Abstentionnistes il faut aller voter : on n’a rien sans rien !

Posté par jacques LAUPIES le 3 avril 2017

Au fil des jours un espoir nait avec la candidature Mélenchon. 5 ans d’expérience avec la gauche libérale  de Hollande-Valls auraient pu suffire à une prise de conscience de la nécessité d’un changement possible, mais la déception qu’ils ont semée a conduit parfois au  découragement, à la  perte de confiance envers des  valeurs auxquelles on a cru.

Heureusement les forces progressistes de notre pays et en premier lieu les initiateurs du Front de Gauche, notamment les communistes, ont toujours expliqué qu’une autre voie était possible pour en finir avec les bas revenus, les atteintes au pouvoir d’achat, au droit à la santé, à l’éducation et à la formation professionnelle, les guerres inutiles pour les multinationales.

Avec un talent remarquable Jean Luc Mélenchon dans les médias, mais nous aussi  militants dans les entreprises et les quartiers avec nos mots et parfois de faibles moyens avons contribué à faire renaitre un espoir, convaincu les plus politisés.

Dans la période actuelle les trahisons des uns, l’opportunisme  des autres, les alliances de circonstances que l’on voudrait attribuer seulement au danger (même s’il existe) que représente le Front National, les manœuvres politiciennes, les manipulations médiatiques, deviennent si grossieres que la plupart des français sont pris du dégoût de la politique. Mais pour beaucoup l’éveil se fait !

Et c’est cela qui permettra de gagner, si on accentue le phénomène notamment parmi les jeunes qui ne votent pas, les chômeurs et précaires, les travailleurs mal payés avec un smic qui ne permet pas de couvrir l’essentiel des dépenses courantes et indispensables !

Dans le peu de temps qui nous reste, chacun de nous doit pouvoir convaincre dans son entourage et pourquoi pas venir nous aider à diffuser nos publications, parler avec la population !

On n’a rien sans rien !

 

Présidentielle. Plongée au cœur de la France abstentionniste

Ludovic Finez (Tourcoing), Clotilde Mathieu (Saint-Nazaire), Aurélien Soucheyre (Paris) et Lionel Venturini
Lundi, 3 Avril, 2017
L’Humanité

Jeunes, quartiers populaires, ouvriers… l’électorat de gauche serait le plus tenté par l’abstention, qui pourrait atteindre de nouveaux records pour une élection présidentielle. Reportage.

« Je regarde ça de loin. J’entends beaucoup parler des efforts que nous devrions faire, mais c’est déjà le cas, non ? » Et puis « la gauche est triste, dit-il… Et même si ­Emmanuel Macron a de bonnes idées, on ne vit pas dans le même monde ». N’est-il pas là d’abord le malaise, dans une offre politique qui, sous l’apparence de son étendue avec onze candidats en présence, peine à rassembler les suffrages ?

Martine, 47 ans, chef d’équipe aux chantiers navals STX de Saint-Nazaire, est « désabusée » d’entendre ses collègues dans les ateliers dire que, « finalement, entre la gauche et la droite, il n’y a pas tant de différence ». Elle qui a voté pour François Hollande pour finalement devoir manifester contre la loi travail a « pris un coup de massue » quand a été utilisé le 49-3. Le candidat sorti de la primaire, Benoît Hamon, n’y a rien changé. « Il n’aime pas le travail, ni les ouvriers en proposant son revenu universel. »

Chez les ouvriers de STX, l’abstention semble être aussi le choix majoritaire. Alors que, en 2012, dans ce fief socialiste, la participation avait frôlé les 80 %, François Hollande était arrivé en tête au premier tour avec 37,95 %, loin devant Nicolas Sarkozy (19,6 %) et Jean-Luc Mélenchon (15,05 %). Au second tour, Hollande avait même atteint 66 % des suffrages. Puis, d’élection en élection, les électeurs de gauche ont boudé les urnes. Lors des dernières municipales, seuls 66 % se sont déplacés. Dans les bureaux de vote où le taux de participation se situait sous la moyenne, la liste frontiste était arrivée à la deuxième place. Qualifié au second tour dans une triangulaire, le FN a fait son entrée au conseil municipal. Une première.

François Hollande « n’a rien fait » depuis 2012

Aller à la rencontre des abstentionnistes, c’est mesurer les ravages d’un quinquennat considéré comme perdu par ce qui devait en être le cœur, jeunesse et classes populaires. C’est précisément parce que François Hollande « n’a rien fait » depuis 2012 qu’Amine, 22 ans, habitant Tourcoing (Nord), s’abstiendra le 23 avril. Son ami Abdel Wahid, 23 ans, acquiesce : il a bien « essayé de (s)’informer », mais il ressent aujourd’hui du ­dégoût devant « les affaires d’escroquerie ». Amine ajoute : « Je suis d’origine maghrébine et j’ai du mal à entrer dans le monde professionnel. Je me suis réorienté grâce à la mission locale dans une formation de plomberie, alors que j’ai un bac pro de comptabilité, mais il n’y a pas de boulot. » Avec son CDD de trois ans d’animateur dans plusieurs centres sociaux de Tourcoing, Abdel Wahid fait des envieux et sent « de la frustration » autour de lui.

Assis sur les marches de la mairie de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), Elyas dit aussi ce rendez-vous manqué avec la jeunesse, il dit « avoir cru au changement », dans cette commune qui avait voté François Hollande à près de 78 % au second tour en 2012. Rictus : « Mais je ne savais pas que c’était le changement de la gauche en droite. » La colère est palpable. Et l’enchaînement des affaires n’y est pas pour rien. « Nous, lorsqu’on fait des conneries, on va direct en prison. » « De toute façon, tout se joue à Bruxelles », s’agace une quadragénaire qui coupe court à la conversation devant la mairie du 18e arrondissement de Paris.

« Surtout que nos jeunes, eux, ne trouvent pas de boulot »

Revenant encore sur les dernières municipales, les observateurs Céline Braconnier et Jean-Yves Dormagen relèvent combien l’abstention joue désormais sur l’issue du scrutin. La mobilisation différentielle, c’est-à-dire que les différents électorats ne s’abstiennent pas dans les mêmes proportions, à l’œuvre lors des municipales en 2014 a ainsi vu l’électorat de gauche démobilisé, tandis que, avec le même nombre de voix qu’en 2008, la droite raflait de nombreuses villes. « La gauche a échoué à faire voter nombre des segments de son électorat ­sociologiquement composite », écrivent les politologues. Aujourd’hui, cette mobilisation différentielle avantage Marine Le Pen, tandis que, en prenant le pourcentage des inscrits, le FN est simplement passé entre 2002 et 2012 de 11,5 % à 13,95 %. « Pour schématiser, le retraité cadre, diplômé et propriétaire de son logement vote, quand le jeune avec un bac pro, vivant en banlieue, s’abstient », résume au Télégramme Jean-Yves Dormagen. « Surtout que nos jeunes, eux, ne trouvent pas de boulot », acquiesce Yves à Saint-Nazaire. Depuis le retour des commandes, les syndicats exigent plus d’emplois en CDI. La réponse du gouvernement ­actionnaire à 33 % a été la création d’un CDI de chantier. Un contrat qui peut s’arrêter à tout moment en supprimant les primes de précarité.

