratégie d’union : éviter l’en farinage

Posté par jacques LAUPIES le 16 septembre 2017

 

Bien que revendiquant le droit de l’erreur d’appréciation d’un évènement ou d’une stratégie en quelque domaine que ce soit et plus particulièrement en politique, il est parfois bon de rappeler ce que nous avions dit (ou écrit ce qui est bien plus vérifiable) qui a conduit à l’expérience qui nous donne raison.

La tenue régulière d’un Blog permet cela et si on a l’honnêteté de ne rien supprimer ni modifier (hors peut être en corrigeant des fautes de syntaxe ou d’orthographe) nos lecteurs peuvent juger autant de notre cohérence que parfois notre incohérence ! Sachant qu’il faut toujours situer nos prises de position dans le contexte du lieu et du temps.

A toutes ces personnes bien ou mal intentionnées qui ne cessent de me dire que le PCF est en train de se faire « rouler dans la farine » par quelque prétendant au trône de l’union populaire, nationaliste, internationaliste, « républicaniste » ou encore « patriotistique » voire « socialistique » je me sens parfois forcé de leur rappeler que très souvent j’ai prévenu et évité – comme un grand nombre de mes camarades qui n’ont pas l’heur de pouvoir toujours s’exprimer publiquement – l’en farinage  personnel.

Il va de soi que la discipline de parti, tout autant que l’ordre nécessaire dans la bataille électorale place parfois au second plan la pureté de nos intentions et comme dirait le soldat : quand l’adversaire braque son arme je tire au plus vite sur lui ! Quant à l’ami borgne qui est à mes côtés je me contente de le regarder de profil pour ne voir que l’œil  valide  (d’après une citation de Joseph Joubert en 1842)

 

Commentaire publié le 11 janvier 2016 à propos de l’attitude du député vert JV Placé, suite à la juste critique d’Olivier Dartigolles, porte parole du PCF.

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Pour éviter les désastres électoraux :  être nous mêmes !

Je viens de prendre connaissance de ce communiqué d’Olivier Dartigolles (porte parole du PCF). Son commentaire sur Jean Vincent Placé me surprend dans la mesure ou l’on pourrait penser qu’il y a de la part de l’ancien dirigeant des verts, un comportement nouveau dans le débat au sein de  cette gauche de la gauche où généralement, comme son parti, on tend à le classer.

Je ne voudrais pas être méchant mais dans cette « gauche de la gauche » il y a beaucoup de Placé qui lui ressemblent, à commencer par l’ancienne Secrétaire de ce Parti Cécile Duflot, d’autres qui ont atterri au Centre, d’autres qui effectivement font allégeance au PS et que sais je encore.

Alors  si l’on doit accepter de la part de ces politiques, dirigeants d’organisations dont certaines (ce n’est pas le cas des Verts) sont partie prenante du Front de Gauche, qu’ils n’aient d’autre souci que de défendre leur bannière, ce que nous ne saurions leur reprocher, nous devons  bien clarifier notre positionnement comme on dit, dans l’espace et dans le temps.

Cela doit nous inciter à une certaine distance et prudence dans nos démarches unitaires surtout au premier tour d’élections (et même, on vient de le voir, dans les mouvements populaires). S’il faut, comme cela s’est passé aux dernières élections régionales, nous confondre, quand ce n’est pas nous effacer, derrière nos alliés « potentiels »,  nous prenons un plus grand risque que de mener notre propre combat avec nos couleurs et notre spécificité.

Le jeu de la politique soumise aux ambitions personnelles où différents prétendants « aux responsabilités » s’accommodent fort bien de dénis ou de ralliements opportunistes à des idées qui ne sont pas forcément liées à leurs convictions (quand ils en ont) devient monnaie courante et contribue pour une bonne part à l’abstention aux effets désastreux,  que limite seulement l’esprit moutonnier. Ce qui vous en conviendrez n’est pas de nature à renforcer la république.

Nous devons rester hors de ces alliances prématurées que dicterait, en haut, le bon vouloir de nos partenaires et de nos dirigeants qui abonderaient dans ce sens. Le peuple français rejette de plus en plus la politique au point de faire l’amalgame entre quelques politiciens en chasse de pouvoir et prêts à la dissimulation, à la démagogie, au mensonge pour y parvenir, alors que l’immense majorité des militants et élus restent attachés à leurs convictions empreintes de volonté de servir.

Celui qui accepte, en recherchant le compromis, des alliances avec cette faune de politiciens qui viennent à la moindre occasion faire leur numéro à la télé le paiera fort cher. Alors que les communistes, parce qu’ils ont des militants protégés de ces dérives par son fonctionnement et ses règles statutaires, résistent à ces pratiques.

Je sais que l’on va m’opposer les contraintes du système électoral, notre relative faiblesse électorale, la nécessité des compromis d’union face à la droite et l’extrême droite aux sociaux libéraux du PS.

Bref l’Union s’imposerait dès le premier tour avec le risque d’une nouvelle confusion entre tous ceux qui veulent s’inscrire dans un projet de gauche, à condition que le Parti Communiste s’efface mais apporte toute sa logistique et une influence réelle mais qu’il se fait voler avec de minuscules contre parties.

Alors oui il y a l’anticommunisme qui persiste, la connotation péjorative que nos adversaires s’efforcent de donner au mot communiste lui-même. Tout cela parce que des erreurs, de graves fautes se sont produites et ont provoqué des dérives, parfois criminelles, engendrant des personnages. et des systèmes totalitaires. Nous avons à nous défendre de cela ne serait ce qu’en rappelant que le combat de classe met en confrontation d’impitoyables forces réactionnaires qui ne reculent devant rien et entrent dans la violence dès lors qu’elles sentent menacées leurs privilèges provoquant la violence pour se protéger.

Raison de plus pour ne pas fuir notre identité et notre histoire mais aussi, si nous devions concéder quoique ce soit sur ce plan, garder intact notre idéal et prendre appui sur un parti structuré et apte  à obtenir cette reconnaissance populaire, en tant que tel.

En aucune manière cela ne peut remettre en cause la nécessité de luttes sociales et électorales en prenant appui sur des rassemblements, le moment venu, avec des objectifs précis, avec d’autres forces politiques. DANS LA PLUS GRANDE CLARTE !

 

 

 

 

 

 

 

Propos de J-V. Placé : « Ce qui est insensé, c’est l’adieu à la gauche » (Olivier Dartigolles)

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On le sait, la préoccupation permanente et obsessionnelle de Jean-Vincent Placé est d’être un jour appelé au gouvernement. C’est son sujet. Il y consacre beaucoup d’efforts, en attaquant son ancienne formation politique, EELV, en multipliant les offres de service auprès de F.Hollande, allant même jusqu’à défendre la déchéance de nationalité pour tous. 

Ce matin, il a voulu décrocher une flèche contre le secrétaire national du PCF coupable selon lui de promouvoir une « candidature anti-Hollande » en ajoutant  » tout cela n’a aucun sens ». 

 

Ce qui est insensé, c’est l’adieu à la gauche. 

