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Poésie 7 – Souvenir de Paris

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Au détour de la place il y avait un bistrot
Il n’était pas encore interdit d’y fumer
Et le soir quand les cols blancs rentraient du boulot
J’allais y trainer le temps de boire un café
Fuyant les lumières qui filtraient sous la pluie
Se perdant en terre sur les trottoirs humides
Ou les passants fuyaient vers leurs cages de nuit
Cherchant à combler ces journées remplies de vides

Dans ces âcres brouillards que crachaient les poitrines
S’élevaient des bruits et des rires inventés
Par cet amusement de soirées anodines
Que viennent assombrir des alcools mal dosés
Ce besoin de tuer des pans de solitude
Epargnait un groupe qui jouait au billard
Et je vis de cette poignée d’incertitudes
Percer dans un éclair le feu de son regard

Quand il quitta ce lieu d’agitations futiles
Je fus le prisonnier d’un orage naissant
Emporté dans les rues je le suivis docile
Jusqu’à ce qu’il me dit d’un ton encourageant
Pourquoi me suivez-vous en bordure des toits
A cette apostrophe je dis avec aplomb
Tes yeux ton allure ont mis mon âme en émoi
Et je voudrais qu’amis ce soir nous devenions

Des mots montèrent qui racontaient tout et rien
Et dans les rues soudain la pluie n’existait pas
Car nous empruntions cet étrange chemin
Loin des rumeurs des cris des bavards et des lois
Qui nous conduisit dans un merveilleux refuge
Ou parmi les coussins s’étendit son corps nu
Merveille s’étalant sans que l’on préjuge
De ce très court instant où la coupe est bue

 

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