Des initiatives locales pour combattre le défaitisme

Le lundi est jour de marché au centre-ville de Tourcoing. Dans cette ville, l’abstention a atteint 32 % au premier tour de la présidentielle de 2012 et 61 % au premier tour des régionales de 2015. Daniel arbore un badge « Challenge citoyen », une initiative venue des quartiers pour combattre l’abstention (voir notre reportage à Marseille page 6). Ce retraité, qui a travaillé « un peu partout », est membre du conseil de quartier de la Bourgogne, un des plus défavorisés de Tourcoing, où un des bureaux de vote a culminé à 76 % d’abstention aux régionales. « Aller voter, c’est un devoir ! » lance-t-il d’emblée. Avant de lâcher : « Les candidats nous font des ­promesses qu’ils ne tiennent pas… » Même lui… Place du Front-Populaire à Saint-Denis, le débat lancé passionne très vite trois amis. « Attends, que le premier tour ne t’intéresse pas, c’est une chose. Mais au deuxième, moi, j’irai voter contre la facho quoi qu’il arrive ! » affirme Iris. « Même si c’est pour voter pour un escroc ? » raille Onur. « C’est toujours moins pire ! » assène la jeune fille. À côté, Renaud fait de l’abstention une arme politique : « Plus elle sera forte, et plus le message envoyé sera fort. » « C’est un piège, relance Iris, ça n’empêche pas qu’il y aura un gagnant à la fin. Jean-Luc Mélenchon au moins, il propose de changer la règle du jeu, c’est pas rien. Lisez au moins les programmes avant de décider de ne pas voter. » Tout n’est pas perdu ?

Procurations : mode d’emploi

Le premier tour de l’élection présidentielle aura lieu dimanche 23 avril, au milieu des vacances de Pâques ; le second, en plein pont du 8 mai. D’où l’importance, pour nombre de citoyens, d’anticiper un vote par procuration. En principe, la demande peut se faire jusqu’à la veille du scrutin, soit le 22 avril pour le premier tour de cette élection présidentielle. Mais dans les faits, l’envoi en recommandé de la procuration peut prendre plusieurs jours, si celle-ci n’est pas effectuée au sein de votre commune. Pour que la procuration soit acceptée, il faut que la personne désignée soit majeure et inscrite sur les listes électorales de la même ville, sans pour autant être inscrite dans le même bureau de vote ou le même arrondissement. En France, une personne ne peut être mandatée que pour une seule procuration d’une autre personne domiciliée en France. La demande de procuration peut s’effectuer dans un commissariat ou une gendarmerie, ou encore au tribunal d’instance de son lieu de domicile ou de travail, en personne et en possession d’une carte d’identité. Même si elle peut être préremplie directement en ligne, sur le site service-public.fr, cette étape de validation est obligatoire.

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Il y a vote utile et vote (in) utile

Posté par jacques LAUPIES le 2 avril 2017

 

 

Le vote utile pour la Présidentielle, s’il en est un, est bien celui pour Jean Luc Mélenchon. Et il ne faut pas, en l’absence d’accords  entre toute les « familles » de progrès de ce pays (qui ne se limitent pas aux électorats  PS social démocrate (Hamon, Aubry, Montebourg, etc.) communiste,  d’extrême gauche, verts radicaux et autres républicains, considérer qu’il ne peut être invoqué. ,

Le « vote utile » a pris un sens péjoratif depuis l’astuce mittérandienne qui à privé le PCF de sa première place à gauche. Une place que les français auraient intérêt à lui redonner pour éviter les retours à un réformisme dénué de véritables réformes.

Mais le « vote utile » dans un sens positif a toujours une valeur incontestable et est nécessaire selon les circonstances. Il doit cependant s’appuyer sur un contenu. Après tout l’appel à soutenir Jean Luc Mélenchon est une  sorte de « vote utile » sur lequel il faut s’engager de manière forte et militante.

Macron c’est le vote inutile qui va perpétrer ce que Fillon  dénonce en évoquant le soutien à « Emmanuel Hollande » (et rendons lui – à Fillon – justice, sans jeu de mots, il ne se trompe pas)

La présidentielle n’offre guère d’autre choix, je le répète en l’absence de projet commun, que de soutenir celui qui a le plus de chance de porter au deuxième tour l’essentiel de ce que nous proposons. Bien que n’ayant pas toujours pensé que c’était la meilleure formule – certes dans des circonstances différentes et dans une vision à plus long terme  – il est clair que le moment est venu d’accélérer le processus de soutien à Jean Luc Mélenchon.

Je ne peux qu’être réconforté par ces électeurs rencontrés ce jour, que parfois il a fallu péniblement convaincre en 2012 du choix que nous avions fait sous l’égide du Front de Gauche, celui de Mélenchon. Des électeurs qui suivent attentivement la progression de ce dernier avec le ferme espoir qu’il dépasse Fillon et ne manquent pas de nous en faire part, jusqu’à proposer leur aide…

Mais attention, il ne s’agit pas de s’inscrire seulement en soutien ! Il aussi faut ne pas perdre notre identité, non par je ne sais quel esprit de clocher mais pour conserver et accroitre une garantie de défense des intérêts des classes populaires au sein du parlement.

Et si nous devons aller aux législatives sans un accord entre les formations de gauche et d’autres, il faut que nous, communistes soyons présents avec notre drapeau, quoiqu’il arrive. Si d’aventure, là ou nous sommes en position de force pour battre la droite et le FN d’autres partenaires viennent troubler cette éventualité il faudra rappeler où se situe cet autre  »vote utile ».

 

Élection présidentielle.

Comment éviter le piège du vote utile, vote par défaut ?

 

 

Jeudi, 30 Mars, 2017
L’Humanité

Avec les contributions de Rémi Lefebvre, professeur de sciences politiques, université de Lille-II, Marie-Pierre Vieu, dirigeante nationale du PCF, signataire de l’Appel des 100, Patrick Le Moal, inspecteur du travail, membre de la Fondation Copernic et Thierry Blin, maître de conférences en sociologie à l’université Montpellier-III.

 

Rappel des faits. La pression médiatique monte, sur la base des sondages d’opinion, pour incliner les électeurs à ne voter qu’à contrecœur au premier tour.

  • Les sondages polluent la campagne par Rémi Lefebvre, professeur de sciences politiques, université de Lille-II

Rémi LefebvreProfesseur de sciences politiques, université de Lille-IILa campagne présidentielle est plus que jamais dominée et plombée par les scénarios définis par les sondages. Que leur qualité soit de plus en plus contestable ne change en rien la donne. Que leur caractère prédictif soit de plus en plus faible n’entame en rien leur légitimité. Ils n’ont pas anticipé la victoire de Trump, ni le Brexit. Ils n’ont en rien prévu les résultats des deux primaires de gauche et de droite, mais ils surplombent l’élection présidentielle.

Ils nourrissent une imprévisibilité qui les rend en retour incontournables. Les sondages ont hiérarchisé les cinq candidats retenus pour participer au premier débat, alors même que le Conseil constitutionnel a validé onze candidatures. C’est un déni de démocratie caractérisé, qui envoie un message politique puissant. Les sondages vont déterminer les règles d’« équité » dans le traitement accordé par les médias aux candidats. Ils distribuent donc les cartes et classent les protagonistes.

Ce qui est nouveau depuis une dizaine d’années, c’est que les sondages exercent une influence indéniable sur les choix des électeurs en favorisant des considérations stratégiques. Leur décision est de plus en plus fondée sur la perception des interdépendances entre électeurs « mesurées » par les sondages, mises en scène par les médias, dramatisées par les commentateurs.

Le 21 avril 2002, traumatisme dans la socialisation politique des électeurs de gauche, a joué sans doute un rôle essentiel dans cette manière de fabriquer le choix électoral. Le vote d’adhésion recule et les électeurs se calent de plus en plus sur les informations données par les enquêtes d’opinion. Qu’elles soient biaisées ne changent rien. Que les intentions de vote de certains candidats (Emmanuel Macron) soient peu consolidées ne compte pas. Les sondages cadrent le possible et le pensable.