 

Pour la République, pour plus de démocratie, plus de justice, plus de solidarité, de liberté et de fraternité, Pierre Laurent a appelé, sans verser dans la polémique, à une candidature et un projet de gauche pour 2017. Nous allons y travailler dans un esprit de très large rassemblement, en multipliant les rencontres, les échanges et les initiatives auprès de toutes celles et ceux qui partagent l’essentiel  : un état d’urgence pour reconstruire une espérance de gauche et de progrès. 

Olivier Dartigolles, Porte-parole du PCF

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La troisième voie à trouver entre sectarisme et opportunisme

Posté par jacques LAUPIES le 15 septembre 2017

 

 

Voila un homme politique qui a l’art de se faire adorer le matin et détester le soir !

Mélenchon joue avec les électeurs d’une gauche dite « radicale » avec son talent habituel qui consiste à tenter de les rassembler sous sa bannière FI en leur indiquant qu’il est le représentant le plus qualifié. Il fustige le PS, égratigne le PCF  dont il s’approprie nombre d’arguments pour finalement se rapprocher de plus en plus d’un républicanisme de bon aloi victime de l’imposture  de la droite depuis belle lurette. 

Il n’est plus l’homme de la gauche mais celui du peuple. Cela nous nous en étions  rendu compte durant la campagne présidentielle. L’idée n’est certes pas mauvaise car très objectivement le peuple doit prendre conscience qu’il a dans son immense majorité un intérêt commun face à une minorité rangée dans le camp des oligarchies financières et économiques de ce pays. 

Le problème c’est que Mélenchon semble rechercher un leadership en effaçant des forces politiques organisées et ayant chacune une spécificité et une culture qui ne vont pas disparaître du paysage politique et doivent, à juste titre, exister pour défendre des concepts et des programmes correspondant au intérêts de certaines catégories. Cette réalité si elle complique la venue au pouvoir des forces progressistes est néanmoins une richesse.

Il faut faire avec et comme en politique, tout est affaire de rapport de force, il n’est pas possible de ne pas d’abord être soi-même tout autant que refuser d’aller à des compromis  le moment venu ! C’est précisément ce qui s’est produit lors de la présidentielle.

J’ai le sentiment que le positionnement de Mélenchon  avec la FI n’est pas exempt d’irresponsabilité, pas plus d’ailleurs que celui de Hamon avec PS, sans omettre celui d’autres organisations de gauche excepté le PCF dont il n’est pas excessif de dire que ses dirigeants ont fait preuve d’une sorte de « naïveté » (au mieux)

Il faut impérativement remettre en cause ces orientations et sortir de ces deux défauts que sont le replis sur soi (sectarisme) et les  ententes sans garanties (opportunisme)

http://www.toupie.org/Dictionnaire/Sectarisme.htm

http://www.toupie.org/Dictionnaire/Opportunisme.htm

 

Gauche. Mélenchon souffle le chaud et le froid

Julia Hamlaoui
Vendredi, 15 Septembre, 2017
L’Humanité
Photo : Philippe Lopez/AFP

Tout en tendant la main à Benoît Hamon, qui participera à la marche du 23 septembre, le député de la France insoumise rend responsable l’ex-candidat PS de son échec à la présidentielle.

«Quand je jette le passé à la rivière et tends la main, c’est la main qu’il faut voir. » La précision tweetée jeudi par Jean-Luc Mélenchon fait suite à un entretien dans la Provence. « Benoît Hamon n’a pas été capable de prendre la décision qu’il fallait prendre. S’il avait retiré sa candidature, il serait aujourd’hui premier ministre et moi président de la République », y estime l’ancien candidat à la présidentielle. Début avril pourtant, à quelques semaines du premier tour, le fondateur de FI, interrogé sur sa volonté de voir son concurrent socialiste le rejoindre, répondait qu’il ne « (s’)occup(ait) pas de lui » : « Hamon est une bonne personne. Mais il représente le PS, le parti du discours du Bourget, qui complote encore un accord aux législatives avec Macron, devenu son candidat officieux. Mon défi n’est pas de rassembler la “gauche”, étiquette devenue bien confuse ; il est de fédérer le peuple. Je ne veux pas de tambouilles à l’ancienne. Je ne veux pas de cette indigeste soupe de sigles. » Ses proches ont certes lancé ensuite plusieurs appels au retrait du candidat PS, mais Jean-Luc Mélenchon a également depuis continué de dénoncer les « tambouilles » avec le PS, justifiant notamment ainsi son refus de soutenir les candidats communistes aux sénatoriales de la semaine prochaine. « Non, non, (les grands électeurs insoumis – NDLR) feront comme ils le sentent. Parce que, souvent, il est impossible de voter pour les communistes (car) on est obligé de voter en même temps pour un socialiste, ce que nous ne voulons pas faire », a-t-il répondu dimanche dernier sur le plateau de France 3.

« La vieille gauche à bout de souffle »

Le député insoumis n’est pas tendre avec les anciens frondeurs du PS alors même que le M1717 (le mouvement de Benoît ­Hamon) a annoncé sa participation à la marche du 23 organisée par la FI. « Ils représentaient tout ce que les gens détestent. (…) Nous sommes à l’heure où les feux de la vigilance sont allumés et toutes les mauvaises graisses fondent », juge-t-il. Et d’ajouter « Le Parti socialiste est aujourd’hui le seul zoo de France où les animaux se gardent entre eux. La vieille gauche est à bout de souffle. » Dans la foulée, il promet toutefois de tourner la page comme il l’avait déjà fait en début de semaine sur son blog : « Cela ne m’empêche pas de jeter la rancune à la rivière. Je tends la main à Hamon. » De quoi mieux s’installer dans la qualité revendiquée de « premier opposant » au macronisme : « Je n’ai plus rien à prouver ! La France insoumise a ouvert une nouvelle page de l’histoire de l’émancipation. »

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« Les cloches appellent à l’office mais n’y vont jamais »

Posté par laupiesjacques le 14 septembre 2017

 

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Ils ne sont plus que trois, gassouillés, sevrés, donnés à qui voudra les aimer. fainéants peut-être, jaloux un peu mais pas imbéciles du tout. Adorables c’est sur !

Des faineants, des jaloux, des imbéciles, etc.

Décidément on n’a plus de retenu dans les milieux dirigeants, ou les parasites qui les soutiennent, pour qualifier les français qui ne sont pas satisfaits des réformes. On dirait que savoir que 70 % de questionnés dans l’émission de Pujadas sur LCI disent ne pas être d’accord pour faire payer les retraités, rend encore plus  agressifs ces larbins de la grande bourgeoisie au point qu’ils utilisent l’insulte pour argument de leur soutien à Macron !

Mais le phénomène se généralise  puisqu’il n’est pas rare de voir de simples citoyens, pas très contents qu’on leur rappelle leur « instabilité » en cette qualité, même si, ce qui reste à démontrer, ce n’est pas dicté par de petits intérêts mesquins et à courte vue, n’avoir que des mots grossiers pour vous contredire. 

L’exemple vient d’en haut. Quand l’on attribue à une retraitée mécontente qui dispose de 800 € par mois le défaut  de jalousie, qui plus est en tentant de justifier celui qui en face va se voir exonérer de l’impôt sur la fortune, cela à la télé durant une heure de grande écoute, on peut comprendre que par mimétisme soit confortée  toute une caste d’adepte de vilain défaut qui consiste  à « souffrir de voir le pré de son voisin plus vert que le sien »

Sans bien entendu trop se pencher sur les causes sur les causes réelles  de la différence.

