Psychologie – Onfray

Ma sympathie pour Michel Onfray n’est évidemment nullement compromise par la façon dont il semble appréhender Freud au fil des débats télévisés. Il est évident qu’il ouvre une petite brêche dans cette muraille que constitue le monde de la psychanalyse dans notre pays qui n’est pas à l’abri des sectarismes même s’ils sont très minoritaires dans cette “profession”. Si je ne partage pas le fond de sa pensée ni surtout la forme qu’elle prend dans un affrontement où  il se sent injustement agressé, je pense qu’il mérite qu’on élève le débat. Ce qu’il semble réclamer de ses détracteurs. Il faut cependant être conscient que le ton qu’il emploie avec un usage acerbe de l’ironie ne lui facilite pas la tâche.

Dans l’émission de variété de Ruquier qui réussit parfois à faire passer des débats d’une certaine qualité, les deux journalistes de service ont été assez timides, bien que Zémour osa revendiquer le fait que la psychanlyse peut être une science. Cela en indiquant que la plupart des sciences humaines on pris leur essor au 19ème siècle, alors qu’elles n’étaient pas absolument rationnelles (du moins c’est ce que j’ai cru comprendre) J’ai préféré l’intervention du peintre compagnon de l’actrice Nathalie Baille. Tout simplement parce qu’il a rappelé qu’il était bien difficile de critiquer la psychanalyse si l’on n’a pas eu recours à elle.

Je partage ce point de vue d’autant que j’ai suivi des séances avec un psychanalyste qui fait partie de la Société Freudienne de psychanalyse non pas pour me guérir de ce que trop de gens considèrent encore comme une maladie, mais pour à la, fois me situer par rapport à ma sexualité et à ce que la société pouvait me reprocher à cet égard. Cela ne m’a pas guéri d’une pathologie que je considère inexistante en ce qui me concerne comme en ce qui concerne la plupart des individus dont le cheminement affectif peut avoir quelque similitude avec le mien.

Toutefois cela m’a renforcé dans ma défense contre une agression démesurée ou une certaine morale et la loi peuvent s’associer pour le pire, sans omettre bien sur les règlements de compte que cela peut générer, en prenant appui sur les préjugés qui hantent une partie de la population. Même si je m’efforcais de ne pas me considérer dans le rouge, la situation dans laquelle je me trouvais était à la limite de l’infraction de la loi et, ce qui est plus terrible, dans le tabou intégral pour bon nombre de personnes de mon entourage.

Dans une telle situation j’ai pensé qu’il fallait tenter la psychanalyse car ayant lu Freud et quelques autres, j’y avais trouvé des explications sur le comportement de mes semblables et sur moi-même. Il fallait donc que j’aille m’installer sur le divan qui a été vite remplacé par un fauteuil, ce que je préfère sans renier l’utilité du divan. Le “thérapeute” auquel j’ai eu recours m’a entendu, a formulé quelques ensignements de son analyse. Comme je n’étais pas d’accord sur tout nous avons débattu.

Pour ne fois dans ma vie j’ai eu en face de moi quelqu’un qui s’intéressait à moi de manière désintéressée (surtout ne me parlez pas de ses honoraires au demeurant dérisoires par rapport à l’enjeu des séances, bien que je revendique la gratuité pour ceux qui, hélas, souffrent plus et n’ont pas les modestes moyens pour se “soigner”) Quelqu’un qui n’avait pas savoir sur tout mais qui, à mes yeux, maitrisait avec cette relativité propre à toute science, une connaissance de l’être.

Comme je ne suis pas d’une nature tres docile sur le plan des idées je m’étais fait inscrire à l’université en auditeur libre en première année de psychologie et fort heureusement j’y retrouvais des enseignants psychiatres ou d’autres disciplines connaissant la psychanalyse dont les cours m’éclairèrent un peu mieux sur le travail de mon thérapeute. Après tout il n’est pas mal de connaitre la formule du cachet que l’on avale ! Même si l’on en ignore encore certaines formules.

En plus j’y cotoyais des jeunes (ce qui probablement à suscité des sarcasmes chez quelques imbéciles) Beaucoup, à peine sortis de l’adolescence étaient passionnés par le sujet et en savaient sur lui déja plus long que de doctes personnages en responsabilité dans notre  société. J’ai pu apprécier par la suite que prudence ou pas, la compréhension était de ce monde.

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