L’hypothèse d’une non-qualification de Marine Le Pen est ainsi une hypothèse qui est désormais complètement écartée alors que le vote d’extrême droite est toujours mal évalué. L’éclatement de l’offre a renforcé ce rôle des sondages. Une pression grandissante va ainsi peser sur les électeurs de gauche pour qu’ils ne s’infligent pas un duel Fillon-Le Pen.

Les sondages sans qui le vote utile n’aurait aucune consistance font et défont l’élection. Ils ne sont pas une simple « photographie » à l’instant t comme le prétendent les sondeurs. Ils font l’élection parce que, dans le cadre de scrutins serrés, ils pèsent sur le choix des électeurs les plus politisés qui adoptent des comportements de plus en plus sophistiqués. Ils défont l’élection parce qu’elle perd sa dimension de confrontation sur des projets.

La vie politique est devenue un feuilleton médiatique tourné vers l’échéance présidentielle et arbitré par les sondages où priment dans le commentaire journalistique les ambitions présidentielles, les « petites phrases » et la déconstruction des stratégies de communication des personnalités politiques. Les campagnes sont rythmées par le « scoring » des candidats et dominées par les commentaires sur leurs performances sondagières (100 sondages sont produits par mois pendant la campagne).

Dans le discours journalistique, le jeu – entendu comme la dimension concurrentielle de la compétition entre personnalités – tend à prévaloir sur les enjeux, c’est-à-dire la confrontation de visions du monde, d’idées, de programmes. La politique devient une « course de chevaux » (les sociologues anglo-saxons des médias parlent de « horse race journalism »). La société française mérite pourtant mieux qu’une course hippique.

  • Un moindre mal qui peut conduire au pire par Patrick Le Moal, inspecteur du travail, membre de la Fondation Copernic.

Patrick Le MoalInspecteur du travail, membre de la Fondation CopernicUne musique de fond résonne, gagne en puissance, celle du vote utile qui empêcherait la candidate du Front national d’être élue. Il est clair que la Ve République permet d’instaurer en quelques semaines un régime autoritaire et que l’état d’urgence donne les moyens d’interdire légalement les réactions sociales et politiques. La question est donc sérieuse. Il faut, pour l’aborder, réfléchir aux moyens de modifier la situation, de sortir du choix mortifère entre l’extrême droite et le néolibéralisme.

L’abstention massive des jeunes et des milieux populaires, s’ajoutant aux 3 millions de non-inscrits, ne doit pas être acceptée comme inéluctable. Il faut comprendre pourquoi 32 % des inscrits pourraient s’abstenir (1), voire pourquoi 50 % des jeunes de moins de 25 ans (2), pourquoi l’abstention concerne plus de 40 % des ouvriers et des employés, et même pourquoi 17 % des ouvriers et 13 % des employés inscrits votent pour le Front national, leur plus grand ennemi.

Qu’est devenu le débat sur les projets politiques ? Il fut une période où l’on choisissait au premier tour et on éliminait au second. En 2017, il y eut élimination lors des primaires. Dans cette grande lessive, il ne reste plus grand-chose du débat politique.

En outre, les scandales dus à la collusion entre le monde des affaires et la « noblesse libérale d’État » amplifient le rejet d’une vie politique toujours plus éloignée des mesures à prendre pour répondre aux problèmes de la vie quotidienne de l’immense majorité de la population. Or, ceux qui, à gauche, nous raisonnent aujourd’hui pour le vote utile dès le premier tour soutiennent Macron « pour battre Le Pen », sont responsables de cette situation, conséquence directe du bilan calamiteux de la politique menée sous le quinquennat Hollande.

Leur bilan, c’est plus de chômeurs, de personnes mal logées, l’aggravation des conditions de travail, toujours moins de droits aux salariés et plus de moyens aux employeurs, l’absence de toute décision à la mesure de l’impératif climatique, le maintien de la place du nucléaire, la reprise du discours idéologique néolibéral de la droite, du patronat sur la compétitivité, quand ce n’est pas de l’extrême droite sur l’identité, la déchéance de nationalité. C’est aussi un tournant néoconservateur, une remise en cause des libertés démocratiques avec l’instauration d’un état d’urgence permanent, et l’utilisation répétée du 49-3.

Macron, le candidat du patronat et de l’establishment, dont l’objectif est d’amplifier les attaques contre le Code du travail, contre le système d’assurance-chômage, contre la retraite par répartition, qui veut toujours plus alléger les « contraintes » pour les entreprises, étendre le Cice, baisser les impôts sur les sociétés, mènerait une politique qui conduirait inéluctablement à de telles conséquences, encore amplifiées.

Nous n’avons pas à nous laisser imposer le consentement de la politique Macron, de la continuation et de l’amplification des politiques néolibérales et autoritaires de ces dernières années.

Dans ce champ de ruines, ce qui s’impose, c’est la reconstruction d’une alternative de gauche ancrée dans les milieux populaires ayant pour objectif la transformation sociale et écologique de cette société.

(1) Enquête du Centre de recherches politiques de Sciences-Po, mars 2017.
(2) Enquête réalisée par BVA pour les Apprentis d’Auteuil, à la fin de l’année 2016.
  • Être collectivement à la hauteur du moment politique par Marie-Pierre Vieu, dirigeante nationale du PCF, signataire de l’Appel des 100

Marie-Pierre VieuDirigeante nationale du PCF, signataire de l’Appel des 100Le vote utile, c’est exercer son droit de choisir. Face au bilan de Hollande, à la crise européenne et au Brexit, à un présidentialisme exacerbé par l’institutionnalisation des primaires, nous voyons bien que nous sommes au bout d’un régime qui, pour se survivre, doit transformer le citoyen en consommateur électoral. Aujourd’hui, je choisis donc la VIe République et la convocation d’une constituante comme actes fondateurs d’un mandat de rupture avec les logiques financières, les politiques libérales. Mais s’en tenir là serait faire totalement abstraction du danger Le Pen et de cette interrogation présente dans toutes les têtes : doit-on faire le deuil de la présence d’une candidature de gauche au deuxième tour de la présidentielle et d’une majorité politique en juin ? Passer notre tour et attendre ? Traiter cette question sur le seul mode de la peur ou y répondre par une pétition de principe revient à banaliser ce qui n’est pas banalisable, et à se priver d’un ressort indispensable à la renaissance d’un espoir populaire.

En 2012, la campagne du Front de gauche portait l’ambition majoritaire d’affirmer un nouveau leadership à gauche. Celle de la France insoumise a abandonné cette dimension de rassemblement. Faire table rase de l’existant pour mieux construire l’après, nous dit-on. Je doute qu’une refondation progressiste puisse éclore du chaos.

La présidence Hollande a fait exploser les cadres traditionnels de la gauche déjà minée par des décennies de renoncements. Elle a conforté le FN, dopé une droite ultra-conservatrice, mis en orbite le banquier Macron. Mais la responsabilité du PS dans cette situation n’exonère pas celle des forces et des candidats en rupture avec ce quinquennat à refuser le débat.

Jean-Luc Mélenchon est mon candidat et celui de mon parti, mais je ne dissocie pas mon engagement pour lui de cette exigence d’unité. Je ne veux pas non plus prendre acte du renoncement de Benoît Hamon face aux pressions de l’appareil socialiste, le voir réduire à une alliance tactique avec les écologistes la question du rassemblement de la gauche au mépris de l’engagement citoyen qui a permis son investiture.

Il est des éclaircissements qu’il est de notre responsabilité de pousser. Non pour justifier la division, mais pour la dépasser. Pour moi, la reconstruction d’une perspective de transformation ne se fera pas autour d’une homme. Et faut-il le redire ? Le PS a perdu la légitimité d’être l’axe de rassemblement de la gauche.