Un individu, facile à reconnaître par son allure rabelaisienne, mais non par l’esprit de l’illustre écrivain, m’a interpellé bruyamment et disons le dans un état particulièrement agressif au fait qu’il n’appréciait pas que je mette en doute la sincérité de ses convictions fluctuantes. Ma démarche étant atténuée comme il convient parfois de le faire par une tentative humoristique. Mais  l’humour  malgré les précautions que l’on peut prendre s’avère être, chacun le sait, une arme très efficace qui blesse et provoque des réactions violentes.

Bien qu’il soit difficile d’épargner dans le débat tous ceux que la classe dominante, dans son refus du partage de ce qu’elle possède sans le créer, entraine dans la bêtise et la haine, il faut savoir les ignorer. 

Surtout quand, comme disait Martin Luther (probable référence de l’individu en question)  « Les cloches appellent à l’office mais n’y vont jamais »

 

Code du travail. Dans le cortège parisien, les mots de la colère

Kareen Janselme et Cécile Rousseau
Mercredi, 13 Septembre, 2017
L’Humanité
«	C’est une première qui s’annonce réussie	», se féli cite le leader de la CGT, Philippe Martinez, hier, en tête du cortège parisien. Julien Jaulin/Hanslucas<br /><br /><br />
« C’est une première qui s’annonce réussie », se féli cite le leader de la CGT, Philippe Martinez, hier, en tête du cortège parisien. Julien Jaulin/Hanslucas
 

Plus de 400 000 manifestants recensés dans toute la France, plus de 60 000 dans la capitale hier… Cette première journée d’action est encourageante, avant celle qui est prévue jeudi 21 septembre.

La journée de mobilisation d’hier peut être qualifiée à raison de « réussie » par Philippe Martinez. Étayée sur plus de 4 000 appels à l’action d’entreprises, les plus de 200 cortèges recensés ont vu converger des salariés syndiqués bien au-delà des seules appelantes nationales CGT et Solidaires… En début du cortège des 60 000 manifestants parisiens, l’Ugict, la section cadres et techniciens de la CGT, a recouru au symbole, par un « lâcher de CDI » en images. Une pancarte fluorescente « en solde » autour du cou, et des ballons « non au CDD jetable » à la main, ingénieurs et techniciens voulaient dénoncer la casse sociale en marche que les ordonnances Macron vont accélérer. Un « lâcher de CDI », par ballons gonflables interposés, pour évoquer la fin du contrat de travail, la fin de la protection des salariés, la patte du Medef sur la réforme du Code du travail. Mais il est encore temps d’arrêter ça, estime le syndicat CGT. « Le cow-boy Macron nous ramène avec diligence au XIXe siècle, ironise Daniel Guillemot, informaticien à la Mutuelle sociale agricole. On a vu dans mon secteur ce que le contrat de projet a donné. C’est pire qu’un CDD et maintenant on veut le généraliser. Le salarié ne bénéficie plus de la prime de précarité, reçoit des indemnités minimales et peut être viré du jour au lendemain. »

Affaibli par l’averse, un ballon symbolisant le « CDI » est resté au sol. « Il a pris l’eau », raille Larissa Morvan. Celle qui manifestait comme étudiante en 2006 contre le contrat première embauche continue de marcher, onze ans plus tard, en espérant bien faire reculer l’exécutif, cette fois encore. « Je ne vois pas en quoi fusionner les instances représentatives du personnel va bénéficier aux salariés, s’interroge cette cadre juriste. Les instances auront moins de prérogatives, le nombre de personnes portant le dialogue va diminuer. Déjà le dialogue social en entreprise, ce n’est pas facile. Et comment peut-on emprunter, se loger, sans contrat stable ? C’est la place des personnes dans la société qu’on remet en cause. »

« Je suis là pour la jeune génération qui subit la dégradation »

Derrière des fonctionnaires et des infirmières arborant sur leur blouse un autocollant « Soignantes extrémistes, cyniquement fainéantes », en référence aux provocations verbales du président Macron, une enseignante retraitée s’est déguisée en poubelle pour bien signifier son statut jetable. « Je suis là pour la jeune génération qui subit la dégradation, assure Mimosa Ponsich. Pour ma génération, le travail était fondamental, la reconnaissance importante. On veut nous individualiser en faisant primer les accords d’entreprise sur ceux de branche, diviser en instaurant le référendum, éviter la négociation avec le délégué syndical. Mais je suis fille d’anarchiste espagnol, j’ai une trajectoire de résistance derrière moi. On m’a diagnostiqué un début de Parkinson, mais résister fabrique plus de dopamine que les médicaments ! »

Alors que les premiers gaz lacrymogènes sont lancés peu avant la place d’Italie, certains manifestants n’ont pas encore quitté la place de la Bastille. Comme les dissidents de la CFDT métallurgie qui, contrairement au mot d’ordre confédéral, ont tenu à se déplacer, comme la fédération et plusieurs syndicats l’avaient déjà fait contre la loi travail.

Déjà mobilisés contre la loi el Khomri, des métallos de la CFDT continuent

« Pourquoi les autres CFDT ne sont pas là ? C’est une vraie question, réagit Norbert Raffolt, secrétaire général de la métallurgie CFDT des départements 92-93-95. Les ordonnances Macron sont plus régressives encore que la loi el Khomri. Alors on poursuit le combat. Même Laurent Berger dit que tout est critiquable, mais il ne va pas assez loin. Tout ce qui encadre le licenciement, la forme, la procédure, le recours limité, le périmètre national pour apprécier les difficultés des entreprises : ça va détruire des emplois plus qu’en créer ! »

Même son de cloche du côté des représentants FO. Syndicaliste chez Bureau Veritas, Marc Kocher n’a pas réfléchi deux secondes avant de battre le pavé parisien. « Ça, c’est courageux ! » lui lance d’ailleurs une militante de la CGT à son passage. « Je partage le mécontentement des gens ici, explique-t-il. Ce n’est pas parce que notre secrétaire général n’est pas d’accord que je ne vais pas aller manifester. » Dans l’entreprise de certification, les plans sociaux se sont enchaînés. L’instauration d’une rupture conventionnelle collective pour licencier low cost inquiète particulièrement le syndicaliste. « Il y a un PSE en ce moment chez Bureau Veritas Gsit, en anticipation d’une baisse de la rentabilité ! Avec la rupture conventionnelle collective, il n’y aura même plus besoin de motifs pour réduire le nombre de postes, alors qu’on touche 7 millions de crédit d’impôt compétitivité emploi (Cice) par an ! » tance le représentant FO.

