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République et communisme

Parler de Communisme comme nouveau système revendiqué alors même que notre société française s’éloigne des grands principes républicains paraît totalement utopique. S’accrocher à cette appellation pour désigner un parti alors même que tous ceux qui l’ont enpruntée sont impliqués dans des régimes qui semblent nier le fondement essentiel de la République, basé sur le pouvoir du peuple, paraît plus qu’une erreur et suscite parfois l’incompréhension totale.

L’histoire établira certainement que la lutte pour l’idéal communiste, dans sa globalité, n’avait que peu de chances d’échapper à certaines perversions dans sun application. Les générations futures, éloignées de notre présent, auront une approche généralement plus détachée dans la critique d’un processus douloureux vers les transformations sociales espérées. D’autant qu’ils constateront que le communisme, quelle qu’en soit les approches successives dans l’histoire de l’humanité, nécessitera de franchir des étapes en dent de scie, comme précisèment en connait la construction toujours d’une démocratie.

Tout combat pour la république, la démocratie, l’humanisme ne peut être étranger à la démarche vers le communisme.

<< J’appelle donc République tout État régi par des lois ; la monarchie elle-même est république. >> On peut accepter cette définition de Rousseau au sens ou la loi est une nécessité dans la société des hommes. Mais évidemmentr cela laisse toute place à des conceptions étriquées ou au contraire très ouvertes de la notion de République.

Et se justifie cette remarque, en complément, que Rousseau lui-même formule : << La République doit se construire sans cesse car nous la concevons éternellement révolutionnaire, à l’encontre de l’inégalité, de l’oppression, de la misère, de la routine, des préjugés, éternellement inachevée tant qu’il reste des progrès à accomplir. >>

Ce grand penseur ne cesse tout au long de son oeuvre de poser les questions qui sont familières à tout communiste. Mais il n’est pas le seul que les communistes doivent lire ou relire. Comme nous l’indiquions à une amie, engagée par ailleurs dans un parti d’extrême droite, les philosophes et leur pensée doivent être appréhendés dans le long processus de recherche qui contribue  à l’évolution de notre humanisation.

Avant les lumières il y a eu l’humanisme de la renaissance et avant cela il y a eu la pensée des philosophes de  l’antiquité, chez les grecs en particulier, mais il est encore restrictifs de s’en tenir  à ces grands bonds en avant de la philosophie tout comme il est idiot de considérer qu’ils sont issus du néant. A quelque époque que l’on se situe nous sommes héritiers de pensées antérieures et nous n’inventons pas tout. C’est un lieu commun !

Ce qui nous permet de progresser c’est la compréhension de notre époque, des rapports économiques, sociaux et culturels existants.  La pensée philosophique ne peut en être dissociée. Et au cours de cette conversation j’essayais de lui faire admettre que le mérite de Marx était précisèment d’avoir établi ce lien entre le réel actuel et la pensée en se référant pour cela à l’histoire qui se construit dans les affrontements que génèrent en premier lieu  l’économie et en corollaire l’état des rapports sociaux. Ensuite vient l’affrontement idéologique ou chacun des termes de la contradiction va développer des pensées appropriées au maintien de son existence. Il en va ainsi de la contradiction capital/travail.

L’exemple de la mondialisation (que l’on devrait qualifier d’économique et capitaliste)  est bien objectivement le résultat à l’échelle planétaire de l’accumulation d’une part des richesses produites entre de grandes sociétés multinationales le plus souvent, déplacée sur les marchés financiers dont la vocation est de permettre d’accéder à la force de travail la moins coûteuse. C’est bien évidemment la recherche du profit maximum qui devient le guide de toute leurs politiques (mondiale, européenne, nationale et même locale) A l’opposé la paupérisation (appauvrissement d’une classe sociale) l’exclusion qui frappe les populations nécessairement s’accroit si elles laissent faire.

C’est la contradiction fondamentale celle qui commande la construction présente de l’histoire qui se fait.

Toutes les actions idéologiques et politiques qui ne remettent pas en cause ce système aboutissent à se replier sur les contradictions secondaires, réelles mais qui ne peuvent se résoudre sans que soit dépassée la première, à moins de contribuer à un dépassement global.

Exemple édifiant : certains à gauche mais surtout à l’extrême droite considèrent que tantôt la nation, tantôt l’Europe doivent se protéger des Etats Unis, de la Chine, ce qui n’est pas tout à fait pareil, voire des pays émergeants par des politiques protectionnistes y compris jusqu’à supprimer les systèmes monétaires communs, à accentuer la limitation des flux migratoires, etc. Partant le nationalisme politique évidemment y trouve son compte et à l’appui d’un peu (ou de beaucoup) de xénophobie ou de racisme, entraine ceux qui ne voient pas plus loin que je bout de leur exagone ou de leur continent.

Le communiste, s’il a un tant soit peu acquis  la « culture du communisme » sait bien que les concepts théoriques et les applications, même dans l’échec, sont instructifs et révélateurs. Ce qui ne met nullement en cause la perspective de réussir mieux que cela n’a éré fait, d’autant que nous venons de le voir pour notre pays la tradition républicaine peut nous y aider.

Rien de plus faux que le chant de l’internationale quand il énonce « du passé faisons table rase ». Depuis que l’homme primitif s’est socialisé il a engagé le combat communiste ! La république bourgeoise instaurée des 1789 et qui perdure avec des hauts et des bas depuis, n’est qu’une étape. Mais quelle étape déterminante qu’il faut aussi comprendre et analyser.

La république a été en grande parti l’apprentissage de la prédominance de plus en plus nécessaire de la défense de l’intérêt général contre le particulier pour précisément l’intérêt du particulier. Qui peut-etre opposé à cela ? Surtout si on laisse au particulier ( à l’individu ) la part de liberté dont a besoin ptrécisémentla défense de l’intérêt général.

Pour paraphraser Jaurès qui évoquait l’internationalisme nous dirons : « un peu de liberté individuelle éloigne de la Liberté, beaucoup de liberté individuelle ramène à la Liberté » Le tout est de cerner les limites de la sphère de liberté individuelle. Il semble hélas, de nos jours, qu’elle se rétrécit de manière inquiétante.

Rousseau, Voltaire, Diderot et tant d’autres, des imposteurs de la République vous trahissent. Les communistes vigilants non ?

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