Ce dernier week-end, à Paris, entre République et Bercy, 150 000 personnes étaient mobilisées, souvent sur les mêmes attentes. Allons-nous les priver de toute issue majoritaire ou prendre leurs exigences comme colonne vertébrale pour construire l’alternative à gauche ? Les convergences qui se font jour sur les nouveaux pouvoirs parlementaires, les droits sociaux et citoyens, la politique de relance du Smic et des bas salaires, l’abrogation de la loi travail et la nouvelle loi de sécurité professionnelle, la réforme fiscale et sociale européenne, la défense des services publics, les mesures antiracisme et de régularisation des sans-papiers, la transition écologique constituent une base pour cela.

Le vote utile ? C’est être collectivement à la hauteur du moment politique. Comme nous l’avons été en d’autres temps ! En politique, l’arithmétique ne fait pas loi, certes, et nous entrons dans ce moment de la campagne où il ne s’agit plus de tergiverser mais d’agir. Mais ce n’est pas tergiverser que de continuer politiquement à être à l’initiative pour « créer des ponts là où nous nous heurtons à des murs ». C’est agir et poser des fondations pour aujourd’hui et pour l’après.

  • Le hold-up démocratique était presque parfait ! par Thierry Blin, maître de conférences en sociologie à l’université Montpellier-III

Thierry BlinD.R.Depuis un certain jour d’avril 2002, avec l’éviction du candidat socialiste dès le premier tour, et ce en dépit des sondages et des prédictions autorisées d’éditorialistes pourtant omniscients, l’injonction au vote utile confine à l’exercice de pensée politique automatique. Quelque chose comme une figure politique imposée. Tout bénéfice : pas besoin de rassembler les adhésions à ce que l’on est, il suffit de coaguler les rejets d’une figure épouvantail. Sous l’empire du vote utile, inutile de s’épuiser à argumenter, évaluer, idéologiser, « se forger son opinion »…

Tout ce fatras politique, apparemment superflu, se retrouve face écrasée par une prophétie médiatico-sondagière annonçant, à demi-mot, que le premier tour ne doit pas avoir lieu. Normal, la règle apolitique du vote utile réduit systématiquement le débat citoyen à un référendum de second tour. Autant dire que le vote utile, c’est la petite mine balancée dans l’électorat du voisin politique. Un vrai jeu de chaises musicales ! Le dernier qui est en tête dans les sondages appelle l’autre à se désister. Hamon tenta ainsi vainement d’asphyxier Mélenchon au nom de cet argument qui lui est aujourd’hui recraché en pleine face par nombre de ses excellents amis socialistes : le progressiste, nouvelle mouture Macron, n’est-il pas mieux placé que lui pour « faire barrage à la droite et à l’extrême droite » ?

Il n’est que de voir le spectacle affecté des Bartolone, Delanoë, Braouzec, et même l’incroyable Hue, constructeurs de digues assermentés, désormais officiellement unis à Bayrou, Parisot, Madelin, etc., par ce seul plus petit dénominateur commun. Le petit agent illuminé de la mondialisation raisonnée est le rempart le plus solide pour faire obstacle au fascisme ! Pour le coup, le cas est vraiment idéal, typique. Une élection en vue ? Sortons le repoussoir lepéniste à tout faire. Occasion de réaliser, en douceur, par manipulation du sentiment de culpabilité, un hold-up de représentativité.

Une véritable rente de situation. Et pour les deux côtés, de la prédiction de second tour ! Le FN n’en ressort-il pas tout auréolé du statut de clivage politique premier, de challenger officiel des injonctions à l’adaptation au déploiement planétaire du « global capitalism » synonyme, pour ses relégués, d’une friabilité généralisée à laquelle rien ne devrait échapper (travail, compétences, savoirs, identités collectives…), d’une société toujours mouvante, immaîtrisable, gorgée d’insécurité ? Tout bénéfice en face également, puisque, noyée dans des litres de morale du vote utile, l’introspection idéologique sur une bonne poignée de décennies de choix politiques, économiques et sociétaux devient tout à fait secondaire.

Bref, il y a là une symbolisation parfaite de ces « fractures françaises » (Christophe Guilluy) qui s’infectent lentement. À la clé, un système politique radicalement figé où se répète immuablement le vote Front national et son petit théâtre du vote utile. Comme l’indiquait un expert défait, « la lutte antifasciste n’est que du théâtre » (Lionel Jospin). Jusqu’à la nausée… la France mérite assurément mieux que la reconduction de ce sombre duo en forme de chaos mental.

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Les insoumis font leur apparition sur Arles

Posté par jacques LAUPIES le 1 avril 2017

Ce dernier vendredi 31 mars 2017 à 18 h 15 salle Jean et Pons Dedieu, en Arles, s’est tenue une réunion publique organisée par « Les Insoumis » mouvement de soutien à la candidature de Jean Luc Mélenchon.

Deux personnes à la tribune dont je n’ai pas connaissance des noms (je m’en excuse mais l’invitation reçue ne les mentionnait pas et je n’ai pu les noter sur place) dont un économiste ont développé le programme de Jean Luc Mélenchon.

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Un rappel de l’évolution de la situation en France notamment depuis 1981 est évoqué et met en cause, à juste titre, les politiques économiques et financière appliquées en particulier depuis 1983 par les gouvernement socialistes et de droite.

L’intervenant y expose les propositions contenues dans le programme de Jean Luc Mélenchon (relance par l’investissement productif, définanciarisation de l’économie et financer l’emploi, centralité d’un état stratège, favoriser les PME et économie sociale et solidaire)

Par ailleurs est critiqué le fonctionnement de l’Europe et l’absence d’un politique fiscale et sociale. Mis en cause également des propositions du candidat Hamon (sur l’économie sociale, sur la défens, etc.)

Une réunion où ont été émises des analyses et idées allant dans le sens d’une nouvelle politique bien que subsiste encore des propositions fortes pour maitriser les finances (nationalisation des banques notamment) Raison de plus pur les communistes de poursuivre l’action déjà engagée pour soutenir la candidature Mélenchon, la recherche du rassemblement permettant d’être présent au deuxième tour de la présidentielle et rassemblés à la législative (notamment sur Arles) avec toutes les forces progressistes et républicaines face à la droite de Fillon et à celle de Marine Le Pen.

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Pierre Laurent : «La présidentielle n’est pas jouée, nous serons tenaces jusqu’au dernier moment »

Posté par jacques LAUPIES le 31 mars 2017

 

Entretien réalisé par et Cédric Clérin, Diego Chauvet et Stéphane Sahuc
Vendredi, 31 Mars, 2017
Humanité Dimanche

Entretien. Alors que la campagne présidentielle entre dans la dernière ligne droite mais toujours sur fond d’affaires, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, appelle à se saisir du vote Mélenchon pour exiger un changement radical. Selon lui, rien n’est joué pour ce premier tour et il invite les électeurs à ne pas se laisser voler leur vote et à ne pas tomber dans le «piège» Macron face au réel danger FN.

Humanité Dimanche. Pour des millions de Français, la peur de Le Pen fait du vote Macron un vote utile. Que leur dire ?