« On se lève à 5 heures du matin, on gagne notre pain »

Derrière une bannière « Non aux licenciements boursiers », une soixantaine d’ouvriers de Semperit, entreprise de fabrication de tapis roulants pour les mines, exigent toujours l’arrêt du projet de délocalisation de leur usine d’Argenteuil (Val-d’Oise). « 95 % des effectifs sont dans la rue, ça fait du bien au moral, sourit Omar Qanboue, délégué du personnel CGT. On refuse de perdre notre savoir-faire, notre CDI et notre bleu de travail. » Les dernières saillies méprisantes d’Emmanuel Macron sur les fainéants lui restent aussi en travers de la gorge : « On se lève à 5 heures du matin, on gagne notre pain alors que lui est né avec une cuillère en or dans la bouche. »

À Pôle emploi, les agents redoutent d’accueillir les futurs naufragés de la flexibilisation des contrats de travail de la loi travail XXL. « On voit déjà beaucoup de chômeurs arriver à Pôle emploi pour des fins de CDD et on n’arrive pas toujours à faire face, déplore Christine Brou, secrétaire de la FSU Île-de-France. Nous n’avons plus le temps d’écouter les gens. Avec la fusion des instances représentatives du personnel (IRP), nous ne savons pas ce que vont devenir les 15 élus du comité d’hygiène et de sécurité (CHSCT) en Île-de-France… » Chez l’opérateur public, les conditions de travail ne cessent pourtant de se dégrader. « À Pôle emploi de Livry-Gargan, où je travaille, les arrêts pour longue maladie ont explosé de 300 %. » La situation ne risque pas de s’améliorer avec la disparition de 350 contrats aidés chez Pôle emploi en Île-de-France, principalement dédiés à l’accueil et au suivi dématérialisé.

La contestation contre la fin des contrats aidés commence à se structurer un peu partout

Partout, la contestation contre la suppression et le non-renouvellement de ces centaines de milliers de contrats aidés se structure. Le syndicat Asso, affilié à Solidaires, avait posé son stand à l’entrée du pont d’Austerlitz. « Les associations sont le troisième employeur de France, mais comptent aussi le plus de précarité, précise Florence, porte-parole du syndicat. Nous préférons être des morts-vivants en contrats aidés que morts tout courts. Il faut continuer à se fédérer, à gagner en visibilité, même les directeurs d’associations rejoignent le combat. » Confirmant l’opposition quasi unanime au projet de société d’Emmanuel Macron.

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Même en Arles

Posté par laupiesjacques le 12 septembre 2017

 

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Philippe Martinez : « C’est une première mobilisation qui s’annonce réussie »

propos recueillis par stéphane guérard
Mardi, 12 Septembre, 2017
Humanite.fr

Juste avant le départ du cortège parisien, le secrétaire général de la CGT estimait son appel à la manifestation contre les ordonnances sur le code du Travail entendu et suivi.

Quel bilan tirez-vous de cette journée de mobilisation ?

Philippe Martinez. Il s’agit d’une première mobilisation. Pourtant, la participation est très forte. À midi on était déjà à plus de 100 000 manifestants : 60 000 à Marseille, 3 000 à Quimper…. C’est une première mobilisation. Le travail va continuer pour expliquer le contenu de ces ordonnances. Mais cette première journée fait déjà la démonstration du niveau de mécontentement, confirmé par les sondages, puisque 57% de l’opinion soutient cette mobilisation contre la réforme du droit du travail. C’est une première qui s’annonce réussie.

Que vous inspire le fait de voir d’autres syndicats rejoindre la manifestation ?

Philippe Martinez. Je suis toujours content quand on est uni. Effectivement, c’est la réalité de ce qui se passe dans les entreprises. Au-delà de la CGT, d’autres organisations, syndicats des territoires et des professions, sont là aujourd’hui. C’est une bonne chose. Comme personne n’est content de cette réforme, ça se voit aussi dans la rue.

Contrairement à l’année dernière pour la loi El Khomri, aucun syndicat n’est satisfait de ces ordonnances. Car cette loi va plus loin que ce que voulait faire le gouvernement Valls dans lequel Macron était d’ailleurs ministre. La mobilisation a réussi à freiner les orientations du précédent gouvernement. Maintenant que Macron est devenu président de la République, il veut mettre à mal le contrat de travail, la présence des représentations syndicales dans les entreprises, il veut fusionner les instances représentatives. C’est un projet qui est d’abord destiné à donner les pleins pouvoirs aux employeurs, pas du tout un projet pour défendre les salariés. On nous dit qu’il l’avait annoncé durant sa campagne. Mais il n’a jamais donné le détail de ce qu’il comptait faire. Et les circonstances de son élection montrent que beaucoup de gens ont voté d’abord contre celle qu’il avait face à lui, qu’ils n’adhèrent pas à sa politique. Regardez sa cote de popularité actuelle. Nous ne sommes donc pas tout à fait à côté de la plaque aujourd’hui.

La deuxième mobilisation du 21 se fera avec d’autres syndicats ?

Philippe Martinez. On verra le 21. Aujourd’hui, on est le 12.

Allez-vous avoir des contacts avec le gouvernement après cette journée ?

Philippe Martinez. On verra ce soir ou demain matin. Nous, ce que l’on souhaite, c’est de remettre le travail sur le métier, que l’on discute d’un vrai renforcement des droits en général. De ceux qui en ont déjà et qu’il faut renforcer et de ceux qui n’en ont pas et à qui il faut en donner. Le gouvernement voit les choses d’une autre façon. Il considère que ceux qui ont des droits sont des privilégiés et qu’il faut donc les mettre au même niveau que ceux qui n’ont rien. On demande l’inverse. Il y a besoin que le gouvernement revoit sa copie.

Eric Besnel , porte-parole de Solidaire : « C’est une première journée, un point de départ. On a dans un certain nombre de ville des mobilisations importantes, avec des arrêts de travail. D’autre part, on constate à Paris comme ailleurs que ça déborde le seul cadre de la CGT, Solidaire et FSU. On a des équipes de Force Ouvrière, de la CFE-CGC, de la CFDT. Du côté de la base existe un vrai désaccord par rapport à la construction d’une mobilisation et la volonté d’obtenir le retrait des ordonnances. C’est un élément important dans la période. 

 

Michel Galin, secrétaire régional de la FSU : « Nous syndiquons surtout dans la Fonction publique, mais tout ce qui touche les salariés, touche l’ensemble des travailleurs. Quand aujourd’hui le code du  travail fragilise la situation des salariés du privé, La fragilisation des statuts des agents publics est aussi dans le viseur. Le combat des salariés du privé est donc aussi le notre. Des annonces ont été faites, pour payer différemment les gens selon qu’ils sont en fonction publique d’Etat ou territoriale, ou à l’hôpital. Comme pour la loi travail, l’idée est d’individualiser toujours plus la situation de chaque salarié vis-à-vis de son employeur, qu’il soit public ou privé. On ne peut pas laisser les salariés du privé seuls face à la casse du code du travail en disant que ça nous concerne pas. Parce qu’en vérité, ces mêmes mesures nous concerneront demain. On anticipe et explique à nos collègues toutes les implications. Sur les questions du code du travail et sur toutes les modifications dans la fonction publique, on est entrain de construire un mouvement convergent. Le temps presse pour les ordonnances, puisqu’elles vont être présentées au conseil des ministres la semaine prochaine. Mais ce quo compte est d’expliquer et de mobiliser le maximum de monde pour être dans le bon tempo et peser.