Pierre Laurent. Cela fait un an que l’on construit un piège politique pour empêcher les Français de choisir une véritable politique de gauche. Le choix se réduirait à Mme Le Pen ou une version ou une autre des mêmes politiques libérales – soit la version ultraréactionnaire de Fillon, soit une version prétendument modernisée avec Macron. Mais nous avons déjà vu Macron à l’œuvre. Il a été l’inspirateur de la politique économique de François Hollande. Et aujourd’hui il veut poursuivre avec 60 milliards de dépenses publiques et 120 000 fonctionnaires en moins… Sa première visite internationale a été pour Angela Merkel pour l’assurer que la France, avec lui, poursuivrait dans la même voie. L’idée qu’on sera en meilleure position pour battre Mme Le Pen si le vote Macron est très élevé, quitte à faire descendre les votes de gauche, est une idée extrêmement dangereuse. Ne nous trompons pas d’adversaire. Pour porter le plus haut possible le vote Mélenchon, le danger, c’est le vote Macron, pas le vote pour Benoît Hamon, qui est d’ailleurs combattu par les tenants de la ligne sociale-libérale. Nous aurons demain à reconstruire avec tous les électeurs de gauche.

Humanité Dimanche. Alors, comment contrer le danger FN ?

Pierre Laurent. D’abord en combattant ses idées. J’ai publié un livre pour démonter l’imposture de son programme car j’en ai assez de la complaisance qui entoure le discours du FN. J’ai conscience que, pour combattre cette banalisation, il faut le faire avec des arguments précis, en démontant un discours qui s’emploie à maquiller ses véritables intentions. Prenons l’idée centrale du FN : il prétend qu’il créera un bouclier protecteur pour les travailleurs en constitutionnalisant la préférence nationale. Si cela arrivait, ce serait en vérité la fin du principe central d’égalité dans notre République, et son remplacement par un principe officiel de discrimination. Ce ne serait donc pas une protection mais une attaque contre tous les principes fondamentaux d’égalité. C’est l’ensemble des droits des travailleurs qui serait fragilisé. En créant des catégories de salariés sans droits, sans accès à la protection sociale, le FN institutionnaliserait sur le sol national le dumping social entre salariés aux droits différents. En vérité, Mme Le Pen passe son temps à diviser les Français en exonérant de toutes responsabilités la concentration des richesses financières dans les mains de quelques-uns.

 

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A la dérive

Posté par jacques LAUPIES le 31 mars 2017

J’ai regardé avec intérêt  la fiction diffusée ce jeudi sur France 3 : « A la dérive »

Malgré quelques maladresses, comme le souligne la critique de l’Huma, ce film est extrêmement proche de la réalité. Evidemment tout le monde peut reconnaître,  au travers des personnages du parti nationaliste placé au cœur du scénario, un certain FN.

CE qui m’a paru le plus intéressant c’est la description du glissement progressif vers un parti xénophobe et raciste, du syndicaliste licencié et qui vit très mal sa situation de chômeur, personnage interprété par Bastien Bouillon.

Non moins intéressants les personnages incarnant le Maire d’extrême droite et les militants de ce parti qui, malgré leurs efforts de dédiabolisation, restent totalement fidèles à des pratiques douteuses en matière financière et d’instrumentalisation de ses propres militants. Jusqu’au jour où…

A regarder sur pluzz fr3 (si ce n’est déjà fait)

 

Antoine Duléry (Brice Leroy) dans le téléfilm A la dérive, où il incarne un leader de parti d'Extrême-droite.

Jeudi, 30 Mars, 2017
Humanite.frAu Havre, Jean-Luc Mélenchon soutient les travailleurs…

Dans la ville portuaire, le candidat a notamment proposé d’obliger les entreprises à déclarer leurs bénéfices là où ils les produisent.

Dans « la capitale de la résistance contre la loi travail », Jean-Luc Mélenchon a fait une nouvelle fois salle comble. Devant près de 5 000 personnes venus l’écouter aux Docks Océane, le candidat de la France insoumise, soutenu par le PCF, a commencé sa réunion publique en saluant avec gravité les salariés qui souffrent et meurent au travail. « Tous les ans, ce sont 550 personnes qui meurent sur leur poste de travail », précise le député européen, alors que la veille, Emmanuel Macron s’exprimant devant le Medef avait été jusqu’à vouloir supprimer le mot « pénibilité » pour caractériser le compte du même nom au motif qu’ « il induit que le travail est une douleur ».

Au Havre, à quelques pas du quartier de l’Eure où une stèle est érigée en souvenir des dockers victimes de l’amiante, Jean-Luc Mélenchon a dédié cette soirée « à ceux des nôtres partis trop tôt et qui savaient si bien faire ». C’est donc bien pour ne plus perdre sa vie à la gagner que le député européen a déroulé ses propositions dont le fond porte sur « les rapports sociaux des échanges », non sans avoir auparavant rejeter une nouvelle fois un ralliement à Benoit Hamon auquel ce dernier avait appelé dans la journée. « Je ne vais pas commencer aujourd’hui à faire le contraire ou à m’engager dans je ne sais quel arrangement qu’on me suggère de faire », a-t-il déclaré en assurant ne pas être en compétition avec Benoit Hamon, et en souhaitant « rattraper Fillon, et une fois qu’on l’aura fait, rattraper le suivant ». Quant au soutien que Manuel Valls a préféré donner au candidat d’En marche ! plutôt qu’au gagnant de la primaire du PS, Jean-Luc Mélenchon estime que c’est le signe de l’éclatement du PS. « Le PS est réduit à l’emballage contenant des matériaux confus et finalement assez explosifs quand on les rapproche », a-t-il poursuivi. Il a d’ailleurs justifié son départ du parti dans lequel il est resté près de trente ans par le fait que le PS ne voulait pas « mener le combat contre le capitalisme financier transnational ».

La victoire, les communistes y travaillent aussi

Ce capitalisme « qui taxe et qui rançonne », le candidat souhaite s’y attaquer en changeant le rôle des banques, notamment de celles qui servent de passerelles pour les paradis fiscaux. « Parmi celles-là, il y en a six françaises. On les avait nationalisées fut un temps. Il faudra peut-être recommencer », annonce-t-il sous les applaudissements. En cas de victoire, Jean-Luc Mélenchon prévoit aussi d’imposer que les entreprises déclarent leurs bénéfices là où elles les produisent ». La victoire, les communistes y travaillent aussi. Auprès du camion surmonté de drapeaux rouges accueillant les participants au meeting, Baptiste Bauza, secrétaire de la section PCF du Havre, se dit « pleinement engagé dans la campagne pour faire de Jean-Luc Mélenchon notre président et de Jean-Paul Lecoq notre député (sur la 8ème circonscription de Seine-Maritime -NDLR). « Dans cette ville où les combats ouvriers sont soutenus par les communistes depuis des années, je suis heureux que Jean-Luc Mélenchon vienne nous rejoindre dans la lutte », ajoute-t-il.

Ce n’est d’ailleurs sans doute pas pour rien si le candidat à la présidentielle a choisi le Havre pour réaffirmer sa volonté d’augmenter les salaires et de les limiter à un écart de 1 à 20 par entreprise, tout comme celle de ramener la retraite à 60 ans. Pas non plus un hasard s’il a prévenu que la mise en œuvre du canal Seine-Nord n’était pas une urgence et qu’il fallait lui préférer la construction de l’écluse dans le port du Havre, où il s’est rendu le matin même en compagnie des dockers et des candidats PCF aux législatives. Cette écluse, que les portuaires appellent « chatière », permettrait de « faire passer le maximum de marchandises de la mer à la Seine ».

Dans ce port où les mouettes disputent l’azur aux portiques des docks, c’est par le poème L’Albatros de Charles Baudelaire, que Jean-Luc Mélenchon a terminé sa réunion publique, comme un encouragement à dépasser les horizons.

Lire aussi :

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L’effet locomotive fonctionne

Posté par jacques LAUPIES le 30 mars 2017

Quoiqu’on en dise ou en pense, Jean Luc Mélenchon est la locomotive de ce train qui poursuit son chemin doté d’une force d’inertie qu’il a su préserver au fil du temps malgré les obstacles mais aussi grâce à une astucieuse utilisation de ses soutiens.

Sera-t-il capable de tirer parti de sa poussée et de dépasser le convoi affrété à la va vite par la locomotive Macron qui mise avec tous ceux qui l’empruntent pour la qualité de son carburant médiatique patronal et étatique (je vous expliquerai pourquoi si vous ne l’avez déjà vous même constaté) 

Par contre Il est un train qui risque de rester à la traine faute d’appuis suffisants. C’est celui de la machine Hamon en perte de vitesse et  n’a d’autre recours qu’un accrochage au train Mélenchon.

Mis ça c’est une autre histoire et j’ai sommeil…

 

Sondages. Mélenchon gagne en popularité

Aurélien Soucheyre
Mercredi, 29 Mars, 2017
L’Humanité

L’image du candidat, donné quatrième, est en nette progression.

Actuellement estimé à 14 % d’intention de vote par la plupart des instituts de sondage, et donné systématiquement devant Benoît Hamon au premier tour, Jean-Luc Mélenchon bénéficie d’une image de plus en plus appréciée, selon une étude Odoxa.

Depuis un débat où il a marqué les esprits, le candidat de la France insoumise soutenu par le PCF a vu sa cote de confiance monter à 40 % , ce qui le place pour la première fois à la deuxième place du classement, derrière Emmanuel Macron. 38 % des sondés s’estiment surpris « en bien » par Mélenchon, qui, non content d’être le candidat de gauche le mieux placé, gagne aussi 12 points chez les sympathisants de droite, 9 points chez ceux du FN et 8 points chez les « sans proximité partisane ». Placé devant Fillon en termes de confiance et de sympathie, Mélenchon ne l’a toutefois pas encore doublé au niveau des intentions de vote. Il est également donné par Odoxa comme étant celui qui réussit la plus belle campagne, juste derrière Emmanuel Macron, toujours favori.

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Agir pour l’Union…

Posté par jacques LAUPIES le 29 mars 2017

Pas plus tard que ce matin, et depuis plusieurs jour  je m’efforce modestement de « rappeler à l’ordre » pour l’Union des forces  progressistes et en particulier sur la base de ce qui rassemble ou peut rassembler les soutiens à Hamon et Mélenchon.

Les évènements de ce jour (ralliement de Valls à Macron) confirme ce qui était déjà une forte tendance, le rassemblement disparate autour de Macron dans le seul but de prolonger les politiques désastreuse d’austérité qui risque de jeter les français une fois de plus sous la tutelle des forces économiques et financières qui dominent le monde ! Sans compter le retour possible d’une nouvelle droite autour de Marine Le Pen et Fillon !

Je n’aurais pas l’outrecuidance de jouer, dans mon coin, au petit prophète comme il y en tant ! Non tout simplement, à la vitesse ou vont les évènements je me positionne comme un simple militant qui dit ce qu’il ressent, au risque de mal le faire et même de se tromper.

J’ai le devoir de dire aux centaines de lecteurs de ce blog ce que peut-être beaucoup n’entendront pas, ni à la télé, ni sur les sites qu’ils fréquentent, de rappeler les positions de mon parti et de mon journal l’Humanité avec le plus d’esprit critique possible autant que généralement de soutien !

Et pourquoi pas d’avancer des points de vue qui prennent source dans mes contacts quotidiens autant que dans les expressions politiques au plus haut niveau.

Je pense personnellement qu’il y a un lien dialectique très fort entre les objectifs que l’on se fixe et la stratégie pour les atteindre. Si le fond pose problème, il n’est pas impossible de le surmonter, quant à la stratégie qui le rejoint (c’est une lapalissade) elle doit s’adapter ! Ce que des millions de français espèrent.

Voila ou nous en sommes !

Continuons à exiger un rassemblement avec la forme de représentation la plus appropriée, y compris pour les législatives ! C’est ce que veulent des millions de gens.

Hamon et les « coups de couteau » venus de son camp : même pas mal

Audrey Loussouarn et Lionel Venturini
Mercredi, 29 Mars, 2017
L’Humanité

Le candidat PS croit à la mobilisation de terrain pour dynamiser une campagne torpillée, entre autres, par les ralliements à Emmanuel Macron.

Redynamisée par son meeting du 19 mars à Bercy, la campagne de Benoît Hamon semble être retombée comme un soufflé. Dès le lendemain, au débat de cinq candidats sur TF1, sa ­prestation n’a pas été très saluée. Après cela, c’est le sondage BVA Salesforce qui le place derrière Jean-Luc Mélenchon (14 %, contre 11,5 %). Sa campagne patine. Mais côté staff, on l’assure : « Elle se ­déploie tous azimuts avec l’objectif d’occuper le terrain », souligne ­Jérôme Guedj avant de dérouler le rendez-vous d’hier à Berlin, le meeting de ce soir à Lille, aux côtés de Martine Aubry, et le déplacement, avec un meeting à Saint-Joseph, ce week-end, à La Réunion.

La « règle de base » dévoyée

C’est que Benoît Hamon n’est pas aidé par son propre camp. Si Jérôme Guedj insiste sur le soutien d’une « écrasante majorité des parlementaires qu’on ne voit pas assez », depuis sa victoire à la primaire, les ralliements successifs de ministres, élus et figures du Parti socialiste (PS) à Emmanuel Macron feuilletonnent la campagne du candidat. Et le font ­déchanter : « Je ne m’attendais pas à autant de trahisons », a-t-il confié, parlant plus tard « de couteaux dans le dos » de ses anciens camarades. Jusqu’à cette rumeur d’un ralliement de son ex-concurrent à la primaire, Manuel Valls. Ceux-ci, comme Bertrand ­Delanoë, ont « normalement une responsabilité », celle d’être « sur le champ de bataille » et non pas d’être des « commentateurs », lâche le ­député PS et responsable thématique dans la campagne du candidat PS, Daniel Goldberg, ajoutant qu’il existe une « règle de base », avancée pourtant par Jean-Christophe Cambadélis : « Si on ne soutient pas le candidat de son parti, on n’a rien à faire au PS. L’UDI a exclu ses membres qui se ralliaient à Macron. Nous ne sommes pas capables de le faire… Pour la question du non-parrainage, les élus ont reçu une lettre. Pour les soutiens, que va-t-il se passer ? »

Comment relancer la campagne du candidat qui flirte dangereusement, dans les sondages, avec la barre des 10 % ? « On ne fera pas un Bercy bis », concède un proche du candidat. Et puis, « sur le terrain, personne à gauche n’est dur avec Benoît », souligne Thierry Marchal-Beck, de l’équipe de campagne. Soit, en d’autres termes, le candidat n’a pas à traîner le quinquennat comme un boulet.

« La volatilité des opinions »

Tandis que la campagne du candidat socialiste cible discrètement sur les réseaux sociaux les positions de Jean-Luc Mélenchon sur la ­Russie, semblant rompre le pacte de non-agression, « si cible il y a, ce n’est pas Jean-Luc Mélenchon, soyons clairs, il y a plus de voix à prendre chez les abstentionnistes de gauche, objecte Thierry Marchal-Beck. C’est d’une gauche nouvelle dont on parle. J’en veux pour preuve que la “génération CPE”, les jeunes socialistes, écologistes et communistes, n’ont jamais cessé de dialoguer ».