On sent de la grogne, du mécontentement. Cela ne se transforme pas encore en forte mobilisation. Mais on n’en est sans doute pas très loin et on fera tout pour l’exprimer. »

 

Clara Jabouley, présidente de l’Union nationale des lycéens : « L’UNL appelle les lycéens à se mobiliser parce que, contrairement à ce que l’on pourrait penser, ils sont eux aussi touchés par cette réforme. Notre avenir est remis en cause puisque notre insertion professionnelle après le lycée l’est. On ne veut pas d’un avenir précaire, mais d’un emploi stable quand on aura fini nos études. Et les lycéens subissent d’autres mesures du gouvernement comme la baisse des Aides personnelles au logement ou la réforme de l’accès à l’enseignement supérieur.

Dans ces ordonnances, le CDI de projet nous fait plus particulièrement réagir. Ce n’est ni un CDD, ni un CDI, mais une embauche sur une mission qui peut s’arrêter du jour au lendemain. Les jeunes seront les premiers touchés. On les embauchera quand on aura besoin de main d’œuvre, ensuite on les jettera. Les jeunes sont toujours ceux qui sont sur un siège éjectable.

 

Lilâ Le Bas, présidente de l’UNEF : « Plus de douze organisations de jeunes sont réunies dans ce cortège unitaire. On a beaucoup de sujet sur la table : la loi travail, la question des bacheliers sans inscription, la dégradation des conditions d’étude avec des amphithéâtres surchargés, la baisse des APL. On va se faire entendre lors de cette rentrée universitaire. La question n’est pas de bloquer les facs, mais d’obtenir que le gouvernement revienne sur toutes ces mesures. 

 
Journaliste rubrique économie-social

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Ordonnances les Députés communistes montent au créneau

Posté par jacques LAUPIES le 12 septembre 2017

 

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Pierre Dharéville (à droite sur la photo) porte parole du groupe communiste à l’assemblée nationale était sur LCP hier pour expliquer l’aspect nocif de la loi en préparation et en réclamer l’abandon. Face à lui un soutien de la loi.

La question est simple : cette loi va-t-elle faciliter l’embauche et réduire le chômage ou tout simplement donner aux patrons plus de facilités pour licencier à meilleur compte ?

D’évidence c’est le deuxième objectif qui est visé. Dire que cela faciliterait l’embauche est une hérésie. Bien au contraire, en réduisant la garantie de l’emploi on ne crée pas pour autant un meilleur développement de l’entreprise car les employeurs le savent bien le développement est conditionné par l’amélioration du carnet de commande lequel,que part, dépend de la consommation et du pouvoir d’achat tous deux précisément liés à la sécurité de l’emploi.

Que des dispositions mettant à l’abri les TPE pour lesquelles le licenciement de personnel représente une charge conséquente, cela parait nécessaire mais la charge et les conséquences ne devrait pas être supportées par les salariés, même dans le cas de licenciement conventionné. 

Seul un système de sécurisation de l’emploi et de la formation peut-être de nature à protéger les salariés et permettre à l’entreprise de faire face à ses difficultés et ce n’est pas en portant atteinte au droit du travail actuel que l’on y parviendra !

Mobilisation. Loi travail XXL : pourquoi Emmanuel Macron n’a pas partie gagnée

 

Marion d’Allard, Sylvie Ducatteau, Clotilde Mathieu, Loan Nguyen et Cécile Rousseau
Mardi, 12 Septembre, 2017
L’Humanité
Premiers touchés par les régressions sociales de la loi travail, les jeunes seront en première ligne de la manifestation. Christophe Ena/AP photo<br /><br /><br />
Premiers touchés par les régressions sociales de la loi travail, les jeunes seront en première ligne de la manifestation. Christophe Ena/AP photo
 
Les syndicats CGT, Solidaires, FSU, les organisations de jeunesse et de nombreux secteurs de FO, de la CFDT et d’autres forces sont dans l’action ce jour. Malgré le coup de force des ordonnances, les raisons de se mobiliser ne manquent pas.

Il ne regrette « absolument pas » ses propos. Alors que les opposants à sa loi travail XXL déferlent partout dans les rues aujourd’hui, Emmanuel Macron a assumé, hier, de les avoir taxés, entre autres, de « fainéants » lors d’un déplacement à Athènes ce week-end. « Je ne l’ai pas fait dans un esprit de polémique », s’est justifié le chef de l’État, réaffirmant toutefois qu’« on ne peut pas faire avancer notre pays si on ne dit pas les choses en vérité ». Face à la casse du Code du travail et aux atteintes répétées aux acquis des travailleurs, les manifestants répondent aujourd’hui par la mobilisation, à l’appel de la CGT et de Solidaires, rejoints par la FSU, les organisations de jeunesse et de nombreuses fédérations FO, voire de la CFDT. La première étape d’une mobilisation qui se poursuivra à la Fête de l’Humanité, avant les rendez-vous de la semaine prochaine. Décryptage des cinq bonnes raisons de se mobiliser ce jour.

1 Les ordonnances peuvent encore être mises en échec

Malgré la méthode des ordonnances employées par l’exécutif pour éviter toute contestation et les rodomontades du président de la République visant à faire croire qu’il ne cédera pas à la pression des manifestants, la réforme du Code du travail peut encore être neutralisée. Il reste quelques étapes avant que le texte n’acquière force de loi. Les ordonnances doivent d’abord être adoptées en Conseil des ministres le 22 septembre, avant d’être signées et promulguées par le président de la République. Si le texte peut prendre effet immédiatement, celui-ci doit néanmoins revenir devant le Parlement pour obtenir une valeur législative. Si le vote du Parlement est négatif, les ordonnances n’auront qu’une valeur réglementaire, donc inférieure à la loi. Par ailleurs, même des lois adoptées par le Parlement peuvent ne finalement pas s’appliquer. On se souvient qu’en 2006, la disposition de la loi sur l’égalité des chances prévoyant l’instauration d’un contrat première embauche (CPE) avait été retirée malgré la promulgation du texte. Une victoire pour les manifestants arrachée au terme de deux mois de mobilisation. Par ailleurs, même lorsqu’une loi est adoptée, des décrets doivent encore en préciser les modalités d’application.

2 pas de mandat électif pour détruire le Code du travail

Chef du gouvernement et artisan zélé des ordonnances réformant le Code du travail, Édouard Philippe justifie l’inflexibilité de l’exécutif non seulement par « l’élection d’Emmanuel Macron sur un programme clair », mais également par « l’élection d’une majorité à l’Assemblée nationale ». Selon le premier ministre, cette double légitimité est la preuve tangible d’une large adhésion populaire au projet gouvernemental. Pourtant, la réalité des chiffres indique le contraire. En tenant compte de l’abstention (25,44 %) et du record de votes blancs et nuls (86 %) au second tour de la présidentielle, Emmanuel Macron a été élu par seulement 43,6 % des inscrits, dont près de la moitié (43 %) ont déclaré avoir voté pour lui uniquement pour faire barrage au FN, et seulement 16 % par adhésion à son programme (sondage Ipsos Sopra-Stéria). Confronté ensuite aux fuites de son projet de réforme du Code du travail dans la presse, le gouvernement a refusé d’abattre ses cartes et d’assumer ses orientations avant les législatives, où ses candidats n’ont recueilli les voix que de 16,5 % des inscrits au second tour (13,4 % au premier tour). Jusqu’au 31 août dernier et la publication des ordonnances par Édouard Philippe et Muriel Pénicaud, le contenu des textes a été tenu sous le boisseau, les syndicats « concertés » ayant été eux-mêmes contraints de discuter sur des documents provisoires et peu précis.