Du côté de Daniel Goldberg, on mise sur « la volatilité des opinions », y compris du côté de l’électorat d’Emmanuel Macron, pour faire pencher la ­balance en faveur du socialiste. Le tout pour l’équipe de campagne est de « démonter » la théorie du vote utile, estime-t-elle, et de mettre en avant le « caractère attrape-tout » de la candidature de l’ex-banquier d’En marche ! Pierre Cohen, l’ancien maire de Toulouse, avance, lui, la « fenêtre historique » qui s’ouvre, et compare le traité de transition énergétique du candidat Hamon à l’équivalent de ce que fut le traité du charbon et de l’acier (Ceca) pour la construction européenne. Soit un autre désaccord avec Jean-Luc Mélenchon, aussi.

Audrey Loussouarn et Lionel Venturini

 

Je demande une rencontre entre Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon, Yannick Jadot et moi-même pour créer les conditions de la victoire

 

La conversion de Manuel Valls à la candidature d’Emmanuel Macron clarifie le sens de cette candidature. Celle-ci devient le point de ralliement de tous les libéraux et socio- libéraux.  Ce choix sonne le regroupement de tous les responsables des renoncements du quinquennat et de la division de la gauche, autour d’une candidature dont les orientations de droite sont désormais clairement affichées. 

 

Dans cette situation, face à une menace de droite et d’extrême droite qui s’aggrave encore, il est urgent que toutes les forces de gauche engagées dans la campagne des présidentielles  se rassemblent autour d’un projet profondément ancré  à gauche, d’une campagne et d’une candidature commune. 

 

Engagé dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon, je demande une rencontre dans les tous prochains jours entre  Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon,  Yannick Jadot et moi-même pour créer les conditions de la victoire.

C’est plus que jamais nécessaire et, désormais, possible dans la clarté.

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

 

Paris, le 29 mars

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Les tricheurs

Posté par jacques LAUPIES le 29 mars 2017

Le « bon sens » populaire conduit à considérer que si l’union des forces de gauche « authentique » ne se fait pas c’est une affaire d’égo.

Cette idée est évidemment entretenue et confortée par les médias qui se complaisent à mettre en avant les conflits de personne, ou de catégorie, au sein d’une même organisation, d’un parti, etc.

Et il n’est pas  étonnant que cela fasse oublier les enjeux réels car qui n’est pas concerné par les jeux de pouvoir, même au plus bas niveau de l’organisation sociale, de la famille.

Les affaires dont on nous rabat les oreilles actuellement relèvent de la même logique car ils existe dans la société nombre de personnes qui sont prêtes à transgresser les règles et les lois pour améliorer leur statut donc leur  pouvoir sur autrui.

Encore là, qu’il s’agisse de groupes sociaux ou de simples familles, cette forme de tricherie existe. Et bien malin qui peut déceler les « vicieux » des « vertueux ».

Les personnes les plus en responsabilité, dont la fonction consiste à diriger les autres, sont naturellement plus exposées à la concurrence, à la compétition pour le leadership et seront en conséquence, encore plus indulgentes à l’égard des fraudeurs de tout poil, des menteurs. Tout simplement que leur centre d’intérêt, ou leur positionnement hiérarchique, les conduit à exercer leur pouvoir parmi d’autres convoitises de pouvoir et que le pouvoir dans un domaine donné lié à la fonction ne se partage pas.

Dans le cas des hommes politiques, et dans un cadre démocratique,  c’est le peuple qui choisit aux différents niveaux (de la nation et des différentes institutions ou collectivités) tout comme un groupe d’adhérent (ou d’électeurs) choisit dans l’organisation politique, le groupe de pression.

Donc soyons clair il va falloir, au prétendant au pouvoir convoité, entrer dans un processus de recherche de stratégie qui va l’éloigner de plus en plus de son discours de recherche de l’intérêt général (ou de la mission qui lui a été confiée) qu’il risque peu à peu confondre avec son propre intérêt.De ce fait de l’éloigner de ses engagements avec ceux qui l’ont mandaté, fut ce d’une décision récente ou acquise de longue date !

Sommes nous confrontés avec Mélenchon et Hamon d’une part, Macron et Valls d’autre part, et pourquoi pas Le Pen et Fillon, à des concurrences de même type. Sans doute oui sur la forme mais le fond est bien différent car,  pour les deux premiers ils ont deux volontés populaires relativement semblables en soutien; quant aux autres je suis personnellement convaincus malgré des volontés populaires exprimées qu’ils ont à faire avec des oligarchie des groupes d’intérêt réduits, à ceux des puissances d’argent, capable le moment venu de régler les concurrences qui se manifestent.

Ce que devrait pouvoir faire l’immense majorité populaire – ou les plus conscients parmi elle – pour CONTRAINDRE les deux candidats de gauche à s’entendre. Ma seule contrainte sera de leur dire : je ne vous pardonnerai jamais votre inconséquence !

On s’en fout pourront-ils me répondre ? Autre inconséquence car je ne suis pas seul…

(à suivre « patriarcat horizontal » ou « patriarcat vertical » : N’y a t il que cela à offrir ?)

Livre. Jean-Luc Mélenchon fait de la vertu une réponse à la crise

Julia Hamlaoui
Mardi, 28 Mars, 2017
L’Humanité
De la vertu, de Jean-Luc Mélenchon avec Cécile Amar. Face à la défiance ambiante, le candidat décline dans son nouvel ouvrage un « principe d’action » guidé par l’intérêt général.
Au cœur d’une campagne marquée par les affaires impliquant les candidats de droite et d’extrême droite, celui de la France insoumise soutenu par le PCF publie un nouvel ouvrage : De la vertu. Une référence au « grand mot de la Ire République » revendiquée par Jean-Luc Mélenchon qui explique, de nouveau, en vouloir une VIe pour « réécrire la règle du jeu » mise à mal par « l’argent roi » qui « travaille de fond en comble tous les rouages de la décision dans le pays ».

Agir en conformité avec ce qui est « bon pour tous »

Après un volume biographique avec Marc Endeweld, le Choix de l’insoumission, centré sur son parcours politique, en septembre dernier, c’est à quelques semaines du premier tour que Jean-Luc Mélenchon a choisi de sortir ce nouvel entretien réalisé, cette fois-ci, avec le concours de Cécile Amar. Une collaboration pour laquelle cette journaliste de l’Obs, auteure notamment avec Cécile Duflot de De l’intérieur : voyage au pays de la désillusion, en 2014, se serait vu sanctionnée par le magazine, rapporte Mediapart. Fil conducteur de l’ouvrage, la vertu est, pour Jean-Luc Mélenchon, « un principe d’action gouvernant la vie en société ». Il s’agit, alors que « le grand nombre n’a plus confiance en rien ni en personne », d’agir en conformité avec ce qui est « bon pour tous », déroule le député européen. Un principe à rebours de la « compétition de chacun contre tous » qu’organise le « capitalisme financiarisé » fustigé par le candidat. Cette éthique politique, fondée à la fois sur le fait que nous sommes tous semblables (une vérité à ses yeux devenue d’autant plus incontestable avec la crise écologique) et sur la réciprocité, ne se confond pas avec la morale mais s’y articule. « De la même manière que l’État n’a pas à s’en occuper, ceux qui mettent en œuvre une morale personnelle n’ont pas à chercher à l’imposer aux autres », estime-t-il. C’est aussi une série de mesures, contenues dans son programme « l’Avenir en commun », que le candidat donne à voir comme autant de possibilités de faire des trois mots de notre devise républicaine, dont « notre société s’éloigne toujours », une réalité. Ils forment autant de chapitres de l’ouvrage : Liberté, Égalité, Fraternité.