3 un désaveu syndical inédit pour la deuxième loi travail

« La colère est grande », « profonde déception »… Les unes après les autres, les centrales syndicales ont unanimement dénoncé les ordonnances. Même la CFDT, soutien sans faille du gouvernement Hollande dans l’adoption de la loi El Khomri, a désavoué le projet présenté par le gouvernement fin août. « Le dialogue social en entreprise a un intérêt, mais il faut que ça se fasse à armes égales et là je pense qu’il y a un déséquilibre », a reconnu Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT. Certes, son organisation, tout comme FO, n’a pas appelé à battre le pavé aux côtés de la CGT, de Solidaires, de la FSU, de l’Unef et des syndicats lycéens (Fidl, SGL, UNL). Pourtant, dans leurs rangs, les appels à manifester se multiplient. À l’image des structures locales de FO, dont plus de la moitié ont appelé à se joindre aux cortèges. « Si certains de nos adhérents se retrouvent dans les cortèges, je le comprends », a de son côté déclaré Philippe Louis, secrétaire général de la CFTC. Et l’avenir est loin d’être figé. La CFE-CGC souhaite par exemple que « les organisations syndicales se parlent et partagent leurs analyses » pour créer « les conditions d’un mouvement unitaire ». Une initiative que souhaitent également la CGT et FO.

4 un avertissement pour la suite : Apl, Unedic, retraites…

Les ordonnances cassant le Code du travail ne sont que la première étape des régressions de la rentrée. Non content de réduire les APL, de supprimer des contrats aidés, de geler le point d’indice, de tirer à boulets rouges sur le statut des agents de la SNCF, Emmanuel Macron continue le train d’enfer des « réformes ». Avec en ligne de mire, celle de la formation professionnelle et de l’assurance-chômage. Cette dernière s’annonce d’ores et déjà dévastatrice pour les droits des demandeurs d’emploi mais aussi pour le paritarisme, abandonné au profit d’une gestion tripartite chapeautée par l’État. Simplement consultés en bilatérale pendant la rédaction des ordonnances, globalement déçus par leur contenu, syndicats et patronats montent déjà au créneau pour exiger un autre mode de discussion sur le dossier brûlant de l’assurance-chômage. Réclamant un calendrier et l’assurance d’être reçus dès le début de la concertation, ils « ont rappelé la nécessité d’un débat collectif et approfondi sur les questions posées, notamment sur le sujet de l’indemnisation des démissionnaires, des travailleurs indépendants ainsi que sur la gouvernance et le financement ». En août, l’Unedic s’était inquiété des effets pervers de cette future refonte, augurant de problèmes de financement et de baisses d’indemnisation pour les chômeurs.

5 des mesures déjà rejetées et condamnées par les Français

On l’a presque oublié, mais confronté à l’imposante mobilisation syndicale et à une pétition signée par plus d’un million de personnes, le gouvernement Valls a été contraint de battre en retraite sur deux mesures phares reprises par les ordonnances Macron : le plafonnement des indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif et le périmètre restreint au cadre national pour apprécier la situation économique d’une entreprise qui licencie. Un an plus tard, l’opinion n’a pas changé : ainsi, 62 à 64 % demeurent hostiles au plafonnement des indemnités prud’homales, selon les sondages.

Des manifestations partout en france

Plus de 180 manifestations ont été recensées par la CGT pour la journée d’action d’aujourd’hui. À Paris, le défilé s’élancera depuis la place de la Bastille à 14 heures. Voici quelques-uns des autres rendez-vous de mobilisation prévus en France : à Lyon, 11 h 30 à la Manufacture des tabacs. À Marseille, 10 h 30 au Vieux-Port. À Toulouse, 14 h 30 place Arnaud-Bernard. À Nice, 10 h 30 à la gare Nice-Ville. À Nantes, 14 h 30 place du Commerce. À Strasbourg, 14 heures place Kléber. À Montpellier, 10 h 30 esplanade du Peyrou. À Bordeaux, 11 heures place de la République. À Lille, 14 h 30 porte de Paris. À Rennes, 11 heures esplanade Charles-de-Gaulle. À Reims, 10 heures à la Maison des syndicats. Au Havre, 10 h 30 à l’Arche des containers. À Saint-Etienne à 10 h 30 à la bourse du travail. À Toulon, 10 h 30 place de la Liberté.

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Le règne de l’imbécilité ?

Posté par jacques LAUPIES le 11 septembre 2017

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L’australopithèque : moins imbécile que nous ?

 

Décidément ce Président a des mots malheureux. Du moins c’est ce que l’on pourrait penser en le considérant maladroit comme certains veulent bien le faire entendre.

Allant plus loin, dans une sorte de compassion à son égard, d’autres attribuent ses petites phrases à des erreurs de jeunesse. Plutôt préoccupant serait un tel comportement émanant d’un personnage qui peut, tout de go,  avec quelques conseillers au langage aussi incontrôlé que le sien appuyer sur le bouton en cas de grave crise provoquée par quelque jobard, parmi ces chefs d’état jugés imbéciles. Et nous mettre ainsi tous en caleçons, ce qui encore est une façon optimiste de voir notre futur car bien entendu c’est de notre disparition qu’il s’agit.

Apparemment ils existeraient en nombre limité ces cinglés. Soit, mais tout de même? Vu les dégâts que pourrait provoquer la bombe nous n’aurions plus à nous préoccuper des catastrophes climatiques et autres dont est menacée en permanence notre vieille (ou jeune) planète (tout dépend à quelle notion de temps nous nous référons) 

J’écoutais un débat à la radio sur les « imbéciles » dans lequel les intervenants  semblaient d’accord pour dire que nous sommes tous plus ou moins idiots !

En vieillissant je partage de plus en plus ce sentiment, en ne m’excluant pas du lot, en toute modestie.. Force est de constater que notre espèce pourtant prodigieusement intelligente produit dans son évolution de dangereuses imbécilités.  Dont deux qui me paraissent des plus évidentes : l’exploitation  de l’homme par l’homme avec ses conséquences multiples dont la seconde émane, venue du fond des âges : ce besoin de pouvoir sur tout et en tout qui fait péter plus haut que notre cul !

Une imbécillité ne va pas sans les autres ! Le théâtre, la littérature, les arts en général, tentent de nous faire percevoir a quel degré nous sommes atteints. Mais comme dit ma voisine : « je n’ai pas besoin de cela, il me suffit d’observer autour de moi » Un point de vu étriqué assez courant dans l’extrême droite qu’elle soutient mais qui n’est pas dépourvu de bon sens ! Puisque nous serions tous des « imbéciles » il y a beaucoup à découvrir dans le quotidien. Les imbéciles d’en haut ont besoin pour régner des imbéciles d’en bas !