 
Un camion pour sillonner le pays et convaincre

Pour les quatre dernières semaines avant le premier tour, l’équipe de Jean-Luc Mélenchon a annoncé, en plus de l’accélération des meetings, un nouveau dispositif de campagne : un camion, paré des couleurs de la France insoumise et du slogan « La force du peuple », parcourra la France dans le mois à venir en s’arrêtant dans 27 villes, comme aujourd’hui à Dieppe ou mercredi au Havre, où Jean-Luc Mélenchon sera en meeting le soir. « Nous vous dévoilons le camion-podium insoumis, la première des initiatives que nous lançons à un mois du premier tour de la présidentielle pour convaincre les 50 % de Français qui n’ont pas encore fait leur choix », a lancé le directeur de campagne, Manuel Bompard, ce week-end à Rennes. D’ici deux semaines, sept « caravanes » devraient, elles, faire étape dans les quartiers populaires.

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Vers un gouvernement pour une république sociale et solidaire : il n’est jamais trop tard pour bien faire !

Posté par jacques LAUPIES le 28 mars 2017

Comment se peut-il que dans la situation où se trouvent deux courants politiques de gauche qui, tout de même rappelons le, ne sont pas nés d’aujourd’hui, soient incapables de solutionner cette évidence : désunis nous sommes battus !

C’est donc admettre de leur part qu’il y a une telle différence d’objectifs qu’il vaut mieux laisser libre cours à ceux qui de plus en plus apparaissent comme prêts aux pires atteinte aux droits du monde du travail contre une poignée qui l’exploite.

Car c’est bien de delà qu’il s’agit. D’autant que ces derniers, appelons les « droite radicale » et « droite modérée » affichent plus ou moins clairement leurs intentions. Même si les qualificatifs de « radical » et de « modéré » ne sont pas très adaptés pour définir le FN dune part et les « En marche » d’autre part, chacun étant adoubé par les LR. (Le Pen, Fillon et Macron sont à combattre sans réserve)

S’il s’agissait de ne pas enclencher des processus, comme cela a été le cas dans le passé, qui ont conduit à l’isolement du jusqu’ auboutisme des uns  contre  l’isolement, par  la compromission, des autres, on pourrait comprendre l’hésitation à les rassembler.

Il faudrait savoir s’il s’agit de prendre le risque de laisser deux stratégies se réclamant de la marche vers le progrès s’affronter ou s’il s’agit de rassembler deux forces (qualifiées de gauche) qui ont leur expression populaire, faire un pas ensemble vers le progrès dont on sait qu’en définitive c’est la rapport au sein des forces populaires qui en tout état de cause tranchera ?

En gros rassembler : 

- d’une part, un courant « révolutionnaire », incarné par Mélenchon, se réclamant de la démocratie et donc soumis aux aléas du suffrage universel dans une société dominée par l’argent, au sein duquel, le PCF  entend peser

– et d’autre part un courant social démocrate incarné par Hamon, croyant aux vertus du réformisme prenant prioritairement en compte l’équilibre entre capital et social !

Celui ou ceux qui s’abritent soit vers des incompatibilités programmatiques, des incompatibilités historico-politique, au pire sur des susceptibilités inavoués de recherche de leadership, prennent une lourde responsabilité.

Et s’il faut les aider (car je ne crois plus tellement à leur capacité de se sortir d’un mauvais piège que leur tendent les bourgeoisies nationales et internationales) suggérons leur  de s’accorder :

1 – sur le programme en trouvant une dizaine de points d’accord de politique générale avec la promesse de consulter les français par référendum sur les points essentiels de désaccord.

2 – sur la réduction des pouvoirs du président et du principe  la réforme constitutionnelle, donc de désigner le candidat qui représentera les deux courants de gauche (sans que cela soit strictement interdit à des forces qui en acceptent le programme)

3 – sur la répartition des différentes forces politiques, au sein du gouvernement, avec l’octroi et la répartition des attributions essentielles

Il n’est jamais trop tard pour bien faire !

 

Unis pour gagner » : ce slogan pour lequel ils aimeraient voter

Audrey Loussouarn
Lundi, 27 Mars, 2017
L’Humanité

Citoyens, militants politiques et syndicalistes se sont réunis, samedi après-midi, devant les QG de campagne de Hamon et de Mélenchon, afin qu’ils s’unissent dès le premier tour.

Ils tournent le dos à la statue de la ­République, sur la place parisienne, pour mieux faire face aux citoyens de gauche qui ont répondu à leur appel. Ce samedi après-midi, pancartes et drapeaux en main, ils étaient environ 300 à s’être réunis pour pousser les candidats Jean-Luc Mélenchon (la France insoumise) et Benoît Hamon (Parti socialiste) à s’unir dès le premier tour de la présidentielle.

« Il faut convaincre les états-majors de changer leurs plans »

Face aux appels « Hamon, Mélenchon, faites pas les cons ! » ou « Unité pour ­gagner ! », les initiateurs s’enchaînent au mégaphone. « Trente-cinq rassemblements ont été organisés. Pour combien de tribunes, combien de pétitions ? » met en avant ­Sébastien, de la pétition 1maispas3, pour surligner la demande du peuple de gauche.

« Il faut additionner des voix pour être au deuxième tour, la division ne nous a jamais fait gagner, jamais ! » clame quant à lui Gérard Filoche (PS), demandant un accord politique et une plateforme commune. « Comme en 1936, 1945 puis 2016 avec la loi El Khomri… complète Frédéric Boccara (PCF), le peuple de gauche a su s’unir. Il reste un mois ! » Pour cela, Pierre Larrouturou (Nouvelle Donne), mettant le doigt sur leur volonté commune de balayer la stature de l’homme providentiel, pointe les « petits 5 % de différence entre les deux programmes » et cette hypothèse, s’ils s’allient, d’une VIe République et d’une transition écologique « dès juillet ». Un militant insoumis intervient : « Il faut convaincre les états-majors de changer leurs plans. Jean-Luc Mélenchon dit que ce n’est pas facile. On va l’aider ! » Pour Guy Trésallet (FSU), à un mois du premier tour, il y a urgence. « On ne veut pas revivre cinq ans de politiques rétrogrades. Les classes populaires ne doivent plus être les grandes perdantes de l’histoire », avance-t-il sous les applaudissements.

Tous ont répondu à l’appel des initiateurs des pétitions 1maispas3.org, vousattendezquoi.fr, de l’Appel des 100, de syndicalistes et de collectifs citoyens (les Jours heureux, Utopia, Roosevelt…). Après un rassemblement sur la place, les manifestants se sont transformés en « marcheurs » jusqu’aux deux sièges de campagne dans le 10e arrondissement parisien. À un membre de l’équipe du candidat PS, ils ont offert, sous l’œil des caméras, la potentielle affiche électorale commune, les visages des deux hommes bien en évidence.

« On est nombreux à vouloir l’union »

L’action n’est pas inédite : elle emboîte le pas à une longue liste d’initiatives tendant à renouer le dialogue entre les deux candidats. Y compris depuis qu’ils se sont dit « non », il y a un mois. « On est tous paumés. C’est le seul moyen de réagir à cela », glisse une sympathisante de gauche dans la foule. Une bouteille à la mer ? « Il n’y a pas grand monde, mais si on fixe le rendez-vous chaque semaine, le mouvement prendra de l’ampleur car on est nombreux à vouloir l’union. » Beaucoup insistent sur l’idée qu’il ne s’agit pas de demander à l’un en particulier de se désister pour la candidature de l’autre. Jean-Pierre, militant communiste du 10e arrondissement, qui juge « inutile et désastreux » deux scores à 10 % au premier tour, y voit tout de même un espoir « très faible » de les réunir. « Il faut penser à l’après et ne pas se couper des partenaires politiques », dit-il. François, militant écologiste, renchérit : « Toutes les défections socialistes vers Macron sont autant de signes qu’une voie s’ouvre, celle de la recomposition future de la gauche. Basée sur nos points communs. »

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tiens tiens !

Posté par jacques LAUPIES le 28 mars 2017

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