Monsieur Macron, les « fainéants » vont vous répondre !

Lundi, 11 Septembre, 2017
L’Humanité
Deputys of &quot; la France Insoumise &quot; lead by Jean-Luc Melenchon organised an assembly in Republique's place in Paris to protest against the labor law 2 that emmanuel macron and his gouvernement want to pass by force.<br /><br /><br /><br /><br />
Photo by Julien Mattia/NurPhoto/AFP

 

Les syndicalistes ont multiplié les rencontres avec les salariés, ces derniers jours, pour préparer la première journée de mobilisation contre la réforme du Code du travail, ce mardi 12 septembre. 180 manifestations et 4 000 arrêts de travail sont annoncés.

L’unité syndicale n’est pas au rendez-vous mais la volonté d’agir est forte. « Nous n’avons pas besoin de disserter trois heures pour faire comprendre la cohérence et la globalité des ordonnances. Dans notre secteur, le commerce, nous sommes dans la continuité des lois Macron, Rebsamen, el Khomri et de nouveau Macron », estime Rémy Frey, délégué syndical CGT de la librairie Gibert Joseph à Paris. Personne ne sera épargné. « Salariés du public, du privé, des grandes ou petites entreprises, précaires ou non risquent de subir les quasi-pleins pouvoirs que le nouveau Code du travail va conférer aux patrons », poursuit-il. Les libraires du boulevard Saint-Michel à Paris se sont retrouvés en fin de semaine pour préparer leur participation à la journée de mobilisation. À quelques encablures de là, à Bobigny, mêmes préparatifs alors que s’achève une assemblée générale des militants CGT de la Seine-Saint-Denis. Ici, près de 13 % de la population est sans travail. Ce chiffre monte à 18 % pour les jeunes. Personne ne croit une seule seconde que les ordonnances d’Emmanuel Macron seront un remède. « Un salarié m’a expliqué qu’il n’était pas payé depuis deux mois. Quand je lui ai dit qu’il devait se défendre, qu’il avait des droits, il m’a rétorqué être déjà très heureux d’avoir un emploi. La précarité rend difficile la mobilisation. » Ce syndicaliste n’est pas le seul à constater que la peur du chômage, celle de ne pas pouvoir payer son loyer ou la traite du crédit freinent les envies de révolte. Et rend parfois difficile le dialogue. Mais, d’autres constatent au contraire des échanges plus faciles, ces derniers jours. « Macron ne dispose pas d’un pouvoir fort. Si l’on déduit les abstentionnistes, seuls 13 % des électeurs ont voté pour lui. Quant aux législatives, ici, en Seine-Saint-Denis, dans certains quartiers, 70 % des habitants se sont abstenus », explique Philippe Julien, un ancien de chez PSA. « Que faire ? s’interroge-t-il. Allons-nous attendre cinq ans, la prochaine élection présidentielle, pour réagir ? »

À 600 kilomètres de là, en Loire-Altantique, les militants de la CGT sont également sur le pied de guerre. Ils ciblent les dangers que portent les ordonnances en allant au plus près du quotidien des salariés, dans les entreprises : assemblée générale, distribution de tracts… les initiatives se multiplient. Spontanément, eux aussi évoquent des salariés à l’écoute et en colère. « Ils sont attentifs et demandeurs d’informations, les tracts sont lus et certains viennent même jusqu’à notre voiture pour discuter sur le parking. L’accueil est bien meilleur que lors des mobilisations contre la loi el Khomri », confie Claude Gaudin, délégué syndical CGT de la fonderie Bouhyer, une PME de 180 salariés à Ancenis. Ici, « ça cogite » sur la disparition du CHSCT. « Dans les fonderies, beaucoup d’ouvriers sont cassés à 40 ans et peu passent leur 80e anniversaire. Ce sont nos conditions de travail et notre sécurité qui sont en jeu », insiste le syndicaliste. Chez le sous-traitant du géant de l’aéronautique Stelia, la température sociale est tout aussi forte. « L’état d’esprit a changé, les échanges ne sont pas les mêmes et les salariés nous interpellent, nous félicitent », se réjouit Karl Mahé.

Autre signe de ce mécontentement, la toute première grève chez Eritel à Anetz, spécialisée dans la pose de câbles en cuivre et fibre optique. Ces salariés « nomades », qui vont de chantier en chantier, ont établi un cahier revendicatif de 37 points, parmi lesquels une prime d’ancienneté, l’embauche de cinquante intérimaires en CDI que la direction a accordées au bout de trois jours d’arrêt de travail. « Il fallait voir leur détermination. Ils touchent des petits salaires et beaucoup sont précaires, mais ils étaient prêts à cesser le travail jusqu’à l’obtention de leurs revendications », raconte Claude Gaudin. Une histoire identique à La Courneuve, où l’été a été chaud chez l’électricien Enedis. En pleine période de congés, les techniciens d’affaires ont refusé de travailler en sous-effectifs sans matériel et ont exigé des augmentations de salaires. Des salariés qui relèvent la tête. C’est également le constat dressé par Laurence Danet, déléguée du personnel CGT Airbus Nantes. « “La sinistrose”, “on attend de voir”, c’étaient des choses qu’on entendait avant. Les salariés ont compris quel modèle de société Emmanuel Macron est en train de nous dessiner, y compris chez les cadres qui ont voté pour lui », explique-t-elle.

« C’est un rouleau compresseur ! » Caroline Tacchella, élue CGT des services centraux de la SNCF, ne croyait pas si bien dire. Au moment où elle portait ce jugement, elle n’avait pas encore connaissance de la prochaine réforme d’Emmanuel Macron, celle portant sur le régime de retraite des cheminots. « La réforme du Code du travail n’est pas un projet comme un autre. C’est un projet de société. Notre pays a connu des périodes où il n’y avait ni droit du travail, ni syndicats. »

À Paris comme en Bretagne, aucun syndicaliste ne souhaite faire de paris quant à la participation à la mobilisation du 12 septembre. « Rien ne nous indique aujourd’hui que la colère exprimée va conduire les salariés à battre le pavé. La grève par procuration est malheureusement très répandue », affirme Claude Gaudin, le métallurgiste breton. Rémi Frey, le libraire parisien, se réjouit : « Des collègues de nos entrepôts m’ont appelé pour me demander comment organiser la grève. C’est une première. »

 

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Jeremy Bacchi élu Président de la Fédération PCF du 13 succède à Pierre Dhareville

Posté par jacques LAUPIES le 10 septembre 2017

L’image contient peut-être : 3 personnes, personnes souriantesAu centre entouré de Pierre Dharéville et Pierre Laurent, le nouveau Président Jeremy Bacchi.

 

 

 

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Avec Patrick Le Hyaric – Député européen communiste

Posté par jacques LAUPIES le 9 septembre 2017

 

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Manifestez avec la CGT

Philippe Martinez : « Agir par la grève et dans la

rue contre les pleins pouvoirs patronaux »

 

Entretien réalisé par Diego Chauvet et Pierre-Henri Lab avec Cypriane El CHami
Vendredi, 8 Septembre, 2017
Humanité Dimanche

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Manifester le 12 septembre

Posté par jacques LAUPIES le 8 septembre 2017

La CGT a pris le devant de la protestation. Elle a de toute évidence eu raison car point n’était besoin de rentrer dans le détail des mesures envisagées, d’autant que le candidat Macron avait annoncé la couleur pendant sa campagne électorale. Et la protestation  ne devrait pas se limiter pas à l’opposition à la loi travail car il s’agit de la part du pouvoir d’une attaque d’envergure  contre l’ensemble des acquis sociaux, notamment des retraites (augmentation de la CSG et attaque contre les régimes particuliers) des systèmes d’aide sociale (APL) et publiques (dotation aux communes et emplois soutenus)

On le voit, des luttes et actions d’un niveau plus élevé seront nécessaires et si chacun à la droit d’appeler à d’autres manifestations, y compris sur le plan politique. Encore convient il de rechercher des bases communes d’action, du moins entre les forces censées être en opposition globale à la politique de droite qui se dessine sous l’égide du patronat !

Comme lors d’une consultation électorale il faut savoir se mettre d’accord sur l’essentiel et définir les modalités d’une entente. C’est sans doute le cas pour toute action nécessitant un large rassemblement ! 

Il y a un temps pour défendre une cause selon sa vision particulière et un temps pour agir en commun !

 

Manifestation. À gauche, la mobilisation contre la loi travail cherche l’unité

Aurélien Soucheyre
Jeudi, 7 Septembre, 2017
L’Humanité
Alors qu’approche la manifestation du 12 septembre, d’autres personnalités et formations politiques ont annoncé ces derniers jours soutenir cette mobilisation, comme Benoît Hamon ou encore le NPA. Denis Allard/REA<br /><br />
Alors qu’approche la manifestation du 12 septembre, d’autres personnalités et formations politiques ont annoncé ces derniers jours soutenir cette mobilisation, comme Benoît Hamon ou encore le NPA. Denis Allard/REA
 

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a rencontré hier les députés communistes et le groupe France insoumise à l’Assemblée nationale, en vue des mobilisations à venir.

Les opposants à la loi travail XXL convergent de plus en plus alors qu’approche la manifestation du 12 septembre, à l’appel de la CGT, de Solidaires et de la FSU. Hier, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a rencontré à l’Assemblée nationale deux des trois groupes parlementaires (GDR et FI) qui ont déposé un recours devant le Conseil constitutionnel contre le projet de réforme du Code du travail par ordonnances. « Nous avons échangé sur la nécessité de mettre un coup d’arrêt à ce projet, et sur notre volonté de faire grandir la bataille pour reconquérir des avancées sociales, pour faire diminuer la souffrance au travail et enfin pour refaire de la Sécurité sociale un grand bien commun », raconte le député communiste des Bouches-du-Rhône Pierre Dharréville, qui manifestera le 12 septembre.

« Cette journée-là, il faut la réussir pour la suite »

Dès l’appel de la CGT, le PCF a d’ailleurs annoncé sa disponibilité et sa volonté de participer le 12 à une « rentrée de combat, de construction et de rassemblement pour l’alternative au pouvoir Macron », selon son secrétaire national, Pierre Laurent, qui insiste : « Cette journée-là, il faut la réussir pour la suite. » D’autres personnalités et formations politiques ont annoncé ces derniers jours soutenir cette mobilisation. Benoît Hamon et son mouvement M1717 ont confirmé qu’ils viendront manifester. Martine Aubry, ancienne ministre du Travail socialiste, a sévèrement tancé hier le projet de loi défendu par Muriel Pénicaud. « C’est une généralisation des emplois précaires. Il n’y a plus de droit, plus de protection pour les salariés. La modernité, ce n’est pas de précariser », a-t-elle dénoncé, précisant : « Je souhaiterais manifester le 12, je verrai avec les syndicats. »

Si les troupes socialistes ont des difficultés à se mettre toutes sur une même longueur d’onde, le numéro 2 de Solférino, Rachid Temal, a publiquement lancé que « le PS, respectueux de l’indépendance syndicale, soutient toutes les initiatives syndicales contre la loi Pénicaud en appelant à des démarches unitaires ». Lutte ouvrière a aussi appelé à manifester le 12, pour « faire entendre la protestation des travailleurs contre la politique du gouvernement » et répondre à « l’attaque frontale contre le monde ouvrier » que constitue la casse du Code du travail. Opposé à l’inversion de la hiérarchie des normes et aux ordonnances, le NPA sera également dans la rue ce jour-là, et mesure qu’il est possible de faire reculer le gouvernement, de la même manière que « le mouvement de la jeunesse avait fait retirer le CPE » en 2006.

Au milieu de la démarche unitaire qui se dessine, la France insoumise, elle aussi fermement opposée à la réforme du Code du travail, prépare une « marche contre le coup d’État social » le 23 septembre, et estime que cette action n’est pas contradictoire mais « complémentaire » avec celle de la CGT. Le mouvement argumente que les syndicats rassemblent les salariés contre la loi travail XXL et que son propre rôle est de faire converger tous les citoyens pour s’opposer à toutes les mesures antisociales et liberticides d’Emmanuel Macron. Après la rencontre d’hier avec Philippe Martinez, Jean-Luc Mélenchon a annoncé lors d’un point presse que « tout va bien » entre les deux dirigeants, et que la CGT et la France insoumise « partagent la même analyse » sur la loi travail, qui porte en elle la promesse d’un « dumping social assuré ». « La CGT a besoin d’être indépendante. Il y a des syndiqués de toutes tendances politiques. Et nous, le mouvement, nous avons des inscrits CGT, FO, CFDT. Il n’y aurait rien de pire que d’apparaître comme une courroie de transmission », a-t-il relevé. Considérant que la FI est aujourd’hui la force politique qui incarne l’opposition, il a ajouté que « le cœur de l’affaire se joue entre le gouvernement Macron et nous, politiquement parlant ».

Comme d’autres députés insoumis, qui appellent depuis des semaines à manifester le 12 et le 23, Jean-Luc Mélenchon a indiqué qu’il défilera le 12. « Nous serons tous, sans doute dans nos villes, mais tous sans exception dans la rue », a-t-il indiqué au sujet des parlementaires FI. Déclarant que « notre intérêt fondamental est que (le 12) soit une réussite, sinon ce n’est pas bon pour le 23 », il a indiqué : « Après le 23, nous ferons un point pour voir comment on peut se rapprocher de tout le monde. »

Journaliste

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Une traversée du 20e siècle avec le fonds photographique de l’Humanité

Posté par jacques LAUPIES le 8 septembre 2017

Laetitia Real-Moretto, directrice éditoriale de « L’humanité, Figures du peuple », nous décrit le travail à la fois titanesque et passionnant d’exploration du fonds photographique du journal fondé par Jean Jaurès en 1904, qu’elle a effectué pour réaliser ce beau livre édité par Flammarion où figurent plus de 250 images regroupées chronologiquement par temps forts. On y découvre une histoire populaire du 20e siècle dans laquelle n’apparait aucune figure célèbre mais où chacune et chacun pourrait peut-être retrouver un membre de sa famille et à coup sûr l’ambiance d’une époque.

 

 

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